Et si il la fermait?

Je ne suis pas sure de résister aux cinq années à avenir. Oui, cinq ans parce qu’on est plus proche du début que de la fin. Merde ! On ne peut pas le foutre dehors ? Qu’il retourne dans sa p***** de banque !?
J’ai eu du mal à survivre aux années Sarkozy, s’agacer ce n’est aps bon pour le cœur. Hollande n’a pas incarné la douce parenthèse d’indifférence que j’avais attendu, Macron m’insupportait avant d’être élu.

Dans la presse, on appelle ça une « macronade ». Ce n’est pas la première. Les salariés illettrés de Gad, l’histoire du costard, les gens qui ne sont rien et d’autres que j’ai oublié surement.
Celle-ci me touche particulièrement parce qu’elle vise sans aucun doute les salariés de GM&S (on nous la joue, non, juste les syndicats. Et si je dis merde, ça va?). Les salariés mènent une lutte pour leurs emplois, leur usine, leur territoire. Ils ne foutent pas le bordel (mais ils devraient, vraiment, bien fort), ils se font entendre de la seul manière qui leur est accessible pour se faire entendre.

C’est facile de sa tour d’ivoire de dire qu’il suffit d’aller se former pour prendre un emploi à Ussel quand on habite La Souterraine. Il y a 142 km entre les deux villes, 2h de route, pas de transport en commun, pas de voiture avec chauffeur. Déménager ? On ne parle pas d’hommes/de femmes seul(e)s. Il y a des familles derrière. Ca se passe comment pour ceux qui ont un conjoint ? Ils font le trajet un week-end sur deux chacun leur tour ? Super vie de famille ! J’ai bien compris que c’est le genre de chose dont la société se fout totalement, mais merde, encore une fois !

A-t-on le droit d’aimer son territoire ? L’endroit où on vit, où on construit sa vie ? J’ai conscience d’habiter un département sinistré et que moi-même je devrais partir pour construire ma vie ailleurs mais pas n’importe où. Le lieu où on vit est important. On ne peut pas toujours dire aux gens de déménager, de reconstruire ailleurs.
Peut-on simplement aimer nos territoires ruraux ? Tenter de les sauver parce qu’ils ont malgré tout leurs importances pour le pays ? Merde (beaucoup de merde, désolée), je vais lancer un Front de Libération de la Creuse. On ne sera plus en macronie !

Ca lui coutait quoi à ce guignol de prendre un quart d’heure pour parler avec un ou deux délégués plutôt que de lancer une phrase à la con et d’envoyer des lacrymos aux salariés ? C’est quoi ce mépris de classe !? Ils ne sont pas assez bien pour lui les gars de GM&S ? On est trop bouseux dans la Creuse pour mériter le respect de Monsieur Macron ?

Non, vraiment, je ne survivrais pas à ces cinq années. Çà ne va pas le faire.

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GM&S

GM&S c’est une histoire comme il y en a trop dans le pays. C’est l’histoire d’un bassin d’emploi qui va décliner, d’un territoire qui va s’appauvrir. C’est l’histoire de centaines de vies qui vont s’effondrer après avoir donné des années pour une boite qu’on aura tenté de défendre jusqu’au bout.

C’est l’histoire d’un équipementier automobile qui travaille pour Renault et Peugeot mais qui restera toujours trop cher à l’heure où on préfère les dividendes au savoir faire, les gros salaires aux destins des « petits ».
C’est la même histoire, toujours, d’usine qu’on vend, qu’on rachète, qu’on revend, qu’on néglige quand on en a tiré ce que l’on veut.

C’est surtout l’histoire d’hommes qui ne savent pas de quoi demain sera fait parce qu’ils n’ont connu que ce travail, durant 20, 30, 40 ans, qui aiment leurs métiers et leur usine et qui vont recevoir une lettre, une putain de lettre, pour leur dire d’aller pointer à Pole Emploi.
Des hommes qui savent que sur ce territoire, retrouver un boulot ne sera pas simple. Ailleurs non plus en fait.
C’est la justice qui valide une reprise qui laisse 156 personnes sur le carreau. Des personnes qui ont des familles, des crédits, envie de vivre dignement.

C’est l’histoire de 257 salariés qui se battent depuis des mois pour sauver ce qui peut être sauver, leur boulot, celui des collègues, qui n’acceptent pas que leur usine tourne avec 156 personnes de moins. Pour eux ce n’est pas possible,.
C’est l’histoire d’hommes déterminés qui ont fait en sorte qu’on parle d’eux, de faire du bruit, de faire connaitre leur usine et leur département, de donner des visages à une catastrophe annoncée, même si ça n’a rien changé.

