« And everybody wants to be loved »

J’avais commencé à écrire quelque chose sous ce titre hier et je n’ai pas fini parce que je crois que l’émotion n’était plus assez vivace pour être exprimée. Mais il y a eu cette nuit. Courte nuit. Encore. Ca devient une habitude. Ce qui l’est moins, ce sont les larmes qui coulent, à la fois libératrices et dévastatrices. Laisser couler la peine, se délester d’une partie, mais la rendre bien réelle, palpable sur un oreiller mouillé. Ce sont juste les émotions de ces derniers temps qui ont débordé, ces émotions qui ont entrainé les derniers articles où je m’apitoie sur moi, encore et toujours. Ce que je fais à nouveau finalement. Tant pis, je l’écris quand même.

Source : Kinesiologie Marseille

Cette nuit, c’est le vide et le manque qui sont venus me submerger. D’un coup, comme ça. Après la tempête que j’avais dans la tête et dans le cœur ces derniers temps, les choses, une fois calmées, paraissent plus claires. Le vide, le néant, l’incapacité à remplir ma vie de choses positives, ne plus savoir où on est, se sentir perdue et sans appuie pour rebondir.

Le titre (tiré de If I ain’t got you de Kelly Clarkson) fait référence à l’amour. Il y a l’amour romantique, mais on peut voir les choses de façon plus universelles. Il y a des milliers de façons d’aimer et d’être aimé. Si ce n’est pas plus. Quand on se sent à sa place, je pense qu’on a se sentiment d’être aimé. Quand on est entouré d’amis qui nous apprécie pour ce que nous sommes et pas ce qu’on peut leur apporter ou pour la façon dont ils veulent que l’on soit. Quand ils nous permettent d’être nous, vraiment. Et bien sur, quand on aime quelqu’un et qu’il nous aime aussi en retour. Quand on partage des moments complices et l’envie de construire une vie à deux.

Cette nuit, le manque de tout ça m’a rattrapé. Ca allait pourtant pas si mal dans la journée. D’ailleurs le premier jet que j’avais fait de cet billet était plutôt sur une ligne rigolote et même plus généraliste que centré sur ma petite personne. Mais voilà, hier, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout, il y avait bien une raison.

Je ne me sens pas à ma place et, le pire est je ne sais pas où se trouve ma place. Je parlais de faire taire son cœur pour entrer dans le moule. Mais, on est d’accord que ce n’est pas ma place non plus. Je suis trop sensible (et je ne sais pas si je dois le prendre positivement ou négativement) pour me couler tranquillou dans le moule. Pas dans le moule qu’on semble me réserver en tout cas.
Si je savais où aller, ce serait moins terrifiant parce que je saurais quelles actions poser pour paver mon chemin. Mais je navigue dans un grand flou et je suis lasse de chercher des solutions. Parce que ça ne paraît pas, mais longtemps j’ai cherché des solutions quand même.

Je n’ai pas d’amis. Je n’ai pas su cultiver les amitiés que j’avais et elles se sont fanées. Finalement, les gens que je croise sur internet sont ce qui ressemblent le plus à des amis dans ma vie. C’est peut-être ce qui me convient. L’écran sert de protection, il permet de retrouver sa solitude quand on en a envie, de s’éloigner pour prendre du recul sur une situation quand on est perdu. Ca ne remplace pas une présence physique, des amis avec qui aller boire un verre, aller à un concert ou autre mais vu que je n’ai pas su cultiver les amitiés dans la vie réelle, ben, c’est de ma faute. C’est à la fois plus facile de se passer, tout en maintenant, cette protection dans des relations virtuelles.

Je n’ai pas d’amoureux. A une époque de ma vie, c’était un souhait (et putain, celui-ci, l’Univers l’a bien reçu alors que celui de gagner gros au Loto s’est perdu dans le cosmos!). Il y a donc eu un vidage de spécimens masculins autour de moi. Je vous assure, j’ai beau faire une activité, elle sera quasi exclusivement féminine (quasi parce qu’il y a bien quelques retraités qui ont besoin de s’occuper), c’est assez impressionnant. Je devrais me mettre à la boxe peut-être ?
Je n’ai jamais été une grande séductrice. Je ne sais pas faire. C’est assez logique me direz vous vu l’image assez pitoyable que j’ai de moi, aussi bien physiquement que niveau caractère, intelligence, psychologique, … bref, vous avez saisi l’idée. J’ai attiré à une époque, quand j’étais jeune et moins grosse, comment je ne sais pas mais si je regarde objectivement le passé, des hommes ont eu envie d’être avec. L’ont été. Bref.

