Parlons lecture

Les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer

Voilà une saga dont j’ai longtemps entendu parler avant de me lancer. J’avais peur d’être déçue, peur d’entamer une saga de quatre tomes (plus les Hors Serie) sans intérêt, que ce soit long, que j’ai envie d’abandonné en cours de route et d’avoir donc un sentiment d’inachevé. Mais, une saga Young Adult, SF, réécriture de contes, … bref tout un tas de points positifs qui titillaient ma curiosité quand même. C’est en mars que j’ai donc plongé dans le tome 1 qui, si il ne m’a pas rendu accro, m’a fortement donné envie de continuer. Ce que j’ai fait en ce mois de juin et ce fut la catastrophe … pour mon « temps libre ».

Les Chroniques lunaires débutent avec Cinder et je ne vous fais pas un dessin pour comprendre à quel conte il fait référence. Cinder habite Néo Beijing, elle est une cyborg, elle a une belle-mère exécrable, son seul ami est un robot du nom de Iko. Un jour, elle rencontre le prince Kai et sa vie va changer totalement. Elle va en découvrir plus sur elle, la reine Levana (la reine lunaire) et comprendre que ces choix pourraient changer sa vie mais aussi celles des habitants de la terre et de la Lune.
Le tome 2 se nomme Scarlet et là encore, pas besoin de trop se poser de question pour comprendre la référence au conte. Scarlet vit dans une ferme avec sa grand mère mais celle-ci a été enlevé et la police ne fait pas grand chose pour la retrouver. Scarlet mène donc l’enquête de son coté et son chemin va croiser celui de Loup puis celui de Cinder.
Pour les passionnés, on peut lire ici un petit ebook qui se nomme L’armée de la reine (tome 2.5 donc) et qui va nous parler un peu du parcours d’un des personnages de la saga.
Vient ensuite Cress. Alors, ça m’a paru moins évident mais je suis pas une spécialiste des contes. Mais si je vous parle d’une jeune fille enfermée dans une tour et dotée de très long cheveux, ça devrait vous aiguiller. Cress, elle, est enfermée dans un satellite, est super douée en informatique et elle aide l’équipage de Cinder (et défie donc prudemment la reine Levana) et ses espoirs d’être sauvée par un preux chevalier vont un jour se réaliser. Bon, le chevalier a un passé douteux, est un brin dragueur mais il a bon fond. Je crois.
Il y a un autre hors série qui se place ici. Bon, ça n’a pas grande importance dans la chronologie de l’histoire, on peut le lire ensuite. Il est concentré sur l’histoire de Levana.
La saga se termine avec Winter. La couverture du livre donne un bon indice sur son alter égo de conte. Au passage, cette couverture est juste magnifique, orgasmiquement magnifique. Voilà voilà. Winter est la belle-fille de Levana. Elle est un peu folle depuis qu’elle a décidé de ne plus utiliser ses pouvoirs lunaires (il faudrait que je vous explique cette histoire de pouvoir). Mais sous son comportement étrange, dont elle joue souvent je pense, se cache une jeune fille intelligente, gentille et courageuse qui n’a pas peur de défier Levana.

Ca c’était pour un petit résumé des différents tomes sans en dire trop, il y a pas mal d’éléments que je n’ai pas abordé mais c’est mieux de les découvrir au fil de la lecture. Ce serait dommage d’être spoilé. L’histoire prend donc place à la fois sur terre et sur la Lune. Il y a une guerre qui couve entre les deux peuples et Levana espère bien la gagner pour régner sur les deux communautés. Son plan est d’épouser Kai pour être dans un premier temps impératrice de l’alliance terrienne puis de l’assassiner pour régner seule.
Les terriens n’aiment pas les lunaires, ils ont peur de leur magnétisme. Les pouvoirs lunaires permettent de contrôler les personnes et de créer des illusions (Levana ne montre pas son vrai visage par exemple, on comprend pourquoi dans le tome qui lui est consacré). Tous les lunaires n’ont pas de pouvoirs. Ceux qui en sont dépourvus sont des coquilles. Cress en est une. Officiellement, ils sont tués. Mais la reine a d’autres projets pour eux.