C’est l’histoire d’hommes qui n’ont reçu en réponse qu’indifférence, mépris et qui sont traités comme des délinquants. Ce week-end encore, pour les journées du patrimoine, ils ont du faire face aux CRS.

C’est une histoire qui se passe à 60 km de chez moi, une histoire qui touche le département. Un département qui se meurt peu à peu et que rien n’aide à retrouver du souffle.

Le tribunal valide la reprise
Les CRS pour les journées du patrimoine

La fin des contrats aidés?

Je ne sais pas si vous avez vu l’info, mais notre charmant gouvernement a décidé de stopper net les contrats aidés parce qu’ils ont découvert, comme ça, que c’était une mesure inefficace en terme d’emploi.

Alors, une fois n’est pas coutume, j’approuve le diagnostic (inefficacité) mais je trouve le remède un peu hâtif et idiot. Ces contrats sont en effet inefficaces, on reste englué dans la spirale des contrats précaires (ce sont des contrats généralement de 20h/semaine, sur un an, deux max je crois. J’ai du mal à suivre les évolutions des gouvernements successifs), les postes proposés ne sont pas toujours un tremplin pour le CV, bref, c’est pas très motivant.

On peut prendre par exemple les contrats aidés dans l’éducation nationale par exemple. C’est typiquement le type de poste qui ne se trouve que dans l’éducation nationale (EVS) et qui permet difficilement de rebondir. Quand aux employés en CUI qui viennent en aide à la scolarisation des enfants handicapés, la formation est souvent inexistante et vu que l’agent n’est aps pérenne sur le poste, le petit doit faire face au changement d’assistant(e) régulièrement (alors qu’à un moment, un lien se tisse, forcément) et le bénéficiaire du CUI peut retourner pointer à Pole Emploi sans formation dans le domaine de l’aide aux personnes handicapées qui lui permettrait de rebondir.

Dans un monde de bisounours, la fin de ces contrats me réjouirait sans aucune retenu. Si on avait assez de taf pour tous (ou le revenu de base), si il ne fallait pas rendre certains publics de demandeurs d’emploi (dont moi) attractifs aux yeux d’un éventuel employeur, … bref, je suis tout à fait contre ces contrats. Mais, on n’est pas dans le monde des bisounours et les demandeurs d’emploi longue durée pouvaient espérer trouver dans ces contrats une manière de « réactualiser » leur CV (en priant que ce soit sur un poste un minimum intéressant et pas trop casse gueule pour rebondir).

Cela fait au moins trente ans que ce type de contrats existent. Il y a eu les TUC, les contrats d’avenir, les CAE, puis on a collé CUI devant, il y en a pour le privé, pour le public, pour les jeunes ou les moins jeunes, … c’est la foire aux contrats en fait. Ces derniers temps, les contrats pour les jeunes faisaient pas mal d’ombre aux autres d’ailleurs, au passage.
On ne peut que constater une augmentation du chomage, y compris de longue durée, malgré ces aides, malgré ces contrats. On est donc bien d’accord sur leur inefficacité.

Ce qu’il aurait fallu, avant de tout supprimer d’un coup comme ça, c’était évaluer concrètement là où ça a foiré. Parce que que perso, j’ai deux trois pistes.

– Comme je disais plus haut, c’est bien beau de remettre les gens au travail, mais il ne faut pas que ce soit dans n’importe quel emploi. Il faut que le poste occupé permette de rebondir. Il ne faut donc pas un poste imaginé en trois secondes pour dire « moi, j’ai embauché un cas soc en contrat aidé ».
– Il faut, puisque ce sont des contrats pour favoriser l’insertion, un vrai suivi durant le contrat, mais un vrai de vrai, durant lequel on permet au bénéficiaire de construire un vrai projet professionnel, en lien (c’est toujours mieux) ou pas avec le poste occupé. Mais pas un truc au rabais genre accompagnement PE où on te fait deux trois tests et on te largue dans la nature avec un sourire qui dit « vas y, démerde toi maintenant ! ». Non, aider la personne à faire un projet de A à Z ou presque.
– Pour finir, les contrats aidés étaient là pour aider les personnes les plus éloignées de l’emploi. Pour avoir fait quelques entretiens sur des postes en CUI, on voit clairement que l’employeur veut le candidat qui a tout bon niveau CV, débarqué il n’y a pas trop longtemps de son ancien taf (il y a généralement des durées d’inscription à PE à respecter pour être éligible aux CUI mais rien n’empêche d’avoir occupé des CDD durant ce temps et d’avoir donc une expérience récente). Tant pis pour le chomeur longue durée plein de bonne volonté mais qui n’a rien trouvé depuis des lustres. Il continuera de pointer à PE, toucher son chomage, son ASS ou son RSA, permettant à tout politique qui se respecte de le pointer du doigt comme parasite de la société qui ne fait rien pour s’en sortir.

