Etats d'âme·Parlons lecture

« Ecrire, un travail du rejoindre »- Véronique Daine

Grace à la Masse Critique de Babelio, j’ai reçu un livre un peu particulier. De ceux dont on n’entend pas parler (moi en tout cas), qu’on ne regarde pas en librairie, … Ce livre je l’ai reçu un matin en colissimo des éditions Weyrich, collection Printemps de l’éthique et c’est Un travail qui nous relie : utopie ou réalité ?
Les Printemps de l’éthique, c’est un événement Belge, si je ne me trompe pas, organisé par le centre RESSORT (https://ressort.hers.be/formations/ethique/printemps-de-l-ethique/12pesalleenbas.html). Ce thème était celui du 12ème Printemps de l’éthique.

Dans ce livre, nous retrouvons différents intervenants, d’univers différents, qui ont tous proposé un texte sur le thème proposé. Nous avons donc des visions différentes mais aussi des façon d’aborder la question de façon différentes. Chacun a son vécu, sa philosophie de vie, …
J’ai beaucoup aimé le texte de sœur Giac Nghiem qui a eu pour maître Thick Nhat Hanh. Elle nous propose une vision qui tend vers le développement personnel. J’ai trouvé ça intéressant.

C’est un autre texte qui me pousse à prendre le stylo. Celui d’une auteure et ce n’est sûrement pas un hasard que ce soit son texte qui m’ait touché autant.
Elle aborde d’abord le fait que son métier est plus pour elle un lieu de séparation. Avec elle-même avant tout. Mais être séparé de soi, c’est être séparé du mon aussi non ?
Son métier n’est pas son travail. Son travail, c’est d’écrire. Et ce travail, il relie. A soi, au autre, à la vie. Voilà comment j’ai ressenti son texte.
Comment nier cela ? J’ai écrit, vomi les mots durant des mois pour retrouver le chemin jusqu’à moi-même, jusqu’à la vie ou en tout cas jusqu’à l’envie de vivre. Retrouver le chemin de l’essentiel.

J’aime ce qu’elle dit aussi sur le fait qu’on s’approprie la langue, les mots. On peut reconnaître certains auteurs en quelques lignes, c’est vrai. On utilise tous les mêmes règles (ou presque ^^), les mêmes mots mais on les manie différemment, on crée notre propre façon de nous exprimer.
Écrire, c’est révéler notre identité, nos textes portent nos empreintes. Il ne portent pas juste nos joies ou nos peines, ils portent notre essence.

J’écris moins ces derniers temps. Ca me manque mais me forcer à écrire n’est pas ce qui me fait envie. J’aime quand les mots viennent tout seuls, comme si une entité s’emparait de moi et se servait de ma main pour exprimer ce qu’elle ressent.
Je crois que cette entité est toujours là, elle a juste envie de s’exprimer autrement, elle expérimente autrement. Même si l’écriture lui manque, elle n’est plus dans cette phase là.

Le texte de Véronique Daine m’a beaucoup touché, parce qu’elle explique tellement bien ce que l’on ressent lorsqu’on écrit. Et j’aime cette distinction métier/vie pro et travail. Ce travail qui relie, qui crée des liens. Ce travail qui devrait être un métier pour que chacun soit épanouie dans sa vie. Mais on sait que c’est impossible ou presque.

Si vous avez l’occasion de feuilleter ce petit recueil, Un travail qui nous relie : utopie ou réalité ?, n’hésitez pas. Faites un arrêt page 109, et dites moi ce que vous pensez de ce petit texte.

Etats d'âme

Mon journal de gratitude n°6

Bonsoir! Me voilà pour les petites choses plaisantes de la semaine 🙂


Je suis reconnaissante pour :
– notre échange par sms de ce soir, ceux de la semaine aussi 🙂
– l’envie que j’ai de faire bouger les choses même si pour le momen, j’ai du mal à soulever des montagnes lol Parait que j’ai un plan Z de toute façon, refaire les crépis (vous pouvez pas comprendre)
– la soirée d’hier avec ma famille. Mes neveux sont des amours ❤
– le soleil qui a brillé un peu cette semaine, tant pis pour le vent glacial qui l'accompagnait.
– et je vais faire comme Dina cette semaine, parce qu'on prend trop ça pour acquis alors que c'est une chance : d'avoir un toit sur la tête, des vêtements propres, de la nourriture plein les placards, une voiture pour me déplacer (tant pis pour l'écologie, désolée).

Je vous souhaite une belle semaine ❤

Etats d'âme

Mon journal de gratitude n°5

J’ai failli oublié encore aujourd’hui, mais me voilà pour mon journal de gratitude.
Comme la semaine dernière, la photo ne parle pas de gratitude mais j’aime tellement le message que j’ai envie de le partager.