Entre temps, j’ai donc souhaité qu’il n’y ait plus d’homme dans ma vie (pour des raisons que je n’évoquerais pas ici), j’ai souhaité être transparente, j’ai souhaité qu’on ne m’emmerde pas. Mission accomplie ! Notez que tout ça, ça peut aussi être appliqué au niveau amical finalement.
Et aujourd’hui, je me retrouve seule comme la gourdasse que je suis et sans aucune idée de comment m’y prendre pour renouer avec les autres puisque ça implique de se faire une place parmi un/des groupe(s) qui existe(nt) déjà. Et je ne suis pas douée pour me faire une place, pour dire « Oh ! Je suis là, ne m’oubliez pas ». Non, moi je suis douée pour faire oublier que j’existe. Je n’attire pas par ma beauté, ni par mon éloquence, ni par … je ne sais pas, peu importe. Je ne sais pas faire.

Et c’est ça qui m’a terrassé cette nuit, parce que même si je ne sais pas faire, même si je suis une solitaire, même si je reste dans mon coin, comme tout le monde j’ai besoin d’être aimé. Comme tout le monde j’ai envie d’aimer. Profondément. Sans fard, sans me forcer. Aimer des amis, aimer un chéri, aimer la vie. J’ai l’impression qu’on a oublié de me fournir le manuel pour savoir faire ça. Qu’il me manque un programme qui n’a pas été chargé à la naissance. Et je me demande si c’est possible de réparer cette erreur.

(suis désolée de faire encore ma pleureuse)

Se laisser aller à écrire

Quand j’étais ado, il y a une chose que je faisais peut-être autant que chanter. Écrire. Des poèmes, des textes qui (si j’avais su composer) auraient pu être des chansons, des petites histoires, … Tout était source d’inspiration et en premier lieu mes états d’âme déjà bien tourmentés et psychotiques à l’époque. Je mettais ça au propre dans des cahiers et au final, n’importe qui pouvait y avoir accès. Même pas peur.

Aujourd’hui, la plupart de ces supers œuvres d’une qualité incomparable sont retournées à la terre depuis longtemps. Il me reste quelques poèmes, des bricoles, auxquelles je repensais il y a peu et dont je mettais le sort en jugement : les laisser tel quel, les reporter dans des cahiers (parce que je crois que c’est un peu le bazar là) ou tout balancer. En attendant le verdict, ça occupe un tiroir de ma table de chevet.

Et, un jour, j’ai du mourir un petit peu, en tout cas la partie de moi qui avait espoir en l’avenir et qui pensait naïvement que tout irait bien, et j’ai arrêté d’écrire. Comme j’ai arrêté de chanter et d’écouter de la musique à longueur de journée. Oui, c’était bien mourir tellement tout ça faisait ce que j’étais. J’ai dit adieu aux rêves d’enfant, à l’espoir, à tout ce qui rendait la vie un peu plus douce. J’ai dit adieu à mon imagination aussi.

Aujourd’hui, ma principale activité concernant l’écriture concerne ce blog. Mon unique activité en fait. Parce que là haut, dans ma caboche, ça ne se libère pas du tout niveau imagination. Des brides de choses me viennent parfois. J’ai toujours ce rêve de gosse de pouvoir dire un jour « je suis auteur », mais force est de constater qu’à part vous enquiquiner avec mes réflexions à la noix, je n’écris pas grand chose. Je débute un truc mais comme tout semble éparpiller dans mon esprit, les connexions ne se font pas et j’abandonne.

Je devrais mettre ces ébauches par écrit sur papier et non pas sur un fichier texte planqué dans l’ordi. Ca me donnerait une meilleure vision, c’est certain. Mais comme on en blaguait avec Lampy en commentaire ici j’ai peur de qui pourrait lire ce que j’écris et du jugement qui pourrait être porté à ce que j’ai écrit. Alors, je sais, ça paraît un brin bizarre de dire ça alors que je n’ai aucun soucis à ce que des inconnus (en tout cas, inconnus, pour ce que je sais) lisent ce que je publie sur un blog public mais je ne suis pas à un paradoxe près.

