Coté coeur·Etats d'âme·Evolution

Pardon et confiance

Depuis une bonne dizaine de jours, je suis ultra stressée (ma peau ne me dit pas merci). Ca va un peu mieux, le 25 étant passé, mais il y a des restes et maintenant que mon cerveau est un peu plus libre, je suis plus à même d’analyser les choses, enfin je crois.
Je voulais éviter de parler de ma pseudo vie sentimentale/sexuelle de nouveau mais il y a des choses que j’ai besoin de partager.
Je vous retrace un peu l’origine du stress : savoir depuis une quinzaine de jours que j’aurais un rdv le 25/07, ce long week-end sans réponse à mes sms (problème de tel pour lui donc), sa surprise (petit coquin. A retenter, un jour), mon ordi qui me plante (problème de DD, je l’ai récupéré lundi avec un DD tout neuf et une journée à tout réinstaller, youhou!) et de nouveau l’approche du 25.
Hier soir, j’étais juste vidée par le stress, j’ai cru que j’allais m’endormir au volant sur la route du retour, j’ai même fait une pause gourmande non prévue (crêpe nutella/chantilly, faut ça au moins).

J’ai pourtant, je crois, plus de facilité à gérer le stress désormais. Pour ce qui touche à la recherche de taf en tout cas. Mais ce rdv du 25, j’y tenais, j’ai envie de l’avoir réussi (faut pas rêver) pas juste pour aller sur Clermont, non, parce que ce serait un vrai défi professionnel, peut-être la fin de la galère, une opportunité de changer de voie. Et je me suis mise la pression toute seule devant l’enjeu que ça représentait, mais je crois avoir relativement gérer (le stress) lors des entretiens. Bon par contre, les ¾ de ce que j’ai préparé aura été inutile.
Le truc qui n’a pas aidé mon stress, et cela depuis une bonne dizaine de jours, c’est que quelqu’un est venu se faire une place dans mes pensées ces derniers temps. Je ne sais pas pourquoi je repense à R (je vais donner des initiales, on va pas s’en sortir sinon). Du coup, je retourne sur un certain forum (tu en as pensé quoi au fait?). Repenser à lui a ravivé ma colère, mes craintes, mes doutes. Ma peur de faire confiance. Et c’est là le soucis. Surtout lors de ce fameux week end sans réponse.

La personne que je vois en ce moment, disons S comme Stan (vu qu’il est mon Stan actuel), mon plan cul quoi vu que c’est ce que nous sommes je crois (vu que j’ose pas poser les choses quand je suis avec lui) est moins dispo en ce moment. Depuis sa panne de téléphone, plus de sms quotidien, il est dans ses travaux. Je n’ai pas à lui en vouloir pour ça, il ne m’a rien promis. Je m’étais juste habituée à avoir de ses nouvelles chaque jour. Le fait de repenser à R joue un rôle assez néfaste dans ma manière de voir les choses. J’ai peur de faire confiance à la mauvaise personne. Ok il envoie moins de SMS, il est occupé sur son chantier, il m’a avoué hier que la partie qu’il a attaqué est plus compliquée que ce qu’il pensait, d’ailleurs ce bricolo solitaire se fait aider. Il finit tard certains soir (tous?) et il est claqué (j’avoue qu’il avait pas super bonne mine hier). Il n’a aucune raison de me mentir (mais je me disais ça pour R aussi).

Hier, ce fameux 25, j’aurais aimé qu’on passe l’après midi ensemble. J’en avais besoin avec le stress. J’avais envie de ses bras, de sa peau, de lui. Ce n’était pas possible, il avait de l’aide et ne pouvait pas laisser la personne faire le boulot seule sur le chantier l’après-midi. Normal. Mais il est venu mangé avec moi. Et j’ai joué de mes charmes (si, si, je sais faire visiblement) pour prolonger le moment. Il aurait pu se barrer, il aurait pu même ne pas venir manger avec moi (et il aurait pu ne pas payer mon repas aussi). Mais il est venu. Et moi j’ai fait un peu ma mauvaise tête de ne pas avoir ses bras pour moi tout l’après midi.

