Tag: Questionnaire de Bernard Pivot

On est dimanche, pas d’articles prise de tête. Le bilan lecture arrive dans la journée, alors dans la lignée « on se détend », un petit tag que je trouve très sympa proposé par Maud.

Votre mot préféré ?
Je triche un peu (je suis une rebelle), trois mots. Ceux qu’on rêve d’entendre et de dire. Je t’aime. Murmuré doucement et sincèrement à l’oreille, comme une caresse. 

Le mot que vous détestez ?
Il y en a beaucoup. Je dirais impossible. Trop d’impossibles dans ma vie en ce moment, je deviens allergique à cette idée.

Votre drogue favorite ?
La musique. A une époque, j’aurais pu dire le sucre. Je suis en sevrage.

Le son, le bruit que vous aimez ?
La musique (je m’auto autorise à donner deux fois la même réponse)

Le son, le bruit que vous détestez ?
Ceux qui sont trop forts, agressifs. Travaux, aspirateur (bon sang les aspiro!), tondeuse, cris des gens dans la rue, …

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Je m’exprime par gros mots, à l’écrit comme à l’oral. J’essaie de faire attention ici sur le blog, mais ailleurs je crois que je peux être extrêmement vulgaire quand je m’y met. Et je me modère.
Putain, merde, fais chier, … ce n’est pas très élégant mais ça soulage. Je tente de remplacer un peu parfois : purée, crotte. Il faut admettre que ça n’a pas la même saveur.
Connard me vient très facilement en tête ces derniers temps aussi. Ca va passer. Désolée messieurs, vous prenez tous pour des spécimens peu délicats. La généralisation c’est moche, je sais!
(Cela dit, généralisation, généralisation, on a tous la faculté d’être des gens biens et d’autres moments d’être de parfaits connards et connasses. J’essaie d’en parler dans un article, mais j’ai du mal à l’écrire).

Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
J.K. Rowling.

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
Tout ce qui touche au médical. Phobie.

La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
Une plante, de la sauge parce que ça sent bon. Un arbre, bon un arbuste alors, le lilas parce que … ça sent bon. Un animal, un oiseau, envie de liberté et de légèreté en ce moment.

Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire?
Désolé de ne pas t’avoir facilité la tache mais tu t’es débrouillée comme une merde quand même!
(Et j’espère qu’on a le droit de lui envoyer une droite à Dieu!)

Vous le savez, je ne tague pas, je vous laisse le choix de reprendre ou pas. Ne soyez pas timide!

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Etre féminine

Vaste question dont les réponses sont multiples et varient en fonction de la personne interrogée j’imagine. Qu’est-ce qu’être féminine ? Une attitude ? De beaux vêtements ? Une silhouette ? Est-ce inné ? Peut-on apprendre à l’être ?
Dans ma longue interrogation sur moi-même, mon envie d’évoluer, de me plaire et de plaire (oui, ben, on ne va pas se le cacher hein, c’est quand même la finalité de tout), j’en suis là : comment être plus féminine, comment faire ressortir le petit bout de femme en moi ?

Vous devez vous demander pourquoi j’en suis arrivée à réfléchir à ça. Un truc tout con : je regardais quelques profils masculins sur un certain site de rencontre (oui je m’ennuyais, j’ai réactivé mon compte il y a quelques temps, je suis dérangée. L’insomnie est mauvaise conseillère) et un mec indique : « physiquement, elle doit se sentir féminine ». Je me suis dit : ok, mais encore ? Et si je me sens féminine en Levi’s/Converses, ça le fait ? Ou faut-il que je sorte absolument une robe et des talons de 12cm ?

Avant d’aller plus loin, je vous pose la question à vous :
Mesdames, vous sentez vous féminine ? Pourquoi ?
Messieurs (trop peu nombreux dans le coin, je vais devoir parler foot bientôt), qu’est ce qui fait que vous trouvez une femme féminine ?

Dans mon idée, il y a un peu de tout ce que j’ai cité plus haut. L’attitude, les vêtements, la silhouette. Je ne sais pas si on peut apprendre à l’être mais j’imagine qu’il y a une part de féminité en chacune de nous. Le tout est de la faire ressortir.

J’ai conscience de l’être très peu. Surtout au quotidien, bon, on va dire que pour squatter le PC, on n’a pas vraiment besoin de faire des efforts. Une tenue confortable et voilà. Pour s’occuper de la maison aussi, ramasser la …. des chiens non plus. La tenue de combat que j’arbore chaque jour c’est donc plutôt jeans, baskets et un haut confortable (et un brin informe pour cacher les rondeurs toutes moches).
Si je vais en ville faire des courses, il m’arrive de faire un peu plus d’effort, de sortir des ballerines en été, des bottines lorsqu’il fait plus froid. Mais bon j’aime bien mes Converses aussi, pour marcher, on ne fait pas mieux quand même.
Mais globalement dans ma vie, je n’ai pas eu l’occasion de porter de jolies vêtements, de tester d’autres styles que celui que j’avais déjà ado en fait (autant dire que c’est de l’anti-féminité).

