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Travail : bonheur et liberté?

Il y a environ dix jours, je suis tombée sur la rediff de Radio Brunet durant une nuit d’insomnie. Je ne me souviens pas de ce qui a été dit, je ne sais pas si le replay est encore dispo, bref, peu importe. Dans son Brunetmétrie, Brunet invitait à voter sur cette affirmation : « J’en ai marre du discours sur la souffrance au travail. Pour moi le travail, c’est la liberté et le bonheur. » On pouvait trouver un sondage aussi sur son fil Twitter, j’ai fait une petite capture, assez rassurante au niveau du résultat. Enfin, rassurante, ce n’est pas le terme, on va dire plus proche de la réalité d’une grande partie des travailleurs français.

Dans l’idéal, je voudrais être d’accord avec Mr Brunet. J’aimerais que le travail soit synonyme de bien-être, de bonheur, qu’on s’y sente bien. Je pense qu’en société auto-proclamée évoluée, c’est vers cela que l’on devrait tendre, en effet. On devrait combattre la souffrance, où qu’elle se trouve et donc au travail aussi. Mais dans les faits, le monde du travail, c’est pas les bisounours. N’en déplaise à Eric Brunet.

On peut trouver en son travail une source de liberté et de bonheur quand celui-ci nous plait, quand il nous correspond. Mais de combien de personne est ce le cas aujourd’hui ? Ou encore, si on est assez bien rémunéré pour que ce soit une source de liberté financière, qu’on n’aie pas de question à se poser en fin de mois sur l’état de son compte en banque. Mais là encore, combien de personne ont cette liberté ?

Peut être que lorsqu’on est chroniqueur sur une grande radio nationale et que son travail est de préparer une émission qui nous plait, sur des thèmes que l’on aime, qu’on a la liberté plus ou moins relative de mener son émission comme on le veut, peut-être que oui, là, le travail peut-être source de bonheur et de liberté. Pas de soucis, c’est très bien, j’en suis ravie pour Eric Brunet si c’est le cas.
C’est un peu plus compliqué d’avoir ce même constat quand on enchaine les emplois subi, peu épanouissants, payés au minimum légal et qu’on peine à finir ses fins de mois.

Ce Brunetmétrie m’a terriblement agacé. Heureusement, les réactions que j’ai pu entendre et lire (sur Twitter) semblent fortement remettre les choses dans la réalité subie par un grand nombre de personnes.

Nous voulons bine que le travail soit source de bonheur et de liberté mais dans ce cas, il va falloir faire évoluer le marché de l’emploi dans le bon sens et ce n’est pas ce qui se passe actuellement. On stigmatise les demandeurs d’emploi, on veut nous coller n’importe où, même sur des offres à 3H/Semaine, on met de plus en plus de pression sur les salariés pour qu’ils fassent plus en moins de temps et avec moins de moyens. Les gens semblent avoir de plus en plus de mal à s’en sortir mais son de plus en plus sollicité à consommer. Voilà comment on voit les individus : des outils de travail et des consommateurs. Où est l’épanouissement ici ? Ou est la liberté ?

Donc, non, Monsieur Brunet, dans le monde que vous défendez, le travail ne peut pas être synonyme de bonheur et de liberté et si on parle de plus en plus de souffrance au travail, c’est peut être parce qu’elle est de plus en plus répandue. Tout simplement.

Actu·Etats d'âme

Nous ne sommes pas des anecdotes

On ne va pas revenir sur le résultat du 1er tour de cette élection. Je ne commenterais même pas je crois. Aucun des candidats restant ne me convient. Aucun ne me permet d’entrevoir un avenir meilleur. Certains vont respecter, d’autres me dire que je favorise untel ou untel, que je ne fais pas barrage, … Le vote est personnel, chacun fait son choix dans l’isoloir.

Ce qui me pousse à écrire, ce sont les propos d’un soutien de Macron. Je n’ai encore jamais pleuré pour un fait politique. J’ai pu être choquée, révoltée, très triste. Mais je n’ai encore jamais pleuré, jusqu’à ce matin. Parce que là, je crois que c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est la manifestation décomplexée du peu de cas que les privilégiés font des citoyens, ces gens qui font VRAIMENT vivre la France. Je crois que ce coup-ci, j’ai vraiment, vraiment peur de ce qui va nous arriver durant les cinq années à venir (au moins).

