Ces blessures qui ne guérissent pas

Ca ne paraît pas parce que ma vie n’est pas chamboulée mais j’ai pas mal progressé ces derniers temps je trouve (un peu d’auto-satisfaction, une fois par an, ça fait pas de mal!). Ca n’explose pas au regard extérieur mais il y a des changements subtils qui me font du bien. Cependant, il reste des choses que je ne sais comment travailler et il y a des blessures qui, je le sais, resteront ouvertes et il faudra apprendre à vivre.

Avec le « retour » de la musique dans ma vie de façon plus intense qu’il y a quelques années (mais pas encore au niveau de ce que c’était jusqu’à mes 22/23 ans), je crois que la plus grande des blessures qui se fait sentir et qui a toujours été là et qui sera surement toujours un gros poids dans ma vie, c’est de ne pas avoir pu faire un métier en rapport avec cette passion. Et ça pour le coup, c’est quand même carrément loupé, ce n’est pas à 36 ans qu’on entreprend une carrière musicale d’autant plus qu’on on n’y connait rien finalement en musique.

Ca sera un passe-temps mais ça ne sera jamais plus. Et je me rend compte que ça pèse vraiment dans ma manière de me définir dans un emploi car rien ne peut arriver à remplacer cette envie là, même si je sais que c’est désormais impossible de devenir musicienne ou même prof de chant/musique.
Ce n’est pas que je n’aurais pas voulu apprendre la musique dès mon plus jeune age mais mes parents n’avaient pas les moyens et on habitait trop loin de toute école de musique (c’est un peu un des refrain de mon enfance : c’est loin). Faire du sport c’est facile partout (ou presque) mais des activités culturelles, ça se révèle vraiment plus compliqué.

D’ailleurs la musique mais aussi l’écriture. C’est quelques chose que je n’ai jamais développé, jamais travailler. Ce n’était pas pris au sérieux. Du coup, je me demande si inconsciemment je n’ai pas bridé un peu le peu d’imagination que j’avais vaguement, ce qui fait que j’ai bien du mal à écrire une histoire désormais.
Le top, ça aurait été de pouvoir être auteur/compositeur. Et interprète, hum, j’en demande beaucoup. Lié musique et écriture.

Il y a d’autres blessures, plus personnelles encore et que je tairais (on ne peut pas tout dire sur un blog, même si c’est relativement anonyme) que je ne réussirais surement jamais à soigner et avec lesquelles je vais devoir apprendre à vivre. On en a tous, ce sont les risques de la vie.

Mais je m’interroge du coup depuis quelques jours sur la manière de dépasser ces manques, ces douleurs pour pouvoir avancer vers autres choses et vivre mieux. On va me dire d’aller voir un psy. Bof. J’ai vraiment pas envie. J’avance peut être plus lentement qu’avec un bon psy en travaillant sur moi toute seule mais tant pis.

Bref, comment vit on avec ces blessures qui ne guérissent jamais vraiment ? Comment avancer avec elles ?

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11 Commentaires

  1. Sweet-Things

     /  14/06/2017

    Coucou
    Je partage ton point de vue sur le psy, je ne prétends pas avoir raison mais je pense qu’il y a d’autres voies
    Le blog m’a beaucoup aidé à faire sortir ce qui était en moi et à formaliser mes pensées…
    Je pense que toutes les blessures peuvent devenir supportable.
    Je crois aussi qu’il ne faut pas en garder pour toi. Après est-ce que ce blog est le meilleur endroit je n’en sais rien

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    • Le blog m’aide beaucoup aussi. Ca fait du bien de poser certaines choses par écrit, de les partager, d’avoir des avis, des témoignages, pourquoi pas des conseils.
      Il y a des choses que je trouve trop personnelles pour être mises ici ^^ Ou je ne suis peut-être pas capable de les partager tout simplement. Un jour peut-être mais je ne pense pas.

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      • Sweet-Things

         /  15/06/2017

        Si tu n’es pas capable de les partager tu as déjà une partie de ta réponse 😉
        L’important est que tu avances!

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  2. Concernant le psy tu es la seule à savoir si tu veux en voir un ou non. Personne ne peut t’imposer cette voie, et personne n’a à t’imposer cette voie.
    Toi seule est à même à savoir ce qui est bon pour toi. Donc si c’est d’extérioriser via blog, ce sera comme ça.
    Et si ton bonheur est dans la rédaction d’article de groupes? Tu pourras écouter de la musique, tout en faisant de la rédaction ^^. Je dis ça mais tu fais bien comme tu veux 🙂
    Je te souhaite juste de trouver le bonheur et d’être apaisée.