J’ai quelques carnets qui ne demandent que ça pourtant, que je me laisse aller à écrire ce qui me passe par la tête pour peut-être écrire ce roman dont je rêve. Donner un sens à ces scènes qui me viennent parfois, qui semblent n’avoir aucun lien mais qui pourrait en avoir avec un peu de travail et de talent. Et si je me rend compte que je ne peux pas, que je n’y arrive pas ? Que je ne sais faire que ce qui a été fait, que je n’ai rien d’original à proposer ? Que je ne sais imaginer que des situations indépendantes les unes des autres ?

Et cette peur que quelqu’un lise alors que je ne suis pas prête à ce que ce soit lu ? C’est un risque quand on est pas seule chez soi. Pourtant, ce n’est pas trop dans les habitudes de fouiller dans mes affaires. Pas du tout même, autant que je sache. Donc si rien ne traine, rien n’attire l’attention. Et puis de toute façon, pourquoi avoir honte de ce que je pourrais écrire ? Au pire j’écrirais une romance insipide et sans saveur mais si ça débloque le processus d’écrire, le coup de génie viendra peut être après.

J’aimerais retrouver la confiance que j’avais ado. Non, pas la confiance parce que j’en avais déjà peu à l’époque. C’est surtout que ça venait tout seul et qu’il fallait que ça sorte. Je ne me posais pas de question sur comment serait perçu ce que j’écrivais. Mes amies lisaient bien souvent ce que j’écrivais durant la journée de cour alors que le papier était encore tout chaud, je n’avais rien revu, relu, remanié et je n’avais pas peur. Je n’avais pas peur du jugement parce que je faisais juste ce que j’aimais. Ce que j’étais. Je crois que je me manque un peu parfois, cette moi-là, qui faisait ce qu’elle aimait et qui y croyait quand même un peu.

Mais c’est un peu plus compliqué de se laisser aller à être ainsi à 30 ans passé que ça ne l’était à 15. Passé un age, on n’a plus l’excuse de l’insouciance de l’enfance, ce droit à rêver qui nous est accordé. Il faut devenir sérieux, adulte, trouver un vrai métier (dans la conception la plus répandue en tout cas). Je sais que l’art ne paie pas mais et si c’était ça mon vrai métier ? Là, comme ça, en panne d’imagination et tout, ça paraît absurde et pas évident du tout mais, si c’était la voie qu’il fallait que je retrouve ?

La vraie question est : comment ?

Tout n’est pas pourri!

J’ai été particulièrement chiante, déprimée et complètement à l’ouest ces derniers temps. Je vous ai inondé de babillages plus déprimants les uns que les autres, de questions existentielles à la con (dont je n’ai toujours pas trouvé les réponses). Je suis désolée pour tout ça et comme là, ça va un peu mieux, j’ai envie de faire un petit billet plus positif. Parce que tout n’est pas pourri dans la vie. Instant gratitude.

Et comme c’est un peu l’objet principal de cette petite liste, en tout premier, je tiens vraiment à remercier les personnes qui m’ont apporté du soutien avec leurs paroles bienveillantes, sans jugement et avec beaucoup de patience. Je ne vous remercie pas juste pour ces derniers temps d’ailleurs, mais pour toutes ces fois où vous avez posé un petit commentaire ici (ou ailleurs) pour m’aider à y voir plus clair, me remonter le moral ou même me botter les fesses. C’est compliqué de vous faire un gros câlin de derrière un écran, mais le cœur y est.
Et je m’excuse par avance pour les futurs moments de doute, de déprime, de mal-être qui viendront très surement.

Je crois que je suis en train de dompter ce fichu accord de Ré mineur. J’étais prête à lancer une pétition pour qu’on supprime Ré et ses dérivés de toutes les partitions mais ça va peut-être le faire finalement. Du coup, je m’excuse par avance auprès de Gauvain Sers d’avoir pour projet de massacrer Mon rameau.

