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N’aimez pas (que) mes faiblesses

C’est un peu paradoxale vu que c’est ce que je pose en premier sur la table quand je me présente. C’est ce que j’étale sur le blog. C’est ce qui ressort le plus chez moi. Mes faiblesses, mes failles, mes douleurs. Les larmes qui parfois débordent sans que je le veuille (même au téléphone, oops). Ma sensibilité qui me fait réagir plus que je ne le voudrais, qu’il n’est décent de le faire. Je ne nie pas que c’est moi. A prendre ou à laisser. C’est ce qui me gouverne le plus souvent.

Mais je ne suis pas que ça et je ne veux pas qu’on n’aime que ça. Je veux qu’on fasse ressortir mes forces. Je veux qu’on pique ma curiosité. Je veux qu’on me pousse à m’interroger. Je veux qu’on me fasse découvrir ce que je n’aurais pas découvert seule. Qu’on me permette d’explorer l’autre, moi, le monde, la vie. Je veux qu’on aime la liberté dont j’ai besoin parfois, qu’on me pousse à la chercher. Je veux qu’on m’aide à évoluer, grandir, raisonner, m’exprimer, partager, échanger, donner.

Je veux qu’on s’occupe de moi aussi, je veux être protégée mais je ne veux pas être une proie. Je ne veux pas être une chasseuse non plus. Je veux être moi. Mais pas juste par mes faiblesses.

Je ne veux pas qu’on s’intéresse à moi juste parce que je manque de confiance, parce que je suis timide, parce que je suis discrète. Ca implique qu’on pense que je suis manipulable, peut-être que je le suis après tout. Je n’en sais rien. Sûrement. Faible et manipulable. Parfois en tout cas.

J’ai besoin de soutien, j’ai besoin d’un filet dans la vie. J’ai besoin d’attention, j’ai besoin qu’on apaise mes peurs et mes doutes. Qu’on m’aide à les dépasser. Pour être plus forte, pour que le positif ressorte, pour ne plus être un tas de défauts et de faiblesses.

Je vois assez ce qu’il y a de plus laid en moi. Je veux qu’on voit ce qu’il y a de beau. Je veux qu’on me le montre. Je veux qu’on m’apprenne à l’apprécier. Parce que durant des années, on m’a dit, on m’a montré ce qui n’allait pas. Je ne sais voir que ça et j’ai l’impression de n’aller que vers ça. Comme un conditionnement de mon comportement. Il faut que je me reconditionne pour voir le reste. Ca ne sera ni facile ni évident. Ca ne sera pas pour tout de suite.

Je ne veux pas qu’on aime (que) mes faiblesses. Je veux qu’on aime mes forces. Mais pour ça il faut que je sache que j’en ai, que je sache lesquelles. J’espère y arriver un jour.

Tag « Tu préfères… »

Un petit tag vu chez A blue feather, je l’ai trouvé sympa, je reprend 😉

Lire des trilogies ou des « one shots »
Je crois que je préfère les one shots. Les sagas c’est sympa mais il y en a vraiment beaucoup. Des très longues parfois. Changer d’univers, c’est bien aussi.

Lire des auteurs féminins ou des auteurs masculins?
Aucune importance. Malgré le vent de girl power qui hurle en moi ^^

Acheter tes livres en librairie ou sur internet?
Neuf, souvent internet, j’ai du mal à trouver ce que je veux en librairie et quitte à commander, je le fais sur internet, ça arrive direct à la maison. Mais j’ai beaucoup acheté d’occasion ces derniers temps (Trop? Qui a dit trop!?) du coup, magasin d’occasion.

Que les livres deviennent des films ou des séries?
Le livre est toujours meilleur.

Lire 5 pages par jour ou 5 livres par semaine?
5 livres par semaine, ça me fait rêver. Je suis plutôt du genre 5 pages par jour ces temps ci.

Devenir chroniqueur ou écrivain?
Écrivain.

Ne lire que tes 20 livres préférés tout le temps ou ne lire que de nouveaux livres?
Heu … que des nouveaux livres. Mais snif quand même.

Être bibliothécaire ou libraire?
Je ne sais pas. Aucun. Je garde tous les livres pour moi!

Ne lire que ton genre préféré ou tous les genres sauf ton genre préféré?
Je ne crois pas avoir vraiment de genre préféré. Donc de tout.