J’ai envie de remercier pour :
– le joli mercredi que j’ai passé. Joli ce n’est même pas assez en fait.
– et pour hier soir par sms (suis pas la seule à avoir plus qu’apprécier mercredi je crois 🙂 )
– les opportunités qui se présentent de changer de vie. J’espère ne pas louper ma chance même si j’ai très peur.
– le soleil qui se pointe enfin un peu

Voilà, bonne fin de dimanche à tous et je vous souhaite une belle semaine.

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Les hommes, ces infidèles?

La généralisation sous entendue par mon titre va faire bondir, j’en suis sure. Il y a un point d’interrogation, vous avez remarqué ? Je suis plus dans l’interrogation que dans l’affirmation.

Mon père n’était pas un homme fidèle. Et parce que les adultes parlent en pensant que les enfants n’écoutent pas, ne comprennent pas, je sais que parmi mes oncles, un certain nombre ne l’est pas non plus. OU en tout cas ne l’a pas été à une époque.
C’est un fait que j’ai pu confirmer par moi-même et donc assez récemment avec celui qui a été mon initiateur au bdsm. Amoureux d’une autre, monsieur en met une autre (plusieurs?) dans son lit.
Je suis sure que l’inverse est vrai également, des femmes infidèles, ça existe bien sur.
Je reste profondément naïve, stupide, fleur bleue, que sais je d’autre, mais la fidélité dans un couple est, pour moi, une marque de respect.
La notion est elle incompatible avec la pratique du BDSM? C’est ce que tendraient à faire penser les échanges que j’ai sur les sites spécialisés. Cela dit, mon père et mes oncles ne pratiquaient/pratiquent pas le bdsm. Je ne crois pas en tout cas (allez savoir).

J’ai retenté l’expérience de la soumission à distance avec un type que j’avais croisé en février je crois sur un site de rencontre BDSM. On discutait plutôt bien, alors je me suis dit pourquoi pas. Quatre jours. Je n’ai pas réussi à tenir plus. Quand j’ai pensé à lui poser la question, et eu une réponse honnête, j’ai compris que je serais celle dont on s’occupe en deuxième, troisième, … quand on a le temps quoi.
J’ai aussi discuté avec des hommes qui avouent très volontiers vivre leur pratique en cachette de leur compagne, parce qu’elle n’est pas attiré par ce milieu.

Hier après midi, j’avais rendez vous avec un homme, dans un café (n’allez pas imaginer autre chose). J’ai accepté le rendez vous parce qu’on est du même coin et je suis curieuse. C’est mal je sais. Je ne cherche pas forcément des amants ou l’amour quand je discute, simplement l’échange, l’amitié pourquoi pas. De l’autre coté l’intention n’est pas la même on est d’accord.
Nous n’avions que peu discuté avant la rencontre, j’en savais peu sur lui. J’ai donc appris qu’il est marié et que sa compagne n’étant pas attirée par le BDSM, il vit ça de son coté. Et que bien sur, je peux être sa partenaire de jeux.

S’en suit un échange sur le fait qu’il ne croit pas au couple, la fidélité, ni dans le bdsm parce que c’est un univers libre, tout ça.
Un autre argument qui revient c’est que chaque plaisir est différent car chaque personne est différente. Oui, on est d’accord. C’est un peu comme changer de parfum de glace. Vanille et pistache sont bon tous les deux mais différent. Mais bon, à priori, je ne fait pas de mal à la vanille si je vais du coté de la pistache de temps à autre. Quand on trompe la personne avec qui on est en couple, on prend ce risque. A moins d’être tous deux libertins et d’accepter ce mode de vie. Chacun fait ce qu’il veut après tout.
Mais en théorie, dans ma tête de fille un peu conne, faire l’amour avec la personne que l’on aime et qui nous aime, c’est quand même autre chose que de s’envoyer en l’air avec le premier type vdispo qui se présente.

Alors, je ne sais pas, je n’ai peut-être pas assez évolué sur ce point là, je suis peut-être arriérée. Je ne sais pas. Si je conçois qu’on peut avoir envie de vivre certaines expériences qui impliquent d’être plusieurs, je conçois mal l’infidélité tel que je la rencontre ces derniers temps qui implique le mensonge, la tromperie, la dissimulation, la manipulation même. Que ce soit envers l’officielle ou envers la nana d’un soir (ou la conne de soumise qui veut croire son dominant).
J’ai écrit ce texte d’un point de vue féminin, mais je ne doute nullement qu’on peut l’écrire d’un point de vue masculin et que les femmes infidèles sont tout aussi présentes dans la société.

