Etats d'âme

Suis-je hypersensible?


Voilà un terme que l’on croise régulièrement. Je crois que je l’ai croisé à plusieurs reprise lors que je consultais plus ou moins frénétiquement des blogs, sites, forums de développement perso. Mais on y croise tellement de termes bizarres sur ces blogs (le champion ça doit être enfants indigo, de cristal, … ) que je ne m’étais pas attardée dessus.

Puis j’ai écris ceci et une personne en commentaire me conseille de me renseigner sur les hypersensibles. Je le fais un peu et c’est vrai que je me retrouve assez dans ce qui est décrit. Mais je ne pousse pas vraiment plus loin même si le questionnement reste en travail de fond dans ma petite tête (y’a pas mal de taches en arrière plan dans ma caboche. Dans la votre aussi?). Mais je me dis aussi que je me reconnais dans les définitions des enfants indigo alors bon. J’ai toujours trouvé que ces trucs sont fait pour qu’un maximum de personnes s’y reconnaissent du coup est ce que ça a vraiment de la valeur ?

Et il y a quelques jours, le terme est revenu sur le devant de la scène de ma réflexion après que j’ai commenté sur un blog et que le terme soit de nouveau revenu. Pas forcément pour moi, mais du coup, j’ai profité des liens partagés que j’ai trouvé très intéressants. Je me suis reconnue assez souvent. Alors est ce que c’est ça qui fait que je réagis comme je réagis. Est ce que c’est le terme à mettre sur mes ressentis ? Je ne sais pas. Parce que pour moi, on est tous pareil, j’ai toujours pensé que juste je gérais moins bien mes émotions.

Je peux réagir assez vivement. Généralement par les larmes. De peine, de joie, de frustration, de colère. J’ai l’impression de me prendre le truc en pleine tronche et du coup faut que ça sorte. Petite j’étais timide, je le suis moins. Même si certaines situations peuvent me bloquer. Etre au milieu de trop de personnes, découvrir des endroits inconnus, devoir rencontrer des personnes ayant « autorité » (genre un potentiel futur employeur, par exemple), la nouveauté, la peur de ne pas être à la hauteur, … Certaines situations me gênent.
J’ai une tendance à prendre les choses à coeur. Surement trop personnellement. Du coup, ça cogite là haut quand je me sens blessée ou simplement quand j’écoute quelque chose qui me touche et me fait réfléchir. Je peux tourner en boucle durant des jours sur une conversion et la refaire dans ma tête pour me traité d’idiote de ne pas avoir su réagir sur le coup de l’émotion.
Les imprévus me paniquent, sortir de la routine aussi (et paradoxalement, j’aimerais la casser un peu cette routine pour en trouver une plus épanouissante, qui correspond plus à ce que je suis aujourd’hui). Chaque épreuve me parait être la plus haute des montagnes. Et j’ai le vertige alors les montagnes, c’est pas mon truc.

Je me cache souvent sous un masque d’indifférence mais dessous ça bouillonne (bon si vous me parlez de Koh Lanta, je serais vraiment indifférente, ne vous faites aucune illusion). Parfois ça bouillonne assez pour que ça explose mais je pense que je suis du genre à vivre assez intérieurement les choses. Même si de l’extérieur, ça ne se voit pas forcément. Pas toujours. Parce que parfois au contraire, ma tête ne laisse aucun doute.