J’imagine que les femmes qui ont un emploi qui implique d’être habillé correctement ont plus de facilité. Jusque là, pour ce que j’ai eu à faire comme tâches, les vêtements confortables étaient de rigueur donc ce n’est pas au boulot que j’ai pu m’afficher avec de jolies tenues.

Je sais que vous n’avez pas de réponse à m’apporter, pas de réponses précises adaptées à mon cas. On ne se connait pas physiquement, vous ne savez pas à quoi je ressemble. Mais il y a peut-être des pistes que je pourrais dégager de vos (éventuelles) réponses.

C’est une longue histoire

C’est une histoire qui a commencé en 2011. Après avoir fouillé tout ce que je pouvais, il semblerait même que tout ait débuté un 20 septembre, mais je n’irais pas le parier. J’avais en poche un BTS tout frais, obtenu après une année assez bancale et stressante, mais j’avais réussi. De rien, je passais à un bac+2. Et j’étais pleine d’espoir que ça m’aide à trouver ma place à l’époque. Enfin, cette bouffée d’optimisme n’a pas durée très longtemps. Elle s’est fracassée contre les premiers refus suite aux candidatures, aux premiers entretiens ratés, aux questions sur « ça consiste en quoi votre diplôme ? », aux « vous n’avez pas d’expérience ? »…

Ca m’a donné l’envie d’en parler. D’abord, sur un forum assez connu (certains se souviendront peut-être. Séquence nostalgie ^^). Mais j’avais envie d’un endroit plus «intime», un petit endroit à moi où je parlerais de ma recherche d’emploi et de l’actualité liée à la politique de lutte contre le chômage et tout ça. Voilà comment est né L’avis d’une chômeuse (nom pourri, imagination zéro, on fait ce qu’on peut) sur Overblog.

A ma grande surprise, les retours étaient très positifs. Les gens se reconnaissaient dans mes déboires aussi bien face aux employeurs qu’avec Pole Emploi. Ce n’est pas qu’on souhaite que les autres galèrent autant que soi, mais ne pas se sentir seule, ça fait du bien parfois. Ca permet de se rassurer un peu aussi, de se dire que certes, on a forcément nos torts mais qu’on ne les porte pas entièrement. Qu’il y a autre chose qui foire quelque part.

Je suis passée sur WordPress parce que je me sentais bloquée avec Overblog. Je crois que leur panneau de configuration a changé à ce moment là et ça ne me convenait plus et j’aimais beaucoup les blogs sur WordPress que je voyais. J’ai copié/collé les articles (pas de migration possible, grrrrr) pour avoir tout sur la même plateforme, je suis passée de L’avis d’une chômeuse à L’avis d’Angie avec toujours cette optique de parler chômage, du mien, de ce qui disait dans les journaux, par les politiques, … Je n’ai pas retrouvé la date de mon arrivée sur WordPress. Si j’en crois les commentaires sous le «A propos du blog», ce serait vers fin novembre 2013 (ce n’est pas tout jeune). Peu importe finalement, c’est la même histoire qui continuait ailleurs.

Et, peu à peu, j’ai élargi les sujets que j’ai abordé. Il n’y avait plus simplement des coups de gueule, d’états d’âme sur le chômage, mais aussi des questionnements sur la vie, sur la perception qu’on en a, sur la place que l’on se donne dans la société, … bref, je commençais à devenir chiante quoi. Ce n’est pas bon de lire Louise Hay et Eckhart Tolle.

Pour faire court, on en arrive à ce que le blog est aujourd’hui. J’ai récemment changé le titre, qui est désormais La vie d’Angie (merci White!). Et coté contenu, je vous parle plus de ce qui se passe dans ma tête que d’actu sur le chômage. Parce que suivre l’actu d’une manière générale m’a lassé (et terrorisé aussi) et que ma vision de la vie s’est élargie aussi probablement, pour mon plus grand malheur (et le votre). Si je reste à la recherche d’un emploi dans lequel je peux m’épanouir, m’accomplir et me sentir bien, c’est de façon plus globale que je veux me sentir bien, pas juste sur un seul plan de ma vie. J’ai longtemps cru, comme on nous le laisse entendre, qu’avoir un emploi était plus important que tout. C’est important bien sur. Mais finalement, la personne que l’on est l’est plus encore.

Je ne sais pas trop qui je suis, je me cherche (« At the end of this road I might catch a glimpse of me« ), mais ici, sur ce blog, j’aime partager avec vous mes lectures, mes loisirs, mes envies, mes progrès, si minimes soient-ils. J’aime toujours autant lire vos commentaires parce que souvent ils me font réfléchir, même si je surchauffe parfois.

C’est une longue histoire parce qu’il semblerait que je tiens ce blog (toutes plateformes confondues) depuis 6 ans. Je n’aurais jamais cru que j’aurais autant d’endurance. D’une certaine manière, ce n’est pas un fait très réjouissant, ça signifie que je suis toujours au chômage, que ma vie n’a pas progressé, que je suis bloquée dans une situation qui ne me convient pas. Je suis toujours là avec des questions plein la tête et plein le cœur et parfois ça déborde. Alors je pose quelques mots ici et ça me fait du bien.