    Bisous Angel

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  3. Le problème du psy, c’est que beaucoup sont mauvais, et quand on tombe sur un mauvais ça nous braque… c’est en partie pour ça que j’ai toujours refusé d’en voir un, celle de mon enfance qui appelait l’horloge parlante toutes les deux minutes pendant que je lui parlais m’a traumatisée x)
    Après, avec les blessures, le souci c’est que les gens s’en foutent et avancent quand même. Que tu les dépasse ou non le monde continuera de tourner, c’est à toi de voir si tu veux avancer ou non.

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    • C’est pas toujours une question de volonté aussi. ce serait trop simple sinon ^^

      Pour le psy j’ai le même ressenti que toi.

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  4. ALEX

     /  15/06/2017

    Bonjour Angie,

    As-tu vu le film « Room »? C’est un film qui m’a bouleversé et qui pour moi reflète bien ce sentiment. Après avoir vu ce film j’ai réalisé à quel point certaines choses que l’on peut vivre peuvent nous détruire profondément mais que malheureusement on ne pouvait rien y changer, cela fait partie de notre histoire de nous même cela nous a construit nous avons appris de cela, nous a fait avoir une certaines vision des choses.

    Moi aussi, j’ai ce sentiment la, certaines choses du passé que je n’ai toujours pas digéré et je ne sais comment le faire. Il y a aussi le sentiment d’injustice, pourquoi cela m’est arrivé à moi, est ce que je l’ai mérité. Parfois cette injustice ce transforme en profonde colère. C’est un mini combat pour ne pas devenir aigrie. A certains moments, je me sens comme piégée par ces sentiments, par ce passé qui me bouffe et cette situation actuelle qui ne me convient pas. J’ai l’impression d’avoir construit par moi même cette prison. A l’aube de mes 30 ans, j’aimerai comme toi, partir vers quelque chose qui me rende heureuse, vu que le passé n’a pas été très top. Mais je me sens un peu démunie, comme si je ne savais pas vivre normalement comme les autres…

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  5. Angie

    Les psys c’est un peu comme les chasseurs : ya les bons psys et les mauvais psys… Et tu peux jamais savoir à l’avance si tu vas tomber sur un bon ou un mauvais, ou alors faut passer par le bouche à oreille, mais bon, déjà c’est quand même subjectif : c’est pas parce que Machine s’est sentie bien avec un psy que toi tu auras le même ressenti, et ensuite, est-ce que les gens qui consultent un psy en parlent ouvertement, et donc acceptent de te donner le nom du praticien ? Pas sûre…

    Mon exutoire à moi c’est d’écrire. pas forcément sur le blog, quand je ne vais pas bien je griffonne, je couche tout ça sur papier, ensuite je planque la feuille (car je ne veux pas que quelqu’un la lise) et quelques temps après je la ressors, je la relis, et je fais le bilan de la situation, voir si ça a évolué depuis le jour où j’avais écrit…

    Je pense qu’il te faut trouver ton exutoire à toi, et il me semble que la musique et l’écriture en sont des bons…

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    • Pour l’écriture, j’ai longtemps été bloqué au delà des articles pour le blog. Mais je crois que ça se débloque un peu. J’écris rien de très valable mais je commence à savoir écrire des choses un peu plus étoffées.
      Pour la musique, j’aimerais tellement chanter comme quand j’étais ado, c’était tellement libérateur.

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  6. Je trouve que ce blog ne peut que te faire du bien. Ecrire sur ses blessures, c’est mettre le doigt sur ses problèmes. En faisant cela, tu te soignes déjà un peu. Alors pas besoin de psy.
    Ce que tu décris est vrai pour beaucoup de monde, en plus. Nous ne choisissons pas toujours notre voie. On est encore jeune quand il faudrait savoir ce que l’on veut être plus tard. Et puis, on se retrouve à faire ce que veulent les parents.
    Moi, je suis heureuse que ma fille de 15 ans ait une passion. Elle souhaite devenir mangaka. Mais je préférerais qu’elle fasse une école d’art pour lui permettre de voir toutes les voix qui s’offrent à elle. Et confirmer son envie d’être ou ne pas être dessinatrice de manga.
    En tout cas, continue à écrire.

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