Soucis administratif

Je vous fais un « vis ma vie de rsaste ». J’ai des emmerdes avec la CAF.

Comme vous le savez peut-être, quand on touche le RSA, on est tenu de faire une déclaration de ressources chaque trimestre. Exercice auquel je me plie volontiers, ça ne prend pas très longtemps, on fait ça par internet maintenant, mais bon même sur papier, ce n’est pas très long. Généralement, on reçoit un mail comme quoi, il faut la faire, dans la journée je m’y colle, je conserve le justificatif en PDF, et hop, roule.

Ben visiblement, en septembre, y’a eu un soucis quelques part. Je reçois bien le mail, je fais ma déclaration le 2 septembre (à 15h10 précisément), je récupère mon justificatif. Et je retourne à ma vie, l’esprit léger de cette tache à accomplir.

Quelques jours plus tard, je reçois de nouveau un mail me disant de faire ma déclaration. Bon, ok, je ne pige pas trop, mais je retourne sur le site, qui me dit que ma déclaration est enregistrée et que je n’ai plus accès au module. Je recherche mon justificatif, il est bien là. Donc, ben, je retourne à ma vie, encore.

Quelques jours encore plus tard, je reçois une rappel par courrier. Oui, je sais, là, j’aurais du commençais à m’inquiéter un peu. j’étais juste énervée parce que je l’ai faite cette déclaration, bon sang! Mais je renvoie le tout par courrier, en lettre suivie (et courrier bien distribué) et je ne pense pas à passer un coup de fil ni rien, pour moi, c’est bon.
Y’a 2 jours, nouveau rappel par courrier. Je ne pense toujours pas à appeler (je vous ai déjà dit que moi, le téléphone, je n’aime pas?). Je renvoie de nouveau le truc, en lettre suivi.
J’envoie, quand le site est enfin opérationnel (parce que la CAF, c’est comme la CPAM, le jour où tu as vraiment besoin du site, ça merde, tu n’as pas accès à ton compte, bref, tu peux rien faire)

Je guette le 5, jour où est versé le RSA normalement, rien. J’attends le 6, on sait pas. Rien. Doc je fouille peu mieux le site de la CAF, et je tombe enfin sur l’endroit qui dit qu’en octobre, je n’ai aucun droits parce que j’ai pas fait cette fichu de merdique de déclaration. WTF? Mon historique dit le contraire les mecs!

Je suis donc sans ressources, une chance que je vis chez ma mère, sinon, j’aurais rien pour vivre en fait. Je serais à stresser pour payer le loyer et les charges.
Je vais donc passer un week-end formidable à stresser et à préparer un dossier avec mes différents justificatif. Lundi, je passe – enfin- un coup de fil. Au pire, mardi matin comme je dois aller en ville, j’irais directement à la CAF.

J’aime ma vie!

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Et niveau emploi?

Pas d’introspection, pas dans le domaine amoureux ou existentiel. Je me souviens parfois que je parlais emploi, ou plutôt chômage, à une époque. On va revenir à la base du blog aujourd’hui. Manque d’emploi. Marché du travail désertique, à l’abandon, désespérant.

Je l’ai déjà dit, je cherche dans le domaine administratif, ce n’est pas une vocation, c’est juste que c’est ce qui est le « moins pire ». Mais c’est un secteur bouché, le peu de contrat que je décroche sont encore moins passionnants que ce que je m’étais imaginée, ça me désespère à chaque fois de me lever pour aller faire essentiellement du classement, de l’archivage. En plus, ça éclate le dos. Ou alors c’est dans le domaine médical et pour bosser à long terme dans le domaine médical, même au niveau administratif, il faudrait que j’ai un peu moins la photo du médical. Même pour aller dans les bureaux, entrer dans une clinique, c’est un peu flippant quand même. Dans l’idéal, j’aimerais changer de domaine de recherche, mais bon, si c’était si simple ça se saurait.

Je me suis livrée sur trois/quatre jours à une petite expérience : j’ai noté, pour avoir une vue d’ensemble, les offres parues sur Pole Emploi. Je voulais le faire sur un période plus longue mais le site de PE, c’est quand même la merde. J’ai exclu d’office les offres partenaires pour ne pas avoir 50 fois la même sur 50 sites différents, on sait comment ça fonctionne et déjà rien qu’avec les offres de PE, je me demande si il n’y en a pas certaines qui concernent le même poste. Sans m’attendre à de grosses surprises, je voulais voir un peu ce qu’il y avait dans un rayon de 60km autour de ma commune.