Si vous regardez un peu les infos, vous avez ne serait ce que vaguement entendu parler des difficultés de l’usine Whirlpool à Amiens. Je ne saurais moi-même vous expliquer concrètement le cas, mais c’est grosso modo toujours la même chose : en France ça coute trop cher donc on délocalise. 300 emplois en jeu je crois. Autant de familles qui seront directement impactées. Ces situations sont toujours tristes, angoissantes. D’autant plus qu’elles se multiplient.

Jacques Attali, soutien d’Emmanuel Macron, était invité à je ne sais quelle émission ce matin. Alors que son poulain rencontre les syndicats à la CCI et que Marine Le Pen fait une apparition surprise sur le parking auprès des salariés (du coup, Macron devrait s’y rendre aussi, je ne crois pas que c’était prévu), monsieur Attali n’a rien trouvé de mieux que de dire que « Whirlpool, c’est une anecdote. Le cas de 300 personnes n’est pas du ressort du président ».

Comment peut-il se permettre de sous-entendre que la situation de 300 salariés est une anecdote !? Comment !? Ces personnes ne sont pas des anecdotes, ce sont des citoyens, des salariés, qui méritent le respect et qui méritent d’être entendus ! Ce n’est plus possible de considérer l’humain comme négligeable ! Ce n’est plus possible de favoriser l’argent ! Au delà des chiffres, des statistiques, il y a des vies, il y a des gens. C’est indécent de parler d’eux comme si ce n’était que quantité négligeable. Je ne supporte plus.

Nous ne sommes pas des anecdotes ! Nos vies sont plus importantes que les profits, que l’argent, que les actionnaires, que les chiffres et toutes leurs conneries ! Ce n’est plus possible, on ne peut pas continuer sur cette ligne là ! Quand va-t-on le comprendre? Massivement !? Quand va-t-on remettre l’humain au centre de la société !? Quand va-t-on se soucier de bien-être, d’environnement, de vivre mieux, tous !

A l’heure où j’écris, Macron est enfin allé « à la rencontre » des salariés en grève de l’usine d’Amiens. Sauf qu’il se fait huer comme un malpropre. Les gens ne sont pas dupes. Il s’est fait dicter son action par la visite de Marine Le Pen. Il n’avait pas prévu de rencontre les vrais gens en masse. Sauf qu’il y a un tel dispositif autour de lui qu’on ne peut même pas dire que concrètement il rencontre les salariés.
Je suis ça sur BFM (je sais, choix discutable) et ils tentent de sauver leur poulain. Mais merde,faut qu’ils reconnaissaient qu’il est mauvais, point. Oui, Le Pen a bien avancé ses pions, point. Ça me fait chier mais c’est comme ça.

C’était journée bourdes dans le clan Macron.

Actu

Quel choix pour le pays?

Dans une semaine, le premier tour des élections sera passé. Nous aurons les deux « finalistes » et pour ma part je ne sais pas trop qui ils seront mais j’ai peur car les choix qui semblent les plus probables ne sont pas du tout ceux que j’avais espéré. Les favoris ne proposent pas le modèle de société que je voudrais. Aucun candidat ne le fait pleinement mais il y en a quand même un ou deux qui s’en approche, même vaguement. Ce ne sont que des programmes bien sur, des promesses, que je me crois pas entièrement mais sur lesquelles il faut bien se baser pour faire un choix.

J’ai plutôt une sensibilité de gauche, ce n’est probablement pas une grosse révélation que de le dire. Je rêve d’une société où on replace l’humain au centre de nos préoccupations. Où l’on se soucis un peu plus de l’environnement, du bien être, des hommes et de la planète. Une société où on ne pense pas qu’au profit, à faire toujours plus. Où chacun a ce qu’il faut pour vivre décemment. Je suis une grande utopiste mais avec tous les progrès, les avancées technologiques, notre société soit disant civilisées, j’aurais cru que nous pourrions aller vers quelque chose de ce type.

Ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’à voir comment a été décrié le revenu de base que Benoit Hamon a mis au centre de la primaire de gauche. C’est une mesure que j’affectionne parce que malgré ses défauts et son coté non abouti, le RdB permet de repenser la redistribution des richesses. Pour un peu, si il est bien fait, il permettrait surement même plus d’égalité et d’équité.

