Bilan lecture de juillet

L’heure du bilan lecture!!! Petit mois ce mois de juillet. Moitié moins de livres que le mois dernier.

J’ai commencé juillet avec Le feu de la sor’cière de James Clemens. Le tome 1 de la saga Les bannis et les proscrits. J’en ai lu beaucoup de bien mais j’ai aimé sans plus. Pas désagréable mais l’auteur a eu du mal à m’emporter dans son univers quand même.

Je me suis rattrapée avec Dix minutes par jour dont je vous parle déjà ici. Vraiment une chouette lecture malgré des phrases un peu bizarres parfois.

J’ai ensuite lu Love letters to the dead de Ava Dellaira. Ca faisait un sacré moment que je voulais le lire et je l’ai trouvé à Noz pour moins de 3€. Et je ne suis pas déçue. J’ai trouvé l’idée de raconter l’histoire à travers les lettres que l’héroïne envoie à des célébrités décédées vraiment originale. J’ai passé un agréable moment.

J’avais déjà tenté de lire un Amy Harmon (Nos faces cachées) et j’avais abandonné. Mais vu que l’auteur semble vraiment plaire à pas mal de monde et revient régulièrement dans les conseils de lectures de différentes chaines que je peux suivre, j’ai retenté ma chance avec La loi du coeur. Durant une bonne centaine de pages, je me suis dit « Amy Harmon, plus jamais ». Et je ne sais pas, il y a eu un petit miracle et j’ai fini par entrer dans le récit, à accrocher aux personnages et j’ai presque dévoré la fin du livre. Il y a une suite qu’il faudra vraiment que je me procure. Et je donnerais une autre chance à Nos faces cachées et aux autres romans de Amy Harmon.

Le dernier livre du mois est Je m’appelle Lotte et j’ai huit ans de Anne B. Ragde. J’aime beaucoup la plume de l’auteur mais j’avoue que le récit de la vie d’une petite fille de huit ans dont les parents divorcent ne m’a pas passionné outre mesure. Mais si j’ai l’occasion, je retenterais un autre roman de l’auteur.

Voilà pour ce mois de juillet. Je me suis lancée dans le tome 1 de Outlander. Il va me tenir compagnie un petit moment je pense. C’est une sacré brique!

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Dix minutes par jour de Chiara Gamberale

Je sais, je vous gâte. Me voilà déjà de retour. Mais on va parler lecture ce coup-ci, c’est plus réjouissant que parler taf (ou absence de taf). En fait, je viens juste de finir un livre, là, y’a genre quinze minutes, (au moment où j’écris) et j’ai envie de dire ce que j’en pense. Et ce n’est peut-être pas sans lien avec ce que je tente de faire dans ma vie actuellement.

De quoi parle-t-il ce livre ? Une histoire assez banale en fait. On va suivre Chiara qui avait tout pour être heureuse : boulot, mari. Et qui, un jour, se retrouve quittée et licenciée. S’en suit une période de dépression qu’elle a du mal à surmonter. Son psy, a bout de solutions je pense, lui propose un jeu : durant un mois, elle devra occuper dix minutes par jour à faire quelque chose de nouveau. Ca n’a pas besoin d’être fou, risqué ou extravagant, juste que ce soit nouveau. C’est le journal de ce mois que nous livre Chiara.

Objectivement, il n’a rien d’exceptionnel ce livre. Les avis sur Livraddict sont même assez froids (et je dois avouer que je les rejoins sur certains points). Sauf le mien je crois. Oui, parce que malgré tout ces défauts, je lui ai trouvé un certain charme à ce roman. J’ai su me laisser séduire et pourtant, je n’étais pas si convaincue que ça aux premières pages.

Le style de l’auteur n’est pas des plus attractifs. Je trouve même les tournures de phrase un peu bancales parfois (ça peut venir de la traduction aussi cela dit). Puis, je remet les choses dans leur contexte : l’auteur a décidé de nous livrer son récit sous forme de journal, presque un journal intime. On ne cherche pas forcément à faire de la grande littérature, ni à être cohérent dans un journal intime. On exprime juste ses pensées, c’est avant tout pour soi, garder une trace. En prenant ce point de vu là, le style me gène moins.

L’héroïne (qui est aussi l’auteure je suppose), est relativement agaçante. Elle est en boucle sur Son Mari. Puis, je réalise qu’on suit le parcours d’une jeune femme qui est en train de se noyer depuis environ un an suite à des chamboulements brutaux dans sa vie. Son mari la quitte par téléphone après 18 ans de relation (ce type est d’une élégance folle). Elle a perdu un job qu’elle aimait. Et, elle peine à écrire son futur roman. Du coup, je pense qu’on peut comprendre qu’elle peine à sortir la tête de l’eau. Certains diront qu’il ne faut pas se laisser aller comme ça mais ce n’est parfois pas si simple.

Et du coup, quand j’ai eu remis en perceptive ces petits défauts qui me chagrinaient, je me suis prise au jeu des dix minutes et j’ai vu l’évolution de l’héroïne. J’ai adoré ce concept des dix minutes. Faire des choses nouvelles, expérimenter, oser. Pour revenir aux avis sur Livraddict, j’ai lu que ces défis durant les dix minutes n’avaient rien d’exceptionnel. Mais c’est parfois par les petites choses banales qu’on voit la vie différemment. Je trouve au contraire que c’est carrément génial. On voit comme parfois on passe à coté de choses essentielles. Comme lorsque Chiara va manger avec sa mère et se rend compte qu’elle ne sait absolument pas en quoi consiste le travail bénévole de celle-ci dans un hôpital. Ou comme lorsqu’elle commence à se rendre compte qu’à regretter son ancienne maison, et de détester son quartier, elle n’avait jamais explorer celui-ci. Ou la simple joie de fêter Noël avec ses proches plutôt que de fuir en courant le monde.
J’adore le moment où elle décide d’envoyer un message au pif à un numéro de son répertoire et que la réaction en chaine fait qu’elle invite tout le monde à venir fêter Noël avec elle (sauf Son Mari, le changement était en marche) et que bien qu’elle se sente seule, elle constate que 89 personnes répondent à l’invitation, que des personnes ont prit le train, l’avion, sont venus de loin pour venir la voir.

Encore une fois, ce n’est pas le roman du siècle et pourtant, je lui trouve plein de charme. C’est une lecture simple, parfaite pour l’été et qui apporte malgré tout quelques réflexions. J »ai été attiré par la phrase d’accroche sur la couverture : « Vous souvenez vous de la dernière fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois? ». Et ça n’a pas besoin d’être des premières fois de folies. Inutile de se dire qu’il faut aller sauter en parachute (à moins que vous en ayez envie bien sur), ça peut être cuisiner un plat inconnu, oser une couleur de vernis à ongles, voler (dans les magasins. C’est mal!), jouer d’un instrument, …

Finalement, ce qui m’a plu c’est peut-être parce que, même si je ne me met pas d’impératif à faire ça 10 minutes par jour, c’est ce que je tente de faire depuis quelques temps. Faire des choses nouvelles, oser, expérimenter, ne pas avoir peur du regard des gens, de mon regard à moi (surtout), aller de l’avant. Vivre.