Se réorienter professionnellement, l’inutilité des tests

En ce jeudi 3 aout, je me suis décidée à faire (ou refaire conviendrait mieux vu qu’à une époque j’en ai fait par dizaines) des tests d’orientation et conneries du genre. On fait le même genre de choses quand Pole Emploi nous envoie vers un de ses prestataires, pour l’époque où j’ai fait ce type d’accompagnement en tout cas. Sauf que chez un prestataire de Paulo, ça prend 3 séances d’une heure au moins. Chez soi, on fait ça en 30 minutes en prenant son temps et en faisant plusieurs sites.

Rien de révolutionnaire dans cette nouvelle fournée de tests. Les mêmes résultats reviennent et donc aucune piste nouvelle à explorer. Je vous donne un petit aperçu ?


J’ai d’abord fait celui sur le site Kledou. Le soucis du site est que pour avoir des résultats plus complet, il faut sortir l’oseille.
Profil de personnalité :
– créatif 85%
– investigateur 75%
– social 45%
– méthodique 40%
– entreprenant 30%
– pratique 25%

Secteur d’activité qui correspondent le mieux :
– Art – Culture – Spectacle 54%
– Science – Technologie – Informatique 40%
– Médecine – Santé 35%

Le site propose ensuite une liste de 20 métiers, mais il faut payer. On voit les premier :
– professeur de musique 100%
– écrivain public 94%
– dessinateur modéliste (habillement) 94%
– traductrice d’édition 94%

J’ai rigolé assez souvent. Médecine, santé, on oublie. Pour la liste de métiers, bref.

Je suis allée sur le site http://www.orientation-carriere.com ensuite. Les résultats sont très court. Au moins, ça va être rapide à recopier :
– artistique 64%
– conventionnel 47%
– investigateur 47%

J’ai fini avec http://www.lesmetiers.net et ça donne :

Je me suis bien amusée mais je n’ai pas éclairci le brouillard professionnel dans lequel je me trouve. Je continue dans le surplace. C’est bien le surplace aussi. Je commence à connaître l’endroit.
Y’a des choses pas totalement idiotes dans ces tests mais ce n’est pas réalisable.

(Je suis désolée de vous enquiquiner deux fois aujourd’hui. Ce matin, c’était récréation quand même).

Publicités

Dernières réflexions sur le chomage, l’orientation, la recherche d’emploi

Oui, je sais, ce qui faisait la base de ce blog il y a quelques temps est passé un peu en second plan. Pourtant, ce n’est pas parce que je ne pense plus à mon statut de chômeuse et aux moyens de le quitter si possible durablement. Même si je dois avouer que le petit vélo dans ma tête tourne moins, ou en tout cas m’obsède moins (ou c’est juste que j’ai trouvé des sujets plus utiles pour l’occuper, je ne sais pas), il produit toujours sa dose de pensées en tache de fond et que je ne cesse de réfléchir à ma situation.

Je n’ai pas beaucoup évolué dans mon cheminement, je dois l’avouer. Je suis comme tous les donneurs de conseils que l’on croise régulièrement : je ressasse les mêmes options sans aboutir à une solution satisfaisante. Je n’ai pas l’expérience pro requise ni même le bon diplôme pour accéder aux offres qui pourraient me plaire (quoique en ce moment ce serait plutôt : mais quelles offres ? Où sont elles ? Et oui, on est en juillet et déjà depuis juin, ça ralenti sur les offres auxquelles je pouvais répondre).
Et encore, est-ce que ces jobs me plairaient vraiment ? Je n’en suis pas si sure. Je m’étais orientée vers l’administratif un peu par dépit, parce que c’était le moins pire. Mais si mon avenir là dedans est de trouver des boulots de remplacement de un mois, où on me prend pour cruche et où on me prend pour le larbin de service qui doit stopper toutes taches en court pour répondre aux besoins des petits chefs du service (parce qu’ils ont décidé que ranger tel document était plus important alors que finalement les dossiers ne sont plus là mais envoyés aux archives, qu’assembler des cartons est d’une urgence absolue et j’en passe), je ne suis pas sure que ce soit le bon plan Z dixième du nom (oui, j’en suis là dans mon décompte des plans qui ont foiré).