Et c’est donc vraiment sans surprise que si vous virez le BTP, l’industrie, les services à la personne et le médical, ben y’a plus rien ou presque. Les offres en administratif sont d’une rareté incroyable, le peu qu’il y a, en cdd court (un mois semble être une bonne moyenne), parfois même pas à temps plein. Et bien sur, il faut avoir plusieurs mois voire plusieurs années d’expérience.
J’ai vaguement fait un tour du coté des formations proposées, c’est pareil. Si on ne veut pas être aide à domicile et qu’on ne peut pas se financer soi-même, il faut passer son chemin.

Bon, ben du coup, je reste sur le domaine administratif, j’en frémis d’excitation ! De la paperasse à ranger, classer, archiver, tout ça, pour un peu, dans un joli bâtiment poussiéreux et tout, voilà l’avenir dont je rêve !
En fait, pour dire vrai, je ne sais même plus ce qui me fait envie professionnellement parlant (dans la vie tout court, on est d’accord). Un emploi qui me plaise, qui me donne envie de me lever le matin, qui occupe mon cerveau, qui m’empêche de cogiter ou plutôt qui fait que je n’ai pas envie de cogiter.
Mais je ne sais plus où chercher de nouvelles pistes.

Vous l’aurez donc compris, je parle peu emploi essentiellement parce que rien ne bouge et que je tourne en rond.

Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles

Début aout, j’ai eu un entretien d’embauche pour un CDD de deux mois dans une mutuelle. J’y allais avec peu d’espoir, sur l’annonce ils demandaient un an d’expérience. J’ai d’ailleurs été assez surprise d’être rappelée. J’ai d’abord été contacté par une nana des RH, pas trop contente que mon CV sur Pole Emploi soit très anonymisé. Je me suis retenue de lui dire que ça ne l’avait pas empêché de me contacter, si je m’agace dès le début, ça va pas le faire.
J’explique juste pour vous, le CV anonymisé à mort sur PE, c’est pour décourager les arnaques. Ca va bien les mails à la con. On reçoit assez de spams comme ça.
Le lendemain il me semble, c’est l’agence qui recrute qui me contacte directement pour convenir d’un rendez vous.


(Comment ne pas avoir le sourire en arrivant devant les locaux et en voyant ça)

Pour une fois, je n’arrive pas 30 minutes en avance donc je rentre direct. Petit temps d’attente avant que l’entretien débute et du coup, le petit coup de relax grâce à la poubelle se dissipe. Je sens que je me crispe à nouveau, nez bouché, quelques vertiges. Bref, symptômes du stress quoi. Donc soit je reste quasi silencieuse de tous l’entretien ou je vole dans les plumes dès que ça me chauffe. Parfois je fais un mélange des deux (et je me demande pourquoi je foire mes entretiens, oops).

Bon bizarrement j’ai réussi à plutôt pas mal parler. Petit point commun avec la personne face à moi, on fais du Tai Chi avec la même asso. Pas la même ville, pas le même prof, mais on connait des gens en commun. Ca permet de discuter un peu. Si la partie travail c’était aussi bien passé, ça aurait été cool.

Les blabla habituels, je suis pas douée. Me vendre non plus. C’est pas une nouveauté, vous voulez que je vende quoi ? Les trous dans mon CV ? D’ailleurs, j’ai un peu foiré au moment où la question était abordés (re oops). Je le sais pourtant qu’il faut se taire, ne rien dire, l’employeur est roi, tout ça. Mais bon, quand on me demande pourquoi que des CDD courts alors que l’offre est un CDD de 2 mois, j’ai les griffes qui me démangent très très très beaucoup. Sous le calme apparent se cache une tempête et si je ne la laisse pas éclater en entretien, je me tais quand même de moins en moins (à défaut d’être embauché, ça défoule un coup).

