Septembre est enfin passé !

Courant septembre, j’avais écrit un mini texte pour dire à quel point je déteste ce mois. Et finalement, il a fini à la corbeille, avec bien d’autres. Maintenant qu’on est bien ancré en octobre, je me rend compte comme c’est un soulagement que septembre soit derrière nous. Je ne pensais pas y trouver un tel soulagement.

Une des premières choses que je déteste en septembre, c’est que c’est la rentrée des classes. C’est une époque de projets, j’ai l’impression que tout le monde en a et moi je suis comme une gourde, les bras ballants, à ne pas savoir quoi faire de ma carcasse.
J’envie les lycéens et les étudiants qui retrouvent les bancs de leurs classes, la promesse d’apprendre des tas de choses (oui, bon, on pourrait épiloguer sur le système scolaire, on va se la jouer idéaliste).
Je me souviens quand j’ai repris mes études, comme j’étais impatiente que les cours débutent. Faire quelque chose que j’avais choisi, apprendre, espérer que ça porterait ses fruits ensuite (bon, non, mais bref, c’était bien quand même).

Septembre, c’est surtout le mois où j’ai perdu deux personnes que j’aimais beaucoup. Pas la même année, heureusement. Depuis, tous les ans, il y a ces deux dates toutes proches dans le calendrier et elles me font mal au cœur. Ces personnes me manquent beaucoup et si elles avaient été parmi nous plus longtemps, certaines choses auraient pu être différentes.

Une de ces personnes doit m’en vouloir, parce que je n’ai pas fait ce qu’elle souhaitait. Je suis désolée, j’espère qu’elle comprend pourquoi de là où elle est. Le matériel, on s’en fichait, nous ce qu’on a aimé, c’était l’avoir avec nous et savoir qu’elle a passé sa dernière journée en notre compagnie, ça c’est précieux. Ca vaut tellement plus que ce que certains ont pu récupérer.

L’autre personne … C’est au delà du manque. Le jour où elle est partie, je suis un peu morte aussi. Elle doit m’en vouloir d’avoir gâché ma vie comme ça, d’avoir perdu espoir. Ce jour là, j’ai perdu la personne à qui je me confiais encore un peu, qui faisait l’effort de me comprendre. C’est après que j’ai arrêté d’écouter de la musique, de chanter, d’écrire. Et arrêter tout ça, c’était un peu mourir pour moi. Certains y ont juste vu un changement, je grandissais. C’est drôle comme les personnes qui pensent nous connaître le mieux se trompent totalement. J’ai tout simplement arrêter de me projeter dans l’avenir. C’est passé inaperçu je crois. L’important, c’était de trouver du boulot de toute façon, selon leurs règles, selon leurs codes.

Chaque année, sans même que je m’en aperçoive, septembre est une épreuve à passer. Je suis plus angoissée, plus triste encore, je ne vois que ces deux dates et les mauvais souvenirs qui s’y rapportent. Je les revis comme si ça se passait encore et encore.
Cette année, j’aurais pourtant une raison de me réjouir sur une de ces dates. Je n’y arrive pas. C’était « sa » date, ça le restera. Ca va être dur d’y associer un autre événement aussi heureux soit-il.

Je me rend compte qu’il y a des deuils que je n’ai pas fait encore. Je les porte encore d’une certaine manière, après plus de 10 ans. Ils sont un poids que je traine. Je me demande si d’autres les portent aussi, où si je suis la seule à vivre avec un poids aussi lourd. Si je suis la seule à ressentir encore le manque. Je crois que je pourrais prendre le téléphone et me souvenir de ce numéro que j’ai tellement composé. Je serais à peine étonnée qu’elle me réponde.

Septembre est le mois que je déteste le plus. Les autres mois me sont indifférents, mais septembre, je ne peux pas le vivre normalement. C’est inscrit en moi.

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Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

Anna Gavalda et moi, ce n’est pas l’amour fou. J’ai tenté, je n’accroche pas, ça arrive. J’ai apprécié Billie. Mais ce n’est pas le sujet du jour. Le sujet, c’est la solitude. La briser, l’oublier, être le quelqu’un de quelqu’un.

La solitude est, je l’ai déjà dit, une amie fidèle. Parfois appréciable et pourtant on aimerait souvent qu’elle soit moins présente. On aimerait qu’elle soit remplacée par une présence humaine, chaleureuse, réconfortante. Un(e) ami(e), un amoureux, quelqu’un à qui parler, même à 2h du matin quand l’insomnie et les larmes s’invitent en soirée pyjama. Des bras dans lesquels se blottir. Une oreille compatissante pour écouter nos peines.