Mais on va vers une société du travail du dimanche, du travailler plus pour … rien, du plus de pouvoir pour le (grand) patronat, des petits jobs qui ne permettent que la précarité, … Une société que je déteste. Comment on en est arrivé là ? Pourquoi ? On avait tout pour vivre tous bien, confortablement mais non, il faut que certains soient trop gourmand, en veulent toujours plus, au détriment des autres.

J’ai peur d’un duel Macron/Fillon, Macron/Le Pen, Le Pen/Fillon. Ce qui sera surement le cas. J’irais voter au second tour mais blanc ou nul (c’est du kiffe kiffe bourricot de toute façon). Je vais me garder un bulletin du candidat que j’ai choisi au premier tour et je l’utiliserais au second.
Et après j’aurais encore plus peur de l’avenir.

Actu

Revenu de base = RSA selon Emmanuel Macron. WTF !!!?

Selon Emmanuel Macron, le revenu de base défendu par Benoit Hamon existe déjà sous l’appellation RSA. Alors j’avoue que si j’approuve le fait que Benoit Hamon aie mis la mesure en avant, ce qui a permis d’en parler un peu (souvent mal mais bref), je n’ai pas vraiment lu en détail la manière dont il l’envisage. Cela dit, Macron fait un raccourci bien malheureux. Alors j’imagine que dans les banques et tout ça, on ne lui a pas trop expliquer ce qu’est le RSA et ce que pourrait être le Revenu de Base, mais brièvement Manu (tu permets hein?), je vais t’expliquer un truc.

Il est difficile de vraiment parler du RdB vu que ce n’est pour le moment qu’une idée assez abstraite et que différentes visions existe. Mais le principe voudrait que ce revenu soit versé à chaque citoyen sans condition de ressources. A tous ! Tu bosses, tu bosses pas, tu es riche ou moins riche, pouf, ça tombe. Tu bosses pas puis tu bosses un, deux ou trois mois, ça change rien à ton RdB. Pas de stress, pas de calculs, tu sais que tu as un filet de protection pour le moment où tu n’auras plus de taf.

Le RSA ne permet pas cette tranquillité d’esprit. Il est conditionné aux revenus. Quand tu es en couple, quand tu bosses, quand tu as un peu (ou beaucoup, c’est pas interdit, juste plus dur) d’épargne, … ce sont des ressources qui comptent dans le calcul du RSA et le font aller à la baisse. En couple, pas besoin que le conjoint gagne beaucoup pour ne pas y avoir droit. Quand on travaille, il faut déclarer le salaire lors de la déclaration trimestrielle qui influera forcément sur le montant du RSA. Si on bosse très régulièrement ça se gère peut être pas trop mal (à revenu constant, histoire d’un peu de stabilité hein. Ce qu’on est exigent!). Pour une personne qui va trouver un petit taf de temps en temps, ou des emplois parfois à temps plein parfois à temps partiel, ça demande une gymnastique mentale assez costaude pour prévoir le budget à long terme.

Je prend mon exemple, parce que c’est celui que je connais le mieux mais il n’est ni unique ni exceptionnel (malheureusement). En octobre 2016, j’ai trouvé un poste de vacataire pour 1 mois dans une administration. Temps plein au SMIC. On nous fait poser les deux jours de congés payés. Pas de prime de fin de contrat. A la fin c’est 1115€, ni plus ni moins (enfin c’est pas tout à fait ça, j’arrondis à l’unité supérieure). En décembre, déclaration trimestrielle auprès de la CAF, je déclare donc ce magnifique revenu d’un mois. Le résultat : durant trois mois, RSA et prime d’activité cumulés, j’ai droit à 130€ (enfin 127, on va pas chipoter). Autant vous dire que je vais y réfléchir à deux fois avant d’accepter un taf d’un mois qui n’apporte rien à mon CV. Et j’ai de la chance d’être hébergée gratuitement, d’avoir peu de charge et de ne pas sortir de chez moi pour dépenser 50€/week-end minimum. Alors peut être y aura-t-il rattrapage à la prochaine déclaration, en attendant, durant 3 mois, faut faire avec.