J’ai donc fait la remarque sur la durée du contrat proposé qui n’était pas plus longue que celle des CDD que j’ai pu avoir jusque là. Et j’ai eu droit à un flot de justifications plus ou moins hasardeuses.
Déjà, elle me dit qu’en fait elle a droit à un CDD jusqu’à la fin de l’année, qu’elle en a parler avec les RH, deux mois c’est pas assez, juste le temps de former la personne, bla blabla.
Puis que l’annonce avait été republié avec une durée de huit mois. Ah !? Ben je ne l’ai pas vu et je ne l’ai pas trouvé. Par contre, quand j’ai regardé quelques semaines après, j’ai bien trouvé une actualisation de l’offre au 20 aout pour un CDD de … 2mois. Puis, madame, mettons huit mois à partir de septembre, ça fait un peu moins que la fin de l’année, hein. J’ai rien dit mais je l’ai pensé si fort.
Elle n’avait pas l’air de savoir quand le contrat débuterait, ce qui est vachement rassurant. Bref, je me demande si ils ont trouvé ou si ils cherchent encore leur perle rare.

On finit, elle me dit que quelle que soit la réponse, elle me tiendra au courant, bla bla bla (il y a beaucoup de bla bla bla dans cet article non?). Elle me raccompagne, elle avait peur que je me perde peut-être alors que la sortie est juste à coté. Je revois la fameuse poubelle, j’adore toujours autant, ça aura été la bonne surprise de la journée.

Un mois plus tard, j’attend toujours la réponse. J’aurais pu rappeler mais comme je l’ai mis plus haut, j’ai vu l’offre actualisée, je pense que ça me donne la réponse. Au 20 aout, ils n’avaient choisi personne. Quand on ne nous dit rien sur un éventuel retour, c’est déjà rageant de ne pas avoir de réponse. Mais quand on vous promet le plus honnêtement du monde que prise ou pas, on vous le fera savoir, ben ça donne des envies de meurtre.

Se réorienter professionnellement, l’inutilité des tests

En ce jeudi 3 aout, je me suis décidée à faire (ou refaire conviendrait mieux vu qu’à une époque j’en ai fait par dizaines) des tests d’orientation et conneries du genre. On fait le même genre de choses quand Pole Emploi nous envoie vers un de ses prestataires, pour l’époque où j’ai fait ce type d’accompagnement en tout cas. Sauf que chez un prestataire de Paulo, ça prend 3 séances d’une heure au moins. Chez soi, on fait ça en 30 minutes en prenant son temps et en faisant plusieurs sites.

Rien de révolutionnaire dans cette nouvelle fournée de tests. Les mêmes résultats reviennent et donc aucune piste nouvelle à explorer. Je vous donne un petit aperçu ?


J’ai d’abord fait celui sur le site Kledou. Le soucis du site est que pour avoir des résultats plus complet, il faut sortir l’oseille.
Profil de personnalité :
– créatif 85%
– investigateur 75%
– social 45%
– méthodique 40%
– entreprenant 30%
– pratique 25%

Secteur d’activité qui correspondent le mieux :
– Art – Culture – Spectacle 54%
– Science – Technologie – Informatique 40%
– Médecine – Santé 35%

Le site propose ensuite une liste de 20 métiers, mais il faut payer. On voit les premier :
– professeur de musique 100%
– écrivain public 94%
– dessinateur modéliste (habillement) 94%
– traductrice d’édition 94%

J’ai rigolé assez souvent. Médecine, santé, on oublie. Pour la liste de métiers, bref.

Je suis allée sur le site http://www.orientation-carriere.com ensuite. Les résultats sont très court. Au moins, ça va être rapide à recopier :
– artistique 64%
– conventionnel 47%
– investigateur 47%

J’ai fini avec http://www.lesmetiers.net et ça donne :

Je me suis bien amusée mais je n’ai pas éclairci le brouillard professionnel dans lequel je me trouve. Je continue dans le surplace. C’est bien le surplace aussi. Je commence à connaître l’endroit.
Y’a des choses pas totalement idiotes dans ces tests mais ce n’est pas réalisable.

(Je suis désolée de vous enquiquiner deux fois aujourd’hui. Ce matin, c’était récréation quand même).

Mieux vaut un petit boulot que pas de boulot du tout. Vraiment ?

Ca, c’est le conseil qu’on vous donne immanquablement quand vous êtes au chômage : prend ce qui vient, montre que tu veux bosser, même si c’est pas à temps plein, même si c’est pas dans ta branche, même si ça te déprime à fond c’est pas grave. Bosse.
Stop ! On va en parler deux minutes quand même.

