Sombrer à nouveau

Je pourrais reprendre ce que j’ai écrit ces dernières semaines, donner une vraie signification au différentes articles que j’ai essayé de généraliser (ce qui ne veut pas dire qu’ils sont faux). De « Mon cerveau papillonne », en passant par « Le cœur en vrac », « Faire taire son coeur » ou encore « And everybody wants to be loved », « Ne jamais avoir ce que l’on veut » et finir à « La vie d’un coeur ». L’histoire d’une explosion en plein vol. L’histoire d’un cœur qui a voulu croire, qui a voulu aimer (un peu) et qui se heurte encore aux mêmes soucis.

Aimer, ce n’est pas réciproque. Dans ma vie en tout cas. Je ne sais pas comment font tous ces gens qui tombent amoureux doucement, durablement, profondément, rapidement, comme dans les romans. Mon cœur, lui, éprouve tout ça. Mais il ne le provoque chez personne. Je suis comme invisible, insignifiante, je fais de la figuration dans le film de la vie. Le personnage en arrière plan qui applaudit au succès des personnages principaux mais qui ne connait pas son heure de gloire.

Je pensais avoir dépassé le chagrin. Je pensais que c’était bon, que j’étais prête à tourner la page. Visiblement non. Pas aujourd’hui en tout cas. Aujourd’hui, j’ai envie de me planquer, dormir et oublier ma propre existence. Faire taire ma tête et mon cœur avant de me refaire le trip complet de la déprime amoureuse, épuisante et inutile. Ca ne change rien.

Finalement mon idée d’ile déserte n’a que des avantages. Impossibilité de tomber sur des types qui pourraient éveiller des sentiments en moi. Ca se serait réglé. Et pouvoir hurler autant que je veux pour évacuer un peu de la douleur et de la peine qui me tordent le ventre.

Hier était une journée pas mauvaise. Je n’étais pas super bien, mais je suis sortie, je me suis forcée un peu mais j’ai profité de ma journée. Il y a des filles qui achètent des fringues, j’ai acheté des livres, j’en ai fait dédicacer, c’était sympa.
Aujourd’hui, ce n’est pas un bon jour. C’est dommage parce demain arrive un petit texte que j’ai écris il y a quelques jours et qui est bien plus positif. Ca fait bizarre de savoir qu’en peu de temps je passe d’un état à un autre. D’un claquement de doigts ou presque.

Aujourd’hui, je sombre à nouveau.

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A bout de force, fatiguée, épuisée

Je ne sais pas si c’est l’approche de l’hiver qui fait ça, le fait qu’on se caille déjà pas mal ou si c’est une tendance énergétique générale, mais en ce moment il me semble que c’est la grosse déprime commune chez les galériens (on aurait du s’en tenir à lire en commun -ou presque- du Stephen King). Chez les galériennes surtout, en fait. On semble être au bout du rouleau, à bout de force, à bout de solutions et remonter la pente est de plus en plus difficile.

Je ne saurais pas expliquer le mal-être des autres, j’ai déjà du mal à comprendre le mien. On a toutes nos raisons, nos blessures de vie, des cicatrices qui ne guérissent pas vraiment, des plaies qui se rouvrent franchement, des petites, des grosses, des qui semblent pas très importantes mais qui le sont en fait. Il y a les envies non assouvies, les espoirs brisés, la roue qui ne tourne pas assez vite (ou trop vite pour finir par tourner en rond).

Et il y a la solitude. Pour ma part en tout cas. Je ne sais pas si c’est l’age qui avance, si c’est le fait de me réveiller après une longue hibernation des sentiments (je peux y retourner, s’il vous plait? J’avais un équilibre, précaire, mais équilibre quand même), si c’est parce qu’on s’est gelé les fesses tous l’été, mais je n’ai jamais autant eu envie de rencontrer quelqu’un.

Le soucis, c’est que je ne sais plus comment on fait. Ca paraissait plus naturel quand on était jeune, non ? Je ne sais pas de quoi parler, je ne sais pas comment aborder les gens. Je ne sais pas comment réagir. J’ai perdu ce foutu mode d’emploi que je ne maitrisais déjà pas au top avant. Mais là, je suis pire que rouillée.

