Tag « Tu préfères… »

Un petit tag vu chez A blue feather, je l’ai trouvé sympa, je reprend 😉

Lire des trilogies ou des « one shots »
Je crois que je préfère les one shots. Les sagas c’est sympa mais il y en a vraiment beaucoup. Des très longues parfois. Changer d’univers, c’est bien aussi.

Lire des auteurs féminins ou des auteurs masculins?
Aucune importance. Malgré le vent de girl power qui hurle en moi ^^

Acheter tes livres en librairie ou sur internet?
Neuf, souvent internet, j’ai du mal à trouver ce que je veux en librairie et quitte à commander, je le fais sur internet, ça arrive direct à la maison. Mais j’ai beaucoup acheté d’occasion ces derniers temps (Trop? Qui a dit trop!?) du coup, magasin d’occasion.

Que les livres deviennent des films ou des séries?
Le livre est toujours meilleur.

Lire 5 pages par jour ou 5 livres par semaine?
5 livres par semaine, ça me fait rêver. Je suis plutôt du genre 5 pages par jour ces temps ci.

Devenir chroniqueur ou écrivain?
Écrivain.

Ne lire que tes 20 livres préférés tout le temps ou ne lire que de nouveaux livres?
Heu … que des nouveaux livres. Mais snif quand même.

Être bibliothécaire ou libraire?
Je ne sais pas. Aucun. Je garde tous les livres pour moi!

Ne lire que ton genre préféré ou tous les genres sauf ton genre préféré?
Je ne crois pas avoir vraiment de genre préféré. Donc de tout.

Livre papier ou e-book?
Les deux.

Anglais ou français?
Majoritairement français même si je me tente à l’anglais de temps à autre.

Poche ou grand format?
Les grands formats sont très beaux en général mais très chiant. Poches, pour le prix, le coté pratique. J’ai de petites mains ^^

Publicités

TAG PKJ : La famille

Je me lance à enfin faire un TAG proposé par PKJ! A mon avis, ça va être la misère pour trouver une réponse parfois.

1) Citer un livre qui met en scène une famille déjantée.
Le magasin des suicides de Jean Teulé

2) Citer un livre qui met en scène une famille qui ressemble à la vôtre.
Heu …

3) Citer un roman qui relate une histoire de famille.
Les Noels blancs de Christian Signol

4) Citer un livre où le héros/l’héroïne a de nombreux frères et/ou sœurs.
Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott

5) Citer un livre où un parent vous a touché.
Juste avant le bonheur de Agnès Ledig

6) Citer un livre qui met en scène une famille recomposée.
Eleanor and Park de Rainbow Rowell (on va dire que ça le fait)

7) Citer un livre dans lequel le héros/l’héroïne ne s’entend pas avec sa famille.
Harry Potter (un tag sans HP n’est pas un tag!)

8) Citer un livre où le héros/l’héroïne n’a pas de famille.
?

9) Citer un livre où le héros/l’héroïne a un jumeau.
Je ne vois pas.

10) Citer un livre écrit en famille (plusieurs auteurs de la même famille)
Non plus

Une catastrophe ^^

Bilan lecture d’octobre

Je crois que ma PAL me déteste. Définitivement. Je ne contrôle plus rien, j’achète trop et je lis peu. Petit mois encore en octobre. C’est la cata!!! (vraiment, peut-on se faire interdire l’entrée d’Easy Cash? Histoire d’arrêter le carnage!)

J’ai d’abord lu Forbidden de Tabitha Suzuma. J’en avais lu/vu plein de bonnes choses sur Booktube, je m’attendais à un truc de fou, j’en attendais trop surement. Ce n’est pas mauvais mais, non, pas d’étincelles. Vraiment pas.

J’ai ensuite rempli mes devoirs envers Priceminister en lisant Un funambule sur le sable de Gilles Marchand, dont je parle ici.

Ah! La fameuse romance qui m’a mise dans des états de fou. Et si… de Lily Sweet. J’ai été attiré par la couverture, puis le résumé. Une jolie plume, ça se lit bien. C’était juste pas le moment pour moi. J’ai aimé et détesté à la fois. Mais si vous voulez une lecture légère, ça peut le faire.

Je vais me faire un plaisir de le placer partout celui-ci aussi, comme Flammes (je ne gagne rien pour le placement de produit, promis. La simple satisfaction de mentionner un livre qui me touche et d’aider, je l’espère, sa merveilleuse auteure à se faire connaitre), je parle de Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelques part de Sabrina Philippe. Une des merveilles de mon année lecture.