Je ne sais pas si dans 6 ans je serais encore là. J’avoue, ces derniers temps, m’être interrogée sur la survie du blog. Je ne suis pas très bien dans ma vie, pas très bien dans ma tête, j’ai l’impression d’avoir coulé depuis mi-juillet/début aout, de me débattre avec des forces que je ne contrôle pas. D’avoir besoin de sortir des choses qui n’avaient probablement rien à faire sur ce blog, qui lui ont fait perdre un peu de son identité. Je vais tenter donc peu à peu de revenir à des sujets un peu moins « crises de larmes », contenir un peu le flot de mots qui a envie de sortir, en tout cas garder cette partie là pour moi. Me concentrer sur des sujets qui me poussent à avancer, évoluer, m’interroger mais positivement. Je l’espère.

Je termine avec le plus important :

Merci à toutes les personnes qui me lisent,
Des tonnes de mercis aux personnes qui commentent, qui essaient de démêler les nœuds que j’ai dans le crâne, qui m’apportent des paroles réconfortantes,
Merci des milliards de fois aux Galériens pour des papotages qui durent depuis plus de 6 ans pour beaucoup, moins pour certains mais le plaisir est le même!

Projets, envies, … rêves

Bien que le moral ne soit pas au top, je tente de me fixer de nouveaux défi, de trouver des choses à faire, de m’occuper l’esprit en espérant trouver un jour ce que je cherche vraiment. Petit bilan.

Les rêves, j’en ai trois tonnes et les derniers articles donnent une indication sur leur objet. Malheureusement, c’est le genre d’envie qu’on ne comble pas en passant commande sur Internet et donc ben, vu que je me sens impuissante à faire bouger les choses de ce coté, je tente de ne pas trop y penser, ça ne dépend pas de moi uniquement, ça implique trois volontés : celle du destin qui n’a jusque là jamais joué en ma faveur (salaud!), celle d’un être qui existe hypothétiquement quelque part et qui pourrait me trouver à son goût et la mienne. Tout ce que je peux faire dans l’histoire, c’est garder le cœur ouvert (en chantant du Maroon 5. Si quelqu’un peut passer le message à Adam que je suis tout à fait open, merci), mais pas trop, ne pas succomber au premier connard qui passe pour cause de manque d’amour et prier. Aller allumer un cierge, ça aide selon vous ?

Coté taf par contre, c’est le manque de tout. Ma recherche ne me motive pas du tout, les offres sont d’une rareté incroyable en administratif. Je réfléchis un peu, voir si d’autres secteurs d’activité pourraient me plaire mais je me sens bloquée pour le moment. Ca viendra peut être, qui sait. Un cierge aussi ?

Ca, c’était pour le pas très positif. Le reste maintenant, ce sur quoi j’ai un peu d’emprise.

Hier, j’ai lancé mon projet secret après avoir peser le pour et le contre le week-end. J’y réfléchis depuis des mois, des années en fait. De façon abstraite puis de façon un peu plus concrète au fur et à mesure. Et comme 2017 est l’année des défis, pourquoi pas celui-ci ! On verra si je vais jusqu’au bout ou pas. En tout cas, j’ai passé le cap de demander des infos.
Si je vais jusqu’au bout et que je disparais de ma vie numérique ensuite, c’est que ma mère m’a fait enfermée. Rien de très fou pourtant, mais bon. Vous viendrez me sauver en Ford Anglia volante ?

J’ai toujours envie de me réapproprier mon corps, à défaut de laisser quelqu’un d’autre se l’approprier. Je ne vise pas le corps parfait, mais je continue mes mini séances de sports malgré un petit coup de mou ces derniers temps. Je mentirais si je disais que mon alimentation n’a pas un peu changer, ma mini déprime m’a aidé vu que je n’ai pas un appétit très féroce. J’ai peur qu’il reviennent et de reprendre ce que j’ai perdu. A moi de tenir le cap, parce que très honnêtement, les trois/quatre kilos en moins ne me manque pas du tout. Et si ils sont loin d’être suffisant pour que je me sente bien dans mon corps (il y a des parties disgracieuses qui résistent pas mal quand même), sans eux je me sens mieux dans mes pantalons. Ou pas, parce que certains me sont clairement trop grands.

J’ai adoré écrire une nouvelle pour le concours Nolim (merci Sweet, je ne l’aurais surement pas fait sans nos échanges). Et comme cette nouvelle colle avec l’idée de roman que j’ai en tête, ben j’ai envie de poursuivre. Mais je me rend compte que sans contraintes, j’écris pour le blog, ça pas de soucis, mais j’ai du mal à me mettre sur autre chose.
Je me suis donc inscrite sur le site Nanowrimo. Faut que je prenne le temps de le parcourir d’ici novembre, c’est en anglais donc ça ne me motive pas mais ça va le faire.

