Faire taire son coeur

C’est le questionnement du jour : finalement, ne faut-il pas faire taire son cœur ? Oublier ses envies, ses espoirs, ses rêves et se contenter de ce que la vie nous offre même si ça ne nous comble pas, même si c’est douloureux ? Est-ce là finalement le secret du bonheur ? Est ce que c’est comme ça que les gens autour de nous réussissent à faire quelque chose de leurs vies ? Oublient ils de réaliser leurs rêves, de trouver un bon équilibre dans leur vie en se contentant de ce qu’ils peuvent avoir ?

Pour la rêveuse que je suis ça va demander des efforts considérables. Douloureux même, mais on doit s’habituer non ? C’est douloureux de toute façon déjà maintenant, alors pourquoi lutter ? Pourquoi se chercher, pourquoi vouloir comprendre qui on est, ce que l’on peut/veut faire ? Pourquoi se battre contre ce qui semble être ce qui sera notre vie ?

Je suis fatiguée en ce moment. Fatiguée de chercher des solutions, de me questionner sur des choses sans intérêt, fatiguée de tout. Il doit bien y avoir une place dans ce monde pour moi et elle se trouve peut-être dans tout ce que je refuse parce que ça ne me convient pas. C’est peut-être là que je dois être. Et non pas partir à la recherche d’un pseudo idéal.

Je me fais mal avec des choses impossibles (que je n’ai même pas vraiment identifiées mais qui se résument à des idées abstraites comme l’épanouissement, la réalisation de soi, être bien dans sa vie, …). Alors, les pseudos gourous du développement perso ont peut-être raison, c’est notre vision sur les choses qu’il faut changer. Voir avec bienveillance ce que l’on n’aime pas et s’écarte du reste.

Quitte à s’enfoncer dans le mal-être, autant entrer dans le moule, faire plaisir à la société et on en parle plus. Au moins, plus personne ne fera chier avec des questions à la con. Ils sauront qui on est : un travailleur. C’est bien plus rassurant qu’un chomeur, un rêveur, un idéaliste, un chercheur de sens.

Il est peut-être temps d’abdiquer ?

Se protéger, c’est souffrir aussi

Attention, je m’engage dans un truc, je ne sais pas où ça va finir ! Bref, mon cerveau carbure toujours et, en tache de fond, il a décidé de se questionner sur ma solitude, le vide que j’ai fait autour de moi depuis des années et ma difficulté à nouer de nouvelles relations. Il a fini par conclure que c’était avant tout une manière de se protéger. Il aura fallu du temps pour le comprendre.

Finalement, ce n’est peut-être pas uniquement parce que les gens me font chier. Même si ça joue. Non, l’explication tient aussi de l’envie de ne plus se laisser avoir par les mauvaises personnes. Ces gens qui se disent vos amis mais qui profitent de vos petites et grandes faiblesses. Cette tendance à avoir été prise pour une bonne poire durant des années. A ne pas avoir su m’affirmer. Bref, à avoir fait confiance aux mauvaises personnes. Au final, l’isolement aura été une protection. Ne plus donner sa confiance à qui que ce soit pour ne plus être trahie, pour ne plus être un simple faire valoir ou ce genre de chose.

Ca a cultivé ma tendance à la solitude et durant des années, je crois que ça ne m’a pas fait souffrir tant que ça. J’ai même entretenu ce mur autour de moi. De toute façon, chaque nouvelle rencontre confirmait ce que je pensais : les gens sont là tant qu’ils ont besoin de vous mais se barrent dès que ce n’est plus le cas. Que vous passiez votre temps à les écouter, pas de soucis. Mais bizarrement, ça ne fonctionne pas en sens inverse. Au début, on se dit que c’est parce qu’on a pas de vrais problèmes, on a pas de soucis, on n’a pas à se plaindre. Puis, on comprend aussi qu’une personne qui tient un peu à nous, ben elle prend quand même le temps d’écouter, même si ce qu’on a sur le cœur paraît futile.

Alors, je n’ai surement pas rencontré les bonnes personnes. Ou c’est moi qui suis trop … asociale. Trop sensible, trop anormale. Ayant déjà une difficulté à me lier, à savoir comment être « sociale », le fait de m’isoler n’aide pas à travailler sur cela. Du coup, je me suis enfermée dans cet état. Et aujourd’hui, je ne sais pas comment rencontrer de nouvelles personnes. Je ne suis pas sure de pouvoir accorder ma confiance non plus. Je suis devenue méfiante, craintive. Je me protège encore et toujours.

