Découverte de soi et recherche d’emploi : concilier les deux

Comme vous l’avez constaté très certainement, depuis quelque temps, le blog parle un peu moins chomage et recherche d’emploi. Ce ne serait que les mêmes sujets qui reviendraient en fait, du coup ce n’est pas forcément intéressant. Je regarde moins les infos aussi, du coup je réagis moins à l’actu. Ce n’est pas vraiment que j’ai envie que le blog prenne une toute autre direction, c’est juste que pour le moment, je n’ai rien à raconter de très intéressant sur ces sujets. J’étais plus dans une optique de découverte de moi-même et de parler de choses plus positives (lecture, musique).

Il y a eu pas mal de sujet « Etats d’âme » où je me livre un peu (trop), où je partage mes interrogations, mes incertitudes. J’ai un cheminement assez lent (à mon grand désarroi) mais depuis 6 ou 7 ans environ, j’ai pas mal évolué. Pas assez à mon goût, pas assez pour faire que j’aime ma vie, que des changements radicaux se produisent. Mais j’ai avancé sur certains point et je me rend compte que ça pourrait bien avoir un impact sur ma recherche d’emploi. De différentes façons.

Déjà, lasse de n’être qu’une chercheuse d’emploi, je tente de me définir autrement. Ce n’est pas simple parce que le statut social compte dans notre société et ne pas savoir se définir à ce niveau là, c’est compliqué. Le « qu’est ce que tu fais dans la vie ? » reste une question incontournable et tant que je ne lui aurais pas trouvé une réponse convenable (je ne pense pas qu’un « je me cherche » serait compris, trop subtil) je vais me sentir inférieure lors des discussions.
J’ai compris que mon changement avait probablement commencé avec ma reprise d’étude, j’ai guéri doucement la blessure de n’avoir aucun diplôme. Ca n’a servi à rien sur le marché de l’emploi mais pour moi ça compte beaucoup de l’avoir fait. Je voulais un bac+2 et je l’ai eu. Le but aurait été que ça mène à un emploi (qui me plaise si possible, je suis exigeante) mais ce ne fut pas le cas.
Le but est donc maintenant de savoir comment me présenter de façon positive et ne plus avoir à lancer un honteux « je suis au chomage » qui entraine généralement des conseils plus ou moins à la con et qui n’engage pas forcément à la conversation. C’est une équation que je n’ai pas résolu. Step by step chantait Whitney Houston. Et mes « step », ils sont petits, il va falloir faire avec.

C’est ma relation avec la recherche d’emploi aussi qui a changé. J’avoue y consacrer moins de temps qu’auparavant. Par lassitude et parce que je consacre plus de temps dans mes journées à d’autres activités que scruter les sites d’offres. Je ne sais plus comment me placer dans cette recherche, je ne sais plus quoi chercher en fait. A force de se remettre en question, je crois qu’au final on ne fait que se perdre totalement, à trop réfléchir on ne sait plus prendre de décisions. Je ne sais plus ce que je veux, ce que je peux. Je sais qu’il y a des choses que je ne supporterais plus ou vraiment très peu de temps mais comment « l’imposer » dans ma recherche d’emploi alors que je n’ai pas vraiment les moyens de faire ma difficile (pas d’expérience pro notable, un diplôme qui ne vaut rien).
Je sais que je veux un emploi qui a du sens pour moi (même si je ne définis pas encore bien ce que ça pourrait être), je sais que j’aurais du mal à gérer des situations stressantes (foule, agressivité, chiantitude des gens vu que je dois déjà supporter la mienne), j’aurais du mal avec le bruit. J’ai compris que bien que la solitude dans la vie me pèse parfois, j’en ai aussi besoin pour affronter la journée (j’ai compris ça dans mon dernier taf), être entourée 7h/jours, j’ai du mal.

Je m’étais tournée vers les métiers de l’administratif en espérant bosser en bureau, plutôt dans un environnement calme mais n’ayant pas d’expérience dans ce domaine, c’est assez dur de trouver un taf en fait. La plupart des boulots «accessibles » sont plutôt tournés vers l’accueil du public donc au contact des gens, ce que je tenais à éviter en fait. Après ma reprise d’étude, je n’étais pas contre devoir m’y coller pour faire mes armes, j’étais plus optimisme sur mes chances d’évoluer à l’époque (naïve que je suis). J’ai bien vu quand j’ai bossé au cabinet dentaire que c’était pas vraiment pour moi sur du long terme. Un mois, deux, je gère, plus je suis pas sure d’y arriver.