On est tous amené à prendre des jobs qui nous rebutent, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on cherche. On l’a tous fait, on le fera tous (ou presque) et c’est comme ça. Parce que quoiqu’on en dise, on gagne quand même plus en bossant qu’aux minimas sociaux (sauf si tu bosses moins de 3 mois, vu qu’on te sucre ton RSA de toute façon sur trois mois même si tu as un contrat de 1 mois, là, tu y perd un peu quand même). Enfin, on gagne plus si on bosse à temps plein.

Et les offres à temps partiel, très partiel, rikikileusement partiel, ça coure le site de Pole Emploi (et les autres aussi j’imagine). Ca me rappelle la seule fois où Adecco était prêt à me filer du boulot en sortant de BTS. C’était quelques heures de ménage à 60km de chez moi. Mais oui, je vais traverser le département pour payer plus d’essence que je n’aurais de salaire pour un taf dont j’essayais justement de me défaire en reprenant des études. Of course !

Les gens, vraiment, arrêtez de conseiller à vos potes chomeurs de prendre trois heures de baby-sitting par-ci, part-là. Ca sert à rien, ça fout dans la merde, ça engendre parfois plus de frais que ça ne fait entrer de fric. Et non, ça ne permet pas de rebondir sur un super méga putain de taf qui paie bien (je suis vulgaire un peu aujourd’hui moi. Désolée). Ca maintient dans la précarité et ça bloque potentiellement pour trouver autre chose.

Le pote chomeur, il ne vous a pas attendu pour penser à ce type de solutions, à envisager les avantages et inconvénients, à se triturer la tête en profondeur pour savoir comment s’en sortir, durablement, vraiment durablement. Parce que le pote chomeur, il veut avoir une vie lui aussi. Il veut avoir un logement à lui si ce n’est pas encore le cas, il veut, avec un peu de bol ,pouvoir faire des projets (changer de bagnole, partir peut-être en vacances, changer d’ordi, peu importe). Alors il s’est déjà demandé si prendre un taf qui va lui rapporter 300€ dans le mois ça pourrait le faire. Il arrive souvent à la conclusion que non.

Alors même quand on habite chez ses parents, ce qui n’est déjà pas simple à gérer quand bien même on adore ses parents, même si on a pas de loyer et tout ça, on n’est pas des sous-humains. On cherche un vrai emploi, avec assez d’heures pour gagner un salaire correct. On a déjà intégré que le taf à 2000€/mois, on pouvait l’oublier. Souvent, on n’est pas trop gourmand, on se dit que le SMIC, c’est déjà ça. Mais pas un SMIC sur un temps partiel, avec un salaire partiel, donc. Si encore, le poste est intéressant et permet de mettre en avant des compétences qui peuvent être utile pour la suite, ça se discute. Mais c’est rare quand même.
Arrêtez de faire comme si on cherchait un job étudiant pour se faire de l’argent de poche. On cherche un job pour pouvoir vivre autonome et indépendant.

Voilà, c’était le coup de gueule du jour.

Dernières réflexions sur le chomage, l’orientation, la recherche d’emploi

Oui, je sais, ce qui faisait la base de ce blog il y a quelques temps est passé un peu en second plan. Pourtant, ce n’est pas parce que je ne pense plus à mon statut de chômeuse et aux moyens de le quitter si possible durablement. Même si je dois avouer que le petit vélo dans ma tête tourne moins, ou en tout cas m’obsède moins (ou c’est juste que j’ai trouvé des sujets plus utiles pour l’occuper, je ne sais pas), il produit toujours sa dose de pensées en tache de fond et que je ne cesse de réfléchir à ma situation.