On voudrait que quelqu’un pense à nous, s’inquiète pour nous, se soucie de notre bien-être. On voudrait savoir qu’on a marqué le cœur de quelqu’un nous aussi. Comme le notre est marqué. On voudrait compter, tenir quelqu’un éveillé et si possible la bonne personne. Celle qui nous provoque des insomnies, des papillons dans le ventre (parfois agréable, parfois moins). On voudrait que quelqu’un nous attende quelque part.
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part.

Mais à ce que je sache, ce n’est pas le cas. Un jour peut-être, je l’espère. J’espère surtout qu’on ne s’attendra pas trop longtemps. J’espère que je saurais laisser de coté mes peurs, ma méfiance, mon armure et mes barrières. J’espère que je saurais faire confiance à la bonne personne.

Ca fait beaucoup de « j’espère ». Il va falloir que je fasse une sacré réserve d’espoir. Il faudrait que je sois moins peureuse surtout et que j’ose exprimer, ailleurs qu’ici, ce que je ressens. Mais ce n’est pas mon fort. Je garde pour moi, je ressasse, je rumine, je débat avec moi-même. Et ça débat dur, vraiment.

J’ai trop peur d’être rejetée, peur de me tromper (c’est la vie je sais), peur d’être ridiculisée. Je sais que c’est comme ça que l’on avance, en faisant des expériences. Jusque là, ça m’a plutôt muré dans ma tour. Je ne sais pas encaisser les coups.

On aimerait tous savoir que quelqu’un nous attend quelque part. On aimerait surtout ne plus s’attendre et se trouver.

(Une pensée pour Lampy, qui utilise souvent cette expression, je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part)

Soucis administratif

Je vous fais un « vis ma vie de rsaste ». J’ai des emmerdes avec la CAF.

Comme vous le savez peut-être, quand on touche le RSA, on est tenu de faire une déclaration de ressources chaque trimestre. Exercice auquel je me plie volontiers, ça ne prend pas très longtemps, on fait ça par internet maintenant, mais bon même sur papier, ce n’est pas très long. Généralement, on reçoit un mail comme quoi, il faut la faire, dans la journée je m’y colle, je conserve le justificatif en PDF, et hop, roule.

Ben visiblement, en septembre, y’a eu un soucis quelques part. Je reçois bien le mail, je fais ma déclaration le 2 septembre (à 15h10 précisément), je récupère mon justificatif. Et je retourne à ma vie, l’esprit léger de cette tache à accomplir.

Quelques jours plus tard, je reçois de nouveau un mail me disant de faire ma déclaration. Bon, ok, je ne pige pas trop, mais je retourne sur le site, qui me dit que ma déclaration est enregistrée et que je n’ai plus accès au module. Je recherche mon justificatif, il est bien là. Donc, ben, je retourne à ma vie, encore.

Quelques jours encore plus tard, je reçois une rappel par courrier. Oui, je sais, là, j’aurais du commençais à m’inquiéter un peu. j’étais juste énervée parce que je l’ai faite cette déclaration, bon sang! Mais je renvoie le tout par courrier, en lettre suivie (et courrier bien distribué) et je ne pense pas à passer un coup de fil ni rien, pour moi, c’est bon.
Y’a 2 jours, nouveau rappel par courrier. Je ne pense toujours pas à appeler (je vous ai déjà dit que moi, le téléphone, je n’aime pas?). Je renvoie de nouveau le truc, en lettre suivi.
J’envoie, quand le site est enfin opérationnel (parce que la CAF, c’est comme la CPAM, le jour où tu as vraiment besoin du site, ça merde, tu n’as pas accès à ton compte, bref, tu peux rien faire)

Je guette le 5, jour où est versé le RSA normalement, rien. J’attends le 6, on sait pas. Rien. Doc je fouille peu mieux le site de la CAF, et je tombe enfin sur l’endroit qui dit qu’en octobre, je n’ai aucun droits parce que j’ai pas fait cette fichu de merdique de déclaration. WTF? Mon historique dit le contraire les mecs!

