L’ECCP, c’est fait!

Mardi, c’était le grand jour ! Le jour où on allait évaluer mes compétences professionnelles. Ouais, heu, je ne vous explique pas ce que je pense de mes compétences pro, vous avez saisi l’idée je crois. Mais si il faut évaluer le néant, évaluons le néant ! Au moins ce n’est qu’une journée contrairement à un Activ’Emploi. C’est donc avec joie et entrain (ce qui me caractérise donc) que je me suis rendue à ce qui promettait d’être une journée bien chiante !
Pour situer un peu le truc, ce n’est pas PE qui fait l’éval mais un prestataire. J’avais espéré qu’on serait dirigé vers le GRETA, ça me paraissait logique mais non, c’est un autre prestataire au nom tout nouveau pour moi. Encore un qui veut se prendre l’argent des « formations » et autres prestations PE.
Et le tout se passe dans une salle louée à une chaîne d’hôtel restaurant. Normal lol

Vu le temps, je serais bien restée chez moi. Vent, pluie, froid. Un temps à rester sous la couette. J’arrive en avance (je ne suis toujours pas guérie de cette manie), sortir de la voiture est une torture mais il faut se lancer. Une chance, le type qui me reçoit est content que je sois très en avance. Youpi !
Il fait mon dossier, tout ça, m’explique un peu le truc et me file les feuilles de mon test que je vais remplir dans une salle à coté de celle qui lui sert de bureau. Il y a 3 personne déjà présentes.
Je m’installe, regarde les documents et … je me dis que je ne suis pas déçue. C’est juste un peu la galère pour savoir qu’elle feuille de réponse va avec quel énoncé, trier ce qu’il faut faire sur PC ou pas, … bref. Tu perds déjà 10 minutes au minimum. Heureusement, visiblement, il se fiche du temps qu’on y passe.
Je me lance à faire ce que je dois faire, je prépare le brouillon de ce que je dois saisir sur Word, je fais ce que je peux faire sans ordi et sans partenaire de jeux de role. J’ai deux mises en situation à faire (oui, j’adore les jeux de rôle, joie de devoir parler), je vois qu’autour de moi, tout le monde à l’air aussi sceptique que moi. Ca me rassure un peu.

Ca sent le truc super bien organisé. Confirmation : je rappelle qu’on est quand même si j’ai tout compris là pour évaluer les compétences pro de personnes qui bosser en administratif, on est plusieurs et … on a qu’un seul PC. Alors tout ne se fait pas sur ordi, une chance.
Du coup, une fois qu’on a fini ce qui se fait sur papier, ben on passe tour à tour pour les mises en situation qu’on a. Puis faut attendre pour avoir le PC.
Ensuite, on est censé attendre nos résultats mais le type propose de les envoyer par mail. Donc : poireauté 2h peut-être plus ou recevoir par mail et se barrer ? Ben, c’est qu’il était 13h passé et on avait tous la dalle en fait. Donc hop, on prend tous l’option par mail.

Je suis allée manger, jusque là, tout va bien. Jusqu’à ce que mon téléphone me fasse une mauvaise blague : s’éteindre et ne pas se rallumer. Sale bête. Ca m’a démoralisé (quoi ? J’ai une relation profonde avec mon 4S, j’y peux rien!). J’ai failli me prendre un mur en me garant aussi, merci les feuilles humides au sol dans un parking.

Je suis assez mitigée sur les tests, l’organisation, tout ça. Au moment où j’écris, j’attends encore les résultats bien sur. J’imagine que le but c’est de nous envoyer en formation ensuite. Ca me fait un peu peur. Les formations, j’ai déjà donné. Mais au moins, les tests c’est fait.

Ajout : et donc selon les résultats (que j’ai enfin), je suis tout à fait apte au métier de secrétaire. Voilà, voilà.

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Quand Pole Emploi illumine ta journée

Un titre comme ça, on ne s’y attend pas. Et pourtant !