Livre papier ou e-book?
Les deux.

Anglais ou français?
Majoritairement français même si je me tente à l’anglais de temps à autre.

Poche ou grand format?
Les grands formats sont très beaux en général mais très chiant. Poches, pour le prix, le coté pratique. J’ai de petites mains ^^

Mikaël

En écrivant sur Vincent, je savais que j’en viendrais à parler de Mikaël a un moment ou un autre. Ca va être plus difficile je pense. Plus douloureux par certains aspects. Plus marquant dans ma vie, plus … je ne sais pas trop quoi. Il y a eu des hommes qui ont traversé ma vie, des hommes pour qui j’ai eu des sentiments et il y a ceux que j’ai aimé. Voilà pourquoi je tiens tant à cette distinction entre avoir des sentiments et l’amour. Ca ne nous impacte pas de la même manière. Définitivement pas.

Je crois que je chercherais Mikaël dans chaque homme que je vais rencontrer pour le reste de ma vie. Ce coup de foudre qui nous fait rêver, je l’ai eu. Lui non. Ca restera une blessure à tout jamais. Et je l’aimerais à tout jamais. Mais du coup, pour soigner cette blessure, ça va être compliqué. Les coups de foudre qui fonctionnent, c’est pour les autres, pour les contes de fée, ce n’est pas pour moi. Je le sais mais on ne peut s’empêcher de l’espérer malgré tout. Croiser une personne, voir son sourire, son regard, sa façon d’être et y reconnaître une évidence. Une évidence qui éveille l’espoir. L’envie.

Une évidence non réciproque bien sur. Donc douloureuse. L’amour est douloureux. Et pourtant, aimer c’est bon. Avoir une personne qui hante nos nuits, nos jours, qui donne envie de … voir la vie autrement. Même quand on sait que c’est impossible. Même quand on sait qu’il n’y a pas d’espoir. Je garde des détails insignifiants en tête. Des détails cons. Ces petits détails qui font que l’amour vit toujours un peu. Des détails qui reviennent en traîtres quand on pense que ça va mieux. Sa manière de s’habiller, son visage, sa façon de tenir sa cigarette (nul n’est parfait).

Mikaël est l’amour impossible de ma vie. Pas le seule mais le plus marquant. Il le sera éternellement. Rien ne le balaiera de ma mémoire et, j’en prend conscience, de mon cœur. Il y a sa place. Il y a laissé une trace. Un goût d’impossible, d’inachevé, d’inassouvi. C’est lui que je cherche et c’est lui que je trouve puisque je trouve l’impossible, toujours.

Est ce que ma vie serait différente si il avait eu des sentiments pour moi ? Si j’avais eu ma chance ? Si il m’avait aimé ? Est ce que je me sentirais désirable si cet homme que j’ai aimé, que j’aime, m’avait aimé ? Est ce que je me sentirais différente ? La vie aurait-elle une autre saveur ? Est ce que je pourrais croire que le meilleur est possible ou tout ce que j’ai vécu d’autre pèserait plus dans la balance ?

Les amours qu’on ne vit pas, les amours impossibles, laissent peut-être plus de questions que les histoires que l’on vit, qui existent, qui ont leur chance. Pourquoi on aime sans être aimé ? Pourquoi ce coup cruel du destin ? Pourquoi devoir contenir autant de sentiments ?
J’en garde comme enseignement que j’aimerais toujours sans être aimée en retour, que ce n’est pas pour moi. Qu’il y aura dans ma vie des hommes pour qui j’aurais des sentiments, pas de l’amour, qui en auront pour moi à leur manière, mais que je n’ai rien à espérer de plus. J’en déduis surtout qu’à trop aimer, on se prend le mur et que s’en relever est difficile. On ne le fait jamais vraiment.

Est ce que je veux évoluer?

Voilà la question qui m’a été posé il y a peu. Est-ce que je veux évoluer ? Est-ce que je veux changer ? Qu’est-ce que je fais pour ça ? Est ce que je suis prête à le faire ? Sur le coup, j’ai dit oui, bien sur que je veux changer. Et comme souvent, la question me reste en tête et tourne en boucle. Il ne faut pas me mettre des idées comme ça dans le cerveau, c’est dangereux. Est-ce que j’ai évolué ? Est ce que je brasse du vent ? Est ce que je vais vraiment évoluer un jour ? Où j’en suis là, maintenant ?

