Evolution

Des Barrières qui faiblissent

Et j’ai inconsciemment mis une majuscule à barrières dans mon titre, du coup je la laisse, y’a sûrement une signification cachée à cet acte.
Oui, il est temps de l’admettre, des barrières commencent à faiblir. Peut-être pas celles que je voudrais, celles (celle) qui me libéreraient le plus. Mais on ne choisit pas, on ne contrôle pas, ça vient comme ça vient. Ce n’est pas la révolution, ce sont des petits pas. Les mauvais jours sont encore là, l’envie de pleurer aussi. Moins fréquente mais là.
Mais certaines choses ne me posent plus de soucis, ou moins.

Vu que j’en ai parlé un peu plus ici, je pense que ce qui est lié à mon père commence à céder. Je n’ai pas pardonné mais ça ne me hante plus comme avant. C’est en cours. Pas de guérison mais de lachage. Je ne sais pas si on guérit vraiment de toute façon, même après avoir pardonné. Mais j’ai compris des choses, la manière dont ça me bloquait, je crois, et ça s’oppose moins à …tout. Y’a plus de lutte, plus de dégoût, plus de rancœur extrême.

Je me sens moins en devoir de veiller sur ma mère aussi. D’où sûrement l’envie de vivre ma vie maintenant. Finalement c’est une barrière dont j’ai pris conscience il y a peu. J’ai le droit de vouloir vivre sans que ça signifie que je ne l’aime pas. Je l’aime, c’est une femme courageuse qui n’a pas une vie facile. Mais je n’ai pas à subir tout, à me croire obligée de porter aussi ce qu’elle porte. Ca ne m’appartient pas. J’ai mes propres fardeaux même si elle ne les soupçonne peut-être pas vu que j’ai une vie lisse et vide. Ce qui est un fardeau en soi en fait.
Mon frère vit, il ne se soucie pas d’elle a chaque instant, il viendrait la voir plus souvent sinon.

Même si c’est encore peu naturel et pas évident, je sors un peu plus. Pas autant qu’il le faudrait on est d’accord. Mais je sors. Ce n’est pas évident de sortir seule parfois. Je tente de nouveau OVS bientôt. Je préfère les concerts mais c’est pas forcément ce qu’on a le plus ici.

Niveau relation, il se pourrait qu’un certain type qui ne donne plus de nouvelles m’ait malgré tout permis de franchir un cap. Il aura préparé le terrain pour les suivants le pauvre. J’explore, je découvre et … j’ose. Par écrans interposés encore, mais j’ose. Un jour, il faudra que je tombe sur un avec qui franchir le cap de la rencontre. Même si ça me fait peur parce que derrière un écran, mon physique, on s’en fiche. (Il parait que je suis douce et que j’ai de l’humour par contre, on en découvre sur soi chaque jour. Ou je suis très douée à l’écrit. Ou il y a des morts de faim prêt à tout pour tirer leur coup).

Voilà la constatation du jour. Je voulais l’écrire ce matin mais je n’ai pas eu le temps.

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11 réflexions au sujet de « Des Barrières qui faiblissent »

  1. Coucou angie, c’est bien que tu es pris coscience de ce sentiment de devoir envers ta mère. Je suis un peu comme toi, j’ai eu une histoire de famille très bancale, ce qui m’a malheureusement attaché à ma mère contre mon gré. Quand je dis à ma mère, j’inclus peurs, doutes, problèmes divers et variés. Les épreuves font que l’ont s’attache « trop » mais surtout il est plus dur de se débarrasser de ses chaînes, la psy m’avait parler du phénomène « le pacte invisible », on se sent obligé de faire béquille d’histoires qui ne sont pas les nôtres. C’est bien si tu as ce sentiment de libération, je suis sûre qu’il va t’emmener sur un bon chemin

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