Coté coeur·Etats d'âme

Rien ne change

L’épisode de vendredi m’a foutu un coup au moral. Petite (grosse) régression. Cerveau qui tourne en boucle. Pourquoi ? Comment ? Est ce que ? Ca fait mal, j’analyse et ça ne sert à rien. Je reviens sur des détails cons, comme leurs obsessions de me parler plan à trois par exemple. Ca me donne juste al sensation d’avoir été instrument de leur fantasme en fait. Former la petite naive pour arriver à en faire ce qu’on veut.

Le soucis ici, comme dans tous conflits. C’est qu’il n’y a pas qu’une seule vérité. Que celle ci est perçue différemment en fonctions des points de vue.
Il y a le mien, ma vérité, que je vous expose ici en fonction de mes ressentis, mes questionnements, mes émotions. En fonction de ce que je sais.
Il y a la sienne, la leur. Leurs véritables pensées et intentions à mon égards, leur vision de la vie très différente de la mienne, leurs envies qui au fond sont peut-être différentes aussi (l’amour ce n’est pas être toujours d’accord non plus).
Il y a moi qui ai tenté d’avoir des réponses, et qui me heurte ou au silence ou aux « ça ne te regarde pas » (mais ça regarde tout un forum dont j’étais membre et où elle a détaillé leurs ébats), « je t’ai rien promis », « ce n’était pas à moi de te le dire », « je t’ai toujours dit que tu étais pas la seule » (et ça je l’avais compris, je lui ai juste demandé si il était celui dont elle parle. Trois fois, il m’a dit non, dommage que la discussion par chat du 2 janvier ait disparu, il était particulièrement énervé que je ne le crois pas).
La vérité se trouve au milieu de tout ça. La vérité en fait, c’est que si je n’étais pas tombée amoureuse, ça aurait été plus simple. Pour moi surtout. Parce que pour eux, tout va très bien.

Alors hier, j’ai ressenti la solitude plus fortement. J’ai eu plus envie de ses bras. Ou plutot envie de bras dans lesquels me blottir. Besoin de quelqu’un qui me comprenne. Mais je n’ai pas ça a disposition.
Samedi, j’ai enquiquiné quelqu’un que j’aime (un peu trop) bien pour me changer les idées. Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Je crois que je cours à la déception là encore. Profiter sans anticiper. Mais on anticipe, on espère toujours un peu. Sinon on ne tenterait pas.

Je me demande encore plus quel est le soucis avec moi. Pourquoi ça fonctionne pour les autres et pourquoi je n’arrive pas à rencontrer quelqu’un. Ca foire avant même la rencontre. Sauf avec lui, mais avec lui j’étais perdante dès le début.
Oser ne servait finalement à rien. Oser c’est juste se donner l’espoir que les choses pourraient enfin se passer correctement pour comprendre un peu plus tard que non, ça ne fonctionne pas.

Je m’enfonce dans l’idée que rien ne changera jamais. Une tout effort est inutile. Que tout ce travail sur moi n’a servi à rien.
La vie passe et rien ne change. Et je commence à me résigner au fait qu’il en sera toujours ainsi.

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Oser et faire confiance …mais pas trop

Je sens que mon texte va être extrêmement bizarre, nébuleux, peu précis parce que c’est comme ça que ça se présente aussi dans ma tête. Je tente d’y voir clair depuis hier soir pourtant, depuis quelques jours en fait.

Faire confiance, j’en ai envie. C’est indispensable de pouvoir faire confiance à quelques personnes dans sa vie. Et on n’est jamais sure de faire le bon choix, parce que la confiance, ça se donne, ça se reprend, ça se trahit, … Ce n’est pas figé, comme la vie ne l’est pas. Il y a des personnes dont on a envie de se méfier un peu moins, avec qui on veut lâcher du lest. C’est ce que j’ai fait en novembre. Je ne sais pas si j’ai bien fait. J’ai envie de dire oui parce que j’ai passé de bons moments aussi. Pourquoi lui et pas un autre ? Alors même que je pouvais avoir des doutes déjà sur elle, mais c’est vrai qu’en novembre, je n’étais pas encore attachée, j’étais intriguée, curieuse, mais pas « amoureuse ». Alors j’ai simplement osé.

Ses mensonges étaient faciles à mettre à jour. Bon, ça m’a pris trois mois mais j’ai ouvert les yeux. Pourquoi facile à mettre à jour ? Parce que fréquentant le même forum que sa nana, elle qui étale toute ou presque en public, relier les points ne demandait qu’un peu de volonté.
Mais on n’a pas toujours ce genre de support pour constater que quelqu’un nous ment ou pas. La plupart du temps, on ne peut que se baser sur ce qui nous est dit, croire sur parole. Ou ne pas croire. Croire avec des réserves, avec méfiance. Mais ce n’est pas très engageant pour une éventuelle relation si on ne place pas sa confiance en l’autre. Pourtant, si il faut oser, il faut aussi savoir se protéger.