Mais alors quoi ? Avant de devenir écrivain à succès (quand ma créativité supposée se sera libérée que que je pourrais écrire plus de 20 pages d’une même histoire sans perdre le fil de mes idées), il va bien me falloir un vrai taf qui me permette enfin de vivre !
Le commerce, le contact avec les gens, tout ce qui a lien de plus ou moins loin avec le médical/paramédical, la restauration, les travaux manuels, … et tant d’autres choses ne sont pas pour moi non plus. Je peux aller faire bruler un cierge pour gagner au Loto, mais je ne suis pas sure que ça suffise pour faire partie des grand chanceux qui gagnent des millions. Dommage, parce que se poser sur une petite plage pas trop fréquentée avec une bonne pile de livres à lire, un lecteur MP3 bien chargé et de quoi se sustenter un peu, c’est le métier de rêve.

Et quand bien même, j’aurais la bonne idée là, maintenant ,tout de suite, est-ce que je pourrais financer ce projet si il nécessite une formation par exemple ? Non, et Pole Emploi n’a que peu de formation en réserve et sur des secteurs bien précis. Sans compter que je serais encore débutante dans le domaine et que les employeurs, ça n’aime pas ça les débutantes. Surtout avec un CV ultra vide comme le mien.

Si j’étais sure de tomber sur un prestataire de qualité, je demanderais à mon conseiller Pole Emploi de me diriger vers un bilan ou quelque soit la manière dont ils appellent ça maintenant. Mais les bilans de ce type, on sait ce que ça donne. J’en ai fait et ça ne mène pas à grand chose. Si il s’agit de faire quelques tests d’orientation, je peux faire ça de chez moi, sur Internet et plutôt que d’y passer 1h par semaine sur trois mois, je fais ça en 30 minutes grand maximum.

D’autant plus que pour moi, un emploi, même si ça reste en première chose un moyen de gagner de l’argent, s’inscrit aussi dans un projet de vie plus globale. Je ne conçois pouvoir être heureuse de façon générale si je rumine 7h par jour dans un emploi qui ne me convient pas et qui me mine. Alors je vois les choses comme ça peut-être parce que ma vie perso est un néant sans nom mais je pense que même avec une vie perso épanouie, il en serait de même.
Supporter un taf qui ne nous convient pas, ça va sur une courte durée, quelques mois. Je sais que beaucoup de personnes supportent cela beaucoup plus longtemps. Je n’ai pas leur courage et par certains cotés, je le regrette. J’aimerais être moins lâche, moins difficile. Ca me simplifierais surement la vie. Mais je suis comme je suis, je peux faire des efforts sur certains point surement mais je ne peux pas me renier.

Je suis donc à bout d’idée pour revoir ma manière de voir les choses. Je n’ai plus de pistes à explorer. Je ne sais plus où me diriger. Voilà où aboutissent mes réflexions. Je tourne en rond.

Bilan suite mes derniers entretiens

Ces dernières semaines, j’ai eu quelques entretiens. Il y avait des offres en administratif, du coup, j’ai eu quelques retours. Voilà, plutôt positif au final. Mais, comme je l’exprime ces derniers temps sur ce blog, j’ai changé, j’ai évolué, même si c’est imperceptible pour beaucoup, moi je le ressens. Et cette évolution a forcément un impact sur ma manière d’aborder les entretiens. J’en avais déjà un peu parlé je crois.

J’avais déjà du mal à jouer un rôle avant. Vous savez le rôle de la candidate supra motivée pour le poste, qui en a rêvé limite toute ça vie et tout ça. J’y arrivais déjà peu avant, c’est pas dans ma nature de base mais depuis quelques mois ça n’est encore plus difficile. Dire que ci ou ça ne me dérange pas sur un poste, je ne peux plus. Alors forcément, ça me grille d’office, mais j’arrive pas à être juste la gentille candidate toute lisse que l’on veut. Oh ! Lisse, je le parais surement de l’extérieur. Comme pour beaucoup, c’est dedans que ça s’agite. Mais j’arrive plus à donner l’apparence que justement ça ne s’agite pas trop dedans.