Alors forcément, la question est à remettre sous le contexte que c’est une personne qui ne me « connaît » que depuis… quinze jours environ, qui me la pose. Qu’il a probablement une idée bien claire en tête, et que je n’y cède peut-être pas si facilement qu’il l’aurait cru. Parce que je suis timide, pudique, que je manque de confiance en moi mais que je ne suis pas si faible que ça pour autant et que je ne me soumet pas si facilement. Être méfiante, ne pas avoir confiance facilement, ça peut avoir des avantages, on se méfie des plus ou moins beaux parleurs.
Si je n’ai pas révolutionné ma vie depuis tout ces mois de tempête, si les changements ne sont peut-être pas aussi visibles qu’ils devraient l’être, il y en a. Accepter de filer mon numéro au bout de quelques jours en est un. Il n’y a pas si longtemps, je ne l’aurais pas fait.
Je ne suis pas sure qu’accepter un week-end chez un parfait inconnu soit un signe de changement par contre. De stupidité peut-être. Ou c’est moi qui suis vraiment trop méfiante ?
Je ne nie pas l’importance d’être entourée, questionnée, voir un peu bousculée durant cette quête du changement. Mais pas pour satisfaire au désir de quelqu’un qui tentera de me faire croire que c’est pour mon bien que je dois faire ce qu’il attend. Je ne veux pas suivre la voie de quelqu’un, je veux trouver la mienne. Elle est sacrément encombrée cette voie et j’ai du mal à la déblayer mais c’est la mienne et c’est celle-ci que je dois suivre.

Je sens que je suis à une étape. Il va falloir que je sache saisir l’occasion de la passer. Qu’il va être temps de ne plus simplement se questionner et d’écrire mais qu’il va falloir agir. Plus qu’en allant à une sortie avec OVS, plus qu’en se faisant tatouer. Je sens que ce n’est pas une étape facile et que je vais pleurer sûrement (je pleure déjà en fait sans savoir pourquoi). Je ne sais pas quelle sera la forme de cette étape, comment elle va se présenter. Mais ce sera une étape vers plus de liberté, vers autre chose.
Ce n’est pas pour autant que je vais me ruer sur le premier truc fou à faire pour franchir cette étape. Même si j’y ai pensé, vraiment. Mais évoluer, ce n’est pas faire n’importe quoi non plus. Se tromper, tâtonner, oui, être stupide non (plus stupide que d’habitude j’entends).
Les choses se ralentissent en ce moment. Comme si il était temps de se poser pour réfléchir vraiment à l’après, à cette étape. C’est peut-être un effet de fin d’année, de bilan. Je ne sais pas. Il me manque peut-être un élément, une donnée encore pour avancer. Le tout est de déterminer laquelle. Je ne sais pas ce que je dois chercher, où, comment, alors ça va encore prendre du temps.

Oui, je veux évoluer, je veux me libérer, je veux vivre. Pas en étant façonnée sous la volonté de quelqu’un. Je veux être moi. Vraiment moi. Ne plus être cet instrument désaccordé, mais ne pas le renier non plus. Alors, j’ai besoin d’aide, c’est certain. Partager ici m’a beaucoup aidé même si vous n’en avez peut-être pas l’impression. J’ai beaucoup écris, beaucoup publié, à en être écœurée, j’ai parfois vomi les mots. Il y a ceux qui sont restés privé, il y a ceux qui n’ont pas vocation à être partagé. Il y a eu et il y a aura les larmes que personne ne voit, qui s’essuient dans la solitude.
Mais j’ai envie d’évoluer. Je ne veux plus être une explosion perpétuelle, je veux connecter les points entre eux, je veux devenir un joli dessin.
Je veux plus que du virtuel, je veux du vrai, du concret, du palpable. Je ne veux plus que des rêves, je veux la vie. Je veux trouver où planter les graines du nouveau moi. Je ne veux plus être insignifiante, je veux être entourée de gens qui voient quand ça ne va pas, qui veulent savoir pourquoi et le comprennent. Ne plus avoir à le cacher. Ne plus avoir peur de l’exprimer. Je veux en être capable un jour. Je veux des gens avec qui construire une belle histoire, à qui dire des mots d’amour. J’en ai peut-être déjà rencontré, je ne sais pas, qui peut savoir?