Je suis donc sans ressources, une chance que je vis chez ma mère, sinon, j’aurais rien pour vivre en fait. Je serais à stresser pour payer le loyer et les charges.
Je vais donc passer un week-end formidable à stresser et à préparer un dossier avec mes différents justificatif. Lundi, je passe – enfin- un coup de fil. Au pire, mardi matin comme je dois aller en ville, j’irais directement à la CAF.

J’aime ma vie!

Et niveau emploi?

Pas d’introspection, pas dans le domaine amoureux ou existentiel. Je me souviens parfois que je parlais emploi, ou plutôt chômage, à une époque. On va revenir à la base du blog aujourd’hui. Manque d’emploi. Marché du travail désertique, à l’abandon, désespérant.

Je l’ai déjà dit, je cherche dans le domaine administratif, ce n’est pas une vocation, c’est juste que c’est ce qui est le « moins pire ». Mais c’est un secteur bouché, le peu de contrat que je décroche sont encore moins passionnants que ce que je m’étais imaginée, ça me désespère à chaque fois de me lever pour aller faire essentiellement du classement, de l’archivage. En plus, ça éclate le dos. Ou alors c’est dans le domaine médical et pour bosser à long terme dans le domaine médical, même au niveau administratif, il faudrait que j’ai un peu moins la photo du médical. Même pour aller dans les bureaux, entrer dans une clinique, c’est un peu flippant quand même. Dans l’idéal, j’aimerais changer de domaine de recherche, mais bon, si c’était si simple ça se saurait.

Je me suis livrée sur trois/quatre jours à une petite expérience : j’ai noté, pour avoir une vue d’ensemble, les offres parues sur Pole Emploi. Je voulais le faire sur un période plus longue mais le site de PE, c’est quand même la merde. J’ai exclu d’office les offres partenaires pour ne pas avoir 50 fois la même sur 50 sites différents, on sait comment ça fonctionne et déjà rien qu’avec les offres de PE, je me demande si il n’y en a pas certaines qui concernent le même poste. Sans m’attendre à de grosses surprises, je voulais voir un peu ce qu’il y avait dans un rayon de 60km autour de ma commune.

Et c’est donc vraiment sans surprise que si vous virez le BTP, l’industrie, les services à la personne et le médical, ben y’a plus rien ou presque. Les offres en administratif sont d’une rareté incroyable, le peu qu’il y a, en cdd court (un mois semble être une bonne moyenne), parfois même pas à temps plein. Et bien sur, il faut avoir plusieurs mois voire plusieurs années d’expérience.
J’ai vaguement fait un tour du coté des formations proposées, c’est pareil. Si on ne veut pas être aide à domicile et qu’on ne peut pas se financer soi-même, il faut passer son chemin.

Bon, ben du coup, je reste sur le domaine administratif, j’en frémis d’excitation ! De la paperasse à ranger, classer, archiver, tout ça, pour un peu, dans un joli bâtiment poussiéreux et tout, voilà l’avenir dont je rêve !
En fait, pour dire vrai, je ne sais même plus ce qui me fait envie professionnellement parlant (dans la vie tout court, on est d’accord). Un emploi qui me plaise, qui me donne envie de me lever le matin, qui occupe mon cerveau, qui m’empêche de cogiter ou plutôt qui fait que je n’ai pas envie de cogiter.
Mais je ne sais plus où chercher de nouvelles pistes.

Vous l’aurez donc compris, je parle peu emploi essentiellement parce que rien ne bouge et que je tourne en rond.

Et si il la fermait?

Je ne suis pas sure de résister aux cinq années à avenir. Oui, cinq ans parce qu’on est plus proche du début que de la fin. Merde ! On ne peut pas le foutre dehors ? Qu’il retourne dans sa p***** de banque !?
J’ai eu du mal à survivre aux années Sarkozy, s’agacer ce n’est aps bon pour le cœur. Hollande n’a pas incarné la douce parenthèse d’indifférence que j’avais attendu, Macron m’insupportait avant d’être élu.

Dans la presse, on appelle ça une « macronade ». Ce n’est pas la première. Les salariés illettrés de Gad, l’histoire du costard, les gens qui ne sont rien et d’autres que j’ai oublié surement.
Celle-ci me touche particulièrement parce qu’elle vise sans aucun doute les salariés de GM&S (on nous la joue, non, juste les syndicats. Et si je dis merde, ça va?). Les salariés mènent une lutte pour leurs emplois, leur usine, leur territoire. Ils ne foutent pas le bordel (mais ils devraient, vraiment, bien fort), ils se font entendre de la seul manière qui leur est accessible pour se faire entendre.