Comment se protéger, tout en osant, en agissant, en ne se barricadant pas dans une grotte ou une île déserte loin de tout ? Comment savoir où se trouve le juste milieu entre tout ça ? Comment repérer à coup sur les menteurs, les profiteurs pour ne donner une chance qu’aux personnes sincères ? Comment savoir ? A part en osant, en espérant que l’autre en face a la même honnêteté que soi. Ca ne veut pas dire que ça va fonctionner entre les deux personnes, juste qu’elles se présentent l’une à l’autre avec des intentions similaires. Celles de donner une chance à la vie de les surprendre dans ce qu’elle a de meilleure.

Oser et accorder sa confiance quand on semble croiser sur sa route des hommes peu honnêtes avec eux, leurs compagnes, qui savent justifier toutes leurs infidélités, tous leurs écarts par des arguments pseudos flatteurs.
Croire simplement la parole de l’autre quand celui en qui on avait placé sa confiance précédemment n’a pas simplement su répondre honnêtement à une question dont la réponse crevait les yeux (oui, j’ai mis du temps, je sais. Il m’a fallu ce dernier argument).
Croire les mots de l’autre, sur parole, sans autres preuves. Même si on le veut, même si on a envie. Même si on est attirée, intriguée, curieuse.

Accepter d’oser, de se tromper peut-être, d’en tirer le positif et repartir ensuite.

Coté coeur·Etats d'âme

Je ne suis rien

C’est ce que je pensais de moi déjà avant. Rien, néant, un gâchis de place. La sensation s’est atténuée quelques mois, de délicieuses semaines où j’ai gouté des joies toutes simples mais tellement importantes. Avoir simplement quelqu’un qui pense à soi, semble penser à soi en tout cas, ça flatte l’égo, ça réchauffe le cœur. Même si ce n’est pas le genre de relation dont on rêve, c’est toujours ça.
Je me suis senti être un peu quelqu’un, un peu. Faire partie de la journée de quelqu’un autant qu’il faisait parti de mes journées. J’ai aimé ça.

Je fais face à un silence assourdissant désormais. Alors même que sa santé me cause plus d’inquiétude qu’avant, alors que je voudrais en savoir plus. J’en sais moins. Je ne fais plus partie de ses journées, je ne suis plus assez amusante peut-être. Il a d’autres choses à penser sûrement, les traitements, le moral qui est surement mauvais, je peux comprendre. Mais moi, très égoïstement je ne parle encore que de moi, je suis attachée à lui, plus que je ne le voudrais, plus que je n’oserais l’avouer, et ne pas savoir, ne pas lui parler comme avant ça me fait mal.

La sensation de n’être plus rien, alors que mon dernier séjour chez lui s’était si bien passé, me déroute, m’inquiète, me fait mal. Lui en parler ? Avant j’aurais osé. Maintenant ? Je ne sais pas si c’est utile. Je ne suis pas idiote, je sais que les sentiments ne sont pas partagés, encore une fois. C’est une habitude, il faut que je cesse de tomber amoureuse, c’est une catastrophe à chaque fois. Je ne lui demande pas d’être amoureux de moi. Je ne m’attend pas à ça. Je veux juste redevenir ce que j’étais il y a peu, quelque soit le terme qu’il mette là dessus.

Je ne veux plus m’inquiéter parce que je suis des jours sans nouvelles, je ne veux plus me demander où j’en suis, où on en est, ce qui se passe, ce qui ne se passe pas, … Je ne veux plus être rien. Je veux compter, je veux exister.
La raison voudrait sûrement que je lache prise, que je m’éloigne, que j’abandonne. Je ne peux pas. Il y a toujours cette force qui me retient à lui, un peu la même que celle qui a fait que cet appel a été si facile à passer un soir de novembre. Parce que je n’y arrive pas avec d’autres. Je bloque. Ca n’a marché qu’avec lui et je ne sais toujours pas pourquoi. Je ne sais pas si il a conscience de ça. De mon coté, je comprend que j’ai aimé ses mots, sa manière de s’exprimer dès le début. Je n’ai pas aimé sa voix tout de suite, elle s’est imposée peu à peu. Puis j’ai été prise au piège.

Je devrais tirer un trait sûrement mais je ne peux pas. Je le veux dans ma vie et je voudrais faire partie de la sienne. Je voudrais compter un peu. Mais je commence à douter de rencontrer un jour quelqu’un pour qui je compte réellement. Et là, dans les longues journées solitaires, ça me fait peur. Parce que j’avais espéré, parce que j’avais envie, parce que j’avais sauté le pas, osé, tenté, avec lui et pas un autre.