J’ai déjà bougé pas mal de frontières. Ca ne se voit pas d’un coup d’œil, c’est plus profond. J’ai accepté beaucoup de choses sur le passé, sur ce que je suis et que je serais toujours. Il y a des traits de moi avec lesquelles il faudra faire. Pour le moment en tout cas. Je suis dans un instant de calme avant une nouvelle étape.

Bilan 2017

Je sais, vous attendiez avec impatience le bilan lecture de novembre. Ben, il n’y en aura pas. Pas le temps de lire assez. Mais ça ne veut pas dire qu’on va se priver de bilan, donc voici celui de 2017, même si l’année n’est pas tout à fait terminée, on aborde le dernier mois et je ne pense pas qu’il va se passer beaucoup de choses. Et pour une fois, je ne vais pas faire le bilan de ce qui n’a pas changé (taf, amour, tout ça), je vais parler du reste !

Je vais commencer par vous remercier d’avoir suivi le blog durant cette année 2017. J’ai été particulièrement pénible, en grosse introspection, en pleine tempête en fait durant 5 ou 6 mois et vu que mes proches n’ont rien vu et n’auraient sûrement pas compris de tout façon, c’est ici que j’ai lâché pas mal de chose. Je ne suis pas sure que vous ayez tout compris vu ma retenue à expliquer les choses, c’est peut-être pas plus mal.
Je vous remercie d’avoir commenté, de m’avoir aidé à pousser ma réflexion plus loin, d’avoir remuer les choses avec moi. Je suis désolée pour les jérémiades, j’espère que c’en est fini.

Je veux remercier les personnes qui m’ont apporté leur amitié au delà du blog. Les conseils, les discussions, les cartes postales envoyées, les peines partagées parfois, … Ca m’a fait beaucoup de bien et j’espère que ça ne s’arrêtera pas tout de suite.

Je remercie D’Elfe aussi (vous avez cru y échapper. Naifs!) pour m’avoir permis de lire Flammes. Un chamboulement.

2017 aura été marqué par les sorties. Celles que je ne faisais pas avant. Seule souvent avec les concerts mais avec OVS aussi. Aller là où je n’aurais jamais cru aller. Oser, dépasser un peu la peur de la foule, se mêler aux autres. Un peu.

2017 est aussi l’année où j’aurais officiellement marquer mon retour sur la scène amoureuse. Ce n’est pas glorieux pour le moment mais je tente. Mais bon, les mecs, vous ne pensez vraiment qu’au cul quand même. Vous savez emballer la chose parfois, mais crotte.
Par contre, en plus d’être dans un désert niveau emploi, j’ai l’impression d’être dans un désert niveau possibilités de rencontre. L’avantage est que je me fais des contacts partout en France, je vais pouvoir partir en vacances.

Je me réapproprie mon corps. Je ne suis pas une sportive acharnée mais je vois des changements. Par le sport, par la perte de poids. Je suis à moins 7 kilos (et des poussières) pour le moment. Et je me sens mieux ! Je ne l’aime toujours pas ce corps (ça va avec le reste me direz vous), mais je tente d’en prendre un peu plus soin que ces dernières années.

J’ai osé me faire tatouer ! Après des années de réflexion c’est presque sur un coup de tête que j’aurais franchi le cap ! Et je ne regrette vraiment pas du tout ! Je réfléchis à un deuxième. J’adore mon tatouage, je le trouve génial, j’aime ce qu’il représente pour moi.

Je crois avoir fait le tour. Je n’aurais pas passé le cap de m’aimer mais ça, ça va prendre du temps. Tout me paraît prendre trop de temps, j’en suis souvent la cause, je le sais.
Je n’ai pas admis que l’on puisse m’aimer aussi, ça explique peut-être la solitude persistante.


En vrac : l’album dédicacé de Gauvain ( ❤ ) , la place de concert pour Gauvain (on est fan ou on ne l’est pas!), une place de ciné, l’entrée pour une visite de château, le programme de musique classique, deux jolies cartes postales ( ❤ ), la place pour Uros Peric, la carte du tatoueur.
Ce que je ne peux pas prendre en photo : les sorties au V&B, les rencontres au salon du livre de Montluçon, les jolies choses que l’on m’a dites tout au long de l’année, tous les beaux livres que j’ai lu, …