C’est facile de sa tour d’ivoire de dire qu’il suffit d’aller se former pour prendre un emploi à Ussel quand on habite La Souterraine. Il y a 142 km entre les deux villes, 2h de route, pas de transport en commun, pas de voiture avec chauffeur. Déménager ? On ne parle pas d’hommes/de femmes seul(e)s. Il y a des familles derrière. Ca se passe comment pour ceux qui ont un conjoint ? Ils font le trajet un week-end sur deux chacun leur tour ? Super vie de famille ! J’ai bien compris que c’est le genre de chose dont la société se fout totalement, mais merde, encore une fois !

A-t-on le droit d’aimer son territoire ? L’endroit où on vit, où on construit sa vie ? J’ai conscience d’habiter un département sinistré et que moi-même je devrais partir pour construire ma vie ailleurs mais pas n’importe où. Le lieu où on vit est important. On ne peut pas toujours dire aux gens de déménager, de reconstruire ailleurs.
Peut-on simplement aimer nos territoires ruraux ? Tenter de les sauver parce qu’ils ont malgré tout leurs importances pour le pays ? Merde (beaucoup de merde, désolée), je vais lancer un Front de Libération de la Creuse. On ne sera plus en macronie !

Ca lui coutait quoi à ce guignol de prendre un quart d’heure pour parler avec un ou deux délégués plutôt que de lancer une phrase à la con et d’envoyer des lacrymos aux salariés ? C’est quoi ce mépris de classe !? Ils ne sont pas assez bien pour lui les gars de GM&S ? On est trop bouseux dans la Creuse pour mériter le respect de Monsieur Macron ?

Non, vraiment, je ne survivrais pas à ces cinq années. Çà ne va pas le faire.

Gravity

J’ai reçu l’album Little voice de Sara Bareilles mardi. Vous savez comme une chanson peut dire beaucoup. Il y a des artistes qui ont ce talent d’exprimer énormément par la musique, par leurs paroles et même si on n’a pas vécu la même histoire, les mots nous parlent. Ce coup-ci, j’ai été marqué par la dernière piste de l’album, Gravity. Et elle m’a amené à réfléchir. Ca a fait écho à Ces gens qui nous font mal aussi.

Se libérer de l’attraction que quelqu’un exerce sur nous, c’est difficile. Même quand on sait que ça nous fait du mal, que ça nous replonge dans de mauvais sentiments. En amour comme en amitié d’ailleurs, ou quelque soit la relation, on reste parfois attaché, même par la pensée, à des personnes qui nous sont néfastes. Parce qu’on a des sentiments pour elles, des souvenirs, des espoirs, on reste lié à ces personnes même si elles ne se sentent pas, plus, liées à nous.

Set me free, leave me be
I don’t want to fall another moment into your gravity

Cette chanson, bien qu’elle soit plutôt triste, va beaucoup m’aider je pense. J’y réfléchis depuis mardi soir. Il faut que je demande, comme dans le refrain, à ces personnes, à ces souvenirs, de me laisser partir. Que je les laisse partir aussi. La chanson parle d’un amoureux. J’étends à toutes les personnes qui m’ont fait du mal (intentionnellement ou non), qui me hantent. Il faut que je me libère de cela, que j’avance. Ca ne se fera pas d’un coup, mais l’intention est là. Des les exercices de visualisation, l’intention est importante. Poser la demande, l’exprimer, visualiser le résultat comme acquis.
Je devrais me poser et faire concrètement cette visualisation. Ca pourrait aider.

Je me rend compte que je peux me l’appliquer à moi-même. Que je suis souvent la première personne à me faire du mal. Parce que j’ai peur, parce que j’hésite, parce que j’ai une tendance à me laisser envahir par la négativité, à me laisser submerger par la tristesse, par mes mauvais fantômes.
Je dois me libérer du passé. Je dois arrêter de me laisser attirer par ce qui m’a rongé avant. En guérir. Devenir moi, pleinement.
Il faut que je quitte la gravité de l’ancienne moi, celle que j’ai combattu cette année. Celle que je combats depuis quelques années en fait, cette année aura été celles des actions « extérieures » (essayer de perdre du poids, sortir, et des petits choses de ce type).
Pour que ça fonctionne totalement, il faut que je me libère de l’image négative que j’ai de moi. Mais j’ai encore du mal à me voir autrement. J’arrive vaguement à être neutre, au point où je ne me déteste pas mais où je ne m’aime pas non plus. Mais c’est assez dur encore d’être à ce point là. Alors basculer vers le positif, n’en parlons pas.