Il faut que je change d’ordi. Ca me brise le cœur mais après neuf ans d’amour sans quasi aucun nuage, mon Macbook est trop lent, trop vieux,la batterie est naze depuis longtemps, plus aucune mise à jour n’est dispo, je relance Firefox trois fois par jour parce qu’il se bloque et le reste du temps je le passe à attendre que ce vieux débris ait fini de réfléchir.
Je n’ai pas envie pourtant, je l’aime, il est plein de souvenirs mon petit Mac. On a passé deux diplômes ensemble, on les a obtenu surtout, on a bossé les oraux, on a fait des dossiers, il a vu naitre le blog, le forum, il me supporte depuis tout ce temps. C’est un fidèle lui.
Il ne m’a pas obligé à chercher comment résoudre une putain d’erreur dll dès le démarrage, je me suis enfin fait à Garage Band, j’aime Mac Os (J’AIME MAC OS, merde, je le crie même!), j’aime mon petit écran, mais voilà, je vais laisser tout ça pour retourner du coté de Windows. Il faut que j’arrête de faire ma difficile et que je me laisse séduire par un joli petit ordi moins cher qu’un Mac.

Toujours en projet d’apprendre Mon rameau de Gauvain. Je bloque toujours un peu sur le Dm, deuxième accord de la chanson, ça promet pour la suite, mais ça avance. Lentement à mon goût mais ça avance.
Quand j’aurais un autre ordi, je passerais des heures à détailler la vidéo où on voit bien les cordes du types qui joue pour savoir quoi jouer moi aussi.

J’ai dans ma PAL le livre L’esprit papillon de Agnès Ledig. C’est un genre de carnet d’exercices avec pour thème le développement personnel. Je me dis qu’il serait peut-être temps de le remplir (écrire dans un livre, l’horreur) sans se soucier de qui pourrait lire un jour. Pour l’avoir feuilleté, il me parait vraiment chouette (y’a marqué Agnès Ledig sur la couverture, il ne peut qu’être chouette). J’y trouverais peut-être un peu de sérénité.

Bon, je crois que j’ai fait le tour. J’en ai des choses à faire moi ^^ Heureusement que je ne regarde presque plus la télé (j’ai le DVD du Hobbit qui attend depuis juillet le pauvre, j’ai le livre, ça fait pareil non ?).

Pensées nocturnes

Je suis désolée d’être comme ça, je suis désolée d’avoir besoin de l’écrire (et de le partager). Je suis désolée de ne pas savoir expliquer pourquoi j’en suis là, que c’est juste l’accumulation d’année de doutes, de stagnation, de détestation de soi, de peur des autres, de la vie, de souffrir (ironique non?). J’ai mal partout.

Mon corps est douloureux. Sortir d’un long sommeil, c’est douloureux, il fourmille de partout de l’envie de vivre, de l’envie d’aimer et d’être aimé. Par moi d’abord, on a entamé le chemin, mon corps et moi, mais ce n’est pas gagné. Par d’autres aussi surtout. Il a envie et besoin de caresses, de câlins, de baisers, même et surtout sur les endroits les moins beaux, ils sont nombreux. Mes mains ont envie de toucher et de caresser aussi. Mes lèvres sont avides de baisers.
Mon cœur est en explosion perpétuelle. Et un cœur qui explose, ça fait mal. Je m’étonne de ne pas avoir physiquement explosé, littéralement, tellement je sens que ça pulse en dedans, c’est trop gros, trop lourd, ça déborde. Il est rempli d’envies, d’attentes, d’espoir même, oui, il en reste un peu. Il a envie d’aimer. Il aime déjà en fait, il ne sait juste pas qui. Il serait prêt à aimer n’importe qui ce traitre de cœur, quitte à souffrir un peu plus et alimenter l’explosion.

Je m’effondre, je pleure, je désespère et la seconde d’après, ça va mieux, je reprend espoir. Puis la rage arrive, la colère, puis je m’effondre encore. Je suis un bateau qui tangue et qui ne stabilise pas.
J’avais une carapace avant et elle était plutôt solide et confortable finalement. Je ne sais pas quand elle a commencé à perdre de son efficacité. La guitare ? La musique ? Le retour de cet amour éternel et inconditionnel dans ma vie? Est ce que c’est ça qui a sonné le réveil du cœur et des sentiments ?
J’en avais aussi durant ces années d’endormissement mais ils étaient moins intenses ces sentiments et très tournés vers les luttes et les colères liées à la recherche d’emploi. Maintenant, le cœur a des envies plus romantiques, des envies d’être deux, d’être bien, de partages.

And I feel old, and I feel lonely
If only I can learn to be happy

I used to cry, Imany

Ma tête réclame ça aussi. Elle espère que ça lui apporterait un peu de paix. Que ce ne serait plus la tempête dans ma caboche et qu’elle pourrait se reposer, évacuer l’inutile pour repartir sur une base remplie de belles choses.
Elle réclame une présence amicale, même en pleine nuit. En fait, surtout en pleine nuit quand l’insomnie est là. Une présence bienveillante qui calmerait les peurs ou au moins les comprendrait, les accepterait et serait là, avec moi, pour y faire face.
Comme en ce moment précis en fait, où je n’ai qu’un stylo et un carnet pour tenter d’apaiser les choses tout en sachant que la nuit suivante, après une journée à porter un masque, l’apaisement aura disparu et que j’en serais au même point.