Et … bah voilà, fini. Je galère un peu à lire Aleph de Paulo Coelho, en anglais. Bon, j’ai déjà du mal à me concentrer en français donc en anglais, voilà quoi. J’ai été un brin ambitieuse sur le coup. J’en suis à environ la moitié pour le moment. Et en passe d’abdiquer et de le lire en français. Pas fière de moi du tout sur le coup. (Cela dit, comme ça en passant, même en français, je n’ai pas l’impression que ce soit le meilleur Coelho que j’ai eu dans les mains).

Puisque je parlais de Flammes (je vous agace hein? Je vous aime aussi lol), je partage la bande annonce :

Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part de Sabrina Philippe

J’espère ne pas trop paraphraser Lampy durant ma chronique, la sienne est déjà tellement complète que je me demande même si vous donner le lien ne serait pas suffisant. Mais j’ai vraiment envie de parler de ce livre.

Les livres arrivent dans mes mains de façon assez banale en général : je vais dans le magasin et selon l’enseigne, j’ai une idée plus ou moins précise de ce que je veux (c’est difficile d’arriver avec sa liste de souhaits à Easy Cash, on voit plutôt ce qu’il y a et on fait en fonction).
Il y a peu, Flammes a cassé cette routine. Je n’ai pas choisi le livre, il est arrivé sur mon chemin parce qu’on m’a proposé de le lire et je ne remercierais jamais assez D’Elfe pour cette belle lecture. L’histoire m’a chamboulé mais je devais avoir besoin de ça à ce moment là pour avancer (m’écrouler totalement et avancer serait plus juste).
L’histoire est différente ici mais je ne peux m’empêcher de la trouver particulièrement par rapport aux autres livres qui composent ma PAL (endroit où il ne sera que peu resté).

Ce livre a croisé ma route il y a trois semaines environ, peut-être moins (moi et les dates, ça fait deux), alors que je rentrais dans le tabac/presse de mon village. Il y a un coin librairie quasi face à la porte, une table où sont posés plein d’ouvrages et certains étaient mis en avant sur un présentoir. Il en faisait parti. J’ai été attiré par la couverture. Puis par le titre. Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelques part, moi, ça me parle. Je lis le résumé et je vois que ça parle d’amour, bien évidemment. Je repose, je pense à ma PAL et au fait que j’ai un peu de mal avec les histoires d’amour en ce moment. Mais je garde le titre en tête, je crois même avoir mis le livre dans une liste sur Amazon pour ne pas l’oublier.

Et Lampy l’a lu le week-end dernier. Elle m’a partagé des extraits, de magnifiques extraits, et m’a encouragé à le lire. Elle m’a même proposé de me l’envoyer. J’ai eu pitié du pauvre livre, beaucoup de trajet pour aller de elle jusqu’à moi et retour.
J’avais des chèques culture à utiliser avant fin octobre, et je me suis décidée à aller à Cultura les utiliser. Je me suis dit que je ferais un passage là où je ne devrais pas (Easy Cash donc), et que je verrais à Cultura si je prend le Maxime Gillio qui me fait de l’oeil depuis une éternité et celui-ci ou le Maxime Gillio et un poche. Bref. Vous vous en fichez.
Mon premier magasin quand je vais à cet endroit, c’est bien sur Easy Cash, rayon livres. Et là, je me suis dit qu’une force voulez vraiment que je rentre chez moi avec ce livre. Il était là, 10€ moins cher qu’en neuf, ne me laissant aucun argument pour le laisser derrière moi. Ca faisait beaucoup de signes en faveur de son acquisition.
Une voix en moi me disait que je devais le lire. J’ai donc fini la romance toute belle comme je les hais (mais que j’ai apprécié lire, bien écrit, c’était chouette) et j’ai attrapé ma nouvelle acquisition.

Comment parler de ce livre ? J’ai passé autant de temps à le poser pour digérer ce que je lisais qu’à l’avoir en main. Il parle d’amour oui. Bien, de façon réaliste, de façon qui ne peut que toucher. De tous les amours, pas juste de ceux qui marchent, des charnels, des amourettes, des passionnels. Non, de l’amour des âmes, de l’absence, du manque, des compromis que l’on fait avec soi pour ne pas subir trop la solitude. Il parle de l’amour vrai. Celui qui chamboule, celui qui fait grandir. Celui qui fait qu’on n’est plus jamais le même, peu importe si l’amour a pu être vécu ou non.

Vos yeux ne sont pas tristes, ils sont constamment déçus.

