Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

Anna Gavalda et moi, ce n’est pas l’amour fou. J’ai tenté, je n’accroche pas, ça arrive. J’ai apprécié Billie. Mais ce n’est pas le sujet du jour. Le sujet, c’est la solitude. La briser, l’oublier, être le quelqu’un de quelqu’un.

La solitude est, je l’ai déjà dit, une amie fidèle. Parfois appréciable et pourtant on aimerait souvent qu’elle soit moins présente. On aimerait qu’elle soit remplacée par une présence humaine, chaleureuse, réconfortante. Un(e) ami(e), un amoureux, quelqu’un à qui parler, même à 2h du matin quand l’insomnie et les larmes s’invitent en soirée pyjama. Des bras dans lesquels se blottir. Une oreille compatissante pour écouter nos peines.

On voudrait que quelqu’un pense à nous, s’inquiète pour nous, se soucie de notre bien-être. On voudrait savoir qu’on a marqué le cœur de quelqu’un nous aussi. Comme le notre est marqué. On voudrait compter, tenir quelqu’un éveillé et si possible la bonne personne. Celle qui nous provoque des insomnies, des papillons dans le ventre (parfois agréable, parfois moins). On voudrait que quelqu’un nous attende quelque part.
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.

Mais à ce que je sache, ce n’est pas le cas. Un jour peut-être, je l’espère. J’espère surtout qu’on ne s’attendra pas trop longtemps. J’espère que je saurais laisser de coté mes peurs, ma méfiance, mon armure et mes barrières. J’espère que je saurais faire confiance à la bonne personne.

Ca fait beaucoup de « j’espère ». Il va falloir que je fasse une sacré réserve d’espoir. Il faudrait que je sois moins peureuse surtout et que j’ose exprimer, ailleurs qu’ici, ce que je ressens. Mais ce n’est pas mon fort. Je garde pour moi, je ressasse, je rumine, je débat avec moi-même. Et ça débat dur, vraiment.

J’ai trop peur d’être rejetée, peur de me tromper (c’est la vie je sais), peur d’être ridiculisée. Je sais que c’est comme ça que l’on avance, en faisant des expériences. Jusque là, ça m’a plutôt muré dans ma tour. Je ne sais pas encaisser les coups.

On aimerait tous savoir que quelqu’un nous attend quelque part. On aimerait surtout ne plus s’attendre et se trouver.

(Une pensée pour Lampy, qui utilise souvent cette expression, je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part)

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Ces gens qui nous font mal

Nous avons tous croisé ce genre de personnes. Nous en avons tous eu dans nos vies et nous en auront encore, jusqu’à la fin nous pouvons être déçu par des personnes que nous aimons, qui nous sont proches. Je n’oublie pas que l’inverse est vrai, nous faisons souffrir aussi, nous décevons. Les relations humaines sont une source inépuisable de déception, de trahison, d’abandon.

Les premières personnes à nous faire du mal, souvent eux-même ne le savent pas, ce sont nos parents. Ils brillent par leurs absences, par leurs dérives, par leurs manques d’amour, ou l’amour qu’ils ne montrent pas, qu’ils n’expriment pas. Ils transmettent leurs peurs, leurs craintes, leurs chagrins. Ils échouent à offrir un foyer sécurisant qui prépare au monde extérieur, à donner confiance. Et parce qu’on ne suit pas les traces qu’ils auraient voulu qu’on suive, ils font savoir que ce que l’on fait n’est pas utile, pas bien, pas intéressant.
Les parents, cette première pierre sur laquelle on se construit, sont le premier échelon d’un édifice instable.

Les amis aussi sont importants dans notre construction. Et pourtant, quelle source de déception! Il y a toutes sortes d’amis ou plutôt de faux amis : ceux qui voient un intérêt à vous fréquenter, ceux qui vous utilisent pour se sentir mieux parce que vous êtes une oreille attentive, parce que vous êtes un faire valoir, parce qu’ils utilisent vos faiblesses pour se sentir mieux. Ces gens là se barrent de votre vie quand vous leurs êtes inutiles, qu’ils ont trouvé mieux ailleurs ou une autre « proie ». Je crois que la dernière « meilleure » amie que j’ai eu était championne sur tous ces points.