Je n’ai pas beaucoup évolué dans mon cheminement, je dois l’avouer. Je suis comme tous les donneurs de conseils que l’on croise régulièrement : je ressasse les mêmes options sans aboutir à une solution satisfaisante. Je n’ai pas l’expérience pro requise ni même le bon diplôme pour accéder aux offres qui pourraient me plaire (quoique en ce moment ce serait plutôt : mais quelles offres ? Où sont elles ? Et oui, on est en juillet et déjà depuis juin, ça ralenti sur les offres auxquelles je pouvais répondre).
Et encore, est-ce que ces jobs me plairaient vraiment ? Je n’en suis pas si sure. Je m’étais orientée vers l’administratif un peu par dépit, parce que c’était le moins pire. Mais si mon avenir là dedans est de trouver des boulots de remplacement de un mois, où on me prend pour cruche et où on me prend pour le larbin de service qui doit stopper toutes taches en court pour répondre aux besoins des petits chefs du service (parce qu’ils ont décidé que ranger tel document était plus important alors que finalement les dossiers ne sont plus là mais envoyés aux archives, qu’assembler des cartons est d’une urgence absolue et j’en passe), je ne suis pas sure que ce soit le bon plan Z dixième du nom (oui, j’en suis là dans mon décompte des plans qui ont foiré).

Mais alors quoi ? Avant de devenir écrivain à succès (quand ma créativité supposée se sera libérée que que je pourrais écrire plus de 20 pages d’une même histoire sans perdre le fil de mes idées), il va bien me falloir un vrai taf qui me permette enfin de vivre !
Le commerce, le contact avec les gens, tout ce qui a lien de plus ou moins loin avec le médical/paramédical, la restauration, les travaux manuels, … et tant d’autres choses ne sont pas pour moi non plus. Je peux aller faire bruler un cierge pour gagner au Loto, mais je ne suis pas sure que ça suffise pour faire partie des grand chanceux qui gagnent des millions. Dommage, parce que se poser sur une petite plage pas trop fréquentée avec une bonne pile de livres à lire, un lecteur MP3 bien chargé et de quoi se sustenter un peu, c’est le métier de rêve.

Et quand bien même, j’aurais la bonne idée là, maintenant ,tout de suite, est-ce que je pourrais financer ce projet si il nécessite une formation par exemple ? Non, et Pole Emploi n’a que peu de formation en réserve et sur des secteurs bien précis. Sans compter que je serais encore débutante dans le domaine et que les employeurs, ça n’aime pas ça les débutantes. Surtout avec un CV ultra vide comme le mien.

Si j’étais sure de tomber sur un prestataire de qualité, je demanderais à mon conseiller Pole Emploi de me diriger vers un bilan ou quelque soit la manière dont ils appellent ça maintenant. Mais les bilans de ce type, on sait ce que ça donne. J’en ai fait et ça ne mène pas à grand chose. Si il s’agit de faire quelques tests d’orientation, je peux faire ça de chez moi, sur Internet et plutôt que d’y passer 1h par semaine sur trois mois, je fais ça en 30 minutes grand maximum.

D’autant plus que pour moi, un emploi, même si ça reste en première chose un moyen de gagner de l’argent, s’inscrit aussi dans un projet de vie plus globale. Je ne conçois pouvoir être heureuse de façon générale si je rumine 7h par jour dans un emploi qui ne me convient pas et qui me mine. Alors je vois les choses comme ça peut-être parce que ma vie perso est un néant sans nom mais je pense que même avec une vie perso épanouie, il en serait de même.
Supporter un taf qui ne nous convient pas, ça va sur une courte durée, quelques mois. Je sais que beaucoup de personnes supportent cela beaucoup plus longtemps. Je n’ai pas leur courage et par certains cotés, je le regrette. J’aimerais être moins lâche, moins difficile. Ca me simplifierais surement la vie. Mais je suis comme je suis, je peux faire des efforts sur certains point surement mais je ne peux pas me renier.

Je suis donc à bout d’idée pour revoir ma manière de voir les choses. Je n’ai plus de pistes à explorer. Je ne sais plus où me diriger. Voilà où aboutissent mes réflexions. Je tourne en rond.

Bilan suite mes derniers entretiens

Ces dernières semaines, j’ai eu quelques entretiens. Il y avait des offres en administratif, du coup, j’ai eu quelques retours. Voilà, plutôt positif au final. Mais, comme je l’exprime ces derniers temps sur ce blog, j’ai changé, j’ai évolué, même si c’est imperceptible pour beaucoup, moi je le ressens. Et cette évolution a forcément un impact sur ma manière d’aborder les entretiens. J’en avais déjà un peu parlé je crois.