Les débuts de chapitres sont marqués par une page qui contient une citation, tirée des Carnets de Myriam que l’on retrouve à la fin. Pour ceux qui regardent un peu mon compte Instagram, je n’ai pas pu m’empêcher d’en poster quelques unes de ces citations. Les phrases sont bouleversantes. Les poèmes de Myriam sont bouleversants. Mes larmes sont prêtes à couler rien que d’en parler.

J’attendais tellement que j’étais en retard. J’étais en retard dans ma vie.

Ce livre a parlé à la malheureuse en amour que je suis. En lisant une scène en particulier, je me suis revu ces dernières semaines, posée au sol pour pleurer, évacuer. Il a parlé à la malheureuse en amour que j’ai souvent été, pas juste récemment. Il a parlé à l’amoureuse que j’ai envie d’être, à l’espoir de rencontrer quelqu’un, comme une évidence. Il a parlé à l’idéaliste qui rêve d’âme sœur sans vraiment savoir ce que c’est finalement. Ce livre a parlé à mon âme je crois.

Et c’est le cas de le dire puisque j’ai fini par comprendre pourquoi je devais le lire. Et je vais de nouveau faire référence à Flammes mais comment ne pas faire le lien. Cette vieille femme nous apprend ce qu’est l’amour par le récit de sa vie, pour peu à peu nous amener à une vision plus large de ce que nous sommes : des âmes. Des âmes qui s’incarnent pour grandir, apprendre, partager, accomplir une mission qui leur permettra de retourner à la Source. Amour, réincarnation, mission de vie, âmes sœur. Comme dans Flammes en fait. Des histoires différentes avec un but similaire.

A quoi croyez-vous que servent les livres, les tableaux, la musique? A nous divertir? Non, ils sont là pour ouvrir une brèche, pour que nous puissions voir au-delà.

Ce livre est clairement un coup de cœur. Je vais avoir besoin de le relire, pas tout de suite, mais il le faudra. C’est difficile d’avoir un livre préféré, mais sur une ile déserte, celui-là, je le veux. L’histoire est belle, le message est bouleversant. La plume de l’auteure est douce, bienveillante. Ses mots m’ont touché profondément. Et surtout me renvoient à mes questionnements sur le pourquoi nous sommes ici. Pourquoi je suis ici ? Qu’est ce que je dois apprendre et qu’est ce que je dois partager pour élever mon âme ? Et est ce qu’il y a une moitié d’âme qui m’attend quelque part, sur cette terre ou ailleurs, ou pas ?

Je vois déjà le bout de tes ailes, mais la métamorphose est un long processus, éreintant, douloureux.

Il m’a fallu trois jours pour le terminer. J’ai mis deux jours à lire 45%, trop de larmes. Je me suis demandée si j’y arriverais. Et cette nuit, malgré les larmes, je n’ai pas pu le lâcher. Ca fait longtemps que je n’avais pas lu un livre en si peu de temps. J’ai failli rallumer l’ordi pour en parler au plus vite. Mais je me suis raisonnée.
Mon livre est plein de post-it, et je me suis freinée. Plein de beaux passages que je veux retrouver facilement, des phrases qui m’ont remuées.

Aimer est la lumière

En gros, je me suis pris une claque.

Un funambule sur le sable de Gilles Marchand – #MRL17

Troisième année que je participe à l’opération Les matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister et je crois que c’est la chronique la plus difficile des trois.

Un funambule sur le sable nous permet de suivre la vie de Stradi, de son enfance à ses trente ans, il me semble. Sa particularité ? Il est né avec un violon dans la tête. Un vrai violon, qui se lance dans des concerts à tout moment, le dérange pour dormir (ainsi que ses proches), qui permet à Stradi de parler aux oiseaux mais qui en fait surtout une personne différente aux yeux de tous.

Désolée, je n’ai pas de violon
Alors pourquoi difficile à chroniquer ? Parce que suivre la vie d’un personnage de cette manière ne m’a jamais vraiment passionné. Et en général quand je parle d’un livre, c’est qu’il m’a remué, chamboulé, je veux partager tout ça, écrire le trop plein de choses qui se passent en moi.
Là, honnêtement, non, bof. Ce n’est pas une mauvaise histoire, qu’on soit bien d’accord, juste que ce n’est pas pour moi. Ca doit manquer d’entre-deux (roh, j’ai le droit de rendre ma chronique intéressante en parlant des entre-deux, non?).