La partie n’est pas gagnée. Aujourd’hui, à ce moment précis, je vais bien. Dans une heure, je sais que ça peut-être différent. Il y a des choses qui exercent encore trop de gravité pour que j’y échappe. Pour l’une d’elle, il faut surement que ça passe par la réécriture de ce texte perdu. Je n’ai pas réussi à m’y mettre encore (je suis super occupée en fait ^^). Pour d’autres, d’autres textes viendront, ou ont déjà été écrit mais pas digérés même si je les ai partagé.
La bataille la plus dure sera surement celle qui m’opposera à moi-même. Le mental risque de se déchainer. Il se déchaine chaque jour en fait. C’est lui qui me ramène vers la noirceur. C’est de lui qu’il faut que je me libère parce que c’est lui qui porte les peurs, les doutes, qui ramène sa fraise pour m’empêcher d’agir.

Mais il faut que je me libère de la gravité de ces choses qui font mal pour pouvoir percevoir la gravité des choses qui me feront du bien.

Ecrire

En ce moment, je ne sais pas si vous aviez remarqué, j’écris beaucoup. Je ne raconte rien de très intéressant mais les mots ont besoin de sortir. Je préférerais que mon cerveau se fixe sur le roman que je rêve d’écrire mais je n’écris que des babillages pour le blog (on est en octobre ma fille et tu n’as pas regardé de plus près le site du Nanowrino). J’ai posté énormément de choses, j’en a gardé pour moi, j’en ai jeté pas mal. Oui, j’aurais pu les garder mais elles avaient juste besoin de sortir et je n’avais pas le courage de les garder.

Je me suis beaucoup excusée de publier autant. Je ne vais pas m’excuser à nouveau. J’ai partagé ce que j’avais besoin de partager. Je me dis que parfois j’en dis trop. Je me suis beaucoup questionnée avant de partager La vie d’un coeur par exemple. Mais j’avais profondément envie de partager ce texte, il expliquait un peu ce qui se passait dans ma tête. Je ne sais pas pourquoi je mets ça au passé en fait, je suis encore en cours de guérison, je fais des rechutes. Du coup, l’hémorragie de mots n’est pas vraiment finie, même si elle se calme. Et cette « crise » a modifié mes habitudes.

Avant, je prenais l’ordi, j’ouvrais Word et je rédigeais directement au propre. Pas de brouillon ou presque, parfois pour les premières lignes, noter une idée ou une phrase qui passe rapidement dans ma tête et que je voulais utiliser.
Désormais, j’ai besoin de la sensation du stylo et du papier (je note que j’ai beaucoup lu sur papier aussi ces derniers temps, un retour aux sources). J’ai beaucoup écrit la nuit aussi et mon ordi est généralement éteint à ce moment-là. Le papier était donc le seul moyen d’écrire. Et j’aime ça.
Je gribouille dans un de mes carnets (J’en ai racheté depuis, y’a un nom pour cette maladie qui fait qu’on ne peut s’empêcher d’acheter des carnets tout mignons? Non parce que je manquais de carnets c’est sur, l’achat était indispensable). Je l’use, je tourne les pages, j’apprécie de le toucher, de l’avoir dans les mains. C’était une sensation presque oublié d’écrire sur papier et c’est agréable de redécouvrir ça.

Ma manière d’alimenter le blog a changé aussi. Quand j’écrivais peu, moins, je publiais dans la foulée ou je programmais pour le lendemain. C’était quasi instantané.
Dernièrement, je pouvais écrire jusqu’à trois textes par jours (désolée). Tout n’a pas été mis sur le blog bien sur mais pas mal quand même. Je pouvais avoir jusqu’à six articles programmés. Je ne suis pas sur que ce mode de fonctionnement me convienne vraiment parce que je préfère le coté plus spontané d’avant, mais c’est ce fonctionnement qui s’impose à moi pour le moment. Même en ne partageant pas tout, ça bouchonne. Et il suffit que j’écrive quelque chose que je souhaite partager au plus vite pour devoir revoir tout mon planning.
Il y a encore des choses que j’ai envie d’écrire, ça prend forme doucement. Dans ma tête tout d’abord, avant d’être couché sur le papier.