Ce matin, j’avais rendez vous à Pôle Emploi pour une réunion d’information sur la prestation ECCP. Durée prévue : 3h.
Ce n’est donc pas toute joyeuse que j’ai débuté ma journée, persuadée de perdre 3h dans une salle pleine de monde à écouter blablater sur une prestation que beaucoup ne pourront de toute façon pas refuser sous peine d’être de mauvais chômeur.
Histoire de ne pas tout voir en noir, j’ai décidé de mettre ma nouvelle chemise, jamais porté encore. Juste comme ça, pour me faire plaisir parce que les fringues neuves, c’est la vie !

8h40, je suis à Pôle Emploi (en avance oui, je sais, je me soigne). Je me présente à l’accueil et là, je sens le gros malaise. Je vérifie la date, on ne sait jamais. Mais pas d’erreur de ma part, j’ai bien saisi quand ma conseillère me l’a donné il y a 15 jours. Ca fait des messes basses, on voit que tout le monde hésite. Ben quoi ? Y’a réunion ou pas ?
On me dit enfin de patienter. Je me doute, je suis en avance (et eux toujours en retard). Ils vont chercher une collègue. C’est al règle de base à PE : on ne t’explique pas directement, on va chercher une collègue. Qui arrive assez vite heureusement et qui elle me permet de comprendre ce qui se passe, même si ayant aperçu la feuille des convoqués à la réunion, j’avais commencé à saisir vaguement.
L’administration dans toute sa splendeur a oublié d’envoyer les convocations aux heureux élus ! Et nous sommes deux chanceuses à l’avoir eu en main propre de notre conseiller. Pas de foule en vu donc. Du coup la gentille dame me dit qu’on va passer la réunion collective (bah oui, hein, ça va être chaud de toute façon) et passer directement à l’entretien individuel. Et là, tu comprends que non seulement on t’aurait emmerdé avec une réunion collective normalement mais qu’en plus il aurait fallu refaire un entretien individuel pour valider l’inscription à la prestation. C’est beau la vie !
Mais comme la journée a décidé d’être chouette, entretien individuel, j’ai fait m gentille chomeuse qui dit oui à la prestation, qui par chance ne dure qu’une journée, voire une demi-journée. Ca va être cool d’évaluer mes compétences professionnelle, j’ai hâte ! Et du coup, au lieu de perdre 3h à Pole Emploi, j’étais dans ma voiture à 9h15 grand max !

Et comme le temps froid et gris du matin commençait à s’améliorer, c’était d’autant mieux d’être libre plus tôt. Je suis allée faire les magasins, j’ai acheté des carnets (Je vous ai déjà parlé de ma passion pour las carnets? Passion, pardon, obsession), j’ai commencé à jouer la mère Noël (j’adore acheter des cadeaux^^), j’ai une carte postale à envoyer, et vu que le soleil se montrait quand même un peu, j’ai décidé de prendre un truc à emporter au McDo et d’aller manger sur le parking de Jardiland. Cherchez pas, j’adore le parking de Jardiland entre 12h30 et 14h. Il y a des plantes partout, on est assez au calme, quand c’est la saison, y’a de la lavande partout (tout s’explique, c’est la lavande qui m’attire, enfin pas là). Bon le vent était un peu chiant, mais on ne peu pas tout avoir (je met vraiment des « mais » partout, il faut que ça cesse!)
Et comme la journée était cool, je me suis dit qu’il était temps d’aller voir le tatoueur pour les minis retouches de mon tatouage. C’est compris dans le prix, autant être tatillon ! C’est donc chose faite, le rendez vous est pris !

Voilà comment Pole Emploi a illuminé ma journée, en oubliant d’envoyer des convocs.

Soucis administratif

Je vous fais un « vis ma vie de rsaste ». J’ai des emmerdes avec la CAF.

