Coté coeur·Evolution

Le renoncement

Une fois de plus, c’est sur Facebook que je trouve l’inspiration pour écrire. Emilie de Soin et guérison a partagé un de ses articles ayant pour sujet le renoncement. La notion m’a intéressée et j’ai compris que je n’étais pas en phase de lâcher prise (quoique, y’a bien une certaine perte de contrôle). Mais de renoncement. Je renonce à une chose essentielle, mais c’est nécessaire.

Dans son article, Emilie écrit :
« En effet, lâcher prise c’est « être » alors que renoncer c’est « agir » ».
« Car renoncer c’est perdre, et notre ego n’aime pas cela du tout. Pourtant, « perdre » ce qui nous retient n’est rien d’autre qu’une libération. »

Alors j’ai renoncé. A l’amour. Je n’attend plus rien en fait, je reprend conscience que ce n’est pas pour moi. C’est peut-être ce que je dois expérimenter, le non amour. Ca parait triste dit comme ça. Peut-être. Ce n’est pas aussi facile que de l’écrire en tout cas. C’est douloureux, il y a encore des larmes. Mais je renonce. Et si renoncer c’est agir, disons que ce truc un peu bizarre que j’expérimente est mon action de renoncement. Pour avancer, pour changer, pour évoluer. Pas sur la voie que j’aurais voulu, pas sur ce que j’avais espéré. Mais j’espère qu’il y a du bon à en tirer.

Qu’est ce que j’avais espéré ? Etre aimée probablement. On le veut tous je crois. 2017 ne m’aura pas apporté ça. Ca ne m’aura pas apporter la certitude de pouvoir être aimé non plus en fait. Ca restera un doute (ou une certitude?) pour 2018 : qui peut m’aimer ? Je renonce donc à être aimée. Pas comme je l’avais souhaité en tout cas. Il paraît qu’il y a de nombreuses façons d’aimer. Sûrement. On verra.

J’accepte de perdre. Comme souvent. Je suis celle qui perd. Qui n’a pas ce qu’elle désire. Alors j’ai décidé d’accepter simplement ce qui se présente même si ce n’est pas ce que j’espérais. Ou peut-être que ça l’est. Je ne sais pas, je suis un peu perdue. Je bouscule mes repères, je bouscule mes attentes. Je bouscule ma vision des choses pour vivre mieux, oublier ce que je ne peux pas avoir, oublier ce qui me fait mal depuis des mois et des mois.

Je renonce à ce que je ne peux pas contrôler pour me concentrer sur ce qui est contrôlable, je crois. Ca implique de renoncer, ne serait-ce qu’en partie, à ce que je ressens. Mourir à nouveau un peu pour vivre avec ce qui reste. Laisser la terre en jachère quelque temps pour replanter un jour. On est d’accord, on oublie pas ce que l’on ressent en claquant des doigts. Mais on arrive à le mettre en arrière plan parfois, que ça n’occupe pas tout notre être, tout notre corps, notre cœur. Notre tête.
Pour profiter des instants plus « doux » qui se présentent.

J’aime beaucoup cette notion du renoncement. Ca fout un coup à l’égo, ça fait mal. Mais c’est renoncer ou chuter indéfiniment. Il y a bien des parts de moi qui vont s’accrocher encore, je ne me fais pas d’illusion mais il faut du temps, ça je l’avais déjà compris. Ca m’aura pris une grosse partie de l’année, il est temps de faire un pas vers autre chose.

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15 réflexions au sujet de « Le renoncement »

  1. Étrangement je ne vois pas le renoncement de la même façon que toi Angie, suite à la lecture de l’article (que je trouve au demeurant très intéressant)

    Pour moi il y a une différence entre renoncer (abandonner et se fermer à des possibles – pour ne pas souffrir – verrouiller son cœur) et renoncer (à une situation parce que celle-ci n’est pas en accord avec qui nous sommes et pour le coup écouter son cœur).

    En renonçant à l’amour, j’ai l’impression (c’est un point de vue purement personnel) que tu te refuses quelque chose et non que tu te libères de quelque chose. Comme je le dis c’est ce que je ressens en lisant tes lignes et peut-être que je me trompe.

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    1. C’est un mélange de tout ça. Je renonce à quelque chose qui me fait mal depuis des mois, je laisse la place à autre chose. J’arrête de croire aux miracles. Je vis ce qu’on me propose.
      Je ne vais pas dire que la partie est gagnée, mais depuis 15 jours, je me réveille plus souvent avec le sourire que durant les 6 mois passés.

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  2. Salut angie, aie douloureux article aujourd’hui… C’est un thème qui me fait mal. Il me fait penser à une phrase d’un tes articles « adieux l’enfant qui rêve, adieux la jeune femme qui se cherche ». J’admire ta vision, c’est comme si tu disais « tant pis pour ce chemin, allez je prends une autre route ». Je n’arrive pas à envisager cela sans un paquet de tristesse et regrets.

    Parce que plus jeune, j’ai du aller travailler très tôt pour aider ma mère. J’ai du m’oublier, mettre au coin tout mes rêves et désirs, « renoncer » à une possible réalisation de cela. Mais le problème c’est que aujourd’hui j’en souffre plus qu’avant, je me sens comme prise au piège de quelque chose que je n’ai pas décidé. C’est pour çà je pense que l’on à tendance à s’accrocher aux rêves et aux espoirs, serrer la corde de toutes ses forces plutôt que lâcher prise et se dire que l’on y arrivera pas pour passer à autre chose. D’ailleurs passer à autre chose , ok, mais à quoi? Je trouve que à force de renoncer, s’oublier, s’obliger, arrive un moment, ou je ne sais même plus en quoi j’aspire.

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    1. C’est choisir une autre route mais pas dans la douleur. C’est renoncer à ce qui ne peut pas être pour laisser la place à autre chose. Je vois plutôt ça comme une acte de libération. alors oui, renoncer à des personnes, des choses, des envies qui nous tenaient à coeur, c’est dur, c’est triste, mais ça ouvre la porte à d’autres plaisirs, d’autres voies.
      Ce n’est pas facile, ce n’est pas sans larmes, mais personne n’a dit qu’avancer était simple.

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      1. Peut-être aussi que parfois nos désirs ne nous correspondent pas parce que peut-être que la société nous impose telle ou telle manière de faire, ou de procéder alors que chacun son parcours, son histoire son socle familial. c’est ce que je me dis quand je vois mes cousines avoir un schéma classique de vie études-mariages-enfants comme si c’était simple, logique, évident. Alors que quand je vois mon parcours, je me dis que peut-être cette évidence n’est pas pour moi. Je n’ai pas pu faire les études que je voulais, etc mais il ne faut pas que je me calque sur un chemin de vie qui ne me correspond pas.

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  3. Dans mon esprit, pour renoncer, il faut préalablement avoir.Le vrai renoncement est une sorte de don : je pourrais avoir mais j’y renonce.

    Si je n’ai pas ce a quoi je renonce, ça n’est pas vraiment du renoncement. Ou plutôt, ça n’est pas à la chose elle-même que je renonce (à l’amour, en l’occurrence) mais à sa quête. Ce qui change tout. Car ton problème avec l’amour, ce n’est pas l’amour, c’est que tu le cherches éperdument – ce qui est le meilleur moyen de ne jamais le trouver.

    Cesse donc un peu cette quête, passe à autre chose, et il est bien possible qu’alors tu le trouves.

    As tu vu, à ce propos, « La vie rêvée de Walter Mitty » ?

    Aimé par 2 personnes

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