Il a sa vie, il a ses occupations et ce n’est pas parce qu’on m’a menti avant que lui va le faire forcément. Il n’a rien à me prouver, il n’a rien à me justifier. Je ne sais pas pourquoi R me revient en tête en ce moment. Je suis bien avec « S », un peu trop bien même. J’aimerais le voir plus, je maudis les 150km alors que je les vivais très bien au début. J’aimerais que toutes ses petites attentions soient des signes positifs.
J’espère surtout que mon attitude de chieuse d’hier ne l’a pas trop saoulé (me suis excusée plus tard).

Je voudrais pardonner à R, je pensais que c’était fait. Mais si il me revient en tête en me chamboulant autant c’est que non visiblement. Il est l’exemple même du pourquoi j’ai du mal à faire confiance. Il m’a menti. La vérité était simple à dire et posée dès le début, elle ne gênait en rien. Mais je me suis faite engueuler pour avoir posé la question, pour avoir douté, pour avoir montré que j’avais des doutes. J’ai voulu lui faire confiance et j’ai eu tort. J’ai du mal à faire pleinement confiance à « S » aussi. La période un peu creuse niveau SMS n’arrange rien. Et pourtant, il peut tout à fait être occupé jusqu’à tard le soir et être crevé ensuite, ne pas avoir envie de badiner avec qui que ce soit.

Pardonner n’est pas simple. Pardonner à une personne qu’on ne connait pas l’est encore moins. Je lui en veux à elle aussi. Elle qui a fait sa gentille par messages privés (et qui balançait visiblement sur moi avec les autres), qui venait à la pêche aux infos, qui faisait son innocente, qui jouait la copine.Je la déteste à un point ! Et ça lui fait une belle jambe. Elle est amoureuse, elle est aimé.
Il n’y a que moi qui ressasse, eux s’en fichent de ce que je deviens. Je ne sais pas pourquoi cette connerie d’histoire me revient en pleine tronche en ce moment. Le stress justement, qui rend plus fragile peut-être.

Il faudrait que je dépasse cette histoire. Et il faut que je fasse confiance aux gens. Pas une confiance aveugle mais une confiance à la mesure de la relation que j’ai avec la personne en question. Même si de mon coté je voudrais plus, on n’en est pas là, on ne le sera peut être jamais. Il n’a pas obligation à me tenir informé de sa vie chaque jour. Il n’a pas à me rassurer. Quand on est ensemble, on passe de bons moments, et sur ce point je peux lui faire confiance. Marie parlait d’exhibitionnisme dans son article aujourd’hui et il me rend assez impudique, peu importe qui il y a autour, j’ai besoin de le toucher. Je n’y peux rien. J’imagine que ça peut être gênant.
Peut-être que si j’admettais que tout le monde ne ment pas quand il répond à une question, j’oserais de nouveau en poser. Pour savoir, pour que les choses soient clairs.

Pardonner et faire confiance restent deux éléments à travailler pour avancer.

Evolution

Faire confiance en la vie

Le titre sonne très optimisme et j’espère que cet article le sera aussi (non, je ne sais pas où va me guider mon impulsion, j’écris, je me laisse porter par les mots, c’est une émotion, il n’y a rien de réfléchi). Je crois que depuis quelques semaines, mois peut-être même, je tente de voir la vie autrement, de voir le monde autrement. N’allez pas croire que, d’un coup, j’ai mis des lunettes roses et que je ne vois plus la misère, les maladies, la souffrance (les souffrances même), les conflits et tout ce qui ne va pas dans nos sociétés. Loin de là, j’en suis extrêmement consciente et plus que jamais révoltée bien que je me sente très impuissante à ma petite échelle.

J’ai juste admis que l’on peut aussi voir le bon, le beau, l’espoir, la vie, l’avenir. Et parce que j’ai conscience de tout ce qu’il y a de moche autour de nous, de moi (très égoïstement), j’ai envie de mettre en lumière ce qui fait du bien. J’ai envie de sourire, j’ai envie de donner une chance à la vie de m’éblouir. Mais elle ne le fera pas seule. La vie pourra vous montrer toutes les plus belles choses du monde, si vous êtes fixé sur le négatif, vous ne verrez que ça. Encore une fois, il ne s’agit pas non plus de ne voir que ce qui va bien. Il s’agit de voir la vie dans son ensemble. Le beau et le moche. Ce qui va bien et ce qui va mal.