C’est une saga qui m’a agréablement surprise. Je n’ai pas été accro dès Cinder. J’ai beaucoup aimé ce premier tome mais c’est en lisant Scarlet que j’ai concrètement plongé totalement dans l’histoire et que j’ai eu du mal à lâcher ma liseuse. Les pièces se mettent en place petit à petit, on voit que l’histoire est plus complexe qu’il n’y paraît, les destins croisés des personnages ont leur importance.
J’aime beaucoup l’univers créé par l’auteur (ou autrice, je sais qu’il y a débat sur le terme à employer), il est complexe, les personnages ont leurs passés, leurs faiblesses. On retrouve des éléments des contes mais pas tous, c’est même assez éloignés parfois. On retrouve cependant les personnes et je trouve assez malin la manière dont Marissa Meyer les emploie.
Le style est agréable, fluide, ça se lit tout seul. Ca reste du Young Adult, certains éléments paraitront trop simples pour des lecteurs aguerris mais je trouve malgré tout que c’est une saga de qualité, simple mais pas simpliste.

Après avoir fini Winter, je peux dire que ce sera une lecture coup de cœur de 2017. J’ai trouvé le tome 4 un peu long parfois, mais c’est surement dû à l’impatience que j’éprouvais à connaître le destin de nos héros. Même si, en fait, ça ne fait pas trop de doute.
Je me suis clairement attachée aux personnages. Peut-être un peu moins à Cinder et Kai, j’ai adoré Thorne pour le coté léger qu’il apporte, Loup pour le coté sombre, Winter parce qu’elle est complètement folle, mais gentiment folle. Et Iko, vraiment Iko et ses « je ne compute pas ». Une grosse touche humoristique dans la saga.

Une très bonne saga Young Adult donc, qui m’a fait passé d’excellents moments.

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Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Serge Marquis

On va parler lecture aujourd’hui et je vous le dis tout de suite, je ne sais pas trop comment chroniquer ce livre, j’expliquerais surement pourquoi plus tard. Je tiens tout d’abord à remercier Babelio pour m’avoir sélectionné lors de l’opération Masse Critique et les Editions de La Martinière pour m’avoir fait parvenir ce livre.

Ce roman est un livre de développement personnel, un peu dans la lignée de ce que peut faire Laurent Gounelle par exemple. Il est là pour vous amener à vous questionner, à remuer des choses dans la caboche. Et pour le coup, je dois dire qu’il y arrive. Et surtout, il parle au cœur.
On va suivre les aventures de Charlot, de Maryse, de Marie Lou, Hamid et de quelques autres. Dans ce roman, ce sont les enfants qui sont les maitres, comme dans la vraie vie en fait, sauf qu’on n’y fait pas attention.

Maryse est la maman de Charlot. Neuropédiatre réputée, c’est une belle femme, bref, elle a tout pour être heureuse. Il y a Charles, dit Charlot, qui a hérité du physique de son père parti avant la naissance même du petit. Maryse est sur d’elle, sure de tout savoir, sur de son physique, sur d’avoir réussi et de réussir encore plus. C’est Charlot qui va remettre sa vie en question quand il va lui poser des questions auxquelles finalement elle ne saura pas répondre. Charlot qui va vivre des épreuves assez dures avant même d’avoir 16 ans.

Charlot a une maladie qui le rend aveugle. Ce qui lui vaudra d’être la cible de moqueries et de violences à l’école. Il a deux amis. Hamid qui est venu en France avec sa mère suite à la mort de son père, en martyre. Hamid se fait également harceler parce que son père était un terroriste et qu’il a des vêtements trop grands. Marie Lou est muette, elle s’exprime uniquement en langue des signes. Elle devrait pouvoir parler mais ne le fait pas. Ces trois enfants vont vivre une amitié particulière et faire preuve d’une sagesse immense face à leur doutes, leurs questions et leurs manières de voir le monde.

C’est assez compliqué d’expliquer plus sans révéler ce qui se passe dans le roman. Donc, je ne dirais rien, ce serait dommage. Sachez simplement que ces trois enfants sont sources de questionnements et de remise en question pour les adultes qui les entourent. Et pour le lecteur aussi du coup.
J’ai vraiment du mal à parler de ce roman tout simplement parce qu’il se lit et il se vit. Il faut ressentir les choses en les lisant, se laisser toucher par la beauté de certains passages, y réfléchir, les intégrer.