Puis il y a cette peur de ne pas être à la hauteur. De ne pas faire le poids face à la concurrence. Face aux nanas bien plus jolies, plus minces, plus séductrices, plus féminines, plus tout. Je me sens mal dans ma peau et ça se voit forcément. J’aimerais tellement être quelqu’un d’autre parfois, tester la peau d’une nana sure d’elle et qui a toutes les raisons pour l’être.

Je me sens un vilain petit canard, une inutilité totale, une perte de place, je ne me supporte plus alors comment quelqu’un d’autre pourrait me supporter ? Et, en ce moment, ce n’est pas pas juste physiquement que c’est une cata, quand je vois ce que j’écris ici, je passe mon temps à geindre sans savoir quoi faire pour améliorer les choses, je me déteste encore plus. Mais c’est tout ce que j’arrive à faire pour le moment, me plaindre.

J’ai régulièrement ce type de petite déprime où j’en ai marre de tout. Je connais ça depuis toujours, c’est dans ma nature. Déjà ado, j’étais comme ça. Mais là, ça dure depuis au moins un mois, depuis juillet en fait je crois. Je relève à peine la tête qu’une autre vague qui vient de je ne sais où me submerge.

J’ai envie de tout et de rien. J’ai envie de câlins mais j’ai envie d’être seule. Je voudrais ne plus me méfier de tout le monde mais je n’y arrive pas. Je voudrais faire tomber les barrières parfois, mais elles se dressent comme un automatisme de défense sur lequel je ne peux rien. Je voudrais faire confiance, à moi, aux autres mais cette confiance a déjà été tellement trahie.

Je suis juste à bout de force, fatiguée, épuisée. Je voudrais me reposer, me remettre, me fortifier, devenir moi en plus forte, en mieux.

Le coeur en vrac

J’aimerais dire qu’il y a une raison précise pour ça mais même pas. Ca fait des jours que je le sens arriver, ce coup de mou, le moral qui flanche, le cœur qui pèse. J’avais du mal à arrêter mes pensées et ça a conduit à ça. Ca doit être un effet de réaliser tout ce qui aurait pu être et qui n’est pas et de tout ce qui est et qui fait mal. De se sentir enfermer, sans issue, sans rien.

Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Ca n’empêche pas que ça fasse mal. On n’en prend pas l’habitude. Le poids du manque qui après une période de pas trop mal vient peser directement sur soi. Le manque de quoi ? D’une présence indéniablement. Le manque de sens dans la vie. De projets. D’envie. D’espoir.

Je vivrais seule, je pleurerais un bon coup, j’aurais peut-être même passer mon dimanche (ou une autre journée, peu importe) enroulée dans mes draps. Une bonne journée à ne pas se soucier de paraître bien, de sourire, à s’habiller, … Ma mauvaise humeur a bien causé un léger drame mais c’est bon, ça semble réglé.
Mais bon, voilà, faut faire bonne figure au max sinon il faudrait expliquer et je n’ai rien à expliquer. Je ne sais pas l’expliquer. Y’a trop de causes, définies ou non. C’est un ensemble de tout.

Ca va passer. Ca passe toujours. Et ça ira mieux jusqu’à la prochaine fois. Je me dis que ça ne peut pas faire de mal de mettre ça par écrit et de le publier, maintenant que c’est écrit de toute façon. Ca fait deux ou trois jours que ça veut sortir autant aller au bout.

Et demain, ça ira mieux.

La vie, ça va mieux quand?

rrrrr
J’ai conscience d’être plutôt privilégiée. J’habite chez ma mère, je touche le RSA, c’est plutôt une situation « confortable » au vue de celles de beaucoup d’autres personnes. Je n’ai pas l’angoisse de pouvoir payer mes factures, mon loyer, bref ce genre de choses. La vie paraît cool comme ça. C’est surement ce que beaucoup de personnes doivent se dire d’ailleurs. C’est vrai que la vision extérieure des choses a belle allure.