Vu mon CV, les postes auxquels je peux postuler sont des postes de bases dans lesquels il y a très souvent de l’accueil à réaliser. Avant, j’arrivais à me la jouer que ça ne me dérange pas. Maintenant je n’y arrive plus. C’est un fait, faire l’accueil me ferait chier. Je l’ai fait un mois en cabinet dentaire et c’était déjà chiant alors accueillir des personnes en difficulté, peut être souvent énervées, agressives dans un Pole Emploi ou un centre social, ben je sais que je ne pourrais pas. Sauf que des postes où on ne fait plus que du back office, ben, c’est rare. Surtout à mon niveau. Donc quoi ?

Lors de mon dernier entretien, la recruteuse m’a parlé formation. On peut se former à l’accueil. Oui, on peut apprendre des techniques en effet. M’enfin, si de nature on est pas trop à l’aise avec les gens (et les gens bourrés puisqu’il était question de ça ici), ben on peut se former, ça ne changera pas grand chose.
J’ai changé, j’ai évolué, mais j’ai pas changé ce que je suis : une nana plutôt réservée, qui observe plus qu’elle n’agit, qui a du mal à avoir de la répartie et qui est terriblement peureuse. J’aimerais être autrement, ma vie serait surement plus facile, ça cogiterait surement moins là haut dans ma caboche mais voilà, je suis comme je suis.

Du coup, il faudrait vraiment que j’arrive à me repositionner en terme de recherche d’emploi, savoir où je peux aller et où je veux aller (même si le but ultime est de devenir riche sans rien faire, s’exiler dans un coin quasi désertique avec une bonne pile de livres, une guitare, un ukulélé et de vivre sans emmerdes. Si le prince charmant veut me rejoindre, il est le bienvenu). Parce qu’au final, on va finir par me dire que je ne cherche pas vraiment de taf à être si peu encline à défendre ma place en entretien. Mais je n’ai jamais su. Et comme je suis en phase de recherche de moi-même, faut que je me trouve aussi sur le plan professionnel (tout en sachant que je ne pourrais jamais exercer les métiers qui m’auraient profondément motivés).

Je ne sais pas trop comment y parvenir. Je pourrais demander une prestation à mon conseiller PE, qui serait ravi, j’en suis sure, de me caler chez un de leur partenaire pour un petit Activ’emploi ou Activ’projet ou une merde du genre. Mais j’ai peu fois en ces prestations.
Seule, je tourne en rond. Je suis perdue, je ne sais plus comment faire pour avancer un peu sur le plan professionnel. Sur le plan perso, c’est pas ça non plus, mais bref ça le monde s’en fout. Ce qui les intéresse tous, c’est qu’on trouve un foutu job, pas qu’on soit bien dans nos baskets.

Découverte de soi et recherche d’emploi : concilier les deux

Comme vous l’avez constaté très certainement, depuis quelque temps, le blog parle un peu moins chomage et recherche d’emploi. Ce ne serait que les mêmes sujets qui reviendraient en fait, du coup ce n’est pas forcément intéressant. Je regarde moins les infos aussi, du coup je réagis moins à l’actu. Ce n’est pas vraiment que j’ai envie que le blog prenne une toute autre direction, c’est juste que pour le moment, je n’ai rien à raconter de très intéressant sur ces sujets. J’étais plus dans une optique de découverte de moi-même et de parler de choses plus positives (lecture, musique).

Il y a eu pas mal de sujet « Etats d’âme » où je me livre un peu (trop), où je partage mes interrogations, mes incertitudes. J’ai un cheminement assez lent (à mon grand désarroi) mais depuis 6 ou 7 ans environ, j’ai pas mal évolué. Pas assez à mon goût, pas assez pour faire que j’aime ma vie, que des changements radicaux se produisent. Mais j’ai avancé sur certains point et je me rend compte que ça pourrait bien avoir un impact sur ma recherche d’emploi. De différentes façons.

