Etats d'âme

C’est vraiment ce que l’on veut?

Il y a quelques jours, j’avais une idée précise de ce que je voulais écrire. Limite, tout ce billet était déjà prêt dans ma tête, je n’avais plus qu’à le retranscrire par écrit. Cool, non ? Oui, sauf que je n’ai pas pris le stylo (ou le clavier) tout de suite. Et donc, au revoir les jolies phrases qui dansaient si clairement dans ma tête.

Je voulais parler société, celle dans laquelle on vit, celle que l’on aimerait (que j’aimerais), celle que les politiques dessinent pour nous, pour eux surtout. Ce qui aurait pu être mais ne sera jamais.
Mais du coup, je ne sais plus trop comment aborder mon sujet, je ne sais plus comment je voulais le développer. Ca me frustre beaucoup parce que ça murissant en moi depuis quelques jours. Mais comme d’habitude, au feeling, j’ai pas pris de notes en me disant qu’une fois le moment d’écrire serait là, ça viendrait plus ou moins bien comme d’habitude. Grossière erreur.

Je pense que toute ma réflexion avait été amorcée par le climat pré-présidentielles qui règne plus ou moins les médias, la primaire de la droite et du centre, Macron candidat, tout ça quoi. Les propositions, les gueguerres politiques en mépris du quotidien des vrais gens, les renouveaux qui n’en sont pas, les dinosaures du monde politique, ceux qui tentent de se racheter une virginité, … Ca m’a fait me demander : Quand est ce que l’homme va évoluer ? Quand va-t-on avoir l’audace de nous proposer un autre monde, de révolutionner vraiment la société ? Quand va-t-on devenir la société évoluée, civilisée, avancée que l’on croit être ? Quand ?

Parce que pour ma part, je trouve l’offre politique actuelle, tous partis confondus et pour le peu que je m’y intéresse, non seulement d’une morosité déconcertante (vous m’excuserez mais si la modernité c’est Macron avec ses cars, voilà quoi) mais aussi annonciatrice d’une régression absolue. Il n’y a rien de nouveau dans ce qui est proposé. Je comprend bien, il faut composer avec la politique (enfin, pas avec la politique, non, l’économie) européenne et mondiale. C’est compliqué de faire ses propres choix dans ce contexte globalisé. Mais c’est tout le cocotier qu’il faut secouer. Vite !

On nous parle encore assistanat, charges sociales trop lourdes, retraites plus tardives, cout du travail rédhibitoire à l’embauche, fin des 35h, … On s’abstient de parler de reformer la vie politique bien sur car eux, ne coutent pas trop cher, ils bossent assez longtemps (peut-être parce que c’est plus facile de pioncer sur les bancs de l’Assemblée qu’en 3×8 à l’usine?), on fait l’impasse sur tous le fric filé aux (grosses) entreprises pour faire baisser leurs charges sans réelles contrepartie niveau emplois.

Et alors, je vais virer beauf (enfin, virer, je le suis depuis longtemps je n’en doute pas) mais suffit de regarder 3 minutes les infos par jours pour entendre parler de millions, de milliards. Dans le foot, les constructions de stades, d’aéroport, de musées, de ci ou de ça, de choses dont notre planète déborde et ne supporte plus, de sous sous pour les campagnes présidentielles, pour aller les planquer dans les paradis fiscaux, pour faire rester les grands patrons à leur place, les retraites machins, les parachutes dorés, …

Et la seconde qui suit on tente d’expliquer au travailleur que son SMIC qui lui permet tout juste de vire correctement ben c’est trop, ça coute trop cher. T’as un Macron qui vient parler de costume qu’on se paie en travaillant, que les jeunes doivent rêver de devenir milliardaires, …
Pas de méprise, les milliards, on les veut bien, mais si on pouvait déjà avoir de quoi vivre correctement, faire des projets, avancer dans la vie sans se poser 3 milliards de questions (et pas de compte au Panama pour les stocker celle ci, elles tournent dans le cerveaux jusqu’à rendre dingue) sans réponse, ce serait déjà pas mal.

Bosser oui. On est pas contre. Mais travailler toujours plus pour payer toujours plus de taxes, d’impôts, de merdasses du genre qui ne servent à remplir les comptes des déjà très très riches, non ! On veut profiter de la vie, on veut trouver notre voie, on veut construire un monde plus juste. On le peut, je suis sure qu’on le peut ! Les moyens sont là !
Revenu de base (pour compenser le fait que ces satanées machines prennent notre place), permettre à chacun de s’épanouir dans son travail, dans sa vie, privilégier la dignité humaine, respecter la planète, consommer mieux, … faire en sorte que chaque individu compte. Parce que nous comptons tous.

Les politiques, au service de la finance, n’ont pas su faire les choix pour le bien de tous. Ils ont fait les choix pour le bien de l’argent. Et ça continue. Des politiques d’opposition (ceux qui travaillent contre les assistés, les actifs contre les retraités, public contre privé, …) mais jamais contre eux. Ou vaguement, pour faire genre. « Moi je suis le renouveau », pour un peu ça va bien embobiner une personne ou deux.
Y’a pas de renouveau, on nous vend des mesures pour sauver le système qui nous entraine vers le fond. Encore et toujours parce qu’il sert les copains et que si les copains sont servis, eux le sont aussi.

Voilà, ce n’est pas très construit, ni très abouti. Mais il fallait que je sorte quelque chose parce que ça me prend la tête d’avoir paumé mon article et que j’avais encore quelques idées en tête. Je n’ai pas les compétences politiques, économiques, sociologiques pour faire quelques de plus valable. En même temps, je suis pas journaliste, je suis simple citoyenne, idéaliste, chomeuse de surcroit. J’ai tout juste droit à la parole.

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Une réflexion au sujet de « C’est vraiment ce que l’on veut? »

  1. Article très juste, en effet, les politicards c’est toujours les mêmes, on retrouve les mêmes tronches, franchement on se demande pourquoi ils se font chier à faire de nouvelles affiches électorales à chaque fois…
    Et en plus de leurs « pseudo » mesures financières qui ne bénéficient à personne d’autre qu’à eux et leurs petits potes, parlons de leurs mesures « sécuritaires », qui ne servent qu’à leur attirer au max l’électorat de Marine, ou du moins tous ceux qui hésitent à voter pour elle car ils n’assument pas des masses ses mesures anti-immigration, et qui vont se rabattre sur un vote « ripoublicain ».

    La classe politique m’écoeure, et même si, aux présidentielles, je vote pour un petit parti, je me dis à quoi bon ? étant donné que dans notre système démocratique, c’est la majorité qui a raison, et que la majorité se compose en France de moutons qui râlent sans cesse contre le système mais ne font rien pour le changer quand ils en ont l’occase, je sais d’avance que ma pauvre petite voix sera vite étouffée par celle, tonitruante et chevrotante, de ces chers petits animaux de Panurge…

    Pauvre France, pauvre monde !

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