Écrire aura donc été indispensable ces dernières semaines. Ces derniers mois en fait. Je crois que vers mi-juillet je débloquais déjà pas mal. J’en avais pas encore conscience, j’étais en phase d’acceptation ou un truc du genre. Je n’avais pas encore compris que j’avais pris un mur. Fin juillet par contre, c’était fait il me semble, je ne suis pas douée avec les dates.

Je me suis perdue dans les mots que j’avais besoin d’écrire comme à une époque je me suis perdue dans ceux que je lisais. J’ai, en parti, remplacé les romans par mes textes. C’est pour ça que je lis moins. On ne peut pas tout faire.
J’écris sur ce que je ressens en ce moment, ces derniers mois, sur ce que je comprend sur moi. Sur des choses qui ressurgissent du passé, des blessures ravivées, qui n’étaient peut-être pas guéries. J’écris pour exorciser, pour apaiser, pour mettre des mots sur les choses en espérant que ça m’aide à traverser ce qui me pèse sur le cœur et ce qui envahit ma tête. J’espère en venir à bout et qu’une nouvelle moi, forte de tout ça, émergera bientôt.

Et vous, quelle relation avez-vous avec l’écriture? Avec votre blog?

Ces gens qui nous font mal

Nous avons tous croisé ce genre de personnes. Nous en avons tous eu dans nos vies et nous en auront encore, jusqu’à la fin nous pouvons être déçu par des personnes que nous aimons, qui nous sont proches. Je n’oublie pas que l’inverse est vrai, nous faisons souffrir aussi, nous décevons. Les relations humaines sont une source inépuisable de déception, de trahison, d’abandon.

Les premières personnes à nous faire du mal, souvent eux-même ne le savent pas, ce sont nos parents. Ils brillent par leurs absences, par leurs dérives, par leurs manques d’amour, ou l’amour qu’ils ne montrent pas, qu’ils n’expriment pas. Ils transmettent leurs peurs, leurs craintes, leurs chagrins. Ils échouent à offrir un foyer sécurisant qui prépare au monde extérieur, à donner confiance. Et parce qu’on ne suit pas les traces qu’ils auraient voulu qu’on suive, ils font savoir que ce que l’on fait n’est pas utile, pas bien, pas intéressant.
Les parents, cette première pierre sur laquelle on se construit, sont le premier échelon d’un édifice instable.

Les amis aussi sont importants dans notre construction. Et pourtant, quelle source de déception! Il y a toutes sortes d’amis ou plutôt de faux amis : ceux qui voient un intérêt à vous fréquenter, ceux qui vous utilisent pour se sentir mieux parce que vous êtes une oreille attentive, parce que vous êtes un faire valoir, parce qu’ils utilisent vos faiblesses pour se sentir mieux. Ces gens là se barrent de votre vie quand vous leurs êtes inutiles, qu’ils ont trouvé mieux ailleurs ou une autre « proie ». Je crois que la dernière « meilleure » amie que j’ai eu était championne sur tous ces points.

J’étais l’oreille attentive de ses histoires d’amour, de ses plans pour séduire tel ou tel type. Je l’aidais à y voir plus clair, je crois en tout cas, je l’encourageais. Et j’avais cependant droit à des reproches parce que j’étais soit disant jalouse. Je me mettais en retrait pour la laisser seule avec son mec, mais j’étais jalouse. Je faisais en sorte que ça se passe bien entre eux en lui évitant d’être trop impulsive dans certaines de ses réactions, mais j’étais jalouse. Pour le coup, c’est moi qui ai coupé les ponts, j’ai atteint ma limite le jour où elle n’a fait que se plaindre qu’elle ne verrait plus son mec autant qu’elle le voudrait, qu’elle en a disserté durant des heures… je venais de me faire plaquer comme une merde, mais ce n’était pas grave visiblement. Inutile d’en parler, mon cœur n’était que quantité négligeable. Je n’étais que quantité négligeable.

Ca ne l’a pas plus traumatisé que ça, elle a trouvé rapidement une autre petite souris pour lui servir de faire valoir.
Parce que oui, j’avais fonction d’oreille attentive mais de faire valoir aussi. Je suis la proie toute désignée pour ça : pas confiance en moi, ne sais pas me mettre en valeur, pas forcément très jolie, effacée. A coté de moi, une nana sure d’elle ne peut que briller. J’étais la copine toujours là mais qui n’était pas une menace. Un fidèle petit chien.