J’ai tendance à faire genre que je me fiche de la vie des gens. Quoique en général c’est plutôt vrai, j’ai la mienne à gérer. Je ne vais pas m’attendrir à fond parce que le petit de machin à un rhume. Ou que machine elle a plaqué son homme, ou … bref ce genre de situation. Ca ne veut pas dire que je ne suis pas sensible au malheur des autres (ou à leur bonheur) mais j’ai le mien aussi et même si j’ai toujours tendance à me dire qu’il est moins pire, ben faut que je le gère quand même. Du coup, je ne peux pas gérer celui des autres aussi, d’autant plus si je ne peux pas les aider. Je peux être une oreille attentive, une amie encourageante, mais il faut qu’en face ce soit réciproque parce que c’est de l’énergie à donner et qu’au bout d’un moment, on ne la donne plus dans le vent. Et je l’ai souvent donné aux mauvaises personnes et laissé partir les bonnes.
Avant, quand je m’engageais dans une relation, quelle que soit sa nature, j’étais plutôt du genre à fond, du genre entière. Si je te dis que tu es mon ami(e), c’est que tu n’es pas juste un pote comme ça parmi mille autre. Du coup, quand on comprend que certains ne sont pas aussi … sincères (je ne suis pas sure que ce soit le bon terme), on finit par se protéger et se lier moins facilement (ce qui explique peut être ma situation actuelle).

J’ai l’impression de retenir mes émotions souvent. Parce que ce serait mal vu de les laisser s’exprimer et que c’est trop s’exposer. Et j’ai toujours été pudique sur ce que je ressentais. Combien de fois n’ai je pas entendu ma mère expliquer que parfois elle savait plus quoi faire parce que petite quand j’avais un truc qui n’allait pas, je ne le disais pas. Ca se voyait mais je ne le disais pas. En fait, je crois que j’avais juste du mal à l’exprimer clairement. Ca se ressent ou ça se ressent pas. C’est encore pareil aujourd’hui. Quand je ressens quelque chose, la plupart du temps j’ai l’impression que c’est tellement complexe que c’est difficile à exprimer. Et que souvent quand on essaie d’expliquer ce qui ne va pas, c’est pour s’entendre dire que ce n’est pas grave, qu’on en fait trop, qu’on est trop sensible (ah ben justement!), … Alors qu’on aurait juste eu besoin d’un bon gros câlin et que la personne ne cherche pas à expliquer ou comprendre mais accepte et respecte.
L’inverse est vrai aussi. J’ai du mal parfois (souvent) à comprendre les gens. Savoir si on blague ou pas par exemple. Parfois j’ai du mal. J’ai du mal avec les relations sociales de toute façon. Je pense que c’est ma peur qui fait ça. Peur de moi trop m’exposer donc je rentre dans ma grotte, ce qui me rend moins sensible et attentive aux ressentis des autres (même si certaines émotions sont assez palpables).

J’ai fait ce test, je ne sais pas ce qu’il vaut, j’ai eu 18 oui. Donc en faveur de l’hypersensibilité. Pour un peu, j’en fais un autre ça me dira le contraire.
Voilà, je me questionne. En même temps, qu’est ce que ça change de se savoir hypersensible ou pas ? Qu’est ce que ça apporte à nos vies ? Y-a-t-il vraiment des hypersensibles ou ce n’est qu’un joli mot à la mode ? Si je ne le suis pas, est ce que c’est grave ? Qu’est ce que ça change à ce que je ressens ? Est ce que ça veut dire que je ressens moins fort (qu’est ce que ça doit être alors).

Publicités

3 réflexions au sujet de « Suis-je hypersensible? »

  1. Mon dernier article sur Rubi parle de mon hypersensibilité (et Mille autres choses^^) si jamais cela t’intéresse ou peut t’inspirer ❤

  2. Le problème avec internet c’est qu’on se trouve toujours beaucoup d’affinités avec telle ou telle pathologie, et c’est compliqué de s’affirmer hypersensible s’il n’y a aucun diagnostic derrière :/
    Si j’écoute internet, je suis asperger, sociopathe et compagnie, comme si je n’avais pas assez de tares xD
    Après, comme tu le dis si bien, si un diagnostic officiel se pose, ça te fera une belle jambe. Ça n’apportera pas pour autant de la compréhension de la part des autres et ça ne changera pas grand chose à ta vie… c’est juste que tu sauras pourquoi tu réagis de telle manière et pas telle autre.

    1. Asperger je me pose la question aussi.
      C’est plus pour se comprendre soi même et limite pouvoir expliquer aux plus ouverts pourquoi on est comme on est. Mais sinon, le diagnostic ne change rien sur ce type de truc.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s