J’étais l’oreille attentive de ses histoires d’amour, de ses plans pour séduire tel ou tel type. Je l’aidais à y voir plus clair, je crois en tout cas, je l’encourageais. Et j’avais cependant droit à des reproches parce que j’étais soit disant jalouse. Je me mettais en retrait pour la laisser seule avec son mec, mais j’étais jalouse. Je faisais en sorte que ça se passe bien entre eux en lui évitant d’être trop impulsive dans certaines de ses réactions, mais j’étais jalouse. Pour le coup, c’est moi qui ai coupé les ponts, j’ai atteint ma limite le jour où elle n’a fait que se plaindre qu’elle ne verrait plus son mec autant qu’elle le voudrait, qu’elle en a disserté durant des heures… je venais de me faire plaquer comme une merde, mais ce n’était pas grave visiblement. Inutile d’en parler, mon cœur n’était que quantité négligeable. Je n’étais que quantité négligeable.

Ca ne l’a pas plus traumatisé que ça, elle a trouvé rapidement une autre petite souris pour lui servir de faire valoir.
Parce que oui, j’avais fonction d’oreille attentive mais de faire valoir aussi. Je suis la proie toute désignée pour ça : pas confiance en moi, ne sais pas me mettre en valeur, pas forcément très jolie, effacée. A coté de moi, une nana sure d’elle ne peut que briller. J’étais la copine toujours là mais qui n’était pas une menace. Un fidèle petit chien.

J’ai été l’oreille attentive de beaucoup de monde en fait. La plupart se barrent dès que le bonheur arrive dans leur vie, dès qu’ils ont pompé ce qu’il y avait à pomper. Je me met en retrait parfois maintenant. Même avec les gens qui sont honnêtes et sincères, je me protège. Je ne peux pas m’empêcher d’être présente, je veux aider les gens. Mais on a nos propres limites. Je le sais maintenant.

Il y a les amis qui sont là, vous écoute et pense qu’ils vont pouvoir résoudre tout vos soucis à coup de « faut se bouger », « ça va s’arranger » et autres banalités du genre. Genre « je te sors quelques uns de mes conseils pseudos bienveillants (généralement pompés aux JT) et ta vie va se trouver transformer comme d’un coup de baguette magique ». C’est une autre manière d’être un faire-valoir. A tous ces gens qui ont croisé ma route et qui se barrent quand ils comprennent que ça ne marche pas : ben non, ce n’est pas si simple. Il ne suffit pas de dire qu’il faut bouger son cul pour que le miracle arrive. Les miracles, c’est pour les contes de fée.
Je ne sais pas, ces gens ont soit une vie ultra simple, sans soucis soit s’imaginent qu’ils sont les seuls à en avoir et que les autres se plaignent pour rien.

Il y a ces hommes qui vous plaisent, qui vous charment, qui usent de votre envie d’aimer pour qu’on s’attachent à eux, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’on était une distraction, une récréation, un moyen de tester leur pouvoir de séduction, et que nous ne sommes pas celle qu’ils veulent. Pire, on peut être là, dans leur vie, pour rendre une autre femme jalouse. Il y a ces hommes qui ne respectent pas les sentiments, qui ne respectent pas les gens.
Il y a ces hommes qui vous font du mal sans le savoir ou sans le vouloir, qui ne jouaient pas mais qui ne ressentaient pas la même chose.

Il y a tous ces gens qui nous font du mal. Mais n’oublions pas les gens qui sont là, sincèrement, qui restent, qui écoutent vraiment, qui veulent aider vraiment. Quand on a connu son lot de déceptions, que de nombreux c….. ont traversé notre route, c’est difficile de faire pleinement confiance, mais ça ne veut pas dire qu’on n’apprécie pas l’aide qui se présente, les amis qui sont là même si le montrer devient difficile.