J’ai été l’oreille attentive de beaucoup de monde en fait. La plupart se barrent dès que le bonheur arrive dans leur vie, dès qu’ils ont pompé ce qu’il y avait à pomper. Je me met en retrait parfois maintenant. Même avec les gens qui sont honnêtes et sincères, je me protège. Je ne peux pas m’empêcher d’être présente, je veux aider les gens. Mais on a nos propres limites. Je le sais maintenant.

Il y a les amis qui sont là, vous écoute et pense qu’ils vont pouvoir résoudre tout vos soucis à coup de « faut se bouger », « ça va s’arranger » et autres banalités du genre. Genre « je te sors quelques uns de mes conseils pseudos bienveillants (généralement pompés aux JT) et ta vie va se trouver transformer comme d’un coup de baguette magique ». C’est une autre manière d’être un faire-valoir. A tous ces gens qui ont croisé ma route et qui se barrent quand ils comprennent que ça ne marche pas : ben non, ce n’est pas si simple. Il ne suffit pas de dire qu’il faut bouger son cul pour que le miracle arrive. Les miracles, c’est pour les contes de fée.
Je ne sais pas, ces gens ont soit une vie ultra simple, sans soucis soit s’imaginent qu’ils sont les seuls à en avoir et que les autres se plaignent pour rien.

Il y a ces hommes qui vous plaisent, qui vous charment, qui usent de votre envie d’aimer pour qu’on s’attachent à eux, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’on était une distraction, une récréation, un moyen de tester leur pouvoir de séduction, et que nous ne sommes pas celle qu’ils veulent. Pire, on peut être là, dans leur vie, pour rendre une autre femme jalouse. Il y a ces hommes qui ne respectent pas les sentiments, qui ne respectent pas les gens.
Il y a ces hommes qui vous font du mal sans le savoir ou sans le vouloir, qui ne jouaient pas mais qui ne ressentaient pas la même chose.

Il y a tous ces gens qui nous font du mal. Mais n’oublions pas les gens qui sont là, sincèrement, qui restent, qui écoutent vraiment, qui veulent aider vraiment. Quand on a connu son lot de déceptions, que de nombreux c….. ont traversé notre route, c’est difficile de faire pleinement confiance, mais ça ne veut pas dire qu’on n’apprécie pas l’aide qui se présente, les amis qui sont là même si le montrer devient difficile.

Ces mots de passe que l’on oublie

Vous avez déjà eu l’idée de protéger un document texte avec un mot de passe ? Ca m’arrive ces derniers temps. C’est un peu con parce que normalement je suis la seule personne à avoir accès à mon ordi, c’est donc une précaution totalement inutile. Mais je l’ai fait quand même, pour des textes vraiment trop personnels. Une idée con.

Pour certains, pas de soucis, j’ai le mot de passe en tête, tout fonctionne bien. Et il y a ce texte. Celui que je n’aurais à coup sur jamais publié mais que je n’aurais pas supprimé non plus, un retour sur le passé pour tenter de l’exorciser. Ce texte là, c’est peut-être le plus important au final, celui qui explique une bonne partie de mes blocages. Mais il restera secret. A plus forte raison que je n’arrive plus à ouvrir le document. Même ma mémoire vient faire barrage. Ou le fichier est corrompu. Un coup du destin.

Je n’avais même pas fini de l’écrire ce texte. C’était trop difficile. J’ai du m’y prendre en plusieurs fois et il restait à dire. Sortir les mots oralement est compliqué, les sortir à l’écrit est généralement plus simple. Pas là. Un accouchement dans la douleur, les larmes aux yeux. Alors perdre ce texte, ça me chamboule un peu. Même si ce n’est pas grave, je peux le réécrire au final, je peux le refaire. Ce ne sera pas plus simple, il sera un peu différent, je l’aborderais surement d’une autre manière. Parce que je l’ai tellement occulté que je ne sais même plus comment je commençais en fait, la trame que je suivais. Je me souviens généralement de mes textes, pas mot à mot, mais quand même. Lui, non, le noir quasi total.

Ce n’est surement pas un hasard que de tous les documents que j’ai protégé par mot de passe, ce soit celui-ci que je ne puisse plus ouvrir. Est-ce que c’était trop tôt ? Est-ce que j’ai encore des choses à apprendre avant de l’écrire? Je n’avais pas l’impression pourtant. Il était au contraire temps que ça sorte, que je mette des mots sur ces blessures pour ne plus les porter au fond de moi comme des silhouettes informes. En espérant avancer.