J’ai beaucoup pleuré durant ma lecture. Parce que ce qui est évoqué est juste, profond. Mais parfois aussi de tristesse car il y a des passages vraiment terribles, des évènements tragiques mais qui poussent aussi à la réflexion.

On vit le récit sous les yeux de Maryse principalement et je trouve ça bien pensé. On aurait pu vivre tout ça du point de vue de Charlot mais ce petit bonhomme est déjà bien sage malgré tout ces questionnements. Du coup, vivre le récit sous le regard de Maryse et de voir ses certitudes tomber, de la voir se questionner comme on se questionne, permet une certaine identification.

Personnellement, j’ai été touché par le personnage de Marie Lou. Son calme dans l’acceptation de ce qui lui arrive, c’est magnifique. C’est elle qui nous apprend finalement à profiter du moment présent. Je ne vais pas pouvoir m’empêche de penser « reviens ici » maintenant, ça va être associé à l’idée d’être présent dans l’instant. C’est lié à l’égo, ces films qu’il fait dans notre tête, le petit hamster qui s’agite.

Vraiment un beau roman, pas facile à chroniquer. Je pense vraiment qu’il faut le lire et le ressentir. Il m’a bouleversé, je n’aurais pas eu besoin de mon paquet de Kleenex sinon.

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Bilan lecture du mois de mai

Tout petit bilan lecture pour mai. « Petite » lectrice pour le coup.

Je crois que je l’avais mis sur le mois d’avril déjà, car je l’avais fini le premier jour de mai. La dernière étoile de Rick Yancey, dernier tome de La 5ème vague. Saga coup de coeur.

Ensuite j’ai lu Le cheval et son écuyer, tome 3 des Chroniques de Narnia. Faudrait que je trouve la suite en occasion maintenant. J’aime beaucoup même si c’est pas un coup de coeur. Ce se lit facile, les tomes sont assez court. C’est de la littérature pour enfants quoi. C’est reposant.

Petite relecture du tome 4 de Féli, Les anges sont sans merci. Je m’attarde pas hein, Stan, tout ça. Bref.

Dans le défi « Je finis mes sagas » que je me suis tacitement lancée à moi-même, j’ai lu le dernier tome du Cycle des Dieux de Werber, Le mystère des dieux. Alors, ça explique peut être le « petit » mois, parce que j’ai beau adoré Werber, l’univers tout ça, ça me prend toujours au mois 10 jours pour finir un de ses livres.

J’ai ensuite lu Les papillons rêvent-ils d’éternité de Sandra Labastie. Sympa mais sans plus. Un peu bizarre.

Et ma relecture de Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain dont je vous parle plus en longueur ici.

J’ai débuté le tome 2 de la saga de Deborah Harkness, Le livre perdu des sortilèges, L’école de la nuit. Un peu comme pour Werber, ça me prend un temps de folie et en plus c’est un bon gros pavé de 900 pages. J’adore le contexte, l’histoire, la mythologie mise en place mais le style de l’auteur, bon sang, que c’est lourd. J’ai mis en pause cette lecture pour me plonger dans Le jour où je me suis aimé pour de vrai de Serge Marquis que j’ai eu grasse à l’opération Masse Critique de Babélio (Donc merci Babelio et les édition de la Martinière) et dont je dois faire une critique sous 30 jours.

Voilà où j’en suis niveau lecture ^^

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Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

Si vous avez déjà lu les quelques avis que j’ai posté sur mes lectures, le titre de celui-ci ne laisse place à aucun suspense. Une ode à Sophie Jomain se profile. On ne lutte pas contre l’amour !

Quand la nuit devient jour est le deuxième roman de Sophie Jomain que j’ai eu entre les mains. J’avais découvert sa plume peut avant, en janvier je crois, avec le tome 1 des Etoiles de Noss Head et quand j’ai croisé la route de ce livre là, je me savais que je le lirais peu après sa sortie. Le sujet m’intéressait fortement même si j’avais un peu peur car il est difficile à traiter : soit c’était une totale réussite et je tombais totalement en amour, soit … j’aimais moins et bon, ça aurait été dommage quand même.
Et comme il n’y a pas de suspense, vous savez que je ne suis pas loin de créer un culte au talent de Sophie Jomain. On parle de la maman de Stan quand même, pardonnez-moi mais … voilà quoi ! (oui, il fallait que je le ramène sur le tapis, un peu de légèreté ne fait pas de mal).
Si je vous parle de Quand la nuit devient jour aujourd’hui, c’est qu’un an environ après ma première lecture, je me suis replongée dans ce roman bouleversant.