Pourtant, je ne me sens pas en sécurité financièrement pour autant. Je ne me sens pas en sécurité du tout en fait. J’ai toujours été une angoissée de la vie mais ça ne va pas en s’arrangeant. Ca pourrait aller mieux. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet parce que c’est personnel mais je sais que ma mère a des soucis d’argent et que ça ne va pas en s’arrangeant. Comment, pourquoi, quand, je sais pas. C’est comme ça, c’est tout. J’ai peur que ça devienne irrécupérable, et qu’on perde tout.

Alors en apparence, la vie est cool. Je me fais plaisir, peut-être pas autant que je le voudrais mais plus que beaucoup de monde. Je semble sans soucis, sans vie d’adulte en fait. J’aimerais avoir l’insouciance de l’adolescence, avoir cette audace qui fait qu’on a peur de rien qu’on ose tout. Que faire un pas ne semble pas si compliqué que ça. Avoir l’espoir que demain, ça ira mieux.
Je ne peux même pas dire que j’étais comme ça ado, ce serait faux. J’avais déjà peur du lendemain foireux. Les experts en loi de l’attraction me diraient que j’ai finalement attiré ce que mes pensées envoyaient à l’Univers : la peur, le vide, le manque.

Je voudrais juste être bien. Rien d’exceptionnel, rien de fastueux, juste pouvoir vivre sans crainte et sans peur. Mais ce ne serait pas la vie, je crois, qui est pleine de risque. Y’a pas de filet de sécurité. Pas de seconde prise. J’ai du louper un carrefour dans le vie, j’ai du louper quelque chose. Peut-être même ma seconde chance (la troisième aussi). A-t-on un nombre infini de chances dans la vie ?

Je voudrais pouvoir oser sans me questionner sans cesse. Croire que ça va bien se passer, que ça va aller. Que prendre un risque n’est pas une erreur, au contraire. Qu’il n’y aura pas de conséquences désastreuses mais que ça va enfin permettre à la roue de tourner. Je voudrais savoir détecter les opportunités, ne plus en avoir peur. Comme beaucoup de monde, j’aimerais simplement être heureuse, sereine et épanouie.

Désespérée, inutile, sans but

Awaken the heart Ces derniers temps, c’est à nouveau le grand chambardement dans ma tête. Vous savez, ces périodes où on se refait encore et encore des reproches pour ci ou ça, où on tente de trouver de nouvelles idées et où on se re-flagelle finalement parce qu’on ne sait pas se contenter de sa pauvre destinée merdique. Bref, ça cogite dur et ça fait mal, le niveau de stress monte, monte, l’angoisse aussi (merci à ces deux bons vieux amis que sont le stress et l’angoisse, mes doigts adorent quand vous vous repointez au niveau max).
Et ce soir, après avoir lu un article dans mon journal local, sur une famille d’ici dont les enfants semblent faire à peu près tout ce qu’ils veulent dans la vie malgré que ce ne soit pas une famille super riche, je me dis que c’est vraiment moi qui est une glandue et une feignasse si peu débrouillarde que je n’ai pas su tirer mon épingle du jeu.

Où sont passés mes rêves ? Les talents que je pensais avoir? Oh ! Je sais, on se monte souvent le bourrichon à rêver quand on est gosse et à s’imaginer des destinées fabuleuses, qui s’oublient vite une fois adulte mais quand même. Pourquoi n’ai-je pas su développer un de ces prétendus talents ? Je sais que je n’ai jamais été encouragé en ce sens, pour ma famille ce n’étaient que des lubies de gosses (ils avaient peut-être raison finalement) mais si j’avais vraiment eu des prédispositions, j’aurais dû m’accrocher, développer tout ce que je pouvais seule.