Ma pile à lire est ravie que je l’ai délesté de Outlander 1, Qui es tu Alaska ? et que je me sois lancée dans Dôme (deux tomes quand même, ça va faire de la place. Enfin, si j’en viens à bout parce que j’ai l’impression que ça va me prendre autant de temps que Le noeud de la sorcière à lire). Sachant que j’ai prévu d’aller en ville dans la semaine, on sait pertinemment, ma PAL adorée et moi, qu’elle va plus que surement accueillir de nouveaux orphelins mais ce n’est pas grave (lire un livre, en acheter deux. Easy cash me perdra). Il faut bien que je me fasse un stock, pour mon ile déserte.

Je flotte de plus en plus dans mes pantalons. Je ne les perds pas encore mais bon, faut pas trop en demander. Si je pouvais perdre autant du bide que des fesses et des cuisses, ce serait cool par contre. Mais, ça va venir. Y’a quand même du boulot encore. Le mode bombasse pour 2025, au moins.
Dommage pour le dernier pantalon que j’ai acheté du coup, il m’est déjà un peu grand. Pourvu que ça continue!

La visite du château était bien sympa. Les tapisseries d’Aubusson, les différents objets que les proprios ont réuni pour meubler le château, c’était tout intéressant. Ils en avaient quand même dans la tête au XVIIème siècle. Mention spéciale aux équipes chargées de l’entretien, aussi bien intérieur qu’extérieur, y’avait pas un grain de poussière ni un brin d’herbe qui dépassait.
J’ai relevé un autre défit avec cette visite puisque c’était avec OVS. C’était un peu bizarre de rencontrer des gens comme ça mais agréable d’avoir quelqu’un pour discuter de ce que la visite nous faisait découvrir.
Par contre, avec ou sans appli pour me guider, je me perd. Je suis un cas désespéré.

Merci aux trois nains (rooooh! Pardon, enfants) présents lors de cette fameuse visite d’avoir su se tenir tranquille. Ils n’ont pas fait un bruit de plus que ceux nécessaires pour montrer qu’ils étaient bien vivants. Pas un cri, pas de gesticulations. Et attentifs en plus. Bravo les mômes !

Voilà voilà!

Le coeur en vrac

J’aimerais dire qu’il y a une raison précise pour ça mais même pas. Ca fait des jours que je le sens arriver, ce coup de mou, le moral qui flanche, le cœur qui pèse. J’avais du mal à arrêter mes pensées et ça a conduit à ça. Ca doit être un effet de réaliser tout ce qui aurait pu être et qui n’est pas et de tout ce qui est et qui fait mal. De se sentir enfermer, sans issue, sans rien.

Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Ca n’empêche pas que ça fasse mal. On n’en prend pas l’habitude. Le poids du manque qui après une période de pas trop mal vient peser directement sur soi. Le manque de quoi ? D’une présence indéniablement. Le manque de sens dans la vie. De projets. D’envie. D’espoir.

Je vivrais seule, je pleurerais un bon coup, j’aurais peut-être même passer mon dimanche (ou une autre journée, peu importe) enroulée dans mes draps. Une bonne journée à ne pas se soucier de paraître bien, de sourire, à s’habiller, … Ma mauvaise humeur a bien causé un léger drame mais c’est bon, ça semble réglé.
Mais bon, voilà, faut faire bonne figure au max sinon il faudrait expliquer et je n’ai rien à expliquer. Je ne sais pas l’expliquer. Y’a trop de causes, définies ou non. C’est un ensemble de tout.

Ca va passer. Ca passe toujours. Et ça ira mieux jusqu’à la prochaine fois. Je me dis que ça ne peut pas faire de mal de mettre ça par écrit et de le publier, maintenant que c’est écrit de toute façon. Ca fait deux ou trois jours que ça veut sortir autant aller au bout.

Et demain, ça ira mieux.

Vivre en milieu rural, ce n’est pas toujours le calme assuré

Mon cerveau étant toujours en ébullition ce dimanche (voir ici ) mais de façon plus maitrisée (ou pas), je me lance dans la rédaction d’un autre article qui me titillait l’esprit. Et je le publierais quand je le publierais.