« And everybody wants to be loved »

J’avais commencé à écrire quelque chose sous ce titre hier et je n’ai pas fini parce que je crois que l’émotion n’était plus assez vivace pour être exprimée. Mais il y a eu cette nuit. Courte nuit. Encore. Ca devient une habitude. Ce qui l’est moins, ce sont les larmes qui coulent, à la fois libératrices et dévastatrices. Laisser couler la peine, se délester d’une partie, mais la rendre bien réelle, palpable sur un oreiller mouillé. Ce sont juste les émotions de ces derniers temps qui ont débordé, ces émotions qui ont entrainé les derniers articles où je m’apitoie sur moi, encore et toujours. Ce que je fais à nouveau finalement. Tant pis, je l’écris quand même.

Source : Kinesiologie Marseille

Cette nuit, c’est le vide et le manque qui sont venus me submerger. D’un coup, comme ça. Après la tempête que j’avais dans la tête et dans le cœur ces derniers temps, les choses, une fois calmées, paraissent plus claires. Le vide, le néant, l’incapacité à remplir ma vie de choses positives, ne plus savoir où on est, se sentir perdue et sans appuie pour rebondir.

Le titre (tiré de If I ain’t got you de Kelly Clarkson) fait référence à l’amour. Il y a l’amour romantique, mais on peut voir les choses de façon plus universelles. Il y a des milliers de façons d’aimer et d’être aimé. Si ce n’est pas plus. Quand on se sent à sa place, je pense qu’on a se sentiment d’être aimé. Quand on est entouré d’amis qui nous apprécie pour ce que nous sommes et pas ce qu’on peut leur apporter ou pour la façon dont ils veulent que l’on soit. Quand ils nous permettent d’être nous, vraiment. Et bien sur, quand on aime quelqu’un et qu’il nous aime aussi en retour. Quand on partage des moments complices et l’envie de construire une vie à deux.

Cette nuit, le manque de tout ça m’a rattrapé. Ca allait pourtant pas si mal dans la journée. D’ailleurs le premier jet que j’avais fait de cet billet était plutôt sur une ligne rigolote et même plus généraliste que centré sur ma petite personne. Mais voilà, hier, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout, il y avait bien une raison.

Je ne me sens pas à ma place et, le pire est je ne sais pas où se trouve ma place. Je parlais de faire taire son cœur pour entrer dans le moule. Mais, on est d’accord que ce n’est pas ma place non plus. Je suis trop sensible (et je ne sais pas si je dois le prendre positivement ou négativement) pour me couler tranquillou dans le moule. Pas dans le moule qu’on semble me réserver en tout cas.
Si je savais où aller, ce serait moins terrifiant parce que je saurais quelles actions poser pour paver mon chemin. Mais je navigue dans un grand flou et je suis lasse de chercher des solutions. Parce que ça ne paraît pas, mais longtemps j’ai cherché des solutions quand même.

Je n’ai pas d’amis. Je n’ai pas su cultiver les amitiés que j’avais et elles se sont fanées. Finalement, les gens que je croise sur internet sont ce qui ressemblent le plus à des amis dans ma vie. C’est peut-être ce qui me convient. L’écran sert de protection, il permet de retrouver sa solitude quand on en a envie, de s’éloigner pour prendre du recul sur une situation quand on est perdu. Ca ne remplace pas une présence physique, des amis avec qui aller boire un verre, aller à un concert ou autre mais vu que je n’ai pas su cultiver les amitiés dans la vie réelle, ben, c’est de ma faute. C’est à la fois plus facile de se passer, tout en maintenant, cette protection dans des relations virtuelles.