Au points des questionnements, des pourquoi, des comment.
Où est ma fin heureuse ? Pourquoi je n’arrive pas à la trouver ? Comment font les autres ? Qu’est ce qui ne va pas chez moi ? Après la carapace qui se fissure et qui laisse les sentiments grandir, comment faire tomber les barrières qui bloquent le bon sans préserver du mauvais ?
Et si je l’avais laissé passer ce bonheur à force de construire des murs et d’élever des protections ? Et si j’avais eu ma chance et que je l’avais laissé filer ? Si je n’avais pas vu les signes ? Des choses aussi importantes ne devraient pas être signalées par des petits signes subtils mais par de grosses enseignes clignotantes. Les gens comme moi ont besoin d’aide pour repérer ce genre de choses parce qu’on peut les avoir sous les yeux, on ne les voit pas parce qu’on n’y croit pas.
J’essaie pourtant. Je tente de me dire que ma chance va (re)venir et que je saurais la reconnaître, enfin. Je dois y croire même si ce n’est qu’avec une petite parcelle de mon être. Si cette parcelle s’éteint, il ne reste rien, le noir, le vide, le néant dont je suis déjà si proche.
Je veux la lumière, les sourires, la chaleur. Je veux devenir douée pour ça. Je veux que cette part de moi s’exprime, grandisse, m’envahisse. Je suis sure qu’on écrit de belles choses en étant shooté au bonheur.

Je veux pouvoir apprécier pleinement le bonheur des autres sans me prendre en pleine face mes échecs et le vide de ma vie. J’aime me réjouir du bonheur des autres, qu’il n’y ait pas de malentendus, je le leur souhaite, mais je veux ma part aussi. Je veux pleurer de joie et plus de tristesse. Je veux exister, compter, marquer le cœur de quelqu’un.
Je veux être heureuse, confiante et me dire que l’avenir s’éclaircit, enfin.

(Mon iPod m’a balancé Je compte les jours de Marc Lavoine lorsque je recopiais mon texte. Je voulais mettre une vidéo mais pas trouvé sur Youtube. Les paroles sont assez adaptées à ce que je ressens je trouve.)

Ce que je veux

Je réécris une petite gribouille pour compléter l’autre publication du jour. Dire qu’on l’on obtient jamais ce que l’on veut, c’est bien. Mais, en fait, qu’est-ce que je veux ?

C’est une excellente question. Alors là, ce que je veux c’est
– un nouveau PC qui ne se bloque pas pour un rien. Je le pardonne, 9 ans de vie commune, ça commence à faire. Et je l’aime vraiment beaucoup. Mais il abuse un peu parfois quand même !
– je voudrais une housse pour trimballer ma guitare. Je sais aps trop où je la trimballerais mais il vaut mieux prévoir. Je suis tellement difficile que je n’ai rien trouvé qui me plaise pour le moment.
– parfois, j’aimerais bien une guitare électrique avec un super ampli, pour faire un concert en pleine rue à 3h du matin quand les voisins m’emmerdent.
– je veux un ukulélé et j’aimerais bien tester le violon un jour (allez voir un concert de musique classique et voilà ce que ça donne!)

Mais tout ça, c’est du matériel, c’est satisfaisant sur le moment en général et vite un nouveau besoin apparaît. Ce n’est finalement pas très difficile d’identifier ce type d’envie. C’est parfois plus compliqué d’avoir l’argent pour passer à l’acte mais ce n’est pas vraiment ce dont il est question aujourd’hui (mais petit message en passant : si la FDJ veut me faire gagner un gros lot, qu’elle ne se gène pas).

Je voudrais être heureuse. Profondément heureuse. Aimer la vie, ne pas me poser mille questions, profiter. Avoir confiance en moi, ne pas avoir peur d’oser. Je voudrais être amoureuse et ne pas douter que quelqu’un puisse m’aimer en retour. Je voudrais trouver ma place dans la société, pas pour entrer dans le moule (et peut-être même pour tous les éclater ces fichus moules) mais pour m’épanouir, progresser, grandir, et me sentir utile. A ma place.

Tout ça, ça ne s’achète pas. C’est donc bien plus compliqué à obtenir. Je n’ai pas été livré avec ces options. J’ai toujours été une petite chose fragile en doute permanent, sans confiance, adepte de l’auto-flagellation, insatisfaite.
Ca aurait pu s’arranger en grandissant mais mon parcours a plutôt accentué les failles déjà présentes. Je n’ai pourtant pas vécu de choses terribles, non, je vacille juste pour un rien.

Du coup, je ne sais pas ce que je veux au delà de ces notions plutôt abstraites qui ne donnent pas vraiment de plan de bataille.

Faire taire son coeur

C’est le questionnement du jour : finalement, ne faut-il pas faire taire son cœur ? Oublier ses envies, ses espoirs, ses rêves et se contenter de ce que la vie nous offre même si ça ne nous comble pas, même si c’est douloureux ? Est-ce là finalement le secret du bonheur ? Est ce que c’est comme ça que les gens autour de nous réussissent à faire quelque chose de leurs vies ? Oublient ils de réaliser leurs rêves, de trouver un bon équilibre dans leur vie en se contentant de ce qu’ils peuvent avoir ?

