Coté coeur·Etats d'âme

Le premier qui …

Je vais rebondir sur ma playlist du week end. Et je vais arrêter de me mentir. Même si ça fait mal. Parce qu’une fois de plus « j’aime sans être aimée » (Il ne voit pas que je l’aime de Wallen). Je m’étais promis en novembre de ne pas m’attacher, de ne pas développer de sentiment. Ce n’était pas le but, ce n’était pas pour ça que je me lançais dans cette expérience. Je pensais même que ça n’irait pas au delà du mois de décembre. Mais …

Mais j’y ai pris goût, j’ai fait une place dans mon quotidien pour lui. J’ai joué le jeu. En râlant, bien sur, rebelle attitude. Je me souviens du flot de sms au début. Il a tout fait pour que je devienne accro. De longues discussions par sms, des appels. Une découverte assez intense de l’un et de l’autre. Ca m’agaçait au début et j’y ai pris goût. A nos conversations, ses idées folles, ses envies un peu bizarres pour moi. Je me suis laissée emporté. Si je n’ai pas pu faire ce fichu trajet en décembre, j’en avais envie. La peur, fichue peur. Mais est ce que ça aurait changé quelque chose au final ? J’aurais refait le trajet courant janvier peut-être, c’est tout.

Au début, l’idée d’une autre femme ne me gênait pas. Je ne pensais pas m’attacher, je voulais juste vivre une expérience qui se présentait. Fichues coïncidences qui maintenant me prennent la tête, me plombent, me minent. Je suis jalouse, chiante, méfiante, suspicieuse, parano. Il n’y a peut-être même pas de quoi. Il n’y a pas de quoi de toute façon, nous ne sommes pas en couple.
Mais moi, je me suis attachée, éprise, j’ai franchi peu à peu la ligne de l’amitié un peu particulière à celle de … vous avez compris. Je voudrais qu’il en soit de même en retour, je voudrais être la seule. Égoïstement, très égoïstement, je voudrais être celle qui compte. Pour flatter mon petit égo en mal d’amour.

Et en janvier, il y a eu cette triste nouvelle du retour de la maladie. Fichue merdique de maladie. Retour de la chimio. Ralentissement des échanges. La fatigue, l’inquiétude aussi sûrement. Mon roc a ses faiblesses aussi, c’est bien normal. Le début du manque pour moi. Le manque de lui, de ses messages en diffusion intense toute la journée, de nos appels qui duraient des heures, quitte à l’écouter jouer à son jeu (sa première maîtresse en fait, son jeu).
C’est là que j’ai compris que le voir était carrément essentiel, je ne pouvais pas ne pas le voir au moins une fois, une seule. Je ne savais pas comment j’allais faire, surmonter la peur, les peurs, mais il le fallait. Y aller.

Ce 7 février, j’aurais aimé que ça m’aide à lacher prise. Mais ce ne fut pas le cas. Au contraire. J’ai aimé ces quelques heures partagées avec lui, je suis en attente d’une prochaine fois, impatiemment. J’ai aimé le découvrir, j’ai aimé ce que j’ai découvert, j’en veux d’autres et j’en veux plus.
Je suis rentrée le lendemain avec son odeur sur moi, des souvenirs plein la tête, le désir qui ne me quittait pas (le fourbe, il a tout fait pour).
Quinze jours après, je me rend à l’évidence. Comme dans le clip de Matt Pokora (vous me pardonnerez la référence), j’ai perdu, je suis tombée amoureuse (la première, la seule). Sa voix me manque, son odeur, ses bras. Ce petit moment choupinou où il m’a fait faire « le tour » de son jeu, un petit moment tout tendre parmi d’autres. Les moments où on a parlé, les moments où on a moins parlé.

Je m’étais promis de ne pas tomber amoureuse, de ne pas aller sur ce terrain là. Tout comme je pensais ne pas aimer ce qu’il me ferait découvrir. Je suis devenu accro à tout. Et je sais pourtant que cette « histoire » finira en beau désastre. D’une manière ou d’une autre.

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14 réflexions au sujet de « Le premier qui … »

  1. Pourquoi ça finirait en désastre?
    C’est facile de se dire qu’on ne s’attachera pas, qu’on ne tombera pas amoureux. A mon avis c’est un leurre, un moyen à la con de se protéger. On ne peut pas à mon avis être dans une relation à moitié.
    Etre amoureuse n’est pas un aveu de faiblesse. J’ai même envie de dire que c’est la plus belle chose qui puisse arriver dans une vie!

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    1. Déjà, ce week-end fut un désastre, j’ai quasi pas eu de nouvelles ce qui doit bien être la première fois depuis … le début. Le doute est une horreur, je ne sais pas ce qui se passe.
      Et de toute manière la maladie fera que ça finira en désastre.

      L’amour est une belle chose quand il est partagé, qu’on peut le vivre, sinon il fait souffrir.

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      1. Oui le doute c’est le plus dur. Mais nous nous faisons souvent beaucoup de films aussi…
        La maladie peut faire que ça finisse en effet. Pourquoi en désastre? Le douloureux n’est pas toujours du désastre.
        L’amour non partagé, j’en ai fais l’expérience. Oui ça fait atrocement mal. Toutefois la vie reprend un jour. On apprend de tout. Et on finit par ne garder que le meilleur (même quand le meilleur est un colis ultra léger!)

        Parle lui Angie. Dis lui tout ça, les doutes, la peur. C’est humain.

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        1. Pour le moment, il ne me répond pas. Enfin si hier, et j’ai rapidement dit mes doutes et il m’a dit de ne pas m’inquiéter.
          Je n’aurais jamais du y aller, je n’ai qu’une obsession c’est d’y retourner pour me blottir dans ses bras.

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          1. Comme je te comprends…
            Le manque de l’autre c’est le plus difficile à gérer. On aurait envie de passer tout notre temps ensemble. Et pourtant ce n’est pas toujours possible. On apprend à vivre loin de l’autre. On savoure encore plus les moments ensemble. C’est comme tout un apprentissage. Mais sur le moment, oui, ça fait mal Angie. Courage.

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    1. Profitez du silence? Non je me suis habituée a ce que mon téléphone sonne. Il me prive de cette joie.
      Ce que j’ai découvert va rendre bien difficile la quête du « prince charmant ».

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              1. La belle affaire. Maintenant que je me sais capable de faire le trajet, j’ai peur de ne plus jamais avoir l’occasion de le refaire.
                J’irais bien là 😢

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