Finalement, ça fait souffrir aussi. Surtout lorsqu’on souhaite en finir avec ce cycle de solitude. Ce n’est pas que je veuille déborder d’amis et d’activités. Je reste une solitaire avant tout avec le besoin de calme et d’espace qui va avec. Mais rencontrer des personnes avec qui échanger et partager, ça pourrait être sympa et ça pourrait m’aider à évoluer aussi. Mais j’ai peur et je sens que cette peur et un frein.

Ca m’a pris un peu de temps pour savoir le formuler ainsi. J’en avais surement conscience mais pas aussi clairement. Ca prendra du temps pour penser et agir autrement aussi. Je ne sais pas si c’est possible en fait. Je n’ai pas l’impression d’avoir le contrôle sur ça. Je me referme comme une huitre quand je me sens menacée. Menace fictive bien sur, mais menace quand même. Imaginez si quelqu’un perçait la carapace, il trouverait quoi derrière ? Je ne suis pas sure d’avoir envie de le découvrir. Ca pourrait être une déception pour cette personne comme pour moi.

C’est tellement plus facile et rassurant de se cacher dans les pages d’un livre.

Se présenter/se définir quand on est au chômage ?

C’est une question que j’ai déjà du aborder au fil de différents articles. Peut-être même que j’ai déjà fait un petit quelque chose dessus sans m’en souvenir. Mais, voilà, le questionnement me revient en tête là, aujourd’hui, alors que je tentais désespérément de ne pas massacrer Someone like you de Adele à la guitare (désolée, ce fut un carnage). Comment me présenter sous un angle positif aux gens que je pourrais rencontrer ? Pour leur donner envie d’en savoir plus sur moi et de ne pas s’arrêter à cet état de chômeuse ?

Parce que, ne le nions pas, quand on rencontre quelqu’un, une des premières questions qui vient est bel et bien : tu fais quoi dans la vie ? D’ailleurs, lorsque je me suis inscrite sur OVS, un autre membre est entré en contact avec moi en privé pour discuter. Discussion qui n’a pas été très loin puisque j’ai séché (et fui) à sa deuxième question : tu fais quoi dans la vie ? J’ai trouvé ça dommage sur un site de sortie et donc plutôt accès loisirs de se renseigner en priorité sur le statut professionnel d’une personne et pas sur d’éventuelles affinités de hobbies.

Ls gens de manière générale se définissent beaucoup par leur travail et définissent de fait les autres ainsi. C’est en tout cas l’impression que j’ai. J’avoue qu’à force d’avoir eu des questionnements sur ma recherche d’emploi à presque chacune de mes -rares- sorties à une époque, je tend vite vers l’agacement et peut-être même l’agressivité quand la question est abordée. Il y a peu, un oncle pas vu depuis longtemps, j’ai bien vu que ça l’a titillé de trouver le bon moment pour lancer le sujet. Il n’a été soulagé que lorsqu’il m’a enfin demander où j’en étais. J’ai été un peu sèche dans la réponse mais j’ai tenté de parler musique, lecture. Ca a coupé court à la conversation. Parfait.

C’est peut-être depuis ce jour là que je réfléchis à comment répondre à ce type de questions sans tourner à l’agressivité dans la seconde. Parce que c’est cool d’avoir un boulot, mais vous, les gens qui en avaient un, vous n’êtes pas que ça non plus ? Si ? Le fait de contribuer à la société ne fait pas de vous tout ce que vous êtes. Parce que, si ça se trouve, vous êtes bénévole dans une asso (peu importe laquelle) et vos activités dans ce cadre sont bien plus utile à la société que votre travail. Et pourtant, ce n’est pas forcément ce que les gens vont retenir. Ou tout simplement, vous êtes une personne adorable, intéressante, cultivée, … et ça aussi, votre profil pro ne le dit pas forcément.

Alors comment répondre à ce besoin social que les gens ont de savoir ce que l’on fait dans la vie trente secondes après vous avoir rencontré (croisé dans la rue pour les personnes que l’on connait déjà) ? Comment dire « ben j’ai toujours pas de taf, mais garde tes conseils car y’a genre 95% de chance que je les ai entendu milles fois, mais je suis une personne quand même donc on peut parler d’autre chose aussi ».

Je peux mettre en avant que je lis et que je tente d’apprendre à jouer de la guitare. Jusque là, ça n’a pas passionné les foules.
Si je parle du blog, du forum, on voudra savoir sur quoi j’écris (ce qui n’est pas très grave, je peux en parler) mais peut-être vouloir aussi le nom du blog et ça je suis moins enthousiasme. Je ne mélange pas ma vie virtuelle et ma vie réelle. Un jour peut-être mais pas au premier venu. La confiance, ça se gagne.