J’avoue que l’envie d’écrire cet article me vient en réflexion de commentaires que j’ai eu sur différents articles. Pas forcément récemment et pas forcément des commentaires dénués de sens.
Sur ce blog, je parle de ce que je ressens, peut-être un peu trop de ma vie perso. Je me décharge de mes doutes, en partie tout du moins, j’exprime mes peurs, mes craintes, mes envies… J’adore avoir vos avis ensuite, quelle est l’utilité d’un blog si on n’a pas d’avis sur ce que l’on écrit?
Je suis déjà pleine de doutes et je sais que ce n’est pas à vous de me rassurer. Par contre, j’ai parfois la sensation que des commentaires sont là pour encrer encore plus les doutes. On pousse la tendance à regarder du mauvais coté du bus.

J’ai envie de faire confiance en la vie. J’ai envie de croire qu’elle me guide sur le bon chemin. Vers du beau. Pas du facile ou du toujours parfait. Du beau. J’ai envie de croire que malgré les galères, malgré les difficultés, de beaux cadeaux m’attendent sur le chemin. J’ai envie de voir les moments que je vis en ce moment comme un beau cadeau. Oui je voudrais plus, oui il me plait vraiment beaucoup, oui, je serais prête à m’engager pour une relation sérieuse (mais pas dénuée de légèreté) mais pour le moment ce n’est pas ce qui m’est proposé. Je prend les beaux moments. Un beau cadeau, ce n’est pas forcément un « ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps » ou gagner au Loto (mais ça peut aider ça, vachement). Personne ne peut dire ce que sera l’avenir.

Je veux croire, je crois, que chaque étape nous mène à la suivante. J’ai loupé beaucoup d’étapes durant mes années de sommeil, j’ai stagné. Alors oui, je vais me tromper souvent, je vais pleurer à n’en pas douter (et j’ai envie de croire que ce ne sera pas toujours de chagrin), J’ai encore beaucoup à apprendre et à découvrir, j’ai encore beaucoup à expérimenter et à intégrer. Mais j’ai envie de faire confiance à la vie, de lui donner une chance, de ME donner une chance.

De novembre à mars, je me suis trompée. Et pourtant je réalise que si je n’avais pas vécu cela, je n’aurais pas croisé la route de la personne que je vois en ce moment. Je ne serais pas allée sur un site en particulier si je n’avais pas découvert un certain univers (vous savez lequel) et il ne m’aurait pas envoyé de messages et … bref. Quatre mois où je me suis trompée et qui m’ont permis d’atteindre une autre étape, de vivre de nouvelles expériences, me donner l’envie de changer de vie.
J’ai découvert la douceur, j’ai découvert les mains qui se joignent, j’ai découvert les regards qui s’accrochent, j’ai découvert les fous rire, les petits messages du soir pour parler de la journée.

C’est une étape, la vie est faite d’étapes. Certaines sont courtes, d’autres longues, on considère certaines comme des erreurs avant de comprendre qu’elles nous ont fait grandir.
J’ai envie de croire en la beauté de la vie, j’ai envie de croire qu’après ces années de gris, le soleil va se mettre à briller sur mon chemin, durablement. Je sais que ça ne chasse pas toutes les averses, elles font partie de la vie.

Je ne sais pas où le chemin va, j’ai juste envie de croire qu’il n’est pas fait que de pièges.

Evolution

La distance, ce mur invisible contre lequel je me heurterais toujours

Il y a quelques mois, c’est moi qui était gênée par la distance. Bon, ce n’était pas rien, presque 400 km, tout ça. C’était vraiment beaucoup de chemin. Il m’avait fallu du temps pour me décider à les faire. Mais j’avais franchi le pas, débloquant beaucoup de choses en moi par la même occasion.
Si je n’avais pas fait ces 400 km, je n’aurais pas fait les 150 km que j’ai fait il y a peu, un jeudi de mai. Mais peut-être que ça aurait été pas plus mal. Parce que ce coup ci, ce n’est pas moi qui est gênée par la distance. C’est l’autre. A moins que ce ne soit qu’une excuse.