Je ne vais pas pleurer la mort des contrats aidés (mais j’attends de voir quelle mesure révolutionnaire le gouvernement Macron va nous sortir dans peu de temps pour les remplacer. Et laisser sa petite marque dans la politique de l’emploi), mais ils pouvaient avoir un rôle positif pour certains. Mais comme toujours la mesure a été détourner de son but premier (l’insertion de personnes éloignées de l’emploi) pour remplacer des CDD (et peut être des CDI) en bénéficiant des aides de l’état. Et ça restait du précaire pour le bénéficiaire qui avait un temps partiel (le plus souvent) au SMIC et pour un ou deux ans.

Plus d’enseignes autorisées à ouvrir le dimanche

Petite info écoutée ce matin à la radio qui me permet de réagir sur un sujet dont je voulais parler (ou peut-être reparler car je crois que je l’avais déjà abordé il y a longtemps) mais que je ne savais pas comment aborder. Personne ne dira sur le fait qu’au moment où j’écris, je devrais être en train de suer à faire des abdos et la planche et tout un tas de trucs vachement drôle. On va dire que je muscle mes doigts, ça compte, non ?

En cette fin juillet, 120 enseignes d’habillements, si j’ai tout compris, ont désormais le droit d’ouvrir le dimanche. Je trouve ça fabuleux. Non, vraiment. C’est l’activité qui manquait pour combler mes dimanches. Je pouvais déjà aller en jardinerie, en magasin de bricolage, maintenant, je vais pouvoir aller m’acheter des fringues. C’est trop palpitant comme activité pour un dimanche.

Vous avez compris, je suis contre. Non, mais c’est quoi cette envie que les gens ont d’aller acheter un pull le dimanche ? D’aller acheter un pot de peinture ? Pour info, aller acheter le matos pour bricoler, ce n’est pas bricoler. Faut anticiper les gens, si tu veux bricoler le dimanche, faut acheter avant. Si, si, je suis sure que tu peux vu l’amplitude horaire des magasins.

La prochaine étape c’est quoi ? Les commerces ouvert toute la nuit ? Non parce que, vous savez, sur Internet on peut commander la nuit aussi, donc pour faire face à la concurrence bla bla bla. Sauf que sur Internet, j’ai pas mon achat tout de suite et que généralement, je vais sur Internet pour les choses que je ne peux pas trouver en magasin autour de chez moi.

Et non, se trainer dans un centre commercial le dimanche ne constitue pas une sortie familiale divertissante. Il faut aller profiter de la nature, aller dans un parc, au musée, se faire une toile, … On est en été, y’a pleine de brocantes partout ! C’est cool les brocantes, on y trouve des livres à 1€ (sauf quand quelqu’un passe avant toi et achète tous le stock). Il y a plein d’activités culturelles, amusantes, sportives, … à faire autre que de se tasser dans un préfabriqué. Alors, il y a des gens qui doivent aussi travailler le dimanche pour que le secteur du tourisme et des loisirs fonctionne, on est d’accord. Ca fait parti des contraintes de ces métiers, être au travail quand les gens sont -normalement- disponibles pour le loisir.

Je ne supporte vraiment pas cette société qui se dessine. Consommer à tous prix, chaque jour de la semaine. Ca me déprime. Et cette pseudo argumentation autour du volontariat du salarié, la blague. J’aurais du la garder, j’ai vu une offre d’emploi qui ne laissait pas le choix. Qui y croit au fait que le salarié aura le choix ? Des grands naifs ?

Quelle tristesse !

Travail : bonheur et liberté?

Il y a environ dix jours, je suis tombée sur la rediff de Radio Brunet durant une nuit d’insomnie. Je ne me souviens pas de ce qui a été dit, je ne sais pas si le replay est encore dispo, bref, peu importe. Dans son Brunetmétrie, Brunet invitait à voter sur cette affirmation: «J’en ai marre du discours sur la souffrance au travail. Pour moi le travail, c’est la liberté et le bonheur.» On pouvait trouver un sondage aussi sur son fil Twitter, j’ai fait une petite capture, assez rassurante au niveau du résultat. Enfin, rassurante, ce n’est pas le terme, on va dire plus proche de la réalité d’une grande partie des travailleurs français.