J’ai un gros problème à parler de moi de façon générale (pourtant, c’est ce que je fais sur ce blog en fait), en entretien d’embauche c’est pareil. Ca me pénalise forcément. Comme expliquer qui je suis, ce que je fais, ce que je veux, … alors que je ne sais plus vraiment moi-même ? Comme me présenter positivement aux autres alors que j’ai une mauvaise image de moi ? Il va falloir que je résolve ce « soucis » si je veux avancer.

Habiter chez ses parents, bon plan ou enfer ?

Ah ! L’image du Tanguy qui reste chez papa-maman, par choix, par confort, tout ça. C’est un peu l’image que l’on se traine quand on est encore (ou que l’on revient) chez ses parents une fois adulte. La réalité est moins rose cependant, car c’est souvent par manque de sousous qu’on ne se lance pas dans l’aventure de l’indépendance (ou qu’on revient, encore une fois, je suis pas sure de le préciser à chaque fois). Des contrats précaires, des minimas sociaux peut rassurant, des loyers élevés et des proprios aux exigences de malade. Tout ceci constitue un sacré frein. Et on est quand même bien content de pouvoir séjourner sous le toit familial, c’est quand même plus sympa que de se retrouver à dormir dans sa voiture (si on en a une). Mais la cohabitation, malgré tout le respect et l’affection qu’il peut y avoir de part et d’autre, n’est pas toujours aisée. Quelques petits trucs pas facile à vivre quand on cohabite avec ses parents :

D’abord, il y a le fait qu’on est pas chez soi. C’est pas notre déco, c’est pas notre rangement, c’est pas comme ci ou comme ça qu’on aurait fait si on était chez nous. Bref. Ca a beau être la maison familiale, le chef, c’est pas nous. Donc faut s’adapter.
Et comme on est pas chez nous, c’est un peu plus compliqué de se faire des repas entre potes, des soirées entre potes, des réunions Tupperware et autres. On est pas chez soi donc imposer la présence d’invités est délicat. Puis bon, une soirée entre pote avec les parents qui chaperonnent, sans parler de faire des excès, ça limite quand même la liberté d’agir et de parler.
Je ne vous parle pas de ramener une « conquête », ça devient gênant.

On a pas forcément la même manière d’appréhender la vie quotidienne que ses parents. Eux, debout super tôt, très responsable, passe leur matinée à tondre la pelouse, faire le ménage, cuisiner pour à peu près trois milles personnes, repasser, … bref, tout ça pour rester le reste de la journée devant la télé le plus souvent.
Je suis plutôt une lève tard et pas forcément parce que je dors mais juste je comate dans mon lit et entre le moment où je me réveille et où je me lève, j’ai déjà pris connaissance des actus du matin avec la radio, j’ai checké les réseaux sociaux, j’ai vu si j’avais des mails, j’ai fait un tour sur Le repaire des galériens (parfois deux tours même). Le tout, sous la couette depuis mon téléphone. Pour un peu que j’ai de quoi écrire pas loin et qu’une idée pour le blog me soit venue pendant la nuit, j’aurais aussi fait ça.
Ca paraît être ne rien faire, mais c’est juste qu’on a pas la même vision des choses. Ca n’empêche pas, une fois levé, de faire le ménage, la lessive, se faire à manger (pas un plat qui prend 3h à faire comme ceux de maman, mais bref, on s’alimente quoi).
Les repas justement, pour un peu que vous soyez adepte du végétarisme, du véganisme, du sans gluten/lactose/…, allez appliquer votre régime alimentaire sans provoquer un torrent d’incompréhension !

Du coup, chez papa/maman, ça manque un peu d’intimité. Ça rejoint le reste. On est pas chez soi, on ne fait pas ce qu’on veut (tant pis si vous aimez vous balader dans le plus simple appareil). Il reste la chambre. Ce refuge. Mais là encore, pour ma part, je ne m’y sens pas totalement libre en fait. C’est ma pièce mais elle fait partie de la maison. On ne frappe pas forcément avant d’entrer (je ne ferme plus la porte en journée d’ailleurs, ou rarement). Et même si je suis sure qu’on ne fouille pas mes affaires, j’ai toujours peur qu’on tombe sur un truc qui me rendrait mal à l’aise si c’était lu/vu. Les articles du blog ne sont pas sur papier par exemple. Si mes fichiers texte se perdent un jour, si mon ordi et mon disque dur externe me quittent tous les deux en même temps, je n’aurais plus qu’à tout récupérer en ligne. Quand j’écris un truc sur papier, je le déchire minutieusement avant de le mettre à la poubelle.
Autre exemple, j’ai un petit carnet de développement personnel à remplir. C’est plutôt sympa comme idée. Bon je dis dev perso, mais c’est plus large comme concept (ça s’appelle Petits moments avec moi-même). Je n’ose pas le remplir. Je l’ai depuis des mois et j’ai tout juste rempli il y a peu des listes qui ne prêtent pas à trop s’exposer. Y’a peu de chance pour que quelqu’un vienne le lire pourtant. Mais j’ai la frousse quand même.
Puis c’est pas super isolé, phonétiquement parlant. Se taper un délire danse et chant sur le dernier Sia pour évacuer un peu la pression, ça passait quand on avait 16 ans (c’était plutôt Britney Spears à l’époque d’ailleurs, bref) mais une fois adulte, c’est le genre de débordement qu’on fait quand on est VRAIMENT seul, sous peine d’avoir droit à des regards gênés ou des questions embarrassantes.
Il y aurait plein d’exemples à donner.

