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Est ce que je m’autoriserais à vivre un jour ?

Depuis environ le 27 novembre jusqu’à jeudi dernier, le 21 décembre, j’ai vécu des moments géniaux. Je me suis peu posée de question (si, si, ça m’arrive), je profitais, j’étais bien, je me découvrais sous un autre jour. J’avais la sensation d’avoir trouvé une manière d’avancer sur d’autres blocages, et c’est le cas, j’ai vaincu quelques peurs. Je me réveillais avec le sourire, bref, c’était cool. Je pensais à une rencontre mais pour moi c’était trop tôt, trop de blocage à ce niveau là pour moi. Bien sur, il a fallu que ce soit lui qui lance l’idée. Et moi, j’ai merdé. Je me suis pris toutes les peurs qui n’avaient pas lieu d’être durant ces trois semaines en pleine face. La peur de conduire, la peur de ne pas plaire, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de dire à ma mère que je suis une femme en fait et que je vais donc vivre ma vie de femme. La peur de perdre une personne à qui je tiens surtout.

On a échangé quelques sms ces derniers jours, aujourd’hui. Je crois avoir compris qu’il prévoit LA discussion pour après les fêtes. Même si il m’a semblé plutôt rassurant (ne t’inquiète pas, je te comprend, …), j’ai peur malgré tout. Mais je ne peux pas demander à être rassurée en permanence, ce n’est pas possible. Et ce ne serait pas juste envers lui. Ce serait inutile surtout. Je ne crois pas qu’il soit possible de me rassurer, c’est un travail que je dois faire sur moi, encore. Faire confiance. Accepter ce qui arrive, ce qui part, comprendre que si ça ne dure pas c’est qu’autre chose m’est destiné. C’est dur, mais c’est comme ça.

Cet épisode me ramène surtout à ce que je suis vraiment alors que j’avais tenté de l’oublier durant quelques semaines : une nana qui a peur. De tout. Encore et toujours. Une nana qui a besoin de temps pour des choses qui semblent anodines à la plupart des gens. Et une nana qui prend les choses trop à cœur et qui se laisse submerger par ses sentiments, sa sensibilité.
Je n’ai pas joué à être quelqu’un d’autre durant nos échanges. J’étais moi. Je n’ai pas caché ma sensibilité quitte à me rendre vulnérable, j’ai parlé librement, je ne me suis pas fait passer pour ce que je ne suis pas. Je pensais juste avoir le temps encore pour révéler un peu plus de mes faiblesses. Pour tout foirer.

J’ai passé trois semaines à me détester un peu moins. Parce que j’avais osé des choses dont je ne me serais pas cru capable il y a quelques temps encore. Me sentir totalement paniquée à aller le voir, ça m’a ramené au moi qui a peur, qui n’ose pas et ça a finalement minimisé ce que j’ai fait ces derniers temps. Parce que j’ai conscience que je n’ai pas fait grand chose, appeler un mec, passer du temps au téléphone avec lui. C’est que dalle ! Et pourtant, pour moi, c’est juste énorme (bénis sois celui qui a inventé les forfait tout illimité). Et malgré la distance, j’espérais vraiment être capable d’aller le voir très rapidement parce que j’en ai vraiment très envie. Ce serait plus simple si j’avais cette envie pour le type AUM qui est à 1h30 de chez moi, mais c’est comme ça.

Je me déteste à nouveau beaucoup devant l’étendu de mes failles et de mes peurs. Devant mon incapacité à vivre, tout simplement, comme le ferait n’importe quelle femme de 37 ans (oui, ça va, je ne les ai pas encore mais on va pas chipoter). J’espère juste ne pas avoir tout gaché comme je le crains, qu’on va oublier ce raté en se permettant d’avoir de nouveaux bons, très bons, moments et aller peu à peu vers le moment où je serais capable de faire ce trajet, de savoir aller au delà de mes peurs.

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29 réflexions au sujet de « Est ce que je m’autoriserais à vivre un jour ? »

  1. Tu as été toi et rien que ça c’est un grand pas. Ne minimises pas tes victoires.
    Nous avons tous notre lot de peurs à gérer face à l’autre. La plus grande force je trouve est d’être capable de les partager sans savoir comment l’autre va les recevoir.
    Tu n’as rien gâché – tu as été franche et sincère. A lui maintenant d’en être à la hauteur.
    Nous avons tous besoins d’être rassuré.

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    1. On verra. Je me suis cachée trop longtemps, j’ai oublié de ressentir trop longtemps pour maintenant tout taire et tout retenir. Je lui ai dit ce qu’il me semblait important qu’il sache, à développer si il le souhaite. C’est à prendre ou à laisser. Je suis chiante, mais je vaux peut-être la peine d’un peu de patience.

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      1. Je ne sais pas si tu es chiante. Peut-être. Mais demander qu’il te laisse un peu de temps n’en est pas l’indice. Et si tu as été vraiment sincère, il a dû le comprendre.

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  2. Salut angie, je comprends ton ressenti, cette forme de détresse face à soi même, son vécu, son passé qui nous enchaîne à un soi qui nous tue. J’ai du mal à croire à l’empathie des gens. De part mon vécu, je pense que seul les gens qui ont réellement vécu çà peuvent nous comprendre. Et je parle de problèmes de toutes sortes, pas seulement la peur, mais aussi financier, emploi, logement, poids, harcèlement. Je me suis éloigné volontairement de certaines de mes copines, parce que j’étais « trop bizarre ».

    Le problème c’est que l’on ne peut pas se forcer, ou du moins dans une certaine limite. Tu as déjà bougé beaucoup de tes barrières mais malheureusement c’est un peu mon cas on ne peut supprimer comme on appuie sur une touche « reset » toutes ces années de mal être, de replis sur soi, de haine de soi, de son corps. Je pense que au bout d’un moment on est en droit de demander à l’autre un effort de comprehension, d’ouverture d’esprit. Parce que on a besoin de l’autre pour avancer malgré tout. J’espère qu’il saura comprendre. On pourra alors dire que tu es tombée sur la perle rare. 👍🏻

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              1. Faut que j’aille fouiller mon court passif amoureux pour trouver d’autre exemple? Parce qu’il y a tu sais. 2 fois, c’est juste pour l’année.

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              2. Elle a loupé quelque chose, j’en suis sure. Je suis persuadée que si je croisais Adam Levine, il serait fou d’amour pour moi.
                En attendant, je me serais contentée de lui.

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