Pas de Stan ou d’équivalent (quoique) dans ce roman. Nul besoin de ça pour faire battre notre cœur et rendre le récit attractif (c’est pas que Feli en a besoin hein, mais Feli sans Stan, c’est une glace au chocolat sans chocolat quand même). On est, pour moi, face à un roman audacieux qui traite d’un fait de société pas évident à aborder, un sujet tabou : l’euthanasie.
On va suivre Camille dans son parcours jusqu’au jour de sa mort par euthanasie volontaire assistée.

Les premières cinquante pages du roman plantent le décors, Camille nous raconte son enfance, son adolescence, le malaise qu’elle ressentait déjà à cette époque, ses prises et pertes de poids, ses premiers amours et surtout ses chagrins d’amour, et par dessus tout la haine qu’elle a d’elle même sans savoir l’expliquer mais qui loin de ne lui causer qu’un mal-être moral entraine des réactions physiques violentes. Camille nous plonge dans sa dépression.
Et ce prologue est déjà terriblement percutant. Je ne vais pas prétendre savoir ce que ressent Camille, mais comme beaucoup de personnes malheureusement, je ne m’aime pas beaucoup non plus. Alors quand elle nous explique son mal-être, je ne peux m’empêcher d’avoir beaucoup d’empathie pour elle. Le fait de ne pas s’estimer beaucoup, les proches probablement de bonne volonté mais terriblement maladroits, se sentir en décalage, avoir la certitude qu’être heureuse n’est pas possible, … Je la comprend.
Ici, le bases sont posées, Camille nous explique le parcours qui la mène à prendre la décision de mourir. Et ça soulève déjà pas mal de questionnements, ça remue pas mal de choses.

J’ai toujours été incapable de me trouver un quelconque intérêt. Le jugement que je portais sur moi depuis toujours était bien trop dur, sévère et intransigeant.

(Je ne choisis pas ce passage au hasard. Oui, il m’a touché. Oui, je peux le prendre à mon compte)

La premier chapitre s’ouvre sur le moment où Camille va devoir annoncer sa décision à ses parents. Comme elle s’y attend, les réactions seront violentes. Ses deux parents sont dans l’incompréhension, ce qui est normal. Le plus difficile à gérer sont leurs réactions : sa mère la rejette, refuse de lui parler. Et son père, et c’est pire que tout pour elle, garde espoir. Cette confrontation va la pousser à prendre la décision qui sera le cadre du reste du roman : Camille trouve refuge dans la clinique où elle sera euthanasiée et nous allons donc suivre ses dernières semaines à vivre dans ce lieu.

Du reste, il a raison, j’ai eu l’enfance qu’il soupçonne : idéale au yeux des hommes. De l’amour, de la tendresse, des jeux… Mais le vide en moi s’étirait chaque jour davantage. J’étais comme étrangère à ce monde, à ce qui m’entourait, perdue quelque part, cachée dans un corps qui ne me semblait pas être le mien. Aux questions innocentes sur l’existence, sont venues se greffer de véritables réflexions. Pourquoi étais-je née, à quoi servais-je? Quel était le but de la vie si tout avait une fin? Se lever, manger, travailler, dormir, cent fois, mille fois, dix mille fois, et mourir un jour. A quoi bon? Il m’arrivait d’espérer que la terre disparaisse. Qu’il ne reste plus rien. Parce que je n’étais rien. Je détestais vivre.