Ces trois points se rejoignent plus ou moins, de l’un découle l’autre et vice versa. Alors ce n’est pas une plaie de vivre chez ses parents. Mais parfois, avoir un chez soi manque cruellement et la frustration est présente malgré tout. Mais ce n’est pas si simple de prendre son indépendance, quand on commence à faire les calculs de ce que ça couterait, rien qu’au niveau de l’emménagement ça grimpe vite si on est pas déjà équipé un peu. Même en achetant le strict minimum. L’électroménager coute cher sans faire de folie. Puis y’a toutes les charges et tout. Bref, je vois bien que ce serait la galère, même dans un coin où je pense que l’immobilier est relativement bas.
Il faudrait pouvoir se prendre quelques jours, une petite semaine, de vacances, loin du quotidien pour lâcher la pression (la pression de tout, pas juste de la « cohabitation »). Mais ça aussi ce n’est pas simple parce que les locations de vacances ne sont pas données non plus.

(Juste comme ça, je suis en train de faire des confetti avec le petit plan que j’avais noté sur papier, histoire de prouver mes dires).

Un esprit sain dans un corps sain


Si on veut une preuve que l’esprit influe sur le corps, il suffit de me regarder. Même si ça va mieux, je crois, tout n’est pas réglé dans ma tête et ne le sera probablement jamais (mais c’est peut être pas un mal, être trop sain ça doit pas être sain non plus). Mais du coup, y’a des kilos qu’on peut je pense appeler « émotionnels » qui se sont installés depuis fort fort longtemps et qui invitent les p’tits copains à en faire de même. Soyons clair : je compense par la bouffe ! Alors si je sais maintenant me retenir de grignoter dans la journée, je me fais toujours plaisir au moment des repas, on peut pas se priver de tous plaisirs quand même ! Ce serait dommage !

On va me dire de réduire mon alimentation, de faire attention, tout ça tout ça. Oui, surement. Mais ça ne fera pas tout (par contre, je devrais m’hydrater plus, je suis loin de boire assez dans la journée). Il faudrait que je fasse du sport aussi. Visiblement ma séance de tai chi hebdomadaire ne suffit pas. Sauf que moi et le sport, ça n’a jamais été le grand amour. Par paresse mais par ennui aussi. Oui, par ennui. Autant je réussis à m’évader avec un bon livre, avec de la musique, autant l’effort physique n’occupe pas ma tête comme il occupe mon corps. Et quand la tête gamberge, difficile de rester focaliser sur ce que l’on fait.

J’ai un tapis de marche pourtant à la maison, j’ai même tenté le coté ludique des consoles de jeux avec détecteur de mouvements (vous voyez de laquelle je parle), y’a des jeux vraiment sympas mais ça ne prend pas. Déjà, parce que se cogner contre les murs et les meubles dès qu’on veut faire un mouvement un peu large, c’est pénible (faut vraiment avoir de la place pour ces machins parce que si c’est pour faire un mouvement rikiki, je doute du bénéfice en fait), puis je suis pas très console même quand il ne s’agit pas de s’exciter sur une manette.
Même avec la musique dans les oreilles, ça ne m’occupe pas. Moi, la musique me donne envie de chanter pas de marcher, pédaler ou autres. C’est un drame que je ne sache pas danser parce que ça aurait pu le faire ça par contre. Je suis raide comme un piquet, on repassera pour la grâce ! Et je suis toute godiche, je ne sais pas quoi faire des mes membres.

Mais j’aimerais pourtant me muscler un peu, perdre du poids, perdre des rondeurs pas jolies du tout mais en garder quelques unes qui pourraient être jolies, je n’arrive pas à me motiver sur du long terme pour le sport. C’est un exploit que je suive ce cours de tai chi depuis plus de 5 ans maintenant. C’est vraiment que ça me plait et que ça me détend. Vu que c’est quasi de la méditation, ça me va, ça me convient. Y’a pas de pression de résultat, on se détend, on rigole bien. C’est un groupe vraiment sympa.
Si j’habitais en ville, j’aurais tenté la salle de sport. C’est peut-être un facteur de motivation. J’ai regardé un peu les salles autour de chez moi et je me suis dit que faire 30 km pour faire une séance de 30 minutes, idéalement deux fois par semaine, ça me gaverait vite. Et que ça fait un budget : abonnement à la salle et essence.