Pour la rêveuse que je suis ça va demander des efforts considérables. Douloureux même, mais on doit s’habituer non ? C’est douloureux de toute façon déjà maintenant, alors pourquoi lutter ? Pourquoi se chercher, pourquoi vouloir comprendre qui on est, ce que l’on peut/veut faire ? Pourquoi se battre contre ce qui semble être ce qui sera notre vie ?

Je suis fatiguée en ce moment. Fatiguée de chercher des solutions, de me questionner sur des choses sans intérêt, fatiguée de tout. Il doit bien y avoir une place dans ce monde pour moi et elle se trouve peut-être dans tout ce que je refuse parce que ça ne me convient pas. C’est peut-être là que je dois être. Et non pas partir à la recherche d’un pseudo idéal.

Je me fais mal avec des choses impossibles (que je n’ai même pas vraiment identifiées mais qui se résument à des idées abstraites comme l’épanouissement, la réalisation de soi, être bien dans sa vie, …). Alors, les pseudos gourous du développement perso ont peut-être raison, c’est notre vision sur les choses qu’il faut changer. Voir avec bienveillance ce que l’on n’aime pas et s’écarte du reste.

Quitte à s’enfoncer dans le mal-être, autant entrer dans le moule, faire plaisir à la société et on en parle plus. Au moins, plus personne ne fera chier avec des questions à la con. Ils sauront qui on est : un travailleur. C’est bien plus rassurant qu’un chomeur, un rêveur, un idéaliste, un chercheur de sens.

Il est peut-être temps d’abdiquer ?

Se présenter/se définir quand on est au chômage ?

C’est une question que j’ai déjà du aborder au fil de différents articles. Peut-être même que j’ai déjà fait un petit quelque chose dessus sans m’en souvenir. Mais, voilà, le questionnement me revient en tête là, aujourd’hui, alors que je tentais désespérément de ne pas massacrer Someone like you de Adele à la guitare (désolée, ce fut un carnage). Comment me présenter sous un angle positif aux gens que je pourrais rencontrer ? Pour leur donner envie d’en savoir plus sur moi et de ne pas s’arrêter à cet état de chômeuse ?

Parce que, ne le nions pas, quand on rencontre quelqu’un, une des premières questions qui vient est bel et bien : tu fais quoi dans la vie ? D’ailleurs, lorsque je me suis inscrite sur OVS, un autre membre est entré en contact avec moi en privé pour discuter. Discussion qui n’a pas été très loin puisque j’ai séché (et fui) à sa deuxième question : tu fais quoi dans la vie ? J’ai trouvé ça dommage sur un site de sortie et donc plutôt accès loisirs de se renseigner en priorité sur le statut professionnel d’une personne et pas sur d’éventuelles affinités de hobbies.

Ls gens de manière générale se définissent beaucoup par leur travail et définissent de fait les autres ainsi. C’est en tout cas l’impression que j’ai. J’avoue qu’à force d’avoir eu des questionnements sur ma recherche d’emploi à presque chacune de mes -rares- sorties à une époque, je tend vite vers l’agacement et peut-être même l’agressivité quand la question est abordée. Il y a peu, un oncle pas vu depuis longtemps, j’ai bien vu que ça l’a titillé de trouver le bon moment pour lancer le sujet. Il n’a été soulagé que lorsqu’il m’a enfin demander où j’en étais. J’ai été un peu sèche dans la réponse mais j’ai tenté de parler musique, lecture. Ca a coupé court à la conversation. Parfait.

C’est peut-être depuis ce jour là que je réfléchis à comment répondre à ce type de questions sans tourner à l’agressivité dans la seconde. Parce que c’est cool d’avoir un boulot, mais vous, les gens qui en avaient un, vous n’êtes pas que ça non plus ? Si ? Le fait de contribuer à la société ne fait pas de vous tout ce que vous êtes. Parce que, si ça se trouve, vous êtes bénévole dans une asso (peu importe laquelle) et vos activités dans ce cadre sont bien plus utile à la société que votre travail. Et pourtant, ce n’est pas forcément ce que les gens vont retenir. Ou tout simplement, vous êtes une personne adorable, intéressante, cultivée, … et ça aussi, votre profil pro ne le dit pas forcément.

Alors comment répondre à ce besoin social que les gens ont de savoir ce que l’on fait dans la vie trente secondes après vous avoir rencontré (croisé dans la rue pour les personnes que l’on connait déjà) ? Comment dire « ben j’ai toujours pas de taf, mais garde tes conseils car y’a genre 95% de chance que je les ai entendu milles fois, mais je suis une personne quand même donc on peut parler d’autre chose aussi ».

Je peux mettre en avant que je lis et que je tente d’apprendre à jouer de la guitare. Jusque là, ça n’a pas passionné les foules.
Si je parle du blog, du forum, on voudra savoir sur quoi j’écris (ce qui n’est pas très grave, je peux en parler) mais peut-être vouloir aussi le nom du blog et ça je suis moins enthousiasme. Je ne mélange pas ma vie virtuelle et ma vie réelle. Un jour peut-être mais pas au premier venu. La confiance, ça se gagne.