L’équipe qui va la suivre n’aura pas pour but de la faire changer d’avis (contrairement à ce que son père avait pu espérer). Mais son interlocuteur principal sera le docteur Peeters. Elle sera déroutée par ce jeune médecin aux méthodes peu communes, qui saura même plaisanter avec elle. Il l’aidera à renouer avec ses parents, à gérer ses crises. Sans chercher à la faire changer d’avis, toujours avec bienveillance et dans une relation un peu ambiguë qui va au-delà de celle patient/médecin. Parce que oui, c’est aussi ça Quand la nuit devient jour, un petit brin de romance qui ne vient pas écraser le sujet principal du livre. Au fil des chapitre, l’attirance entre Camille et Marc sera de plus en plus palpable, le jeune médecin, bien que troublé par la jeune femme, ne tentera jamais d’influencer son choix. Il y a un grand respect et une grande bienveillance dans leur relation.
Camille a peut-être trouvé dans ce centre ce qu’elle a cherché durant de longues années de suivi médical. Des médecins qui ne cherchent pas forcément à comprendre mais qui sont là en soutien. Elle est finalement entourée de gens qui ne lui servent pas les lieux communs sur la dépression : c’est une question de volonté, c’est dans ta tête, … Des gens qui acceptent sa souffrance, la respecte, et qui veulent juste être présent pour facilité la vie, pas pour guérir.

Le livre amène a s’interroger sur la manière dont notre société perçoit les maladies psychologiques, on peut même étendre aux maladies invisibles en général. Si ça ne se voit pas, pour beaucoup, c’est dans la tête. Et là, vous avez droit à ce que j’évoquais plus haut : des sermons sur le fait qu’il ne faut pas se laisser aller, qu’il faut de la volonté pour s’en sortir, qu’on a tout pour être heureux, que c’est dans la tête, c’est une souffrance imaginée, il ne faut pas être si sensible, …
Alors que parfois dans la vie, on a juste besoin d’un ami qui vous fait un gros câlin et qui ne cherche pas à comprendre, à verbaliser, qui n’a pas besoin d’explications mais qui est là, tout simplement avec bienveillance. Et c’est ce que je ressens à l’égard du personnel du centre qui entoure Camille. On est surtout confronté au Dr Peeters bien sur, mais le reste des personnages croisés est tout aussi respectueux du choix de Camille. Et ce simple respect lui permet de vivre sereinement ces dernières semaines sur terre.

La fin est un déchirement. Ou pas. Ca dépend des jours. C’est une fin ouverte, très ouverte. On ne sait pas ce qui se passe. On laisse Camille avec les médecins qui vont procéder à son euthanasie. Mais la porte est ouverte, un élément nous donne espoir que peut-être … Mais ça c’est au lecteur de se l’imaginer.

Voilà, c’est un livre dur. Honnêtement, je ne suis pas sure d’avoir été aussi touché lors de ma première lecture. J’ai du arrêter de lire souvent, j’étais en larmes, ébranlée, remuée à l’intérieur. C’est un peu excessif mais comme si la souffrance de Camille venait me frapper de plein fouet. J’avais souvenir d’un livre qui interroge, qui malmène, mais pas à ce point. On se fait l’opinion que l’on veut sur l’euthanasie, c’est à la discrétion de chacun. Mais on ne peut pas nier les souffrances de Camille et quand on prend conscience qu’elles sont vécues par des personnes bien réelles, que ce n’est pas juste un fiction, je sais pas, je pense qu’on réalise à quel point à l’intérieur une personne peut souffrir. Et que ce n’est pas parce que la maladie ne se voit pas qu’elle n’existe pas.

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Récap lecture du mois d’avril

Comme le mois dernier, je me lance dans un petit bilan lecture.

Le mois a débuté avec Eleanor & Park de Rainbow Rowell. Une vrai bonne surprise. Pas parfait mais vraiment prenant. J’en dis aps plus, j’avais fait un billet suite à la lecture.

J’ai ensuite rempilé pour une re re re lecture de la saga Felicity Atcock de Sophie Jomain et j’ai bien sur commencé par le début (sans blague), Les anges mordent aussi. Je ne m’attarde pas non plus, j’ai déjà dit ici mon amour pour cette saga.

Il trainait dans ma PAL depuis juillet 2016, je me suis dit que c’était suffisant, j’ai donc lu Les Noels blancs de Christian Signol, tome 1 de Ce que vivent les hommes. Je n’ai pas le tome 2 en ma possession mais j’aimerais bien. Ce n’est pas ce que je lis en général mais j’avais déjà lu un livre cet auteur (Les menthes sauvages) et j’avais adoré cet univers si différent de mes choix livresques habituels, cette littérature du terroir qui me ramènerait presque en enfance au temps où la campagne, c’était la campagne quoi.