Comme vous le savez surement, j’habite en milieu rural. Un charmant (hum) village où il ne se passe rien de très intéressant mais qui est plutôt pas mal situé géographiquement puisque je suis proche du gros axe de communication du département.
J’ai la chance d’habiter dans une maison non mitoyenne bien que d’un coté on soit vraiment très proche du voisin (mais on y reviendra). Il n’y a pas gros de terrain mais ça fait moins à entretenir.

Ca devrait être parfait non? Ben, pas vraiment. Je comprend finalement les personnes qui choisissent de s’enterrer encore plus dans la campagne. Parce que, habiter dans une maison, ce n’est pas toujours le calme que l’on pourrait espérer quand la configuration n’est pas au top.

Ici, on est proche de tous les voisins finalement. Séparé juste par la route des voisins de devant, j’ai une vue quasi parfaite sur leurs jardins (bouchée simplement par un arbre). Et nous sommes en été. Donc, les gens profitent de leurs extérieurs, normal. Ce week-end, c’était barbecue à fond. Même ce dimanche midi. Et je pourrais presque participer à la discussion en mettant à ma fenêtre.

Sur l’arrière, c’est un peu plus calme. Les maisons n’ont pas de courettes sur l’avant, donc à part les gens qui passent sur la route pour se balader, ça va. Sur le coté par contre. Ils sont plutôt calme depuis un ou deux jours, mais en général c’est plutôt réunion de famille façon colo de vacances, barbecue même par temps de pluie et jeu dans la cour grande comme un mouchoir de poche: ballon ou boules de pétanque ou que sais-je. Tout ce que je sais, c’est que ça résonne et que ça me donne l’impression qu’ils abattent des murs. Alors, qu’ils évitent d’abattre celui de mon garage, y’a ma bagnole dedans, j’y tiens un peu quand même.

Ah! Et il faut que je parle de la boulangerie aussi! Oui, j’habite face à une boulangerie, l’atelier particulièrement mais je ne suis pas loin de l’entrée du magasin non plus. Ils sont très gentils et font de bons produits. Par contre, je garde encore quelques ressentiments pour la nuit où j’ai été réveillée à 2h du matin parce que je ne sais lequel tambourinait sur je ne sais quoi, fenêtre ouverte. J’ai trouvé ça charmant.
Ce matin, un qui gueulait. Bref, je vis chez mes voisins quoi.

Alors, on fait surement du bruit aussi, je ne sais pas si on les dérange autant mais il y a des jours où je sature. Je rêve de pouvoir déménager dans une maison isolée correctement avec assez de terrain autour pour ne pas être emmerdée par les voisins et ne pas les emmerder non plus. Juste pouvoir se sentir bien, chez soi, faire ce que l’on veut dans le respect des autres.

J’ai l’impression que ces «dérangements» de voisinage sont de plus en plus fréquents. Je n’ai pas souvenirs d’avoir ressenti autant d’exaspération face à des bruits de ce type les autres années. Ou c’est moi qui devient moins tolérante (si je l’ai déjà été), plus sensible, plus chiante.

Mon cerveau papillonne

Ce soir, j’ai le cerveau qui part dans tous les sens. Il ne se fixe pas sur une idée, sur une activité. C’est le grand n’importe quoi dans ma caboche et je ne sais pas pourquoi.

Même là, j’écris mais je pense à autre chose : à twitter, à lire, à aller sur tel ou tel site, à jouer de la guitare, … Du coup, je pose mon stylo et je papillonne d’une activité à l’autre.

C’est comme si je cherchais quelque chose mais sans savoir quoi et donc où. Comme lorsqu’on va faire des courses et que malgré la liste, on sait qu’on oublie quelque chose d’essentiel. Ou qu’on a un nom, un mot, sur le bout de la langue. On sait que c’est prêt à jaillir mais il y a rétention d’information quelque part.

J’avais envie d’écrire alors j’aurais au moins réussi ça, même si mon texte est court et mauvais. Mais à la base, j’avais une idée d’article tout autre et comme le reste, elle est passée dans la grande lessiveuse qu’est mon cerveau.

Je n’aime pas être comme ça parce que j’ai la sensation d’avoir un million de chose à faire sans arriver à faire quoi que ce soit de productif et d’utile. Ca promet une nuit sympa en général, le cerveau qui ne se met pas sur pause.