Suis je destinée à ne vivre que dans mon petit périmètre restreint (je vous retrouverais la magnifique citation de Will dans Avant toi de Jojo Moyes, ce beau discours qu’il fait à Lou) ? En amour ou pour le travail ? Dans ce petit monde où les opportunités semblent restreintes ? Tous domaine confondu . Alors que j’étouffe, que je rêve d’autre chose, que je veux m’évader, partir, vivre, tout me ramène à ne vivre qu’ici, sans joie, sans bout du tunnel, sans options réjouissantes.

Coté amour, (ou baise, selon votre point de vue). Ben visiblement, 150km c’est un obstacle insurmontable. Pas pour moi. Pour lui. Ou alors il est de ceux qui dise chercher du sérieux mais ne savent pas se fixer. Bref. Qu’il cherche, il avait la perfection à portée de main, tant pis pour lui.
Le truc marrant, c’est que je me suis réinscrite sur le site de rencontre dont il m’avait parlé, je n’ai pour le moment que des contacts du coté de … Clermont Ferrand. Que j’envoie chier gentiment hein. Sur Clermont, j’avais trouvé un type qui me plaisait mais voilà. Je ne dois pas lui plaire assez pour qu’il fasse quelques efforts. Hors de question de refaire la même chose. Ni 400km, ni 150.
Je me demande même si je ne devrais pas laisser tomber tout ça parce qu’en habitant chez ma mère avoir une vie privée, c’est impossible de toute façon. Je ne peux pas recevoir ici. Donc faut avouer que fatalement, la solution c’est que ce soit moi qui me déplace. Oui, y’a les hôtels, mais merde, ça douille une chambre d’hôtel. Pour venir de Clermont par exemple, ça en fait toujours un des deux qui a des frais de route et un autre qui doit payer l’hotel de tout façon.

Coté taf, la distance sera toujours un soucis aussi. Le truc drole là encore, c’est que les offres les plus sympa sont sur … je vous laisse deviner. Donc je postule hein. Pole emploi m’a même contacté suite à une de mes candidatures qui transitait par eux. Mais vu que la prise de poste était immédiate ben, elle a jugé (et je ne lui donne pas tort) que ce n’était pas judicieux de faire suivre à l’employeur. Je veux bien faire le trajet, mais tous les jours, ça fait beaucoup. Trajet, taf, recherche d’appart, je ne suis pas assez courageuse pour assumer tout ça en même temps.
Alors, déménager avant d’avoir trouvé ? Pour être sur place et ne plus avoir la distance comme frein auprès des employeurs ? J’y ai pensé mais du coup, si je bouge, je choisis d’office le lieu où je vais. J’écarte les autres où des opportunités peuvent se présenter aussi. Alors, si je choisis, je choisis quoi : Clermont ? Limoges ? Ailleurs encore ?

Changer de vie n’est pas si simple, et la distance semble être un frein que je vais avoir du mal à déverrouiller. Alors même que moi il me pose moins de soucis, c’est le reste du monde que ça dérange. Alors oui, l’idée de déménager ailleurs me tente mais elle me fait peur aussi. Seulement ça me paraît être la meilleure option pour le boulot, pour tout. C’est effrayant mais nécessaire. J’angoisse de devoir apprendre à me déplacer dans une nouvelle ville, à retrouver des repères, le tout en débutant éventuellement un nouvel emploi et tout et tout. Mais c’est inévitable. Ici, il n’y a rien.
Alors comme coté cœur, ça bloque de toute façon, je vais me concentrer de nouveau juste sur le taf je crois. En espérant que ça aboutisse à quelque chose.

