Coté coeur·Evolution

Lettre au Prince Charmant (bis)

Il y a quelques mois, j’écrivais une lettre au Prince Charmant. Façon fille désespérée qui attend l’amour de sa vie. Je l’avais écrit en pleine nuit, un peu maladroitement, sans vraiment de réflexion. J’avais juste laissé mon stylo courir sur le papier pour sortir ce que j’avais sur le cœur à ce moment, exprimer le manque d’une présence à mes cotés et le poids de la solitude.
Entre temps, il y a eu des larmes, il y a eu des prises de conscience et il y a eu Lui (puis re-larmes et tout). Lui qui, soyons clair, ne ressemblait pas au Prince Charmant de mon texte. Mais qui aura été une étape nécessaire pour affiner le portrait. Pour m’affiner moi aussi en fait. Réapprendre (ou apprendre peut-être même) à m’écouter, oser, m’aimer ou en tout cas me tolérer un peu plus (non m’aimer, ne soyons pas modeste!), savoir dire stop. Puis perdre un peu de ma dignité et de ma fierté en rampant, pour finalement relever à nouveau un peu la tête.

Malgré le titre, je ne vais pas refaire une lettre au Prince Charmant (quoique), ce n’est pas le but de cet article. Puis la première était pas si mal, à peaufiner et améliorer mais pas si mal.
Je sais que la relation était atypique, non basée sur l’idée d’être en couple. Il n’y avait pas d’amour entre nous. Cela dit, je reste sur la position que quelque soit la relation qu’entretiennent deux personnes, il y a des éléments indispensables pour que le « contrat » puisse tenir. Et ces quatre mois m’ont fait réaliser que des éléments sont pour moi indispensables pour cela.
Le respect, dont découlent au final beaucoup de choses. Si on ne respecte pas la personne face à soi, on ne peut pas prendre soin d’elle correctement, on ne peut pas être attentif à ses attentes, ses besoins, ses malaises, ses mal-êtres, on ne peut pas œuvrer pleinement pour son bien-être.
Sans le respect, on ne tient pas compte de la personne qu’elle est. On la pousse à évoluer comme on le voudrait mais on n’accompagne plus l’évolution de cette personne vers une version d’elle plus épanouie, plus libre.
Libre. Voilà une chose que je ressentais au début, de la liberté, de la légèreté. C’est ce qui m’a manqué en mars. En mars, je me sentais prisonnière, je me sentais encagée par son silence, je me sentais n’être rien, un objet qu’on laisse dans un coin et dont on se servira peut-être lorsqu’on ira mieux ou qu’on s’ennuiera. Jamais plus je ne veux ressentir ça.
L’honnêteté, base de la confiance. Ce n’est finalement pas par les actes qu’il a perdu ma confiance, malgré le mois de mars. C’est par le mensonge. Même si je doute de certains faits, il y en a un qui me paraît évident et sur lequel il m’a menti. Pourquoi ? Il aurait répondu honnêtement, ça n’aurait rien changé, même si j’avais envie de plus, je savais où était ma place (contrairement à ce qu’il doit penser aujourd’hui), mais cette place n’excluait pas que si je lui ai accordé ma confiance, elle ne lui était pas du. Non la confiance ça se mérite. Chaque jour. Quelque soit la relation.

Je veux quelqu’un sur qui je peux compter. Quelqu’un qui ne me ment pas. Qui sait dire les choses de façon juste, honnêtement, sans pour autant manquer de tact, non, mais de façon juste. Je veux tout simplement du respect car sans cet ingrédient rien n’est possible. Et sur la fin, je doute d’avoir été respecté.
Je veux être une personne sur qui on peut compter. Pour ça j’ai besoin d’avoir confiance. Je ne crois pas qu’il aie saisi à quel point il pouvait compter sur moi. J’ai souvent eu la sensation d’être une gentille sotte qui était là pour le sexe quand bobonne n’était pas dispo. Surtout à la fin. Parce qu’au début, vu le nombre de sms et d’appels auxquels j’ai eu droit, je ne sais pas quand eux ont pu communiquer (je persiste à croire que j’ai perdu en janvier en n’y allant pas pour le réveillon). Bref. Une des questions qui restera sans réponse.
En parlant de ça, je veux quelqu’un qui accepte le fait que je me questionne toujours et beaucoup. Sur tout, même si ça paraît con et dérisoire. Mon cerveau est comme ça. Mais je veux bien de quelqu’un qui trouve le bouton pause et qui s’en sert de temps à autre.
Je veux une relation équilibrée, d’égal à égal, malgré les découvertes récentes que j’ai faite grâce à lui, malgré une part de moi que je découvre, je reste une personne et ne suis inférieure en rien (dédicace à tous les pseudos dominants en mal d’esclaves). Pour utiliser un autre « gros mot », je ne suis pas une soumise 24h sur 24 (mais on peut « jouer » à toute heure hi hi) et ne me soumet donc pas non stop aux décisions d’autrui. Quand bien même j’aime la personne. La rebelle en moi a besoin de s’exprimer aussi. La personne que je suis surtout.
Je veux un homme qui sait ce qu’il veut, qui sait prendre des décisions, qui sait mener le jeu mais qui n’a pas peur de montrer ses émotions, qui n’a pas peur de sa fragilité, qui accepte de me la montrer parce que ça fait parti de lui et que pour respecter quelqu’un et l’aimer il faut connaître et accepter chaque part de lui, tout ce qui fait qu’il est qui il est. Et je veux quelqu’un qui fera de même avec moi.

Je ne veux pas d’un être parfait comme le laisserait entendre le terme Prince charmant. Personne n’est parfait, heureusement. Je veux quelqu’un de vrai, d’authentique, de respectueux, qui me poussera à être de même avec lui. Quelqu’un qui ne bradera pas la confiance que j’ai en lui, quelqu’un qui pourra me faire confiance.
Une relation honnête, réelle, partagée, que l’on construit à deux, où l’on grandit à deux. Une relation normale avec ses particularités, comme toutes les relations au final.

Et j’aime mon iPod qui me balance Walk away de Kelly Clarkson alors que j’écris tout ça.

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8 réflexions au sujet de « Lettre au Prince Charmant (bis) »

  1. Un beau texte plein de vie! J’adore!
    Confiance, respect, honnêteté, partage, écoute, autant de valeurs sûres Angie. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que l’autre ne doit pas chercher à nous modeler à son image. J’ai vécu ça et le jour où on en prend conscience, on sait ce qu’on veut et ce qu’on ne veut plus. On pose les bases, les limites, on n’a plus peur d’être soi (ou moins), de dire « non ». On ne se sent plus à la merci de quelqu’un mais bel et bien engagé dans une relation qui se construit au jour le jour, avec les similarités et différences de chacun.
    Le silence, la sensation d’étouffer, les mensonges sont au contraire autant d’alertes à prendre au sérieux.

    Aimé par 1 personne

    1. Le plus dur est de rencontrer la personne qui peut nous apporter tout le positif que l’on souhaite, qui veut construire un vraie relation et pas simplement jouer.

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