Je suis en train de me demander si je vais publier ça ou pas. Au risque de passer pour terriblement dérangée. Ce ne serait pas une donnée totalement nouvelle.

Et quand on stagne?

Je voulais vous parler du « corps de souffrance » dont parle Eckart Tolle (j’ai fait une faute, obligé, sinon, ce n’est pas drôle), la façon dont on s’identifie à lui, dont l’égo en a besoin pour exister, … bref. Bon, ce ne sera peut être pas si éloigné que ça finalement mais aborder sous un angle différent, moins général et plus personnel.

En mai et juin, j’avais l’impression que les choses bougeaient. C’était pas révolutionnaire mais voilà, je bousculais mes habitudes, je me faisais plaisir. J’avais envie de continuer sur ma lancée, que ces petits pas me conduisent vers le chemin du changement, le vrai, le beau, celui dont je rêve la nuit. Bon, peut-être pas celui-là, faut pas abuser, mais vers le changement en tout cas, vers des pistes de changement au moins.

Et comme un soufflet (hommage à Clara Oswald, la fille au soufflet. Si vous ne savez pas qui est Clara Oswald, il manque un truc dans votre culture télévisuelle), j’ai l’impression que ce vent de folie s’essouffle, se meurt, se tarie. Je suis retombée dans mes vieilles habitudes de vieille fille qui vit chez maman (ça aussi ça complique un peu les choses, passé un certain age, ça pardonne plus vraiment). Je m’encroute de nouveau.

Et je vois donc l’année finie pour moitié et qu’est ce qui a changé ? Rien. Si, j’ai de beaux souvenirs de concerts, et ça c’est super mais la même solitude, la même vie toute pourrie, aucun avenir professionnel, rien, que dalle. Je n’ai pas trouvé le moyen de bousculer en profondeur ma vie, je n’ai pas de projet, je n’ai pas … je n’ai rien.

Est ce que j’ai passé la date de péremption pour une vie nouvelle ? C’est trop tard pour moi ? Pourquoi je n’y arrive pas, pourquoi est-ce si dur ? Est ce que ça aurait été plus facile il y a 10 ans ?
Je me demande parfois à quoi bon vivre si c’est pour avoir cette vie.

Mieux vaut un petit boulot que pas de boulot du tout. Vraiment ?

Ca, c’est le conseil qu’on vous donne immanquablement quand vous êtes au chômage : prend ce qui vient, montre que tu veux bosser, même si c’est pas à temps plein, même si c’est pas dans ta branche, même si ça te déprime à fond c’est pas grave. Bosse.
Stop ! On va en parler deux minutes quand même.

On est tous amené à prendre des jobs qui nous rebutent, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on cherche. On l’a tous fait, on le fera tous (ou presque) et c’est comme ça. Parce que quoiqu’on en dise, on gagne quand même plus en bossant qu’aux minimas sociaux (sauf si tu bosses moins de 3 mois, vu qu’on te sucre ton RSA de toute façon sur trois mois même si tu as un contrat de 1 mois, là, tu y perd un peu quand même). Enfin, on gagne plus si on bosse à temps plein.

Et les offres à temps partiel, très partiel, rikikileusement partiel, ça coure le site de Pole Emploi (et les autres aussi j’imagine). Ca me rappelle la seule fois où Adecco était prêt à me filer du boulot en sortant de BTS. C’était quelques heures de ménage à 60km de chez moi. Mais oui, je vais traverser le département pour payer plus d’essence que je n’aurais de salaire pour un taf dont j’essayais justement de me défaire en reprenant des études. Of course !

Les gens, vraiment, arrêtez de conseiller à vos potes chomeurs de prendre trois heures de baby-sitting par-ci, part-là. Ca sert à rien, ça fout dans la merde, ça engendre parfois plus de frais que ça ne fait entrer de fric. Et non, ça ne permet pas de rebondir sur un super méga putain de taf qui paie bien (je suis vulgaire un peu aujourd’hui moi. Désolée). Ca maintient dans la précarité et ça bloque potentiellement pour trouver autre chose.