Je suis une usurpatrice. Je me voyais comme une artiste (je sais que certains de mes profs me voyaient un peu comme ça aussi, ma prof d’allemand, qui ne devait pas apprécier que je griffonne mes poèmes plutôt que d’apprendre la langue de Goethe). J’étais attirée par la musique mais ça n’a jamais dépassé les murs de ma chambre. J’aimais écrire mais je me suis découragée. Ma famille ne me trouvait pas particulièrement talentueuse. Il y avait pourtant des gens pour trouver que j’avais des prédispositions à travailler. Des ami(e)s mais aussi des profs. Mon pseudo moment de gloire fut une troisième place à un concours de chants inter-lycées, sur une quinzaine de candidats, c’est pas non plus le podium du siècle. Au collège, j’impressionnais ma prof de français parce que j’aimais écrire (et peut-être même qu’elle trouvait que je n’étais pas trop mauvaise). J’aimais l’anglais, c’était lié au chant. J’aimais comprendre les textes des chansons que j’aimais donc je traduisais. Ca permet de grappiller un peu de vocabulaire. Lors de ma formation au GRETA en anglais, la formatrice me comparait presque à un mini dico.

Mais voilà, j’ai bien compris que ce n’était que des rêves de gosse et aujourd’hui il ne reste rien de ces passions. A quoi bon ? Je ne chante plus ou presque, juste histoire de décompresser. Je n’écris plus, je n’ai rien à raconter. Et je me dis que mon adolescence fut une perte de temps incroyable et que j’aurais du croire les « vieux » quand ils me faisaient comprendre, amusés, que tout ça c’était des sornettes et que je ferais mieux de choisir un vrai métier.
Mais moi je voulais dire des choses, faire entendre ma voix. Je voulais changer le monde, sauf que perdu dans mon patelin, je ne pouvais pas aller bien loin. On n’avait pas Internet à l’époque. Je n’avais même pas d’ordi à la maison (ce qui paraît impensable aujourd’hui mais était assez courant à l’époque quand même). Les jeunes ont tout un monde de possibilités que nous n’avions pas. Accès à des choses fabuleuses, de leurs chambres, de leurs salons. Bien sur Internet peut-être un univers dangereux, mais il offre aussi la possibilité de « rencontrer » des personnes d’horizons variés, de s’inscrire sur des forums où ils peuvent échanger sur leurs passions.

Aujourd’hui, je me sens désespérée, inutile et sans avenir. Qu’est ce que je peux faire pour retrouver l’envie ? Trouver un sens à ma vie ? Si jamais notre présence sur Terre peut avoir un sens cela dit, ce n’est pas une certitude. Il me reste des envies de dire des choses, de changer le monde (enfin, faire mon colibris quoi, apporter ma goutte d’eau), de toucher les gens comme un texte de chanson pouvait me toucher quand j’avais 15 ans (et que j’étais fort naïve). Quand parfois je dis que je veux faire quelque chose qui a du sens pour moi, c’est un peu avec ça en arrière pensée. Alors peut-être que ce ne serait pas de la manière que je l’imaginais lorsque j’étais ado (j’ai définitivement perdu l’envie d’être une superstar de la chanson) mais il doit bien y avoir un moyen pour moi de le faire.

D’accord, je n’ai pas été aidé à l’âge où l’on se construit et on ne peut pas dire que j’ai eu de nombreux choix palpitants dans ma vie d’adulte (passer le DAEU est surement le truc le plus intéressant que j’ai pu faire, c’est dire). Je n’ai toujours pas de thunes donc ça réduit le champs d’action, mais il doit bien y avoir un moyen de me sentir entière, complète, utile et à ma place. Mais à moins d’un sacré coup de pouce de l’Univers, je crois que le chemin ne risque pas de s’éclaircir de si tôt.

Note : l’illustration que j’ai choisi pour égayer l’article est une œuvre de Molly Hahn, un de ses petits Buddha Doodles qu’elle partage sur les réseaux sociaux. J’adore ses petits dessins inspirants.
Son site : http://www.buddhadoodles.com/
Son Facebook : https://www.facebook.com/BuddhaDoodles?fref=ts

A force de tourner en rond, on perd la tête!

Histoire de me rappeler que je ne suis rien et que j’ai besoin de la charité du Conseil Général pour participer aux frais de la maison et entretenir la voiture, j’avais aujourd’hui rendez vous avec une gentille assistante sociale.Quel bonheur !