Après avoir amorcé quelques changement au niveau des loisirs (guitare, lecture sans trop de restrictions), c’est aussi physiquement que je voudrais apprendre à m’accepter plus, mieux. Me sentir plus à l’aise avec moi. Mais je n’ai pas encore trouvé la motivation qui amorcera durablement le passage à l’acte de ce coté là.

Bonne année!

Je vous souhaite une excellente année 2017. Reposante, bienveillante, positive et constructive!

tout-est-possible

Bilan 2016

lheure-du-bilan

Il est un peu tôt pour le bilan de fin d’année (je commence ce billet le 4 décembre) mais j’ai envie d’écrire et il n’y a que ce sujet qui me vient en tête. Une nouvelle année approche, et j’espère qu’elle sera -enfin- bonne, pleine de bonnes et agréables surprises et ne se le cachons pas, pleine de fric !!!
En attendant, 2016 touche à sa fin, et n’a pas forcément comblée tous mes espoirs. Les vôtres non plus je suis sure. Elle est radine un peu 2016, hein !? Cependant, il y a quelques bonnes choses à retenir de l’année qui vient de s’écouler et on aurait tort de se priver de les mettre en lumière.

Je vais commencer par remercier les lecteurs bienveillants de ce blog, ceux qui lisent simplement et ceux qui laissent un petit commentaire. Merci à tous, je ne répond pas toujours à vos messages mais ça ne signifie pas pour autant qu’ils ne sont pas appréciés.
Dans la même lignée, je remercie les membres du forum Le repaire des galériens (http://chomeursetprecaires.forumactif.org/), nous ne sommes pas très nombreux mais j’aime notre petit clan. J’aimerais revoir certains qui ne passent plus ou pas aussi souvent qu’avant mais chacun doit suivre son chemin. Le forum soufflera (ou a soufflé, selon la date où je posterais ceci) ses 4 bougies le 29 décembre, c’est pas rien.

Sur un plan personnel/professionnel, pas de grande révolution cette année. Coté pro, tout semble bouché. C’est désespérant, je ne sais plus trop quoi faire. C’est la misère et je sais que PE va m’envoyer en accompagnement l’an prochain. On verra.

Si rien n’a révolutionné ma vie, je peux quand même noter en positif que j’ai su sortir un peu de ma zone de confort en affrontant la peur de conduire dans une ville que je ne connais pas bien. Je suis assez fière de ce pas que j’ai franchi parce que ce n’était pas gagné, il m’a fallu des mois pour me décider à le faire, après des années passées à me dire que ce serait bien de savoir aller à cet endroit mais que c’était trop dur. En fait, c’est pas dur du tout.

Ce qui a rendu cela possible, c’est cet autre cap franchi : ramener de la musique dans ma vie et apprendre à jouer (enfin en théorie lol) d’un instrument. Options limitées pour l’achat, il a bien fallu que je me pousse au cul ! Quand on aime, la motivation est là. L’amour, c’est la clé (ça fait très série américaine ma phrase).
Savoir jouer c’est pas totalement gagné mais je progresse à mon rythme en travaillant de façon totalement anarchique dans le seul but de la recherche du plaisir ! En tout cas, oser est une manière de sortir de sa zone de confort parce que c’est pas si simple.
Le prochain cap à franchir (objectif 2017 ?) serait de jouer devant des gens (public réduit, pas le Zénith hein!) ou de me filmer et de poster ma vidéo ici ou ailleurs ^^ Ce serait aussi de chanter de manière un peu plus sure. La voix a du mal à revenir.

J’ai relativement beaucoup lu cette année. Plus que les autres années en fait. Je dois être aux environs de 75 livres. C’est peu pour certains mais ça fait pas mal quand même ! En ce moment j’ai une légère panne de lecture, j’avance moins vite. Ca me peine un peu.
Et autre cap : j’ai enfin acheté le tome 1 et 2 de Harry Potter en version anglaise (je suis amoureuse des couvertures de Bloomsbury, vraiment). Lire en anglais n’est pas vraiment une nouveauté, j’ai lu le tome 7 en anglais à sa sortie et j’ai lu The cursed child aussi. Mais me décider, enfin, à attaquer la saga par le début, c’est un cap !