C’est une situation qui n’existerait pas avec le revenu de base. On pourrait accepter sans trop de crainte un petit boulot, parce que les deux revenus se cumuleraient. Le RSA lui est diminué par tout autre ressource. Donc, non, Monsieur Macron, le revenu de base n’est pas la même chose que le RSA. Et tant que j’y suis, être sans activité salarié ou professionnelle plus largement, ne signifie pas être oisif. Mais ça serait à développer dans un autre billet.

Actu·Inclassable

« Vous faites quoi dans la vie? »

Pas d’article en vu, je suis en panne malheureusement. Il faut dire que je n’ai rien de nouveau à raconter sur mon chômage, ma recherche d’emploi.
Je prépare mollement le concours d’adjoint administratif qui a lieu la semaine prochaine. Je n’y met pas un espoir fou (d’où surement mon manque de passion dans la préparation) mais les épreuves ont lieu pas trop loin de chez moi et non pas comme les autres années à plus de 100 km, c’est donc une bonne occasion de voir ce qu’est un concours de la fonction publique.

Je veux juste aujourd’hui vous proposer une vidéo partagée par une page que je suis sur Facebook et dont je partage le questionnement.

Et surtout, #onvautmieuxqueça 😉

Actu

On prend (presque) les mêmes et on recommence!

Vous ne devinerez jamais quelle bonne idée refait surface actuellement au cœur de l’actu ! On peut dire merci au Conseil Départemental du Haut-Rhin qui a voté le conditionnement du versement du RSA à l’accomplissement d’heure de bénévolat. On peut se pencher, presque philosophiquement, sur la définition de bénévolat.

Dans les faits, ils aimeraient donc que chaque bénéficiaire du RSA effectue 7h/semaine de bénévolat -contraint- et en apporte la preuve trimestriellement sous peine de voir son allocation suspendue. Il serait possible d’accomplir ses heures de TIG (pardon, c’était plus fort que moi) dans des associations, des maisons de retraites ou autres établissements publics.

C’est cool non !? Déjà envoyer de force des gens qui n’ont pas envie de s’engager (parce que le bénévolat à la base, c’est ça, s’engager volontairement pour une cause/une activité, qui nous intéresse/nous plait) auprès des assos, je ne suis pas sure qu’au final ses bras en plus soient si bénéfiques à l’activité de la structure. Mais si on incluse des maisons de retraite ou des mairie ou autre, combien de temps avant de voir des postes salariés remplacés par des « bénévoles rsastes » ?

Comment Monsieur Straumann espère-t-il ne pas stigmatiser et remettre « le pied à l’étrier » à un public déjà fragile, stigmatisé et souvent éloigné de l’emploi pour des raisons aussi diverses que le manque (la perte) de motivation ou des problèmes sociaux/médicaux/familiaux/… qui peuvent être graves. Les contrats aidés qui souvent visent ce publics sont déjà très stigmatisant sur un CV (oui, on est d’accord, on va pas mettre ses 7h de TIG hebdo sur son CV, mais soit, vous savez, dans les coins ruraux, tout ce sait, pas besoin de l’indiquer sur un bout de papier) n’ont que très peu servi à remettre le pied à l’étrier à qui que ce soit. Mais au moins, pendant 6 mois, 1 an, le bénéficiaires peut espérer un maigre salaire et un statut de salarié qui le place (presque) sur un pied d’égalité avec ses collègues. Mais avec cette mesure, on va avoir des personnes qui ne se sentiront pas à leur place et qui risque de ne pas être considéré d’un très bon œil par le personnel de la structure où il œuvrera.

Pour remettre le pied à l’étrier aux chercheurs d’emploi, quelque soit le revenu de remplacement qu’il perçoit, il faut de vrais emplois disponibles et non pas du bénévolat subit ou des miettes d’emploi qui sont bien souvent un désastre financier.
Pour sociabiliser une personne, on ne l’envoie pas de force en pâture avec une étiquette de cas social (car c’est malheureusement l’idée que beaucoup de personne se font d’un chômeur en général et d’un bénéficiaire de minima social en particulier) dans une structure où elle devra surement faire face à des commentaires qui mettront à mal le peu de confiance en soi et de dignité qui lui reste.