Comme vous le savez peut-être, quand on touche le RSA, on est tenu de faire une déclaration de ressources chaque trimestre. Exercice auquel je me plie volontiers, ça ne prend pas très longtemps, on fait ça par internet maintenant, mais bon même sur papier, ce n’est pas très long. Généralement, on reçoit un mail comme quoi, il faut la faire, dans la journée je m’y colle, je conserve le justificatif en PDF, et hop, roule.

Ben visiblement, en septembre, y’a eu un soucis quelques part. Je reçois bien le mail, je fais ma déclaration le 2 septembre (à 15h10 précisément), je récupère mon justificatif. Et je retourne à ma vie, l’esprit léger de cette tache à accomplir.

Quelques jours plus tard, je reçois de nouveau un mail me disant de faire ma déclaration. Bon, ok, je ne pige pas trop, mais je retourne sur le site, qui me dit que ma déclaration est enregistrée et que je n’ai plus accès au module. Je recherche mon justificatif, il est bien là. Donc, ben, je retourne à ma vie, encore.

Quelques jours encore plus tard, je reçois une rappel par courrier. Oui, je sais, là, j’aurais du commençais à m’inquiéter un peu. j’étais juste énervée parce que je l’ai faite cette déclaration, bon sang! Mais je renvoie le tout par courrier, en lettre suivie (et courrier bien distribué) et je ne pense pas à passer un coup de fil ni rien, pour moi, c’est bon.
Y’a 2 jours, nouveau rappel par courrier. Je ne pense toujours pas à appeler (je vous ai déjà dit que moi, le téléphone, je n’aime pas?). Je renvoie de nouveau le truc, en lettre suivi.
J’envoie, quand le site est enfin opérationnel (parce que la CAF, c’est comme la CPAM, le jour où tu as vraiment besoin du site, ça merde, tu n’as pas accès à ton compte, bref, tu peux rien faire)

Je guette le 5, jour où est versé le RSA normalement, rien. J’attends le 6, on sait pas. Rien. Doc je fouille peu mieux le site de la CAF, et je tombe enfin sur l’endroit qui dit qu’en octobre, je n’ai aucun droits parce que j’ai pas fait cette fichu de merdique de déclaration. WTF? Mon historique dit le contraire les mecs!

Je suis donc sans ressources, une chance que je vis chez ma mère, sinon, j’aurais rien pour vivre en fait. Je serais à stresser pour payer le loyer et les charges.
Je vais donc passer un week-end formidable à stresser et à préparer un dossier avec mes différents justificatif. Lundi, je passe – enfin- un coup de fil. Au pire, mardi matin comme je dois aller en ville, j’irais directement à la CAF.

J’aime ma vie!

Et niveau emploi?

Pas d’introspection, pas dans le domaine amoureux ou existentiel. Je me souviens parfois que je parlais emploi, ou plutôt chômage, à une époque. On va revenir à la base du blog aujourd’hui. Manque d’emploi. Marché du travail désertique, à l’abandon, désespérant.

Je l’ai déjà dit, je cherche dans le domaine administratif, ce n’est pas une vocation, c’est juste que c’est ce qui est le « moins pire ». Mais c’est un secteur bouché, le peu de contrat que je décroche sont encore moins passionnants que ce que je m’étais imaginée, ça me désespère à chaque fois de me lever pour aller faire essentiellement du classement, de l’archivage. En plus, ça éclate le dos. Ou alors c’est dans le domaine médical et pour bosser à long terme dans le domaine médical, même au niveau administratif, il faudrait que j’ai un peu moins la photo du médical. Même pour aller dans les bureaux, entrer dans une clinique, c’est un peu flippant quand même. Dans l’idéal, j’aimerais changer de domaine de recherche, mais bon, si c’était si simple ça se saurait.