Cette année, je me suis aussi débarrassée de la pile de livre que j’avais mis en vente sur Priceminister depuis des années. Ce n’est pas parti à la benne, pas de panique. Une boutique d’occasion (type Easy cash) m’a presque tout repris et j’ai trouvé le montant correct (Priceminister, une fois viré leur comm et le vrai prix des frais de port, reste plus grand chose de toute façon).
Je compte refaire un tri sous peu (livres, CD, DVD) et retenter ma chance dans la même boutique.

Je reprend cet « article », nous sommes le 12 décembre. Je n’ai rien à ajouter au bilan. Je passe volontairement rapidement sur les aspects négatifs (manque de taf, de fric, d’amour, hein, on va se l’avouer lol) parce que je préfère me souhaiter tout cela en abondance pour 2017. Je vous le souhaite à vous aussi en fait (je vous souhaite surtout d’être déjà dans l’abondance de bonnes choses).

2016 s’achève donc sans révolution mais c’est parce qu’en 2017 ça va être un feu d’artifice positif dans tous les domaines ! On se motive comme on peut !

Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes et, à moins d’une inspiration soudaine, on se retrouve en 2017 !

Petits bonheurs du moment!

Je me suis dit qu’en ce moment, l’ambiance est pas géniale sur le blog. Ça doit être à cause du froid, de la fin de l’année qui arrive, des tracas de la vie en général (petits ou grands), de mon fichu ordi qui me mange des lettres lorsque je saisis un texte du coup y’a encore plus de fautes que d’habitude dans mes écrits (true story). Mais même si ce n’est pas la joie, la sérénité et le bonheur intégral, il y a malgré tout des petites choses qui illuminent ma vie. Et une en particulier.

Je vous parle généralement lecture quand j’aborde mes loisirs. Mais en ce moment je suis en panne, je ne lis plus, ça me fout en panique parce que j’ai un petit stock de livres d’avance et j’aimerais bien faire descendre ma Pile A Lire (PAL pour les initiés). Je crois que mon mois de taf m’a plombé (pourtant l’an dernier j’avais bossé à la même époque à peu près aussi, et j’avais un bon rendement), sans parler de mes choix de livres probablement pas en adéquation avec ce qui me plait.

J’ai décidé d’abandonné ma lecture du livre de Antoine Laurain, Le chapeau de Mitterrand. Ce n’est pas pour moi. Et je met de coté Mémé dans les orties de Aurelie Valognes, je pense que ça pourrait me plaire mais c’est pas le moment. Je vais revenir à du Young Adult de préférence avec un monde qui part en c******s, des univers totalement imaginaires, de la magie, ou des trucs comme ça. Je ne l’ai pas en stock mais j’avoue avoir très envie de lire La mer infinie de Rick Yancey, suite de La 5ème vague.
Je continue par contre doucement (parce que c’est assez dense et technique) ma lecture de La magie des huiles essentielles de Sandra Kynes. Ce livre est une brique, une enclume, le tenir 30 minutes en main est épuisant lol Mais il est très explicatif (trop parfois peut être), et très intéressant à parcourir. C’est aussi un très bel objet livre, il est sublime.

Mais pour être tout à fait honnête, je crois que c’est mon autre loisir qui me rend la lecture moins attractive. Je vous en ai déjà parlé dans des articles précédents, peut-être un peu vaguement. Je me suis lancée le défi de réaliser un rêve de gosse, j’y prend beaucoup de plaisir (même si il y a des moments de frustration aussi) et je regrette de ne pas avoir sauté le pas avant. Mais j’étais comme dans un profond sommeil et je ne sais pas trop comment, cette partie de moi s’est réveillée. Elle est moins puissante que lorsque j’étais ado mais elle est là. Et ça me plait.

Il faut dire que les nouvelles technologies aident dans ce genre de démarche. On peut trouver de tout sur Internet, du bon comme du moins bon. On y trouve des cours de guitare (puisque c’est de cela dont il s’agit). Et ça, quand j’étais ado (il y a 20 ans donc) ça n’existait pas. Ils ne se rendent pas compte de leur chance les gosses aujourd’hui. Je veux dire, bien sur le monde n’est pas facile, flippant sur bien des points. Mais ils ont accès à des choses qu’on n’aurait pas cru possible à notre époque. Exemple : lorsque je voulais emmener de la musique au lycée, je devais me trimballer mon Walkman, avec une foutue cassette (ou deux). Aujourd’hui, avec les lecteurs MP3, c’est quasi tous les cd de la maison qu’on peut emporter avec soi. Punaise, je n’ose imaginer l’état orgasmique dans lequel j’aurais été ado. Enfin non, parce que ça m’aurait semblé normal.