J’avais déjà du mal à jouer un rôle avant. Vous savez le rôle de la candidate supra motivée pour le poste, qui en a rêvé limite toute ça vie et tout ça. J’y arrivais déjà peu avant, c’est pas dans ma nature de base mais depuis quelques mois ça n’est encore plus difficile. Dire que ci ou ça ne me dérange pas sur un poste, je ne peux plus. Alors forcément, ça me grille d’office, mais j’arrive pas à être juste la gentille candidate toute lisse que l’on veut. Oh ! Lisse, je le parais surement de l’extérieur. Comme pour beaucoup, c’est dedans que ça s’agite. Mais j’arrive plus à donner l’apparence que justement ça ne s’agite pas trop dedans.

Vu mon CV, les postes auxquels je peux postuler sont des postes de bases dans lesquels il y a très souvent de l’accueil à réaliser. Avant, j’arrivais à me la jouer que ça ne me dérange pas. Maintenant je n’y arrive plus. C’est un fait, faire l’accueil me ferait chier. Je l’ai fait un mois en cabinet dentaire et c’était déjà chiant alors accueillir des personnes en difficulté, peut être souvent énervées, agressives dans un Pole Emploi ou un centre social, ben je sais que je ne pourrais pas. Sauf que des postes où on ne fait plus que du back office, ben, c’est rare. Surtout à mon niveau. Donc quoi ?

Lors de mon dernier entretien, la recruteuse m’a parlé formation. On peut se former à l’accueil. Oui, on peut apprendre des techniques en effet. M’enfin, si de nature on est pas trop à l’aise avec les gens (et les gens bourrés puisqu’il était question de ça ici), ben on peut se former, ça ne changera pas grand chose.
J’ai changé, j’ai évolué, mais j’ai pas changé ce que je suis : une nana plutôt réservée, qui observe plus qu’elle n’agit, qui a du mal à avoir de la répartie et qui est terriblement peureuse. J’aimerais être autrement, ma vie serait surement plus facile, ça cogiterait surement moins là haut dans ma caboche mais voilà, je suis comme je suis.

Du coup, il faudrait vraiment que j’arrive à me repositionner en terme de recherche d’emploi, savoir où je peux aller et où je veux aller (même si le but ultime est de devenir riche sans rien faire, s’exiler dans un coin quasi désertique avec une bonne pile de livres, une guitare, un ukulélé et de vivre sans emmerdes. Si le prince charmant veut me rejoindre, il est le bienvenu). Parce qu’au final, on va finir par me dire que je ne cherche pas vraiment de taf à être si peu encline à défendre ma place en entretien. Mais je n’ai jamais su. Et comme je suis en phase de recherche de moi-même, faut que je me trouve aussi sur le plan professionnel (tout en sachant que je ne pourrais jamais exercer les métiers qui m’auraient profondément motivés).

Je ne sais pas trop comment y parvenir. Je pourrais demander une prestation à mon conseiller PE, qui serait ravi, j’en suis sure, de me caler chez un de leur partenaire pour un petit Activ’emploi ou Activ’projet ou une merde du genre. Mais j’ai peu fois en ces prestations.
Seule, je tourne en rond. Je suis perdue, je ne sais plus comment faire pour avancer un peu sur le plan professionnel. Sur le plan perso, c’est pas ça non plus, mais bref ça le monde s’en fout. Ce qui les intéresse tous, c’est qu’on trouve un foutu job, pas qu’on soit bien dans nos baskets.

Entretien d’embauche à Pole Emploi : opportunité ou traquenard ?

Il y a peu, j’ai eu un entretien à Pole Emploi pour un contrat aidé comme agent administratif. Le poste en lui même est pas désagréable, c’est pas super excitant non plus, des taches basiques (classement, archivage, un peu de téléphone, …). Bref, toujours pas le poste du siècle mais plus sympa que d’autres quad même, on ne va pas être de mauvaise fois.

Avant l’entretien, j’avais peur que mon conseiller soit présent. Je ne supporte pas ce type, il me sort par les trou de nez, c’est physique. Il est prétentieux, arrogant, il se croit supérieur. Je n’ai pas confiance en lui. Du coup, j’avis peur de sa présence à cet entretien. J’avais peur aussi que l’entretien ne tourne pas totalement autour du poste à pourvoir mais dévie sur la recherche de taf et tout. C’est mon agence après tout, donc pourquoi pas.