Il faudrait pourtant bien que je trouve quoi faire de ma vie, de ma carcasse, pour pouvoir gagner ma vie, pour être indépendante et avancer. Mais je me sens bloquée. Si j’avais espoir que ça puisse m’aider, je demanderais un accompagnement. Mais je sais que ce sera inutile. On ne va m’y proposer que des solutions bateau que j’ai déjà envisagé, sur lesquelles j’ai déjà réfléchis.
Dans ces accompagnements on se fout de qui vous êtes, on veut que vous entriez dans les petites cases déjà définies et je n’y entre pas dans ces petites cases. Je ne suis pas sure d’avoir déjà été en mesure d’y entrer. Sauf que je ne le savais pas. Il faudrait les éclater ces petites cases pour que chacun puisse retrouver son individualité, qu’on ne soit plus des robots qui faisons en fonction du « marché ». Nous ne sommes pas des marchandises, nous ne sommes pas à vendre.
Je comprend finalement que trouver un emploi ne me suffit pas, il faut qu’il s’intègre dans un projet de vie plus global. Projet que je n’ai pas forcément du coup pour le moment.

Je n’ai donc pas fini de me chercher. Vaste programme.

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6 réflexions sur “Découverte de soi et recherche d’emploi : concilier les deux

  1. White

    Après toutes ces années à bosser dans l’administratif ou dans des jobs alimentaires, j’aimerais enfin pouvoir me poser comme toi dans un emploi qui me plaît. J’ai pensé aussi à faire un accompagnement, mais je sais qu’il ne servira à rien. A un entretien pour un job « alimentaire », on a parlé de mon job d’origine. « Je fais tout moi même » m’a répondu le recruteur.

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    1. Les accompagnements, c’est sympa quand tu n’en as pas fait ou alors quand tu as un projet et que tu sais qu’il faut en passer par là pour pouvoir espérer le faire valider un jour. Quand tu en as fait un, tu peux te faire le truc seule. Les tests sont dispo sur Internet, tu fais en 30 minutes max ce qui va prendre 3 séances en accompagnement lol

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      1. laurence3374

        en plus d’après ce que j’ai compris en allant à la réunion, et lu sur le net, depuis 2015; PE a vachement réduit les prestations proposées… maintenant cela se réduit bp à  » Activ emploi » ( proposé en masse ) pour les personnes autonomes et ayant déjà un projet professionnel , et « Activ Projet » quand on sait pas quoi faire, qu’on souhaite se reconvertir etccc pas besoin de te dire si on fait un « Activ projet » ce que l’on va nous conseiller comme domaine lol les domaines en tension….

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  2. Ce n’est pas un conseil parce que chacun fait comme il veut/peut mais moi, je dis que je suis rédactrice littéraire et je parle du blog alors que, soyons honnête, c’est plus un passe-temps non rémunéré (et pour le plaisir d’ailleurs) qu’autre chose, du coup, ça entraîne des sujets de discussion. Mais faut vouloir parler de son blog, j’ai mis un moment à le faire ! Et quand je dis que je suis officiellement au chômage, je le dis avec un regarde de tueuse, histoire qu’on me casse pas les pieds. Jusqu’à aujourd’hui, ça marche bien (bientôt 2 ans…) et pourtant, niveau absence de confiance en soi, je me pose bien là… Et je dois être la reine du changement du sujet aussi ^^

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    1. C’est pas idiot et j’y ai déjà plus ou moins songé. Parler de mes activités sur le Net : blog et forum. La difficulté est d’assumer cette part de soi qu’on expose de façon anonyme. De la rendre moins anonyme. Merci pour ton commentaire 😀

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  3. Se connaître est un éternel recommencement, je crois que l’on en fait jamais le tour. Surtout qu’avec l’âge et les bonnes ou mauvaises expériences, tout peut basculer.

    Je suis totalement dans ton état d’esprit, j’aurais pu écrire beaucoup de ces lignes, bien qu’ayant un travail, je n’ai pas plus cette sensation d’apaisement. Ce sentiment de blocage, je la ressent particulièrement parce que difficile de se réorienter quand on a pris le mauvais chemin. Je pense que je me suis focaliser sur les mauvaises choses et surtout à des moments cruciaux. L’année du bac, ma mère avait de gros soucis financier, alors difficile de se projeter; impossible pour moi à cet époque de penser à des filières plus incertaines qui auraient eu le mérite de m’ intéresser ou encore plus fou « m’épanouir ». A cet époque l’objectif était de gagner de l’argent. Je me suis oubliée, laisser mon bonheur de côté au profit de choses bien plus importantes.

    Alors TROP diplômée pour avoir des subventions, TROP en cdi pour avoir des aides, et aussi être dans une TROP petite entreprise pour bénéficier d’un dispositif quelconque, je me sens vraiment à bout, dans un cercle vicieux ne sachant par quel moyen m’en sortir.

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