Et un gosse qui veut apprendre la guitare aujourd’hui, il a le choix de différentes chaines dédiées sur Youtube. Alors je sais, y’a du bon et du moins bon sur Youtube, mais y’a des types tout à fait compétents et sérieux qui proposent des cours, des tutos, des conseils, … le tout en vidéo et parfois même par écrit, sur un site.
A mon époque, il fallait s’acheter une méthode papier dans le commerce, avec un peu de bol, on trouvait une VHS mais à mon avis, ce n’était pas d’aussi bonne qualité que les plus doués du Net.

img_1322-copie Ça fait donc bientôt 7 mois que j’ai débuté. J’ai ressorti le jouet que j’avais eu quand j’étais ado (Mundia, classique ¾), et je bossais dessus en m’informant en parallèle sur comment choisir une guitare et en cherchant où acheter cette tant désirée guitare pas trop loin de chez moi. Je manque peut être de motivation, mais faire 120 km pour essayer des guitares dans mon budget, bof. Suffit de devoir faire le trajet plusieurs fois et la route aurait couté plus cher que l’instrument lui-même. Ca vaut le coup pour un instrument qui coute cher mais je voulais juste une bonne petite guitare, fiable et sympa, dans mes moyens.

Pour tout dire, je l’avais en tête depuis le début quasiment, le coup de foudre. Mais aucun magasin à 30 km à la ronde ne la proposait dans ses stock. Faut dire que niveau magasin qui vend des instruments de musique, j’ai un choix limité. Ce fut donc 6 bons mois de questionnement avant de me décider à aller au Cultura à 30 km de chez moi. Des années que je me dis qu’il faut que je sache aller dans cette zone commerciale mais que j’avais la frousse. Pourquoi ? J’en sais rien. Ville que je ne connais pas, surtout ce coin là. Je ne suis pas à l’aise en voiture, tout ça. Mais j’ai franchi le cap. Et j’en suis bien heureuse.
Ils ne l’avaient pas en stock non plus, on me l’a fait venir (je crois que le vendeur a eu pitié de moi et de ma détresse face à ma recherche d’une guitare ^^). Je m’étais préparée à ce que le coup de foudre ne reste que virtuel, sur image. J’avais demandé un essai sur une deuxième guitare d’ailleurs (très bien aussi en fait). Mais il fut auditif aussi. Parfois, notre instinct ne joue pas au con !

img_1326-copie Je suis donc propriétaire d’une magnifique Lag T80D. J’ai eu peur au début de ne pas m’habituer au format dreadnought. Faut dire que par rapport à mon jouet, ça change. J’écris cet article 4 jours après mon achat (et je pense le faire paraître pour sa première semaine avec moi) et je crois pouvoir dire que je suis rassurée. Je n’ai pas mal à l’épaule outre mesure, pas plus qu’avec l’autre en fait. Je commence à m’habituer à elle, elle commence à me dompter. Je suis loin de savoir jouer encore, je grattouille, je tâtonne, je tente d’intégrer les bases. Mais je me fais plaisir. J’ai hâte de jouer (là par exemple, je trouve que mon article commence à être long, elle m’attend!) mais j’avais hâte aussi avec ma classique. J’aime ça, apprendre. Et apprendre la musique, même modestement, c’est un plaisir que j’aurais aimé avoir très jeune.

J’espère pouvoir tenir le même discours dans 6 mois, avec pour seule différence que je maitriserais un peu plus, que je saurais jouer, un peu. J’ai très envie d’y arriver. C’est vraiment un rêve. J’ai l’impression d’être moi, d’être bien quand je joue. Même si ce n’est pas facile, si j’en ai pour trois vies à savoir jouer. C’est juste plaisant de se sentir en harmonie avec ce que l’on fait.

#MRL16 – Là où elle repose de Kimberly McCreight

img_1264 Septembre n’est pas le mois que je préfère, trop de mauvais souvenirs et pas que de rentrée des classes. Mais c’est un mois qui a aussi ses avantages, ses petites joies. Au niveau littéraire surtout. Parce que la rentrée, c’est pas que la rentrée scolaire, c’est aussi la rentrée littéraire et c’est donc aussi les Match de la rentrée littéraire de PriceMinister !

Les MRL, c’est quoi ? Un truc génial pour les amoureux des livres puisque PriceMinister nous propose de recevoir un livre gratuitement en contrepartie d’un petit avis sur notre lecture. Voilà, c’est vraiment pas très compliqué. Il suffit de choisir 3 livres parmi une sélection, un ou des réseaux sociaux où sera posté notre avis et d’attendre le mail qui indique qu’on est sélectionné, sur quel livre et quel réseau. De quoi apprendre à apprécie le mois de septembre !