Si ma première crainte s’est avéré bien vite rassurée, le deuxième fut plus justifiée. Le début de l’entretien a été plutôt normal. Ils se sont présentés, je me suis présentée, on s’est attardé sur mon profil. On a parlé du poste, des taches à accomplir, de ce qu’est un contrat aidé, … bref, logique. Dans un ambiance pas trop dégueu, plutôt sympa. Alors que je suis plutôt stressée et réservée, le directeur m’a trouvé plutôt à l’aise au contraire, bref, j’ai bien joué mon rôle à ce niveau là (si il savait que c’est surtout à l’intérieur que ça balance!).

Mais bien sur, ils n’ont pas pu s’en empêcher. J’ai eu droit à un mini rendez vous de « contrôle ». qui est mon conseiller (choupinou, t’es directeur d’agence, tu dois pouvoir trouver ça dans ton ordi non?) ? Est ce que j’ai envisagé une reconversion (ben oui parce que depuis le temps que je cherche après la fin de ma reprise d’études, faudrait peut être envisager autre chose) ? Est ce que je suis abonnée aux offres ? Est ce que j’ai déjà postulé à tel, tel ou tel endroit ? Bref, j’avais deux conseiller pour moi toute seule. Autant dire que dans ma tête et mon corps, ça bouillonnait de plus en plus.

J’étais là pour un entretien d’embauche, pas pour qu’on me tende des « pièges » sur ma manière de rechercher du taf. J’ai un peu perdu mon sang froid sur la question de la reconversion. J’ai demandé dans quel secteur il fallait aller ? Evitant quand même de leur signaler que Pole emploi finançait pas facilement une formation et que j’avais pas encore gagner au Loto pour m’en payer une seule (ou me barrer en vacances à durée indéterminée autour du globe).

Je suis donc dans la crainte que, comme chez les flics, ce que j’ai dit puisse se retourner contre moi. Ca ferait fort plaisir à mon conseiller j’imagine, d’avoir des cartouches en plus (de ma longue période d’inactivité) pour m’envoyer en accompagnement bidon ou je ne sais quoi.

Bref, derrière un entretien à Pole emploi pour un poste chez eux se cache un entretien déguisé sur votre profil, votre recherche et toute votre vie de demandeur d’emploi.

La mascarade de l’entretien d’embauche

Je ne sais pas vous, mais personnellement, déjà au niveau de la lettre de motivation, j’ai du mal. Comment dire et transmettre à un employeur que je suis motivée pour le poste qu’il propose alors que c’est peu souvent le cas ? Je ne suis pas actrice, je n’ai pas envie de jouer un rôle. Je ne suis pas vendeuse, je n’ai pas envie de me vendre. Je n’y arrive pas. Cet exercice m’est pénible. Et pour un peu que ma candidature aille plus loin, je ne suis pas sortie de l’auberge.

Parce que si c’est compliqué de trouver des points motivants à un poste qui ne l’est pas pour une lettre de motivation, en entretien d’embauche, c’est carrément impossible. Si on était dans un monde idéal, on pourrait postuler pour des postes qui nous plaisent, on viserait des emplois qui nous motivent et ce serait beaucoup plus facile de dire pourquoi on postule, pourquoi on veut ce job. Mais on n’est pas dans un monde idéal (n’en déplaise à Pole Emploi), et jouer la mascarade devant un employeur qui veut que je lui passe la brosse à reluire pour son poste bien souvent précaire, aux taches bof bof et en fait dont je ne sais rien (entre l’annonce et la réalité, il peu y avoir un monde ou deux), ben je n’y arrive pas. Je ne sais pas faire semblant.

Je suis négative par nature, c’est comme ça. Donc je sais que je vois les mauvais cotés plus que les bons. C’est un moyen de ne pas être déçue parce que pour le moment j’ai rarement été surprise de façon positive. On va me dire que c’est mon attitude négative qui attire le négatif, ouais peut être, mais bon, je n’ai certes pas vécu de gros drames dans ma vie mais on ne peut pas dire qu’il y aie eu de jolis cadeaux qui l’ont parsemé. J’ai eu de chouettes moments comme tout le monde mais rien d’extatique.