Déjà, lasse de n’être qu’une chercheuse d’emploi, je tente de me définir autrement. Ce n’est pas simple parce que le statut social compte dans notre société et ne pas savoir se définir à ce niveau là, c’est compliqué. Le « qu’est ce que tu fais dans la vie ? » reste une question incontournable et tant que je ne lui aurais pas trouvé une réponse convenable (je ne pense pas qu’un « je me cherche » serait compris, trop subtil) je vais me sentir inférieure lors des discussions.
J’ai compris que mon changement avait probablement commencé avec ma reprise d’étude, j’ai guéri doucement la blessure de n’avoir aucun diplôme. Ca n’a servi à rien sur le marché de l’emploi mais pour moi ça compte beaucoup de l’avoir fait. Je voulais un bac+2 et je l’ai eu. Le but aurait été que ça mène à un emploi (qui me plaise si possible, je suis exigeante) mais ce ne fut pas le cas.
Le but est donc maintenant de savoir comment me présenter de façon positive et ne plus avoir à lancer un honteux « je suis au chomage » qui entraine généralement des conseils plus ou moins à la con et qui n’engage pas forcément à la conversation. C’est une équation que je n’ai pas résolu. Step by step chantait Whitney Houston. Et mes « step », ils sont petits, il va falloir faire avec.

C’est ma relation avec la recherche d’emploi aussi qui a changé. J’avoue y consacrer moins de temps qu’auparavant. Par lassitude et parce que je consacre plus de temps dans mes journées à d’autres activités que scruter les sites d’offres. Je ne sais plus comment me placer dans cette recherche, je ne sais plus quoi chercher en fait. A force de se remettre en question, je crois qu’au final on ne fait que se perdre totalement, à trop réfléchir on ne sait plus prendre de décisions. Je ne sais plus ce que je veux, ce que je peux. Je sais qu’il y a des choses que je ne supporterais plus ou vraiment très peu de temps mais comment « l’imposer » dans ma recherche d’emploi alors que je n’ai pas vraiment les moyens de faire ma difficile (pas d’expérience pro notable, un diplôme qui ne vaut rien).
Je sais que je veux un emploi qui a du sens pour moi (même si je ne définis pas encore bien ce que ça pourrait être), je sais que j’aurais du mal à gérer des situations stressantes (foule, agressivité, chiantitude des gens vu que je dois déjà supporter la mienne), j’aurais du mal avec le bruit. J’ai compris que bien que la solitude dans la vie me pèse parfois, j’en ai aussi besoin pour affronter la journée (j’ai compris ça dans mon dernier taf), être entourée 7h/jours, j’ai du mal.

Je m’étais tournée vers les métiers de l’administratif en espérant bosser en bureau, plutôt dans un environnement calme mais n’ayant pas d’expérience dans ce domaine, c’est assez dur de trouver un taf en fait. La plupart des boulots «accessibles » sont plutôt tournés vers l’accueil du public donc au contact des gens, ce que je tenais à éviter en fait. Après ma reprise d’étude, je n’étais pas contre devoir m’y coller pour faire mes armes, j’étais plus optimisme sur mes chances d’évoluer à l’époque (naïve que je suis). J’ai bien vu quand j’ai bossé au cabinet dentaire que c’était pas vraiment pour moi sur du long terme. Un mois, deux, je gère, plus je suis pas sure d’y arriver.

Il faudrait pourtant bien que je trouve quoi faire de ma vie, de ma carcasse, pour pouvoir gagner ma vie, pour être indépendante et avancer. Mais je me sens bloquée. Si j’avais espoir que ça puisse m’aider, je demanderais un accompagnement. Mais je sais que ce sera inutile. On ne va m’y proposer que des solutions bateau que j’ai déjà envisagé, sur lesquelles j’ai déjà réfléchis.
Dans ces accompagnements on se fout de qui vous êtes, on veut que vous entriez dans les petites cases déjà définies et je n’y entre pas dans ces petites cases. Je ne suis pas sure d’avoir déjà été en mesure d’y entrer. Sauf que je ne le savais pas. Il faudrait les éclater ces petites cases pour que chacun puisse retrouver son individualité, qu’on ne soit plus des robots qui faisons en fonction du « marché ». Nous ne sommes pas des marchandises, nous ne sommes pas à vendre.
Je comprend finalement que trouver un emploi ne me suffit pas, il faut qu’il s’intègre dans un projet de vie plus global. Projet que je n’ai pas forcément du coup pour le moment.

Je n’ai donc pas fini de me chercher. Vaste programme.

%d blogueurs aiment cette page :