Je me suis livrée sur trois/quatre jours à une petite expérience : j’ai noté, pour avoir une vue d’ensemble, les offres parues sur Pole Emploi. Je voulais le faire sur un période plus longue mais le site de PE, c’est quand même la merde. J’ai exclu d’office les offres partenaires pour ne pas avoir 50 fois la même sur 50 sites différents, on sait comment ça fonctionne et déjà rien qu’avec les offres de PE, je me demande si il n’y en a pas certaines qui concernent le même poste. Sans m’attendre à de grosses surprises, je voulais voir un peu ce qu’il y avait dans un rayon de 60km autour de ma commune.

Et c’est donc vraiment sans surprise que si vous virez le BTP, l’industrie, les services à la personne et le médical, ben y’a plus rien ou presque. Les offres en administratif sont d’une rareté incroyable, le peu qu’il y a, en cdd court (un mois semble être une bonne moyenne), parfois même pas à temps plein. Et bien sur, il faut avoir plusieurs mois voire plusieurs années d’expérience.
J’ai vaguement fait un tour du coté des formations proposées, c’est pareil. Si on ne veut pas être aide à domicile et qu’on ne peut pas se financer soi-même, il faut passer son chemin.

Bon, ben du coup, je reste sur le domaine administratif, j’en frémis d’excitation ! De la paperasse à ranger, classer, archiver, tout ça, pour un peu, dans un joli bâtiment poussiéreux et tout, voilà l’avenir dont je rêve !
En fait, pour dire vrai, je ne sais même plus ce qui me fait envie professionnellement parlant (dans la vie tout court, on est d’accord). Un emploi qui me plaise, qui me donne envie de me lever le matin, qui occupe mon cerveau, qui m’empêche de cogiter ou plutôt qui fait que je n’ai pas envie de cogiter.
Mais je ne sais plus où chercher de nouvelles pistes.

Vous l’aurez donc compris, je parle peu emploi essentiellement parce que rien ne bouge et que je tourne en rond.

Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles

Début aout, j’ai eu un entretien d’embauche pour un CDD de deux mois dans une mutuelle. J’y allais avec peu d’espoir, sur l’annonce ils demandaient un an d’expérience. J’ai d’ailleurs été assez surprise d’être rappelée. J’ai d’abord été contacté par une nana des RH, pas trop contente que mon CV sur Pole Emploi soit très anonymisé. Je me suis retenue de lui dire que ça ne l’avait pas empêché de me contacter, si je m’agace dès le début, ça va pas le faire.
J’explique juste pour vous, le CV anonymisé à mort sur PE, c’est pour décourager les arnaques. Ca va bien les mails à la con. On reçoit assez de spams comme ça.
Le lendemain il me semble, c’est l’agence qui recrute qui me contacte directement pour convenir d’un rendez vous.


(Comment ne pas avoir le sourire en arrivant devant les locaux et en voyant ça)

Pour une fois, je n’arrive pas 30 minutes en avance donc je rentre direct. Petit temps d’attente avant que l’entretien débute et du coup, le petit coup de relax grâce à la poubelle se dissipe. Je sens que je me crispe à nouveau, nez bouché, quelques vertiges. Bref, symptômes du stress quoi. Donc soit je reste quasi silencieuse de tous l’entretien ou je vole dans les plumes dès que ça me chauffe. Parfois je fais un mélange des deux (et je me demande pourquoi je foire mes entretiens, oops).

Bon bizarrement j’ai réussi à plutôt pas mal parler. Petit point commun avec la personne face à moi, on fais du Tai Chi avec la même asso. Pas la même ville, pas le même prof, mais on connait des gens en commun. Ca permet de discuter un peu. Si la partie travail c’était aussi bien passé, ça aurait été cool.

Les blabla habituels, je suis pas douée. Me vendre non plus. C’est pas une nouveauté, vous voulez que je vende quoi ? Les trous dans mon CV ? D’ailleurs, j’ai un peu foiré au moment où la question était abordés (re oops). Je le sais pourtant qu’il faut se taire, ne rien dire, l’employeur est roi, tout ça. Mais bon, quand on me demande pourquoi que des CDD courts alors que l’offre est un CDD de 2 mois, j’ai les griffes qui me démangent très très très beaucoup. Sous le calme apparent se cache une tempête et si je ne la laisse pas éclater en entretien, je me tais quand même de moins en moins (à défaut d’être embauché, ça défoule un coup).