…potentiel. Parfaitement. Ce potentiel. Et je ne parviens pas à comprendre comment vous pouvez vous contenter de cette vie minuscule. Cette vie qui va se dérouler dans un rayon de 10km, sans personne pour vous surprendre, vous poussez à aller de l’avant, vous montrer des choses qui vous mettent la tête à l’envers t vous empêchent de dormir la nuit.

Coté coeur·Etats d'âme·Evolution

Les hommes, ces infidèles?

La généralisation sous entendue par mon titre va faire bondir, j’en suis sure. Il y a un point d’interrogation, vous avez remarqué ? Je suis plus dans l’interrogation que dans l’affirmation.

Mon père n’était pas un homme fidèle. Et parce que les adultes parlent en pensant que les enfants n’écoutent pas, ne comprennent pas, je sais que parmi mes oncles, un certain nombre ne l’est pas non plus. OU en tout cas ne l’a pas été à une époque.
C’est un fait que j’ai pu confirmer par moi-même et donc assez récemment avec celui qui a été mon initiateur au bdsm. Amoureux d’une autre, monsieur en met une autre (plusieurs?) dans son lit.
Je suis sure que l’inverse est vrai également, des femmes infidèles, ça existe bien sur.
Je reste profondément naïve, stupide, fleur bleue, que sais je d’autre, mais la fidélité dans un couple est, pour moi, une marque de respect.
La notion est elle incompatible avec la pratique du BDSM? C’est ce que tendraient à faire penser les échanges que j’ai sur les sites spécialisés. Cela dit, mon père et mes oncles ne pratiquaient/pratiquent pas le bdsm. Je ne crois pas en tout cas (allez savoir).

J’ai retenté l’expérience de la soumission à distance avec un type que j’avais croisé en février je crois sur un site de rencontre BDSM. On discutait plutôt bien, alors je me suis dit pourquoi pas. Quatre jours. Je n’ai pas réussi à tenir plus. Quand j’ai pensé à lui poser la question, et eu une réponse honnête, j’ai compris que je serais celle dont on s’occupe en deuxième, troisième, … quand on a le temps quoi.
J’ai aussi discuté avec des hommes qui avouent très volontiers vivre leur pratique en cachette de leur compagne, parce qu’elle n’est pas attiré par ce milieu.

Hier après midi, j’avais rendez vous avec un homme, dans un café (n’allez pas imaginer autre chose). J’ai accepté le rendez vous parce qu’on est du même coin et je suis curieuse. C’est mal je sais. Je ne cherche pas forcément des amants ou l’amour quand je discute, simplement l’échange, l’amitié pourquoi pas. De l’autre coté l’intention n’est pas la même on est d’accord.
Nous n’avions que peu discuté avant la rencontre, j’en savais peu sur lui. J’ai donc appris qu’il est marié et que sa compagne n’étant pas attirée par le BDSM, il vit ça de son coté. Et que bien sur, je peux être sa partenaire de jeux.

S’en suit un échange sur le fait qu’il ne croit pas au couple, la fidélité, ni dans le bdsm parce que c’est un univers libre, tout ça.
Un autre argument qui revient c’est que chaque plaisir est différent car chaque personne est différente. Oui, on est d’accord. C’est un peu comme changer de parfum de glace. Vanille et pistache sont bon tous les deux mais différent. Mais bon, à priori, je ne fait pas de mal à la vanille si je vais du coté de la pistache de temps à autre. Quand on trompe la personne avec qui on est en couple, on prend ce risque. A moins d’être tous deux libertins et d’accepter ce mode de vie. Chacun fait ce qu’il veut après tout.
Mais en théorie, dans ma tête de fille un peu conne, faire l’amour avec la personne que l’on aime et qui nous aime, c’est quand même autre chose que de s’envoyer en l’air avec le premier type vdispo qui se présente.

Alors, je ne sais pas, je n’ai peut-être pas assez évolué sur ce point là, je suis peut-être arriérée. Je ne sais pas. Si je conçois qu’on peut avoir envie de vivre certaines expériences qui impliquent d’être plusieurs, je conçois mal l’infidélité tel que je la rencontre ces derniers temps qui implique le mensonge, la tromperie, la dissimulation, la manipulation même. Que ce soit envers l’officielle ou envers la nana d’un soir (ou la conne de soumise qui veut croire son dominant).
J’ai écrit ce texte d’un point de vue féminin, mais je ne doute nullement qu’on peut l’écrire d’un point de vue masculin et que les femmes infidèles sont tout aussi présentes dans la société.