Le pote chomeur, il ne vous a pas attendu pour penser à ce type de solutions, à envisager les avantages et inconvénients, à se triturer la tête en profondeur pour savoir comment s’en sortir, durablement, vraiment durablement. Parce que le pote chomeur, il veut avoir une vie lui aussi. Il veut avoir un logement à lui si ce n’est pas encore le cas, il veut, avec un peu de bol ,pouvoir faire des projets (changer de bagnole, partir peut-être en vacances, changer d’ordi, peu importe). Alors il s’est déjà demandé si prendre un taf qui va lui rapporter 300€ dans le mois ça pourrait le faire. Il arrive souvent à la conclusion que non.

Alors même quand on habite chez ses parents, ce qui n’est déjà pas simple à gérer quand bien même on adore ses parents, même si on a pas de loyer et tout ça, on n’est pas des sous-humains. On cherche un vrai emploi, avec assez d’heures pour gagner un salaire correct. On a déjà intégré que le taf à 2000€/mois, on pouvait l’oublier. Souvent, on n’est pas trop gourmand, on se dit que le SMIC, c’est déjà ça. Mais pas un SMIC sur un temps partiel, avec un salaire partiel, donc. Si encore, le poste est intéressant et permet de mettre en avant des compétences qui peuvent être utile pour la suite, ça se discute. Mais c’est rare quand même.
Arrêtez de faire comme si on cherchait un job étudiant pour se faire de l’argent de poche. On cherche un job pour pouvoir vivre autonome et indépendant.

Voilà, c’était le coup de gueule du jour.

Qui est-on vraiment?

Je parlais déjà un peu de la manière dont on se voit et la difficulté de se définir. Je m’interroge ce soir sur la manière dont nos proches nous perçoivent et comment -et combien- cette image qu’ils ont de nous influe sur la personne que l’on devient. Nous permettent-ils d’être pleinement nous ou l’envie, l’idée, qu’ils ont de nous fausse leur comportement et le notre par la même occasion?
 
Vous devez trouver que je me prend sérieusement la tête avec ses histoires d’être soi. Que c’est un peu compliqué d’être quelqu’un d’autre. Et pourtant, le cheminement que je tente de suivre ces derniers mois, ces dernières années même, me montre que j’ai plus souvent agit de la manière dont attendait que j’agisse plutôt que comme je voulais agir moi. Que beaucoup des limites que je m’étais imposée n’étaient finalement que la projection des limites que les autres voulaient que je m’impose.

Enfermée dans un rôle de petite fille « sage », qui a peur de tout, qui ne sort pas, qui ne fait pas ci et qui ne fait pas ça. Tout n’est pas forcément faux. Tout n’est pas forcément vrai. Et toutes les limites ne sont pas tombées car c’est déjà un gros travail de les identifier. Il faut ensuite travailler pour les dépasser.

C’est un peu comme lorsqu’on cherche un emploi et que l’entourage s’en mêle. Il nous voit bien faire ça (alors que nous, pas vraiment) et ne nous voit pas faire ci (alors que nous ça nous tente bien). Parfois, il projette ses propres désirs, frustrations, sur nous. Comme tous ces gens qui sont tellement mal dans leur taf que leur seule envie c’est que vous soyez mal aussi. Ou votre mère/père/oncle/… qui veut absolument vous caser dans tel domaine parce que lui elle/lui aurait aimé.

Comment faire accepter la personne que l’on est ? Comment même redevenir la personne que l’on est, la retrouver, quand on se laisser écraser par les images, les envies de l’entourage depuis des années ? Pouvoir faire les choses, sans avoir à se justifier, sans que l’autre reporte ses peurs, ses frustrations, sur nous ?

Qui est-on finalement ? La personne que ‘on sent être au fond de nous ou la personne que els autres voient ? Celle que l’on projette finalement à la société.

edit : et je vois ça aujourd’hui

Dernières réflexions sur le chomage, l’orientation, la recherche d’emploi

Oui, je sais, ce qui faisait la base de ce blog il y a quelques temps est passé un peu en second plan. Pourtant, ce n’est pas parce que je ne pense plus à mon statut de chômeuse et aux moyens de le quitter si possible durablement. Même si je dois avouer que le petit vélo dans ma tête tourne moins, ou en tout cas m’obsède moins (ou c’est juste que j’ai trouvé des sujets plus utiles pour l’occuper, je ne sais pas), il produit toujours sa dose de pensées en tache de fond et que je ne cesse de réfléchir à ma situation.