Dans l’idéal, je voudrais être d’accord avec Mr Brunet. J’aimerais que le travail soit synonyme de bien-être, de bonheur, qu’on s’y sente bien. Je pense qu’en société auto-proclamée évoluée, c’est vers cela que l’on devrait tendre, en effet. On devrait combattre la souffrance, où qu’elle se trouve et donc au travail aussi. Mais dans les faits, le monde du travail, c’est pas les bisounours. N’en déplaise à Eric Brunet.

On peut trouver en son travail une source de liberté et de bonheur quand celui-ci nous plait, quand il nous correspond. Mais de combien de personne est-ce le cas aujourd’hui? Ou encore, si on est assez bien rémunéré pour que ce soit une source de liberté financière, qu’on n’aie pas de question à se poser en fin de mois sur l’état de son compte en banque. Mais là encore, combien de personne ont cette liberté?

Peut être que lorsqu’on est chroniqueur sur une grande radio nationale et que son travail est de préparer une émission qui nous plait, sur des thèmes que l’on aime, qu’on a la liberté plus ou moins relative de mener son émission comme on le veut, peut-être que oui, là, le travail peut-être source de bonheur et de liberté. Pas de soucis, c’est très bien, j’en suis ravie pour Eric Brunet si c’est le cas.
C’est un peu plus compliqué d’avoir ce même constat quand on enchaine les emplois subis, peu épanouissants, payés au minimum légal et qu’on peine à finir ses fins de mois.

Ce Brunetmétrie m’a terriblement agacé. Heureusement, les réactions que j’ai pu entendre et lire (sur Twitter) semblent fortement remettre les choses dans la réalité subie par un grand nombre de personnes.

Nous voulons bien que le travail soit source de bonheur et de liberté mais dans ce cas, il va falloir faire évoluer le marché de l’emploi dans le bon sens et ce n’est pas ce qui se passe actuellement. On stigmatise les demandeurs d’emploi, on veut nous coller n’importe où, même sur des offres à 3H/semaine, on met de plus en plus de pression sur les salariés pour qu’ils fassent plus en moins de temps et avec moins de moyens. Les gens semblent avoir de plus en plus de mal à s’en sortir mais son de plus en plus sollicité à consommer. Voilà comment on voit les individus: des outils de travail et des consommateurs. Où est l’épanouissement ici? Ou est la liberté?

Donc, non, Monsieur Brunet, dans le monde que vous défendez, le travail ne peut pas être synonyme de bonheur et de liberté et si on parle de plus en plus de souffrance au travail, c’est peut être parce qu’elle est de plus en plus répandue. Tout simplement.

Nous ne sommes pas des anecdotes

On ne va pas revenir sur le résultat du 1er tour de cette élection. Je ne commenterais même pas je crois. Aucun des candidats restant ne me convient. Aucun ne me permet d’entrevoir un avenir meilleur. Certains vont respecter, d’autres me dire que je favorise untel ou untel, que je ne fais pas barrage, … Le vote est personnel, chacun fait son choix dans l’isoloir.

Ce qui me pousse à écrire, ce sont les propos d’un soutien de Macron. Je n’ai encore jamais pleuré pour un fait politique. J’ai pu être choquée, révoltée, très triste. Mais je n’ai encore jamais pleuré, jusqu’à ce matin. Parce que là, je crois que c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est la manifestation décomplexée du peu de cas que les privilégiés font des citoyens, ces gens qui font VRAIMENT vivre la France. Je crois que ce coup-ci, j’ai vraiment, vraiment peur de ce qui va nous arriver durant les cinq années à venir (au moins).

Si vous regardez un peu les infos, vous avez ne serait ce que vaguement entendu parler des difficultés de l’usine Whirlpool à Amiens. Je ne saurais moi-même vous expliquer concrètement le cas, mais c’est grosso modo toujours la même chose : en France ça coute trop cher donc on délocalise. 300 emplois en jeu je crois. Autant de familles qui seront directement impactées. Ces situations sont toujours tristes, angoissantes. D’autant plus qu’elles se multiplient.