J’ai donc fait la remarque sur la durée du contrat proposé qui n’était pas plus longue que celle des CDD que j’ai pu avoir jusque là. Et j’ai eu droit à un flot de justifications plus ou moins hasardeuses.
Déjà, elle me dit qu’en fait elle a droit à un CDD jusqu’à la fin de l’année, qu’elle en a parler avec les RH, deux mois c’est pas assez, juste le temps de former la personne, bla blabla.
Puis que l’annonce avait été republié avec une durée de huit mois. Ah !? Ben je ne l’ai pas vu et je ne l’ai pas trouvé. Par contre, quand j’ai regardé quelques semaines après, j’ai bien trouvé une actualisation de l’offre au 20 aout pour un CDD de … 2mois. Puis, madame, mettons huit mois à partir de septembre, ça fait un peu moins que la fin de l’année, hein. J’ai rien dit mais je l’ai pensé si fort.
Elle n’avait pas l’air de savoir quand le contrat débuterait, ce qui est vachement rassurant. Bref, je me demande si ils ont trouvé ou si ils cherchent encore leur perle rare.

On finit, elle me dit que quelle que soit la réponse, elle me tiendra au courant, bla bla bla (il y a beaucoup de bla bla bla dans cet article non?). Elle me raccompagne, elle avait peur que je me perde peut-être alors que la sortie est juste à coté. Je revois la fameuse poubelle, j’adore toujours autant, ça aura été la bonne surprise de la journée.

Un mois plus tard, j’attend toujours la réponse. J’aurais pu rappeler mais comme je l’ai mis plus haut, j’ai vu l’offre actualisée, je pense que ça me donne la réponse. Au 20 aout, ils n’avaient choisi personne. Quand on ne nous dit rien sur un éventuel retour, c’est déjà rageant de ne pas avoir de réponse. Mais quand on vous promet le plus honnêtement du monde que prise ou pas, on vous le fera savoir, ben ça donne des envies de meurtre.

Se réorienter professionnellement, l’inutilité des tests

En ce jeudi 3 aout, je me suis décidée à faire (ou refaire conviendrait mieux vu qu’à une époque j’en ai fait par dizaines) des tests d’orientation et conneries du genre. On fait le même genre de choses quand Pole Emploi nous envoie vers un de ses prestataires, pour l’époque où j’ai fait ce type d’accompagnement en tout cas. Sauf que chez un prestataire de Paulo, ça prend 3 séances d’une heure au moins. Chez soi, on fait ça en 30 minutes en prenant son temps et en faisant plusieurs sites.

Rien de révolutionnaire dans cette nouvelle fournée de tests. Les mêmes résultats reviennent et donc aucune piste nouvelle à explorer. Je vous donne un petit aperçu ?


J’ai d’abord fait celui sur le site Kledou. Le soucis du site est que pour avoir des résultats plus complet, il faut sortir l’oseille.
Profil de personnalité :
– créatif 85%
– investigateur 75%
– social 45%
– méthodique 40%
– entreprenant 30%
– pratique 25%

Secteur d’activité qui correspondent le mieux :
– Art – Culture – Spectacle 54%
– Science – Technologie – Informatique 40%
– Médecine – Santé 35%

Le site propose ensuite une liste de 20 métiers, mais il faut payer. On voit les premier :
– professeur de musique 100%
– écrivain public 94%
– dessinateur modéliste (habillement) 94%
– traductrice d’édition 94%

J’ai rigolé assez souvent. Médecine, santé, on oublie. Pour la liste de métiers, bref.