Je n’ai pas d’amoureux. A une époque de ma vie, c’était un souhait (et putain, celui-ci, l’Univers l’a bien reçu alors que celui de gagner gros au Loto s’est perdu dans le cosmos!). Il y a donc eu un vidage de spécimens masculins autour de moi. Je vous assure, j’ai beau faire une activité, elle sera quasi exclusivement féminine (quasi parce qu’il y a bien quelques retraités qui ont besoin de s’occuper), c’est assez impressionnant. Je devrais me mettre à la boxe peut-être ?
Je n’ai jamais été une grande séductrice. Je ne sais pas faire. C’est assez logique me direz vous vu l’image assez pitoyable que j’ai de moi, aussi bien physiquement que niveau caractère, intelligence, psychologique, … bref, vous avez saisi l’idée. J’ai attiré à une époque, quand j’étais jeune et moins grosse, comment je ne sais pas mais si je regarde objectivement le passé, des hommes ont eu envie d’être avec. L’ont été. Bref.

Entre temps, j’ai donc souhaité qu’il n’y ait plus d’homme dans ma vie (pour des raisons que je n’évoquerais pas ici), j’ai souhaité être transparente, j’ai souhaité qu’on ne m’emmerde pas. Mission accomplie ! Notez que tout ça, ça peut aussi être appliqué au niveau amical finalement.
Et aujourd’hui, je me retrouve seule comme la gourdasse que je suis et sans aucune idée de comment m’y prendre pour renouer avec les autres puisque ça implique de se faire une place parmi un/des groupe(s) qui existe(nt) déjà. Et je ne suis pas douée pour me faire une place, pour dire « Oh ! Je suis là, ne m’oubliez pas ». Non, moi je suis douée pour faire oublier que j’existe. Je n’attire pas par ma beauté, ni par mon éloquence, ni par … je ne sais pas, peu importe. Je ne sais pas faire.

Et c’est ça qui m’a terrassé cette nuit, parce que même si je ne sais pas faire, même si je suis une solitaire, même si je reste dans mon coin, comme tout le monde j’ai besoin d’être aimé. Comme tout le monde j’ai envie d’aimer. Profondément. Sans fard, sans me forcer. Aimer des amis, aimer un chéri, aimer la vie. J’ai l’impression qu’on a oublié de me fournir le manuel pour savoir faire ça. Qu’il me manque un programme qui n’a pas été chargé à la naissance. Et je me demande si c’est possible de réparer cette erreur.

(suis désolée de faire encore ma pleureuse)

Se protéger, c’est souffrir aussi

Attention, je m’engage dans un truc, je ne sais pas où ça va finir ! Bref, mon cerveau carbure toujours et, en tache de fond, il a décidé de se questionner sur ma solitude, le vide que j’ai fait autour de moi depuis des années et ma difficulté à nouer de nouvelles relations. Il a fini par conclure que c’était avant tout une manière de se protéger. Il aura fallu du temps pour le comprendre.

Finalement, ce n’est peut-être pas uniquement parce que les gens me font chier. Même si ça joue. Non, l’explication tient aussi de l’envie de ne plus se laisser avoir par les mauvaises personnes. Ces gens qui se disent vos amis mais qui profitent de vos petites et grandes faiblesses. Cette tendance à avoir été prise pour une bonne poire durant des années. A ne pas avoir su m’affirmer. Bref, à avoir fait confiance aux mauvaises personnes. Au final, l’isolement aura été une protection. Ne plus donner sa confiance à qui que ce soit pour ne plus être trahie, pour ne plus être un simple faire valoir ou ce genre de chose.

Ca a cultivé ma tendance à la solitude et durant des années, je crois que ça ne m’a pas fait souffrir tant que ça. J’ai même entretenu ce mur autour de moi. De toute façon, chaque nouvelle rencontre confirmait ce que je pensais : les gens sont là tant qu’ils ont besoin de vous mais se barrent dès que ce n’est plus le cas. Que vous passiez votre temps à les écouter, pas de soucis. Mais bizarrement, ça ne fonctionne pas en sens inverse. Au début, on se dit que c’est parce qu’on a pas de vrais problèmes, on a pas de soucis, on n’a pas à se plaindre. Puis, on comprend aussi qu’une personne qui tient un peu à nous, ben elle prend quand même le temps d’écouter, même si ce qu’on a sur le cœur paraît futile.