On passe vite sur le tome 2 de cette brave Feli, Les anges ont la dent dure. Juste entre nous comme ça, moi c’est avec ce tome que j’ai succombé … à la saga bien sur.

J’ai découvert une auteur ensuite, et la plume de Angélique Barbérat m’a plu. L’instant précis où les destins s’entremêlent ne m’a pas déçu. C’était agréable, un brin poétique, malgré le thème de la violence conjugale, on suit des personnages sympathiques (d’autres moins) et on ne peut que se laisser guider au fil des pages vers la fin du livre.
Par contre, le grand format m’a dérangé. Ca fait classe dans la biblio mais au moment de la lecture mes poignets ont cru que je leur en voulais personnellement. Vive les poches!

Moment philosophique du mois avec Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle. J’ai moins aimé que L’homme qui voulait être heureux mais c’est une lecture très agréable malgré tout.

J’ai fini le mois en compagnie de Rick Yancey et le tome 2 et 3 de La 5e Vague. Je triche un peu, j’ai terminé le tome 3 hier, en mai donc. Mais tant pis.
J’ai lu le tome 1 il y a quelques mois maintenant (octobre je crois) et j’avais très envie de finir cette saga. Pour une fois, pas de vampires, loups-garou et sorcières mais des extra-terrestres. L’univers développé est assez cool.
Le tome 2, La mer infinie, est un peu spécial, on se perd un peu dans les points de vue, l’auteur est un peu obscur parfois. Le tome 3, La dernière étoile, est génial, je l’ai trouvé dynamique, captivant. J’ai eu du mal à le lâcher en particulier à environ la moitié du livre. La fin ne m’a pas déçue, j’ai pleurer comme une madeleine. Une saga très très agréable.

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La magie des huiles essentielles de Sandra Kynes

J’ai ce livre depuis plusieurs mois maintenant. J’ai été attiré par l’utilisation « magique » des huiles essentielles. J’avais envie d’en apprendre plus sur la manière de les utiliser de cette façon. J’ai hésité longtemps avant de le commandé et un jour je me suis dit que je devais tenter le coup plutôt que de me questionner sans cesse si c’était bien ou mal (de commander un livre à 30€).

Ce guide clair et précis vous fera découvrir quelles sont les huiles essentielles qui conviennent le mieux à vos créations, que vous les concoctiez à des fins personnelles ou magiques. Grâce aux directives détaillées, vous apprendrez à doser, réaliser et évaluer vos propres mélanges. Vous n’aurez plus à vous contenter de recettes toutes faites puisque vous saurez enfin inventer les vôtres. Cet ouvrage vous enseigne tout ce que vous rêvez de savoir non seulement sur la façon de mélanger les huiles essentielles, mais aussi sur l’art de les combiner, c’est-à-dire sur les raisons pour lesquelles certaines associations sont plus efficaces que d’autres. Vous apprendrez à mélanger les huiles essentielles d’après leur famille botanique, leur groupe d’odeurs et leur note olfactive. Vous trouverez une liste encyclopédique des huiles essentielles et des huiles de support, de même que de nombreux tableaux exposant les meilleures associations entre les huiles et leurs vertus magiques. Vous découvrirez aussi comment les huiles essentielles ont été utilisées autrefois et comment elles le sont de nos jours. Grâce à cet outil indispensable, créer vos propres mélanges fera bientôt partie intégrante de vos pratiques spirituelles et magiques.

Je ne m’attendais pas à un si bel objet. Couverture cartonnée, papier de qualité, mise en page soignée. C’est vraiment un chouette livre. Il y a quelques petits défauts mais bon, on va pas être trop maniaque. L’objet est beau.

Le contenu est pas mal également. Plus dense que je ne m’y attendais, il l’est peut être un peu trop pour moi. Ca me paraît très scientifique et je ne le suis pas du tout. J’aime pourtant beaucoup l’objectif de l’auteur qui est de rendre le lecteur autonome dans son utilisation des huiles, de savoir préparer ses mélanges et non pas de lui donner des recettes toutes prêtes. Le but est vraiment de pouvoir personnalisé un maximum ses préparation.