J’ai un gros problème à parler de moi de façon générale (pourtant, c’est ce que je fais sur ce blog en fait), en entretien d’embauche c’est pareil. Ca me pénalise forcément. Comme expliquer qui je suis, ce que je fais, ce que je veux, … alors que je ne sais plus vraiment moi-même ? Comme me présenter positivement aux autres alors que j’ai une mauvaise image de moi ? Il va falloir que je résolve ce « soucis » si je veux avancer.

Habiter chez ses parents, bon plan ou enfer ?

Ah ! L’image du Tanguy qui reste chez papa-maman, par choix, par confort, tout ça. C’est un peu l’image que l’on se traine quand on est encore (ou que l’on revient) chez ses parents une fois adulte. La réalité est moins rose cependant, car c’est souvent par manque de sousous qu’on ne se lance pas dans l’aventure de l’indépendance (ou qu’on revient, encore une fois, je suis pas sure de le préciser à chaque fois). Des contrats précaires, des minimas sociaux peut rassurant, des loyers élevés et des proprios aux exigences de malade. Tout ceci constitue un sacré frein. Et on est quand même bien content de pouvoir séjourner sous le toit familial, c’est quand même plus sympa que de se retrouver à dormir dans sa voiture (si on en a une). Mais la cohabitation, malgré tout le respect et l’affection qu’il peut y avoir de part et d’autre, n’est pas toujours aisée. Quelques petits trucs pas facile à vivre quand on cohabite avec ses parents :

D’abord, il y a le fait qu’on est pas chez soi. C’est pas notre déco, c’est pas notre rangement, c’est pas comme ci ou comme ça qu’on aurait fait si on était chez nous. Bref. Ca a beau être la maison familiale, le chef, c’est pas nous. Donc faut s’adapter.
Et comme on est pas chez nous, c’est un peu plus compliqué de se faire des repas entre potes, des soirées entre potes, des réunions Tupperware et autres. On est pas chez soi donc imposer la présence d’invités est délicat. Puis bon, une soirée entre pote avec les parents qui chaperonnent, sans parler de faire des excès, ça limite quand même la liberté d’agir et de parler.
Je ne vous parle pas de ramener une « conquête », ça devient gênant.

On a pas forcément la même manière d’appréhender la vie quotidienne que ses parents. Eux, debout super tôt, très responsable, passe leur matinée à tondre la pelouse, faire le ménage, cuisiner pour à peu près trois milles personnes, repasser, … bref, tout ça pour rester le reste de la journée devant la télé le plus souvent.
Je suis plutôt une lève tard et pas forcément parce que je dors mais juste je comate dans mon lit et entre le moment où je me réveille et où je me lève, j’ai déjà pris connaissance des actus du matin avec la radio, j’ai checké les réseaux sociaux, j’ai vu si j’avais des mails, j’ai fait un tour sur Le repaire des galériens (parfois deux tours même). Le tout, sous la couette depuis mon téléphone. Pour un peu que j’ai de quoi écrire pas loin et qu’une idée pour le blog me soit venue pendant la nuit, j’aurais aussi fait ça.
Ca paraît être ne rien faire, mais c’est juste qu’on a pas la même vision des choses. Ca n’empêche pas, une fois levé, de faire le ménage, la lessive, se faire à manger (pas un plat qui prend 3h à faire comme ceux de maman, mais bref, on s’alimente quoi).
Les repas justement, pour un peu que vous soyez adepte du végétarisme, du véganisme, du sans gluten/lactose/…, allez appliquer votre régime alimentaire sans provoquer un torrent d’incompréhension !

Du coup, chez papa/maman, ça manque un peu d’intimité. Ça rejoint le reste. On est pas chez soi, on ne fait pas ce qu’on veut (tant pis si vous aimez vous balader dans le plus simple appareil). Il reste la chambre. Ce refuge. Mais là encore, pour ma part, je ne m’y sens pas totalement libre en fait. C’est ma pièce mais elle fait partie de la maison. On ne frappe pas forcément avant d’entrer (je ne ferme plus la porte en journée d’ailleurs, ou rarement). Et même si je suis sure qu’on ne fouille pas mes affaires, j’ai toujours peur qu’on tombe sur un truc qui me rendrait mal à l’aise si c’était lu/vu. Les articles du blog ne sont pas sur papier par exemple. Si mes fichiers texte se perdent un jour, si mon ordi et mon disque dur externe me quittent tous les deux en même temps, je n’aurais plus qu’à tout récupérer en ligne. Quand j’écris un truc sur papier, je le déchire minutieusement avant de le mettre à la poubelle.
Autre exemple, j’ai un petit carnet de développement personnel à remplir. C’est plutôt sympa comme idée. Bon je dis dev perso, mais c’est plus large comme concept (ça s’appelle Petits moments avec moi-même). Je n’ose pas le remplir. Je l’ai depuis des mois et j’ai tout juste rempli il y a peu des listes qui ne prêtent pas à trop s’exposer. Y’a peu de chance pour que quelqu’un vienne le lire pourtant. Mais j’ai la frousse quand même.
Puis c’est pas super isolé, phonétiquement parlant. Se taper un délire danse et chant sur le dernier Sia pour évacuer un peu la pression, ça passait quand on avait 16 ans (c’était plutôt Britney Spears à l’époque d’ailleurs, bref) mais une fois adulte, c’est le genre de débordement qu’on fait quand on est VRAIMENT seul, sous peine d’avoir droit à des regards gênés ou des questions embarrassantes.
Il y aurait plein d’exemples à donner.