Stradi m’est fort sympathique. Max aussi. Max, c’est le meilleur ami de Stradi, l’autre handicapé du roman, de l’école, de tout. Stradi et Max, l’amitié évidente. Pas simplement parce que dès leur rencontre tous le monde les a laissé ensemble, entre personnes pas « normales », ils sont réuni par la musique. Si Stradi a un violon dans la tête, Max lui est un passionné de musique. Et pas parce qu’il a un instrument dans le corps.
Le récit est agrémenté de références musicales, de Christophe aux Beatles, en passant par les Beach Boys, Alain Barrière, et tout un tas d’autres. Ca vaudrait le coup d’avoir la playlist pour accompagner la lecture.
Je disais donc que j’adore Stradi, Max et Lélie aussi. Mais suivre leur petit bout de vie ne m’a pas plus passionné que ça. Cela dit, c’est une superbe histoire qui traite de la différence, de la manière de vivre sa vie quand on est pas tout à fait comme les autres.

Par contre, la plume de Gilles Marchand, là c’est quelque chose. Tout en douceur, en poésie, en fantaisie. Je n’ai pas l’habitude à ce genre d’écriture et c’est bien dommage. Bon, c’est surement moins facile à rencontrer dans le Young Adult et le fantastique (deux genres qui ne sont pas dépourvus de très bons auteurs aussi).
Je crois que si je n’ai pas abandonné ma lecture, c’est pour ne pas me priver des jolies phrases que contient ce livre. De cet univers qu’il dépeint avec beaucoup d’imagination.

Ce qui me plait avec ce genre d’opération, c’est justement de découvrir des livres que je n’aurais de toute façon pas acheté. Probablement même pas regardé, remarqué en fait. Sortir de mes habitudes de lecture. Et c’est réussi encore une fois.
Donc malgré un bilan en demi teinte, c’est encore une jolie découverte cette année.

Bilan lecture de septembre

Bon, depuis juin c’est un peu la merdasse niveau lecture. Où est passé le temps où j’enfilais dix livres dans le mois? Parti, perdu, envolé.

Au tout début du mois, j’ai lu Le livre du voyage de Bernard Werber. J’ai beaucoup aimé ce petit voyage, bien agréable. Des réflexions intéressantes, sur la vie, le monde, la société. Du bon Werber.

Ensuite, Flammes est arrivé dans ma boite mail et c’était juste trop tentant de me jeter dessus, tant pis pour les livres qui prennent la poussière depuis … bref. Je vous ai dit combien j’aime ce livre? Faut-il que je recommence, encore? Je peux, si vraiment ça peut vous faire plaisir! Il sera dans mon top 5 des livres de l’année.

C’est là que la cata commence. J’ai trainé sur Miss Dumplin de Julie Murphy. Et pourtant, ce n’est pas un mauvais livre. Il y a plus palpitant mais il y a moins intéressant aussi.

J’avais envie d’autre chose qu’un roman, donc j’ai attrapé Hypersensible, mieux se comprendre pour s’accepter de Elaine N. Aron. J’en suis à la moitié environ. Ca traine un peu, mais c’est assez intéressant. Pour expliquer l’hypersensibilité je ne sais pas, mais certains mécanismes psy oui. Je comprend des choses. Tout ce qui concerne l’enfance en particulier m’a paru très révélateur. Mais pas rassurant.
Je ne me suis pas encore replongé dedans. Le chapitre suivant concerne l’emploi il me semble.

Et comme ce livre là trainait, j’ai eu de nouveau envie d’un roman. Et une relecture s’est imposée à moi, totalement. Nos étoiles contraires de John Green. Ca reste son meilleur non? Augustus et Hazel Grace, la perfection, malgré la fin d’une tristesse incroyable.

J’ai pioché ensuite dans mes achats du salon Plaisir de Lire de Montluçon et j’ai lu Rouge Poison de Laetitia Reynders. Le style est un peu bizarre mais l’histoire était captivante, j’avais envie de savoir ce que les personnages allaient devenir. La fin ne me plait pas vraiment mais elle n’est pas mauvaise pour autant. Jolie rencontre au salon du livre, je suis contente d’y être allée malgré le rhume.

Cinq livres terminé, un lu à moitié.
Et hier, j’ai reçu Les anges voient rouge en poche (j’avais la version numérique), avec (ô joie) le fameux chapitre 22 qui n’était disponible jusque là que dans l’édition France Loisirs. J’ai donc lu, pardon, dévoré le chapitre 22. Trop court, j’en veux plus!!!!!!!!! Ce coup-ci, c’est vraiment fini.

La vie, ce n’est pas un roman

Je commençais à me demander si vous alliez le lire celui-ci, je le reporte depuis des semaines (écrit le 30/08/17, en réflexion depuis …longtemps). D’ailleurs je vais vous indiquer les dates où j’ai écrit les articles qui sont programmés, parce que certains datent un peu mais j’ai envie de les partager quand même.