On apprend des faits généraux sur les huiles essentielles, leurs utilisations passées, les modes d’extractions, … Et après avoir aborder les premiers points essentiel à la préparation de mélanges, on apprend aussi les différentes manières d’aborder un mélange d’huiles essentielles : par famille botanique, par groupe d’odeur, par note olfactive, …
C’est plus ou moins clair tout ça pour moi. Je pense qu’il faut prendre des notes au cours de la lecture car c’est vraiment très dense.

Finalement, ce sera la deuxième partie du livre qui m’intéresse le plus. On y aborde les propriétés de chaque huile. Propriétés magiques bien sur.
Les annexes sont aussi très sympa à consulter puisqu’elles contiennent des éléments concernant les huiles essentielles et les éléments, les signes du zodiaques, les intentions magiques, …

Ce n’est clairement pas un livre que je peux digérer en quelques mois en fait. Je l’ai repris depuis peu, en prenant des notes avec pour objectif de commencer à expérimenter les mélanges, de pratiquer un peu pour voir si ça me permet de mieux aborder ensuite la théorie et de mieux « apprendre ».

J’espère réussir à intégrer quelques principes de bases. Un jour.

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Eleanor & Park de Rainbow Rowell


Qui suit les chaines littéraires a surement entendu parler de Rainbow Rowell et de Eleanor & Park. C’est quasi certain. En tout cas, pour ma part, c’est une auteur que j’ai souvent vu chroniquée sur les chaines que je suis (à tendance YA il est vrai, si vous êtes plus mature que moi, on ne suit probablement pas les mêmes chaines). Du coup, je savais qu’un jour j’allais lire quelque chose de cette auteur (on le met comment au féminin d’ailleurs?) et Eleanor & Park avait retenu mon attention depuis longtemps. Et j’ai bien fait !

Eleanor & Park, c’est une romance. Oui, mais, y’a un petit truc qui diffère sur les autres romances. Généralement, les personnages sont beaux, séduisants, parfaits, de vrais top modèles, bref, ils donnent grave envie quoi.
Eleanor & Park ne sont pas à proprement parler moches mais ils sont plus communs, en tout cas c’est ainsi que je me les imagine. Plus proche du commun des mortel, un peu moins demi-dieu, tout ça. Eleanor est un peu rondouillette, elle ne s’habille pas à la mode, elle est bizarre et nouvelle. Park n’est pas vraiment un garçon populaire du genre capitaine de l’équipe de foot qui fait fantasmer toutes les filles. Ils sont normaux quoi.
Et ça, j’en avais vraiment vraiment vraiment envie depuis quelques temps au point que je me suis dit que j’allais me l’écrire moi-même cette fichue romance avec des personnages qui ne soient pas la perfection incarnée !

Ils se rencontrent dans le bus, au premier jour de lycée de Eleanor, qui se cherche une place mais que personne ne veut à coté de lui. Et c’est Park qui s’y colle, à contre cœur. Mais ils vont se rapprocher peu à peu, sans parler au début, puis les premiers mots, les premiers frôlements de mains, le premier baiser, … Sans se rendre vraiment compte de ce qui arrive, ils sont amoureux.

Mais cette histoire, c’est aussi le quotidien pas simple de Eleanor qui revient chez « elle » après avoir été mis à la porte par son beau-père un an auparavant. Sa vie dans la pauvreté, sa vie de famille qui « explique » pourquoi elle est si « hors norme ».
C’est le quotidien de Park, plus normal, dans une famille unie, aimante malgré un mariage mixte (sa maman est coréenne). Deux parents amoureux, un petit frère, des grands parents qui habitent à coté.

La plume de Rainbow Rowell n’est pas de celle qui m’entraine le plus, bien qu’elle reste agréable. Mais son histoire me plait. Et je pense que je lirais d’autres roman d’elle pour me faire une totalement opinion sur l’auteur parce que j’ai cru comprendre que les histoires un peu atypiques, c’était son truc. Mais j’ai peut être mal compris.

La fin est rageante, le genre de fin qui me déplait. Mais ça va, ça passe. J’aurais aimé plus, mais l’histoire d’Eleanor et de Park est tellement touchante que je ne peux pas laisser cette fin gaché le reste du roman.