Evolution

Parce que c’est important de s’en souvenir …

Je voulais juste reparler d’un article que j’ai écrit il y a quelques mois. Parce que c’est une étape importante. Parce que j’ai visiblement blessé quelqu’un ce soir en lui parlant de pardon. Ce n’est pas simple d’expliquer ce qu’on ressent par SMS, de dire aux gens ce que l’on pense. Alors j’espère que tu liras ceci et que tu prendras le temps de relire ce que j’ai écrit en novembre. Pas que ce soit la chose la plus aboutit à lire sur le sujet mais c’est tout ce que j’ai.
Tu mérites d’être heureuse, tu mérites d’aller de l’avant. Ne t’accroches pas à ce qui fait mal, je sais que c’est dur à pardonner. Mais pardonné ici n’est pas dans le sens comme on peut l’employer chaque jour. C’est un apaisement à trouver en toi, pour toi. En nous, pour nous.

Le pardon

Les larmes que j’ai verse, je pardonne.
Les souffrances et les déceptions, je pardonne.
Les trahisons et les mensonges, je pardonne.
Les calomnies et les intrigues, je pardonne.
La haine et la persécution, je pardonne.
Les coups qu’ont m’a donne, je pardonne.
Les rêves détruits, je pardonne.
Les espoirs morts, je pardonne.
La désaffection et la jalousie, je pardonne.
L’indifférence et la mauvaise volonté, je pardonne.
L’injustice au nom de la justice, je pardonne.
La colère et les mauvais traitements, je pardonne.
La négligence et l’oubli, je pardonne.
Le monde avec tout son mal, je pardonne.

On a tous notre vécu et beaucoup à pardonner pour se sentir bien. Et libre. C’est le travail d’une vie, comme pour beaucoup de choses.

Evolution

Mon journal de gratitude n°3

Troisième semaine, et pas des moindres. J’ai beaucoup, beaucoup, de gratitude pour la semaine qui vient de s’écouler. Elle a été douce, belle, intense et riche. Sortir de sa zone de confort, faire ce dont on ne se croit pas capable de faire, oser, découvrir, rencontrer.

– Merci à lui pour sa gentillesse, son respect, ses sms, les bons moments partagés. J’espère qu’il y en aura d’autres.
– Merci Choupette, encore et toujours, d’être là.
– Merci à vous pour vos petits mots, votre présence.
– Merci la nature qui fleurit de partout et nous inonde de couleurs. Si les lilas pouvaient sentir un peu plus, ce serait pas de refus (petite demande comme ça au passage).
– Merci la vie pour les bons moments des quinze deniers jours.

Coté coeur·Evolution

Prête

J’ai une expérience avec les hommes assez réduite. A l’age où on expérimente, j’étais très timide et n’osais pas exprimer mes envies. J’avais même honte du sexe en fait. C’était un sujet tabou, extrêmement tabou. On le fait parce qu’il faut le faire mais c’était sans passion, sans amour même, sans fantaisie. A l’heure où on s’explore et on se découvre, je me suis renfermée sur moi. S’en est suivi une longue période d’abstinence qui, avec le recul, était plus voulue que subie. Je m’étais mise en retrait du monde, pour m’en protéger. Sauf que la solitude pèse également. On se coupe des expériences qui nous forgent et nous font grandir en agissant comme je l’ai fait.

Le réveil a été lent, plein d’égarement. Le retour à la vie ne se fait pas en un claquement de doigts, il faut reprendre racine, reconstruire, se libérer des chaînes que l’on a soi même désiré à une époque.
Il faut se reconnecter à soi, se redécouvrir, se découvrir presque parce que si on a peu vécu on a malgré tout évolué et appris durant les années de sommeil. On est en lutte avec soi et avec l’entourage qui voit que l’on change, qu’on se libère. Ca peut faire peur, surtout quand les sources de changement de ne sont pas visibles extérieurement. Et elles le sont rarement finalement. C’est en soi que tout se passe, que le désir de vivre autrement prend racine.