Tout le monde ou presque l’a remarqué. La vie, c’est merdique. On galère, on rame, on élabore tellement de projets qui foirent qu’on a passé toutes les lettres de l’alphabet plusieurs fois et qu’on en invente même quelques unes de plus. Et si de jolis cadeaux nous attendent sur notre parcours, rares sont ceux qui voient leurs vies changer du tout au tout par un heureux hasard.

Ca, c’est parce que nous avons la malchance de ne pas être des personnages de romans. Parce que vous avez remarqué vous aussi comme tout se goupille drôlement bien dans les romans ? Alors, je sais, c’est de la fiction, faut que ça vende du rêve, de l’évasion, tout ça, mais c’est quand même assez pénible parfois.
Le hasard qui fait bien les choses, qui place les bonnes personnes au bon moment sur le chemin des personnages, lire le bon livre au bon moment, postuler au bon emploi, …
Il y a Lou (Avant toi, Jojo Moyes) qui décroche un job qui va changer sa vie. Bon, elle va en chier grave, ok, mais quand même. Surtout que Lou va connaître de nouveau un beau hasard dans le tome 2 (Après toi). J’adore ces deux romans mais voilà, c’est quand même fabuleux de rencontrer si facilement l’amour.
C’est Paul qui passe à la caisse de Julie et qui se prend de sympathie pour elle (Juste avant le bonheur, Agnès Ledig. Oui, oui, je sais, ce roman est triste à souhait et cette rencontre ne va pas apporter que du bon, mais la vie de Julie change et il me semble qu’elle est heureuse à la fin).
Nos héros, ils ont quand même une sacrée chance. Ce genre de hasard ne m’arrive jamais. Je sais que mon karma est supra merdique mais crotte quoi !

Autre point vachement bien dans la vie parfaite des romans, c’est que les héros ont toujours un physique absolument parfait. Les femmes ont toujours de magnifiques cheveux longs, une silhouette toute fine et parfaite, un beau visage et toute la panoplie qui va bien. Les hommes sont musclés, beaux, virils, bref des mâles dans toutes leurs splendeurs. Et comme tout ce petit monde est tellement beau, ils tombent amoureux d’un regard. On se fiche un peu du caractère de l’autre, si ça va coller ou pas, non, physiquement c’est le pied, donc tout va bien.
Et même belle-maman, pardon Sophie Jomain, n’échappe pas à la règle (on se met d’accord tout de suite, belle-maman, elle a tous les droits, c’est la reine, elle fait ce qu’elle veut, je m’incline). Stan est décrit comme un mannequin, un type ultra beau, la perfection incarnée (ce qu’il est). Bon, moi je me l’imagine un peu moi parfait et un peu plus « réel » mais chacun fait ce qu’il veut (sauf avec Stan, pas touche!).
D’ailleurs toute la troupe de mâles qui tournent autour de Felicity (Atcock, pour ceux qui n’aurait pas compris les trois milliards de fois où j’ai déjà cité la saga) sont tous des gravures de mode. Sauf ce pauvre Phil après que … bip, spoiler !
Je remercie sur ce point Rainbow Rowell pour Eleanor and Park et Julie Murphy pour Miss Dumplin. Elles nous livrent des héros atypiques physiquement mais aussi dans leur comportement. Willowdean (Miss Dumplin) assume tout à fait son physique, malgré quelques craintes quand elle tombe amoureuse, elle assume quand même au point de se présenter à un concours de beauté. Il y a aussi Ophélie (La passe-miroir) qui n’a pas un physique de bombasse.

J’adore m’évader dans les romans, oublier ma vie, rêver et me sentir être les personnages le temps de quelques heures de lectures. Mais il faut revenir à la vie réelle au bout d’un moment et toutes ces vies qui se goupillent bien sur trois secondes d’un heureux hasard, ça peut aussi finir par me déprimer parce que la vie (bon, ma vie en tout cas) ce n’est pas ça. Il n’y a pas de heureux hasard, il n’y a pas de rencontres au bon moment, il n’y a pas de types qui me voient et tombent amoureux, il n’y a pas tout ça. Chaque micro-pas de fait me paraît être une lutte de plusieurs mois, de plusieurs années, c’est plutôt moi qui tombent amoureuse pour un rien sans que ce soit jamais réciproque. Du coup, après avoir jouer leur rôle d’évasion, il arrive que les romans plombent un peu le moral quand même. Mais bon, moi, il m’en faut peu pour être en pleine déprime.