Je n’ai pas beaucoup évolué dans mon cheminement, je dois l’avouer. Je suis comme tous les donneurs de conseils que l’on croise régulièrement : je ressasse les mêmes options sans aboutir à une solution satisfaisante. Je n’ai pas l’expérience pro requise ni même le bon diplôme pour accéder aux offres qui pourraient me plaire (quoique en ce moment ce serait plutôt : mais quelles offres ? Où sont elles ? Et oui, on est en juillet et déjà depuis juin, ça ralenti sur les offres auxquelles je pouvais répondre).
Et encore, est-ce que ces jobs me plairaient vraiment ? Je n’en suis pas si sure. Je m’étais orientée vers l’administratif un peu par dépit, parce que c’était le moins pire. Mais si mon avenir là dedans est de trouver des boulots de remplacement de un mois, où on me prend pour cruche et où on me prend pour le larbin de service qui doit stopper toutes taches en court pour répondre aux besoins des petits chefs du service (parce qu’ils ont décidé que ranger tel document était plus important alors que finalement les dossiers ne sont plus là mais envoyés aux archives, qu’assembler des cartons est d’une urgence absolue et j’en passe), je ne suis pas sure que ce soit le bon plan Z dixième du nom (oui, j’en suis là dans mon décompte des plans qui ont foiré).

Mais alors quoi ? Avant de devenir écrivain à succès (quand ma créativité supposée se sera libérée que que je pourrais écrire plus de 20 pages d’une même histoire sans perdre le fil de mes idées), il va bien me falloir un vrai taf qui me permette enfin de vivre !
Le commerce, le contact avec les gens, tout ce qui a lien de plus ou moins loin avec le médical/paramédical, la restauration, les travaux manuels, … et tant d’autres choses ne sont pas pour moi non plus. Je peux aller faire bruler un cierge pour gagner au Loto, mais je ne suis pas sure que ça suffise pour faire partie des grand chanceux qui gagnent des millions. Dommage, parce que se poser sur une petite plage pas trop fréquentée avec une bonne pile de livres à lire, un lecteur MP3 bien chargé et de quoi se sustenter un peu, c’est le métier de rêve.

Et quand bien même, j’aurais la bonne idée là, maintenant ,tout de suite, est-ce que je pourrais financer ce projet si il nécessite une formation par exemple ? Non, et Pole Emploi n’a que peu de formation en réserve et sur des secteurs bien précis. Sans compter que je serais encore débutante dans le domaine et que les employeurs, ça n’aime pas ça les débutantes. Surtout avec un CV ultra vide comme le mien.

Si j’étais sure de tomber sur un prestataire de qualité, je demanderais à mon conseiller Pole Emploi de me diriger vers un bilan ou quelque soit la manière dont ils appellent ça maintenant. Mais les bilans de ce type, on sait ce que ça donne. J’en ai fait et ça ne mène pas à grand chose. Si il s’agit de faire quelques tests d’orientation, je peux faire ça de chez moi, sur Internet et plutôt que d’y passer 1h par semaine sur trois mois, je fais ça en 30 minutes grand maximum.

D’autant plus que pour moi, un emploi, même si ça reste en première chose un moyen de gagner de l’argent, s’inscrit aussi dans un projet de vie plus globale. Je ne conçois pouvoir être heureuse de façon générale si je rumine 7h par jour dans un emploi qui ne me convient pas et qui me mine. Alors je vois les choses comme ça peut-être parce que ma vie perso est un néant sans nom mais je pense que même avec une vie perso épanouie, il en serait de même.
Supporter un taf qui ne nous convient pas, ça va sur une courte durée, quelques mois. Je sais que beaucoup de personnes supportent cela beaucoup plus longtemps. Je n’ai pas leur courage et par certains cotés, je le regrette. J’aimerais être moins lâche, moins difficile. Ca me simplifierais surement la vie. Mais je suis comme je suis, je peux faire des efforts sur certains point surement mais je ne peux pas me renier.

Je suis donc à bout d’idée pour revoir ma manière de voir les choses. Je n’ai plus de pistes à explorer. Je ne sais plus où me diriger. Voilà où aboutissent mes réflexions. Je tourne en rond.

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