J’ai déjà eu la chance d’être sélectionné l’an dernier et j’avais pu découvrir la plume de Carole Martinez avec La Terre qui penche. Pas mon premier choix mais finalement un très bonne chose car je n’airais probablement pas été vers cette auteure de mon propre chef.
J’attendais donc la session 2016 avec impatience et dès l’ouverture des inscriptions le 5 septembre, j’étais sur le qui vive ! Mais pas de mail. Un peu déçue, je me disais que c’était loupé pour moi mais c’est le jeu, on ne peut pas être sélectionnée à tous les coup. Et c’est suite à un (gentil) commentaire que j’ai posté sous une publication de PriceMinister sur Twitter que j’ai été contacté en privé et que l’on m’a appris que si, je faisais partie des sélectionnée. J’étais joie !
Assez de bla bla, venons en au plus important : le roman !

J’ai reçu Là où elle repose de Kimberly McCreight. C’était mon premier choix et l’an dernier j’avais aussi envie de découvrir cette auteure avec Amélia (que je pense acheter d’ailleurs, d’autant plus qu’il est sorti en poche). J’étais donc ravie.
Ce roman est un thriller de 409 pages publié aux éditions Chercher Midi. Je lis peu de thriller donc sortir de ma zone de confort livresque est une bonne chose, ce type d’opération permet de s’essayer à de nouveaux genres, auteurs.

Dans ce livre, nous allons suivre principalement Molly Sanderson, journaliste qui enquête sur une affaire de bébé retrouvé mort dans une bourgade bien comme il faut des États-Unis. Comme vous vous en doutez, on comprendra vite que les apparences sont trompeuse et que sous les beaux habits, les bonnes situations sociales se cachent de lourds secrets et que les personnes les plus avenantes ne sont pas toujours les plus fiables.

La quatrième :

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables. 
Kimberly McCreight assemble minutieusement les pièces d’un puzzle obscur pour construire un thriller aussi captivant qu’émouvant. Après Amelia, elle confirme ici sa place parmi les meilleurs auteurs du genre.

J’ai eu un peu de mal au début de ma lecture surement du à sa grande différence avec le livre que j’avais terminé juste avant (Miss Peregrine et les enfants particuliers, qui se situe plus dans mes habitudes de lecture). J’ai eu du mal situer les personnages, leurs liens. De plus, on fait des retours dans le passé, l’auteur s’appuie sur différents personnages pour son récit (même si on a principalement le point de vu de Molly au final), il a fallu un temps d’adaptation à mon pauvre cerveau. Mais une fois dans le bain, plus de soucis !

J’ai même beaucoup apprécié ces différents moments de narration, passer d’un personnage à un autre, qui raconte une autre facette de l’histoire, j’ai aimé avoir les articles écrits par Molly, des pages de journaux intimes , … tout cela apporte subtilement les éléments nécessaire à la résolution de l’enquête. Mais pas que, ça permet de comprendre les personnages, leurs réactions.

Par certains cotés, j’ai rapproché cette lecture de celle du livre de JK Rowling, Une place à prendre. On y retrouve un environnement un peu similaire, une petite bourgade bourgeoise avec des habitants bien comme il faut. En apparence . Des secrets, des non dits, des conflits sociaux plus ou moins prononcés, … Et cette difficulté au début de la lecture à replacer chaque personnage à sa place.

Kimberly McCreight ménage bien son effet car si certains éléments sont relativement évident dès la moitié du livre (voir même avant), d’autres ne le seront qu’à la toute fin. On comprend que les liens entre les personnages et leurs implications dans les faits sont plus complexes qu’il n’y paraît au début.

Une très bonne lecture donc. Pas un coup de cœur mais une belle découverte. Je pense vraiment lire Amélia qui m’avait bien attiré l’an dernier.
Merci à PriceMinister pour cette opération Match de la rentrée littéraire. Mes deux années de participation m’auront permis de découvrir des auteures (ah ! Oui, je suis très girl power dans mes sélections en fait. Ce n’est même pas voulu mais c’est parfait) que j’ai envie de suivre et découvrir avec d’autres livres. Alors j’espère que l’an prochain je ferais partie de l’aventure de nouveau !

« Vous faites quoi dans la vie? »

Pas d’article en vu, je suis en panne malheureusement. Il faut dire que je n’ai rien de nouveau à raconter sur mon chômage, ma recherche d’emploi.
Je prépare mollement le concours d’adjoint administratif qui a lieu la semaine prochaine. Je n’y met pas un espoir fou (d’où surement mon manque de passion dans la préparation) mais les épreuves ont lieu pas trop loin de chez moi et non pas comme les autres années à plus de 100 km, c’est donc une bonne occasion de voir ce qu’est un concours de la fonction publique.

Je veux juste aujourd’hui vous proposer une vidéo partagée par une page que je suis sur Facebook et dont je partage le questionnement.

Et surtout, #onvautmieuxqueça 😉

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