Je suis allée sur le site http://www.orientation-carriere.com ensuite. Les résultats sont très court. Au moins, ça va être rapide à recopier :
– artistique 64%
– conventionnel 47%
– investigateur 47%

J’ai fini avec http://www.lesmetiers.net et ça donne :

Je me suis bien amusée mais je n’ai pas éclairci le brouillard professionnel dans lequel je me trouve. Je continue dans le surplace. C’est bien le surplace aussi. Je commence à connaître l’endroit.
Y’a des choses pas totalement idiotes dans ces tests mais ce n’est pas réalisable.

(Je suis désolée de vous enquiquiner deux fois aujourd’hui. Ce matin, c’était récréation quand même).

Mieux vaut un petit boulot que pas de boulot du tout. Vraiment ?

Ca, c’est le conseil qu’on vous donne immanquablement quand vous êtes au chômage : prend ce qui vient, montre que tu veux bosser, même si c’est pas à temps plein, même si c’est pas dans ta branche, même si ça te déprime à fond c’est pas grave. Bosse.
Stop ! On va en parler deux minutes quand même.

On est tous amené à prendre des jobs qui nous rebutent, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on cherche. On l’a tous fait, on le fera tous (ou presque) et c’est comme ça. Parce que quoiqu’on en dise, on gagne quand même plus en bossant qu’aux minimas sociaux (sauf si tu bosses moins de 3 mois, vu qu’on te sucre ton RSA de toute façon sur trois mois même si tu as un contrat de 1 mois, là, tu y perd un peu quand même). Enfin, on gagne plus si on bosse à temps plein.

Et les offres à temps partiel, très partiel, rikikileusement partiel, ça coure le site de Pole Emploi (et les autres aussi j’imagine). Ca me rappelle la seule fois où Adecco était prêt à me filer du boulot en sortant de BTS. C’était quelques heures de ménage à 60km de chez moi. Mais oui, je vais traverser le département pour payer plus d’essence que je n’aurais de salaire pour un taf dont j’essayais justement de me défaire en reprenant des études. Of course !

Les gens, vraiment, arrêtez de conseiller à vos potes chomeurs de prendre trois heures de baby-sitting par-ci, part-là. Ca sert à rien, ça fout dans la merde, ça engendre parfois plus de frais que ça ne fait entrer de fric. Et non, ça ne permet pas de rebondir sur un super méga putain de taf qui paie bien (je suis vulgaire un peu aujourd’hui moi. Désolée). Ca maintient dans la précarité et ça bloque potentiellement pour trouver autre chose.

Le pote chomeur, il ne vous a pas attendu pour penser à ce type de solutions, à envisager les avantages et inconvénients, à se triturer la tête en profondeur pour savoir comment s’en sortir, durablement, vraiment durablement. Parce que le pote chomeur, il veut avoir une vie lui aussi. Il veut avoir un logement à lui si ce n’est pas encore le cas, il veut, avec un peu de bol ,pouvoir faire des projets (changer de bagnole, partir peut-être en vacances, changer d’ordi, peu importe). Alors il s’est déjà demandé si prendre un taf qui va lui rapporter 300€ dans le mois ça pourrait le faire. Il arrive souvent à la conclusion que non.

Alors même quand on habite chez ses parents, ce qui n’est déjà pas simple à gérer quand bien même on adore ses parents, même si on a pas de loyer et tout ça, on n’est pas des sous-humains. On cherche un vrai emploi, avec assez d’heures pour gagner un salaire correct. On a déjà intégré que le taf à 2000€/mois, on pouvait l’oublier. Souvent, on n’est pas trop gourmand, on se dit que le SMIC, c’est déjà ça. Mais pas un SMIC sur un temps partiel, avec un salaire partiel, donc. Si encore, le poste est intéressant et permet de mettre en avant des compétences qui peuvent être utile pour la suite, ça se discute. Mais c’est rare quand même.
Arrêtez de faire comme si on cherchait un job étudiant pour se faire de l’argent de poche. On cherche un job pour pouvoir vivre autonome et indépendant.

Voilà, c’était le coup de gueule du jour.