Le réveil, vous l’avez vécu sur le blog. Il peut paraître avoir été rapide si on regarde les derniers mois, il fut pourtant long, douloureux, plein de chemins détournés et aura duré des années. Des questionnements à n’en plus finir, des envies qui semblaient ne pas pouvoir être réalisée. Une mésestime de soi assez prononcée, une peur du monde qui semblait insurmontable. Des envies plus intimes qui naissaient, bizarres, honteuses, inavouables. Ces envies qui m’auront conduite là où vous savez (enfin vous ne savez pas exactement non. Il ne vaut mieux pas). Là où je l’ai rencontré. Épisode nécessaire pour passer à la suite, pour me reconnecter à mon corps, pour apprendre à l’apprécier. Pour comprendre que mes kilos en trop et mes imperfections ne sont pas un frein au plaisir. Du mien et de l’autre surtout.
Episode nécessaire pour comprendre que certaines envies paraissent honteuses mais peuvent être vécues en toute sécurité.

J’aurais pu croire que ça s’arrêterait avec lui. Que je reviendrais aux basiques, qu’avec un autre je n’aimerais pas autant. Que même si les fantasmes restaient présents, ils n’étaient pas fait pour être revécus, approfondis, explorés à nouveau.
Et en fait si. Avec un autre c’est tout aussi bien. Mieux même peut-être. A la fois plus de douceur et plus de brutalité, plus d’initiatives (de toute part) et plus de vulnérabilité. Un homme qui n’a pas peur de se dévoiler, c’est beau. Ca met en confiance. Un homme qui n’a pas peur d’être touché, qui n’a pas peur d’un peu de tendresse, qui sait qu’il n’en perd pas son statut, au contraire. Un homme à la fois sur de lui et plein de « doutes ». Authentique. C’est la sensation que j’ai eu.
Un homme qui ne laisse pas sans nouvelles une fois l’affaire faite. Qui n’hésite pas à envoyer un petit message pour souhaiter une bonne journée.

Ma nouvelle vie de femme ne me laisse que peu de rencontres IRL. J’ai « pratiqué » pas mal de mâles sur les chats, les messageries, … avec certains ça ne colle pas du tout et on sait que ça n’ira pas plus loin, avec d’autres on aime juste discuter mais le feeling ne va pas au delà. Il y a ceux qui se démarquent un peu plus, on se dit peut-être que. Et il y a ceux qui savent vous toucher. Deux donc. Juste deux. A la fois si semblables et si différents. Non, totalement différents en fait.
Je ne sais pas où ça ira avec ce deuxième. Je n’anticipe pas. Je profite (pas dans le mauvais sens du terme, enfin j’espère) de sa gentillesse, j’apprécie nos échanges, j’espère (on espère toujours) d’autres rencontres. Ca fait une petite trotte, ce n’est pas tout proche. J’ai fait pire.

Je sais que je suis prête aujourd’hui. Il y a encore des barrières à ouvrir, il y a encore des peurs. Mais je sais que je suis prête. Je n’ai plus peur de mon corps (bon, moins, encore un peu, parfois), je n’ai plus peur du corps de l’autre. Je n’ai plus peur de l’autre tout court je crois (enfin un peu si, quand on va à la rencontre d’un presque inconnu). Je suis prête à oser. Je suis apte à le faire. Je suis prête à donner et à recevoir (et pas juste sur le plan physique). A apprendre et à dépasser mes limites. Alors je ne sais pas si c’est avec lui ou si un autre m’attend sur le chemin. Je sais que cette barrière du corps dépassée, celle des sentiments n’attend que la personne qui sera réceptive à ceux-ci.

Où, quand, comment, je ne sais pas. Est ce que je l’ai déjà rencontré ? Est ce qu’il va arriver vite ? Des questions dont les réponses arriveront en temps et en heure. Pour le moment, tout ce que je peux dire, c’est que je suis prête à le vivre.