Jacques Attali, soutien d’Emmanuel Macron, était invité à je ne sais quelle émission ce matin. Alors que son poulain rencontre les syndicats à la CCI et que Marine Le Pen fait une apparition surprise sur le parking auprès des salariés (du coup, Macron devrait s’y rendre aussi, je ne crois pas que c’était prévu), monsieur Attali n’a rien trouvé de mieux que de dire que « Whirlpool, c’est une anecdote. Le cas de 300 personnes n’est pas du ressort du président ».

Comment peut-il se permettre de sous-entendre que la situation de 300 salariés est une anecdote !? Comment !? Ces personnes ne sont pas des anecdotes, ce sont des citoyens, des salariés, qui méritent le respect et qui méritent d’être entendus ! Ce n’est plus possible de considérer l’humain comme négligeable ! Ce n’est plus possible de favoriser l’argent ! Au delà des chiffres, des statistiques, il y a des vies, il y a des gens. C’est indécent de parler d’eux comme si ce n’était que quantité négligeable. Je ne supporte plus.

Nous ne sommes pas des anecdotes ! Nos vies sont plus importantes que les profits, que l’argent, que les actionnaires, que les chiffres et toutes leurs conneries ! Ce n’est plus possible, on ne peut pas continuer sur cette ligne là ! Quand va-t-on le comprendre? Massivement !? Quand va-t-on remettre l’humain au centre de la société !? Quand va-t-on se soucier de bien-être, d’environnement, de vivre mieux, tous !

A l’heure où j’écris, Macron est enfin allé « à la rencontre » des salariés en grève de l’usine d’Amiens. Sauf qu’il se fait huer comme un malpropre. Les gens ne sont pas dupes. Il s’est fait dicter son action par la visite de Marine Le Pen. Il n’avait pas prévu de rencontre les vrais gens en masse. Sauf qu’il y a un tel dispositif autour de lui qu’on ne peut même pas dire que concrètement il rencontre les salariés.
Je suis ça sur BFM (je sais, choix discutable) et ils tentent de sauver leur poulain. Mais merde,faut qu’ils reconnaissaient qu’il est mauvais, point. Oui, Le Pen a bien avancé ses pions, point. Ça me fait chier mais c’est comme ça.

C’était journée bourdes dans le clan Macron.

Quel choix pour le pays?

Dans une semaine, le premier tour des élections sera passé. Nous aurons les deux « finalistes » et pour ma part je ne sais pas trop qui ils seront mais j’ai peur car les choix qui semblent les plus probables ne sont pas du tout ceux que j’avais espéré. Les favoris ne proposent pas le modèle de société que je voudrais. Aucun candidat ne le fait pleinement mais il y en a quand même un ou deux qui s’en approche, même vaguement. Ce ne sont que des programmes bien sur, des promesses, que je me crois pas entièrement mais sur lesquelles il faut bien se baser pour faire un choix.

J’ai plutôt une sensibilité de gauche, ce n’est probablement pas une grosse révélation que de le dire. Je rêve d’une société où on replace l’humain au centre de nos préoccupations. Où l’on se soucis un peu plus de l’environnement, du bien être, des hommes et de la planète. Une société où on ne pense pas qu’au profit, à faire toujours plus. Où chacun a ce qu’il faut pour vivre décemment. Je suis une grande utopiste mais avec tous les progrès, les avancées technologiques, notre société soit disant civilisées, j’aurais cru que nous pourrions aller vers quelque chose de ce type.

Ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’à voir comment a été décrié le revenu de base que Benoit Hamon a mis au centre de la primaire de gauche. C’est une mesure que j’affectionne parce que malgré ses défauts et son coté non abouti, le RdB permet de repenser la redistribution des richesses. Pour un peu, si il est bien fait, il permettrait surement même plus d’égalité et d’équité.

Mais on va vers une société du travail du dimanche, du travailler plus pour … rien, du plus de pouvoir pour le (grand) patronat, des petits jobs qui ne permettent que la précarité, … Une société que je déteste. Comment on en est arrivé là ? Pourquoi ? On avait tout pour vivre tous bien, confortablement mais non, il faut que certains soient trop gourmand, en veulent toujours plus, au détriment des autres.

J’ai peur d’un duel Macron/Fillon, Macron/Le Pen, Le Pen/Fillon. Ce qui sera surement le cas. J’irais voter au second tour mais blanc ou nul (c’est du kiffe kiffe bourricot de toute façon). Je vais me garder un bulletin du candidat que j’ai choisi au premier tour et je l’utiliserais au second.
Et après j’aurais encore plus peur de l’avenir.