Alors, je n’ai surement pas rencontré les bonnes personnes. Ou c’est moi qui suis trop … asociale. Trop sensible, trop anormale. Ayant déjà une difficulté à me lier, à savoir comment être « sociale », le fait de m’isoler n’aide pas à travailler sur cela. Du coup, je me suis enfermée dans cet état. Et aujourd’hui, je ne sais pas comment rencontrer de nouvelles personnes. Je ne suis pas sure de pouvoir accorder ma confiance non plus. Je suis devenue méfiante, craintive. Je me protège encore et toujours.

Finalement, ça fait souffrir aussi. Surtout lorsqu’on souhaite en finir avec ce cycle de solitude. Ce n’est pas que je veuille déborder d’amis et d’activités. Je reste une solitaire avant tout avec le besoin de calme et d’espace qui va avec. Mais rencontrer des personnes avec qui échanger et partager, ça pourrait être sympa et ça pourrait m’aider à évoluer aussi. Mais j’ai peur et je sens que cette peur et un frein.

Ca m’a pris un peu de temps pour savoir le formuler ainsi. J’en avais surement conscience mais pas aussi clairement. Ca prendra du temps pour penser et agir autrement aussi. Je ne sais pas si c’est possible en fait. Je n’ai pas l’impression d’avoir le contrôle sur ça. Je me referme comme une huitre quand je me sens menacée. Menace fictive bien sur, mais menace quand même. Imaginez si quelqu’un perçait la carapace, il trouverait quoi derrière ? Je ne suis pas sure d’avoir envie de le découvrir. Ca pourrait être une déception pour cette personne comme pour moi.

C’est tellement plus facile et rassurant de se cacher dans les pages d’un livre.

Parfois, ça sort

Je ne sais pas si c’est un effet de la Nouvelle Lune, mais ça brasse à l’intérieur. Je sens que les choses ont besoin de sortir, d’être dite, que ça soulage un peu mon petit cœur qui encaisse. Une amie vient de m’envoyer un mail et je me rend compte après coup que j’ai répondu un peu sèchement. Elle prend un peu pour la terre entière la pauvre. Mais désolée, j’en ai marre de n’être considérée que comme une chômeuse. Je suis une personne avant tout.

Oui, la révélation est fracassante. Les chômeurs sont des personnes ! Des êtres humains, doués de sensibilités et de réflexion, de sentiments même. Nous n’avons pas pour unique fonction de parcourir les sites d’offres d’emplois ou de faire des candidatures. Non, on est multi-usage. Whouah ! On peut évoquer de nombreux sujets en conversation, nous avons des centres d’intérêts divers et variés.

Alors, constamment commencer une conversation par « Alors le boulot ? » ou « Je sais que ça va pas fort en ce moment, que rien ne bouge … ». Oui, merci, nous avions remarqué qu’e nous sommes au chômage et que les choses n’avancent pas trop. Nous le vivons H24, inutile de nous le signaler à chaque fois que vous nous voyez. Au contraire, nous traiter en être humain doué de nombreuses qualités autres que de savoir manier le site de Pole Emploi pourrait être une excellente manière de nous remonter le moral. Genre, « Tu as vu le documentaire sur Arte ? Il était vraiment intéressant ! » ou « J’ai lu un super bon bouquin dernièrement, je te le conseille » ou encore « On se fait un ciné ensemble samedi ? ». Bref, ça, c’est sociabiliser un chômeur. Parce que se prendre des réflexions dès qu’on fout le nez dehors ou qu’on nous envoie un mail, ça donne envie d’éviter toute civilisation.

Voilà, je suis un peu agacée ces temps-ci. Le peu de patience que je possède s’épuise assez rapidement et ma tolérance assez basse habituellement tend à passer en négatif. Je voudrais qu’on n’ouvre des horizons, qu’on pense à moi comme une personne et non pas qu’on m’associe direct à mon chômage ultra longue durée.

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