Mon parcours sur le marché de l’emploi ne déroge pas à la règle. Je sais pas, c’est mon karma peut être. Y’a rien de passionnant dans les tafs que je recherche. Je n’ai rien de passionnant à proposer non plus de toute façon. Je ne sais aps quoi faire de ma vie, je ne sais même pas ce que j’aimerais en faire en fait. J’ai l’impression de ne pas avoir fait les bonnes choses aux bons moments pour que ma vie prenne la bonne tournure. Ca semble évident vu la situation de néant dans laquelle je suis.

Normalement, plus on cherche moins on devrait faire les difficiles. Pour le taf comme pour le reste. Mais je n’y arrive pas parce que ce temps que j’ai pour réfléchir ne me permet pas de savoir ce que je veux (ce que je vaux, ce qui est possible entre désir et réalité) mais je sais ce que je ne veux pas et cela s’affirme au fil du temps. Et faire la motivée en entretien d’embauche pour un emploi précaire, ben non, ça je ne peux plus. Il y a quelques années, je pouvais encore. Maintenant je n’y arrive plus. L’illusion du commencer en bas de l’échelle et progresser n’a jamais bien fonctionné avec moi mais alors c’est pire avec le temps. Si on a pas un taf un minimum intéressant pour valoriser le CV, on ne peut pas espérer retrouver ensuite un taf correct. Point. Et même avec une ligne ou deux sympa sur le CV, retrouver un vrai emploi (et pas des miettes) est plus qu’incertain.

Donc me la jouer intéressée à mort pour un poste qui est juste passable, alors que j’ai pas de base un profil forcément dynamique qui pète la joie, ben, non. Je pourrais faire mille ateliers entretien d’embauche, ça n’y changera rien. Je ne suis pas un robot qu’on programme pour être ce que le système veut. Je veux bien trouver ma place, faire des compromis (même si je suis déjà au plan Z dixième du nom au moins), oui, mais pas totalement à mes dépends, pas si je dois être encore plus malheureuse. Je veux une solution qui m’apporte un peu de paix. Tout simplement. Et là, je pourrais peut être vendre un projet en entretien d’embauche

Je suis une personne

Je suis une personne, pas un numéro dans les registres de Pole Emploi. Je ne suis pas un code ROME ou ce genre de chose. Je suis moi. Et j’ai mis des mois à le comprendre. Et en quelques offres envoyées en masse, juste parce que ça ressemble plus ou moins à ce que je cherche, mon conseiller PE vient de bousiller le peu de paix intérieure que j’avais trouvé ces derniers temps.

Parce que les secteurs d’activité sont des secteurs où je postuleraient pas de moi même, parce que géographiquement c’est trop éloigné, trop difficile d’accès et que je panique vite en voiture (j’en ai eu la preuve vendredi, les plaques que j’ai sur le visage me le rappellent).

Mais parce que ça correspond à ce que je cherche, ben je peux pas ne pas postuler et bien sur ces trucs dont je ne veux pas ben j’ai des entretiens. Si je vois un truc qui peut me plaire, je n’en ai pas par contre.
Du coup, au lieu de préparer l’entretien lui-même, ben je panique sur le trajet. Je pleure et j’ai des pensées noires.
Je suis la nana qui a mis 6 mois à se décider à aller acheter une guitare (et c’est sans compter les années d’avant où j’avais déjà envie d’aller à cet endroit) mais qui en une nuit doit se préparer à aller dans un lieu qui lui fait tout aussi peur.

Mes problèmes sont dérisoires face à ceux rencontrés par beaucoup de monde. Mais parce que je suis une personne, j’aimerais qu’ils soient compris, acceptés et qu’on en tienne compte. J’aimerais juste pouvoir être moi avec mes défauts, nombreux, et mes quelques qualités cachées quelques part.

Je suis peut-être trop sensible, trop émotive mais c’est comme ça. C’est moi. Mais que c’est dur à faire entendre dans ce monde, dans cette société. Je sur-réagis, je sous-réagis, je réagis mal. Je pleure pour un rien et ne pleure pas quand il le faudrait. Je ne sais pas expliquer ce que je ressens, j’ai envie d’être seule, j’ai envie qu’on me laisse tranquille mais la solitude me pèse. Je veux trouver un emploi mais pas n’importe lequel, n’importe comment.

Je suis une personne, pleine de paradoxes qui ne sait pas ce qu’elle veut et sait ce qu’elle ne veut pas.

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