Ces trois points se rejoignent plus ou moins, de l’un découle l’autre et vice versa. Alors ce n’est pas une plaie de vivre chez ses parents. Mais parfois, avoir un chez soi manque cruellement et la frustration est présente malgré tout. Mais ce n’est pas si simple de prendre son indépendance, quand on commence à faire les calculs de ce que ça couterait, rien qu’au niveau de l’emménagement ça grimpe vite si on est pas déjà équipé un peu. Même en achetant le strict minimum. L’électroménager coute cher sans faire de folie. Puis y’a toutes les charges et tout. Bref, je vois bien que ce serait la galère, même dans un coin où je pense que l’immobilier est relativement bas.
Il faudrait pouvoir se prendre quelques jours, une petite semaine, de vacances, loin du quotidien pour lâcher la pression (la pression de tout, pas juste de la « cohabitation »). Mais ça aussi ce n’est pas simple parce que les locations de vacances ne sont pas données non plus.

(Juste comme ça, je suis en train de faire des confetti avec le petit plan que j’avais noté sur papier, histoire de prouver mes dires).

Un esprit sain dans un corps sain


Si on veut une preuve que l’esprit influe sur le corps, il suffit de me regarder. Même si ça va mieux, je crois, tout n’est pas réglé dans ma tête et ne le sera probablement jamais (mais c’est peut être pas un mal, être trop sain ça doit pas être sain non plus). Mais du coup, y’a des kilos qu’on peut je pense appeler « émotionnels » qui se sont installés depuis fort fort longtemps et qui invitent les p’tits copains à en faire de même. Soyons clair : je compense par la bouffe ! Alors si je sais maintenant me retenir de grignoter dans la journée, je me fais toujours plaisir au moment des repas, on peut pas se priver de tous plaisirs quand même ! Ce serait dommage !

On va me dire de réduire mon alimentation, de faire attention, tout ça tout ça. Oui, surement. Mais ça ne fera pas tout (par contre, je devrais m’hydrater plus, je suis loin de boire assez dans la journée). Il faudrait que je fasse du sport aussi. Visiblement ma séance de tai chi hebdomadaire ne suffit pas. Sauf que moi et le sport, ça n’a jamais été le grand amour. Par paresse mais par ennui aussi. Oui, par ennui. Autant je réussis à m’évader avec un bon livre, avec de la musique, autant l’effort physique n’occupe pas ma tête comme il occupe mon corps. Et quand la tête gamberge, difficile de rester focaliser sur ce que l’on fait.

J’ai un tapis de marche pourtant à la maison, j’ai même tenté le coté ludique des consoles de jeux avec détecteur de mouvements (vous voyez de laquelle je parle), y’a des jeux vraiment sympas mais ça ne prend pas. Déjà, parce que se cogner contre les murs et les meubles dès qu’on veut faire un mouvement un peu large, c’est pénible (faut vraiment avoir de la place pour ces machins parce que si c’est pour faire un mouvement rikiki, je doute du bénéfice en fait), puis je suis pas très console même quand il ne s’agit pas de s’exciter sur une manette.
Même avec la musique dans les oreilles, ça ne m’occupe pas. Moi, la musique me donne envie de chanter pas de marcher, pédaler ou autres. C’est un drame que je ne sache pas danser parce que ça aurait pu le faire ça par contre. Je suis raide comme un piquet, on repassera pour la grâce ! Et je suis toute godiche, je ne sais pas quoi faire des mes membres.

Mais j’aimerais pourtant me muscler un peu, perdre du poids, perdre des rondeurs pas jolies du tout mais en garder quelques unes qui pourraient être jolies, je n’arrive pas à me motiver sur du long terme pour le sport. C’est un exploit que je suive ce cours de tai chi depuis plus de 5 ans maintenant. C’est vraiment que ça me plait et que ça me détend. Vu que c’est quasi de la méditation, ça me va, ça me convient. Y’a pas de pression de résultat, on se détend, on rigole bien. C’est un groupe vraiment sympa.
Si j’habitais en ville, j’aurais tenté la salle de sport. C’est peut-être un facteur de motivation. J’ai regardé un peu les salles autour de chez moi et je me suis dit que faire 30 km pour faire une séance de 30 minutes, idéalement deux fois par semaine, ça me gaverait vite. Et que ça fait un budget : abonnement à la salle et essence.

Après avoir amorcé quelques changement au niveau des loisirs (guitare, lecture sans trop de restrictions), c’est aussi physiquement que je voudrais apprendre à m’accepter plus, mieux. Me sentir plus à l’aise avec moi. Mais je n’ai pas encore trouvé la motivation qui amorcera durablement le passage à l’acte de ce coté là.

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