Ce texte mettait en lumière toutes les petites choses que je peux dire sur le blog, des petits détails que je glisse ici ou là mais que je n’explique pas parce que c’est trop personnel, trop douloureux et que je ne tiens pas à ce que ce soit lu par tout le monde. Que ce soit lu tout court en fait. Ce sont des bouts de vie qui font mal, depuis longtemps, trop longtemps. Qui ont conditionné bien des choses. Ca paraît peu comme ça, des petits riens qui font les grandes souffrances.
Alors j’y tenais un peu à ce texte, même si je l’ai mis de coté, même si j’ai oublié comment l’ouvrir, j’y tenais parce qu’il était important dans mon évolution.

Je vais le réécrire, quand j’en ai le courage. Si j’en ai la force. Je sais que je dois le réécrire, ça se presse en moi pour sortir. Mais je vais devoir attendre d’avoir du temps seule à la maison pour ne pas retenir les larmes si elles se font trop insistantes. Parce que même écrire pour dire que je dois le réécrire, ça me fait sentir pas très bien. J’ai ce texte perdu en tête, je sais de quoi il parle, je ne sais plus comment, mais je sais de quoi, et je sais que ça va être douloureux de le réécrire et parce que c’est douloureux il faut que ça sorte.

Il faut que je le réécrive parce qu’après lui un autre se fait pressant dans mon esprit. D’autres choses à sortir, une chose que je pensais avoir assez combattu. Les fantômes, anciens ou plus récents, sont difficiles à combattre.

Bilan lecture de septembre

Bon, depuis juin c’est un peu la merdasse niveau lecture. Où est passé le temps où j’enfilais dix livres dans le mois? Parti, perdu, envolé.

Au tout début du mois, j’ai lu Le livre du voyage de Bernard Werber. J’ai beaucoup aimé ce petit voyage, bien agréable. Des réflexions intéressantes, sur la vie, le monde, la société. Du bon Werber.

Ensuite, Flammes est arrivé dans ma boite mail et c’était juste trop tentant de me jeter dessus, tant pis pour les livres qui prennent la poussière depuis … bref. Je vous ai dit combien j’aime ce livre? Faut-il que je recommence, encore? Je peux, si vraiment ça peut vous faire plaisir! Il sera dans mon top 5 des livres de l’année.

C’est là que la cata commence. J’ai trainé sur Miss Dumplin de Julie Murphy. Et pourtant, ce n’est pas un mauvais livre. Il y a plus palpitant mais il y a moins intéressant aussi.

J’avais envie d’autre chose qu’un roman, donc j’ai attrapé Hypersensible, mieux se comprendre pour s’accepter de Elaine N. Aron. J’en suis à la moitié environ. Ca traine un peu, mais c’est assez intéressant. Pour expliquer l’hypersensibilité je ne sais pas, mais certains mécanismes psy oui. Je comprend des choses. Tout ce qui concerne l’enfance en particulier m’a paru très révélateur. Mais pas rassurant.
Je ne me suis pas encore replongé dedans. Le chapitre suivant concerne l’emploi il me semble.

Et comme ce livre là trainait, j’ai eu de nouveau envie d’un roman. Et une relecture s’est imposée à moi, totalement. Nos étoiles contraires de John Green. Ca reste son meilleur non? Augustus et Hazel Grace, la perfection, malgré la fin d’une tristesse incroyable.

J’ai pioché ensuite dans mes achats du salon Plaisir de Lire de Montluçon et j’ai lu Rouge Poison de Laetitia Reynders. Le style est un peu bizarre mais l’histoire était captivante, j’avais envie de savoir ce que les personnages allaient devenir. La fin ne me plait pas vraiment mais elle n’est pas mauvaise pour autant. Jolie rencontre au salon du livre, je suis contente d’y être allée malgré le rhume.

Cinq livres terminé, un lu à moitié.
Et hier, j’ai reçu Les anges voient rouge en poche (j’avais la version numérique), avec (ô joie) le fameux chapitre 22 qui n’était disponible jusque là que dans l’édition France Loisirs. J’ai donc lu, pardon, dévoré le chapitre 22. Trop court, j’en veux plus!!!!!!!!! Ce coup-ci, c’est vraiment fini.

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