Bref, les mêmes questionnements et la même colère m’envahissent chaque foi qu’un tel sujet revient sur le devant de l’actu. Nous sommes ici à deux doigts de voir cette mesure appliquer et donc aussi de la voir généraliser. Le tout avec a bénédiction du plus grand nombre, à en croire les « sondages » que j’ai pu voir parce que certains trouvent normal de faire bosser les feignasses mais ne peuvent se dire qu’un jour la feignasse ce sera peut être eux, ou leurs gosses qui malgré toute leur bonne volonté, ne trouveront pas de solution pour sortir du chômage et qui devront, pour toucher une allocation qui permet tout juste de vivre (ben oui, ils verront que finalement la CAF file pas des chèques pour tout ou rien), il faudra aller donner de son temps bénévolement avec les couts de transport et de garde d’enfant que ça peut engendrer.

http://www.20minutes.fr/societe/1781839-20160207-rsa-contre-benevolat-polemique-continue

Actu·Etats d'âme·Ma vie de chomeuse

Reprise d’activité

Voilà, hier j’ai fini ma deuxième semaine de taf. Je serais normalement encore en poste pour 2 ou 3 semaines, je ne sais plus. C’est une durée minimum, l’arrêt de la personne que je remplace peut être renouvelé. Ca ne se passe pas trop mal mais je vous l’avoue, le médical ce n’est vraiment pas mon truc.

Je ne dirais pas que j’ai une phobie du médical mais j’en ai très peur, c’est un domaine qui m’angoisse. Je ne suis pas une patiente facile bien que je me sois fort améliorée en vieillissant. Petite je me cachais pour ne pas aller chez le dentiste ou avoir une prise de sang.
Du coup, aller tous les jours bosser dans un lieu qui est plutôt source d’angoisse, ce n’est pas simple. Il faut supporter les odeurs, assez présentes, des différents produits. J’ai peur de voir du sang, des trucs dégueu, tout ça. En fait j’en ai vu un peu, de sang, et c’est pas facile de ne pas prendre un moue de dégout face aux patients qui s’imaginent tous qu’on adore et qu’on connait à fond le domaine dentaire. Ben non les gars, ne me demandaient pas conseil, je n’y connais rien.

Les horaires ne sont pas simples non plus. 35h sur 4 jours, c’est séduisant sur le papier parce qu’on se dit qu’on a un week-end de 3 jours. Au final, on a surtout un rythme très soutenu sur 4 jours qui donnent l’impression de passer son temps au taf. Rentrer à 19h (minimum) ne laisse pas le temps de faire grand chose au final, on a surtout envie de se coucher car il faut recommencer le lendemain.

Je ne suis pas sure que cet emploi va me servir à trouver autre chose. Je fais l’accueil, les feuilles de soins et les encaissements, je range les dossiers, j’aide au nettoyage des salles de soins,… mais au final, plus de la moitié des choses que je fais ne me servira pas sur mon CV parce que je ne veux pas le refaire (le médical) ou parce que c’est déjà sur mon CV (classement par exemple).

Ma recherche d’emploi est au point mort. Je n’ai pas le temps d’aller sur Pole Emploi (ou ailleurs) en journée. J’y vais rapidement à 13h et j’y vais le soir bien sur mais rien ne me dis qu’en journée une offre qui m’aurait convenue n’a pas été publiée puis retirée car assez de candidats. Et le week-end, je n’ai pas envie de me lancer dans les candidatures spontanées, j’ai envie de profiter de mon temps autrement. Et il va falloir que je prenne le temps de réfléchir à comment indiquer cette expérience sur mon CV (et donc le refaire plus ou moins).

Je suis contente de bosser mais clairement je ne me sens pas à ma place. Mais bon, il va falloir renoncer à la trouver cette fichue place qui est la mienne et me faire à l’idée de rentrer dans leur petit moule.

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Rien à voir, mais je profite de cet article pour évoquer les évènements d’hier, 13 novembre. Une pensée à toutes les personnes touchées, qui ont vécues ces moments d’horreur. Une pensée aux familles qui aujourd’hui sont encore à la recherche d’un proche qui était au Bataclan ou un autre lieu visé. Même en étant bien loin, à des kilomètres, on prend mesure de la barbarie de ce qui s’est passé même si on ne pourra jamais imaginer l’horreur de ce qui a été vécu.
Bon courage à tous.