Coté coeur·Evolution

Je suis une ile …

C’est moi l’île que l’on déserte
Personne ne vient me parler d’amour
Y a tant d’hommes sur cette fichue planète
Et moi j’suis seule, j’me tourne autour, jours après jours
Tous ceux que j’ai pris pour des rois
Ca en fait beaucoup des « toi et moi »
Pourtant malgré les forts et les beaux
J’me retrouve là, inondée par les eaux, mal dans ma peau
Laure Milan – Plus de pleurs que de males

Lampy vous aurait cité Je suis de celles de Bénabar, moi ce sera Laure Milan, Plus de pleurs que de mâles. Finalement pour parler de la même chose : le manque d’amour. On a tous envie d’être aimé, de partager ce sentiment avec quelqu’un, pourquoi pas construire une vie à deux, faire des projets. Encore faut il rencontrer cette personne. Et ça ne se fait pas en claquant des doigts.

J’ai parlé de « baiser » dans un article précédent parce que la « relation » que j’ai actuellement n’est pas basé sur des sentiments amoureux. Je ne dirais pas non de mon coté, je suis très attachée à lui. Lui m’aime bien je crois mais il ne m’aime pas.
J’aimerais pouvoir dire sans hésitation que nous avons fait l’amour. Ca s’en approchait surement parfois. Je m’en tiens à l’autre terme qui semble vous avoir fait réagir. N’y voyez pas un simple acte bestial dénué de respect. Parce que si il me pousse parfois à dépasser mes limites, il sait entendre quand le « non » est une barrière que je ne suis pas prête à franchir. J’en ai eu la preuve ce week-end encore.

J’aimerais qu’on me parle d’amour. Mais ce n’est pas le cas. J’en ai pris mon parti quand j’ai fait le choix de continuer avec lui. Les occasions de stopper n’ont pas manqué, il suffit d’un mot. Mais je vois aussi le chemin que j’ai parcouru depuis cette fin novembre où tout a débuté et il ne se mesure pas qu’en kilomètres.
J’ai moins honte de moi, j’ose plus. Je n’ai pas gagné totalement ma liberté (d’être, d’agir) mais je crois qu’il y a des progrès.
Je me découvre, j’expérimente, de nouvelles envies naissent. Je me trouve un peu folle, loin de celle que j’étais mais peut-être plus proche de celle que je suis. Tant pis si ça égratigne l’image.
J’aimerais qu’on me parle d’amour. Je ne sais pas si c’est possible, si ça arrivera. Peut-on être amoureux de moi ? Je n’en ai pas acquis la certitude. Mais au bout de trois mois, je crois que je peux dire qu’on peut m’apprécier, m’aimer un peu plus que bien. Et ça c’est un pas assez énorme, même si pour le moment, je me sens comme dans la chanson de Laure Milan, l’ile que l’on déserte.

Je voudrais parler d’amour avec quelqu’un. Je voudrais partager ce sentiment, le nourrir, l’entretenir, le voir évoluer, se fortifier, perdurer dans le temps.
Il y a cette romantique qui survit en moi même si j’apprends à ne plus idéaliser les choses, à prendre ce qui se présente et à apprécier les bons moments. C’est le défi que je me suis lancée il y a trois mois quand j’ai dit « ok », quand j’ai osé cet appel.
C’est le défi qui m’a conduit à faire deux fois ce trajet pour aller le voir, me blottir dans ses bras et qu’on se fasse du bien.
Profiter, savourer, saisir les bons moments.

Alors oui, je me sens comme une ile désertée par l’amour souvent. Je suis moins inondées par les flots qu’à une époque et je suis aussi moins mal dans ma peau. J’ai franchi des étapes. Il en reste à franchir. Mais c’est vrai pour tout le monde parce qu’on évolue à chaque instant de notre vie.
J’aimerais que la prochaine étape soit l’amour. Un amour simple mais réciproque, partagé, vrai. Possible. Une part de moi y croit et j’apprends à m’ouvrir à cette possibilité. Ca n’empêche pas les moments de déprime où ça me paraît irréaliste. Ca n’empêche pas la peur d’être à jamais seule. Ou encore la peur de ne pas rencontrer un autre homme avec qui je m’ouvrirais si facilement. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ça a été si facile avec lui.

Parler d’amour, vivre l’amour, le ressentir, le faire ressentir. Ca reste un joli rêve pour le moment. Mais des tas de choses étaient de jolis rêves il y a quelques mois. Alors je tente de ne pas trop freiner la part de moi qui y croit bien que celle qui n’y croit pas me ramène souvent à la réalité.

Je suis une île qui s’ouvre aux possibles.

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7 réflexions au sujet de « Je suis une ile … »

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