Après un rapide topo de ma situation (le RSA depuis quand ? Pourquoi ils vous envoient maintenant?), on remplit un petit questionnaire (les trucs cons habituels : moyens de locomotion, diplômes, suivi par PE, …). Et elle a le bonheur de m’apprendre que le suivi PE c’est pas assez, je vais retourner voir la gentille CIP que je voyais avant le BTS !

Ca me met dans une joie absolue de revoir des gens qui vont me vendre la précarité comme seule alternative à la précarité (mais vous savez, on doit encore être dans cette doctrine de la dignité, le vrai travail, ce genre de merde quoi). J’adore quand des gentils travailleurs calés dans un bureau en CDI vous disent qu’il faut prendre n’importe quoi parce qu’il faut bien faire quelque chose !
Et dire que je voulais faire ce type de métier ! En fait, je crois que je n’aurais pas supporté, plus j’avance en age et moins je tolère ce système. Le soucis est que je ne tolère plus grand chose !

Donc, non consciente que ma situation est quasi désespérée, je vais devoir composer avec une nana qui va me faire signer tous les 3 ou 6 mois un papelard par lequel je m’engage à chercher un emploi (parce que la je glande à Bora Bora en fait), que vu que je trouve pas dans mon domaine, j’ai qu’à prendre le premier truc précaire qui passe quitte à y laisser le peu de moral qu’il me reste et ma santé. Le tout distillé façon leçon de morale par une nana grassement payé à faire chier son peuple.
Retour à l’époque où je n’avais pas de diplômes, ça baigne pour la confiance en soi!

Et dire que je voulais pratiquer la pensée positive, apporter un peu de spiritualité dans ma vie histoire d’être plus zen, plus détendue, plus en paix avec moi-même. C’est pas gagné !

Si l’Univers m’entend, je veux gagner à l’Euro Million, me barrer pour de vrai à Bora Bora et envoyer bouler ces cons ! Merci ! (Je me contenterais d’une jolie petite maison dans ma Creuse natale pour me consacrer à l’associatif et apporter un peu de chaleur et d’écoute à ceux qui sont broyés par le système).

Comment gérer les échecs?

Voilà un titre qui sent bon la prise de tête quasi philosophique mais la question me torture depuis plusieurs semaines et je me sens doucement glisser vers la folie et/ou la dépression.

Je suis lasse de me battre, de me forcer à espérer des choses qui n’arriveront pas. J’ai 33 ans, je suis célibataire, je n’ai plus vraiment d’amis et pas de travail et peu d’expérience professionnelle. On me dira que je suis encore jeune (enfin, tic toc quand même) mais autant ne pas verser dans l’utopie : ma vie est un échec.
A trop attendre une situation professionnelle pour pouvoir penser à la vie personnelle, je n’ai ni l’une ni l’autre.

Professionnellement parlant, ma seule chance d’avoir un emploi un jour est de faire le deuil de mes modestes ambitions mais après tout, que peut on espérer faire avec un BTS inconnu des employeurs ?
J’en ai marre des compromis de compromis, des plans A qui tournent en plans Z, de voir les autres avancer alors que je fais du surplace (je recule même un peu parfois).

J’ai fait des erreurs, des mauvais choix mais dois-je les payer autant ? Qui n’en fait pas ? J’ai lutté pour pouvoir me former, accepté que je ne ferais pas ce que je voulais vraiment mais finalement le plan B n’était pas si mal en terme de formation, je voudrais juste que ça paie un peu niveau emploi.

Je ne rêve pas de gloire, d’un boulot payé 10000 euros par mois, je veux juste un petit job sympa mais sans prétention qui paie au SMIC. Rencontrer des gens avec qui je m’entend bien et qui partage ma vision du monde un peu bizarre.

Mais je m’égare et je divague. Me voilà repartie dans mes rêves. Alors comment gérer ses échecs, dépasser la peine et faire le deuil de ses souhaits pour enfin accepter la merdique qui s’offre à nous ?