La vie, ça va mieux quand?

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J’ai conscience d’être plutôt privilégiée. J’habite chez ma mère, je touche le RSA, c’est plutôt une situation « confortable » au vue de celles de beaucoup d’autres personnes. Je n’ai pas l’angoisse de pouvoir payer mes factures, mon loyer, bref ce genre de choses. La vie paraît cool comme ça. C’est surement ce que beaucoup de personnes doivent se dire d’ailleurs. C’est vrai que la vision extérieure des choses a belle allure.

Pourtant, je ne me sens pas en sécurité financièrement pour autant. Je ne me sens pas en sécurité du tout en fait. J’ai toujours été une angoissée de la vie mais ça ne va pas en s’arrangeant. Ca pourrait aller mieux. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet parce que c’est personnel mais je sais que ma mère a des soucis d’argent et que ça ne va pas en s’arrangeant. Comment, pourquoi, quand, je sais pas. C’est comme ça, c’est tout. J’ai peur que ça devienne irrécupérable, et qu’on perde tout.

Alors en apparence, la vie est cool. Je me fais plaisir, peut-être pas autant que je le voudrais mais plus que beaucoup de monde. Je semble sans soucis, sans vie d’adulte en fait. J’aimerais avoir l’insouciance de l’adolescence, avoir cette audace qui fait qu’on a peur de rien qu’on ose tout. Que faire un pas ne semble pas si compliqué que ça. Avoir l’espoir que demain, ça ira mieux.
Je ne peux même pas dire que j’étais comme ça ado, ce serait faux. J’avais déjà peur du lendemain foireux. Les experts en loi de l’attraction me diraient que j’ai finalement attiré ce que mes pensées envoyaient à l’Univers : la peur, le vide, le manque.

Je voudrais juste être bien. Rien d’exceptionnel, rien de fastueux, juste pouvoir vivre sans crainte et sans peur. Mais ce ne serait pas la vie, je crois, qui est pleine de risque. Y’a pas de filet de sécurité. Pas de seconde prise. J’ai du louper un carrefour dans le vie, j’ai du louper quelque chose. Peut-être même ma seconde chance (la troisième aussi). A-t-on un nombre infini de chances dans la vie ?

Je voudrais pouvoir oser sans me questionner sans cesse. Croire que ça va bien se passer, que ça va aller. Que prendre un risque n’est pas une erreur, au contraire. Qu’il n’y aura pas de conséquences désastreuses mais que ça va enfin permettre à la roue de tourner. Je voudrais savoir détecter les opportunités, ne plus en avoir peur. Comme beaucoup de monde, j’aimerais simplement être heureuse, sereine et épanouie.

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3 réflexions sur “La vie, ça va mieux quand?

  1. Cinderella

    Ah Angel cet article correspond en plusieurs points à l’état d’esprit dans lequel je suis actuellement…
    De toute ma vie, je n’ai jamais osé prendre de risques, je suis toujours à cogiter des heures pour prendre une décision pourtant simple, je calcule constamment les conséquences de mes actes avant d’agir… J’aimerais être parfois comme les gens spontanés, qui font ce qu’ils ont envie de faire, qui vivent l’instant présent sans se soucier du lendemain…
    Pour preuve : j’ai passé ma vie à faire attention à mon argent, pour au final me voir refuser un crédit immo (seul crédit que j’ai jamais demandé)… à quoi bon tout ça franchement ? J’aurais dû tout claquer bêtement dans des sapes, des pompes, des bagnoles sportives, des sorties… En gros, j’aurais dû vivre la vie d’une jeune femme comme les autres !

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    1. 6 mois pour me décider à faire un fichu trajet en voiture ultra simple finalement. Et encore, 6 mois depuis que je veux acheter une guitare, je passe les années avant durant lesquelles la peur de prendre un risque de mal faire, de ne pas y arriver, m’a bloqué. Et c’est qu’un exemple parmi des centaines, des milliers dans ma vie.
      On se prend trop la tête, on réfléchit trop. On fait gaffe, on tente d’être raisonnable (selon nous en tout cas). Ca sert à rien mais on ne se refait pas!

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  2. alex

    Re bonsoir Angie,

    J’ai toujours vécue seule avec ma mère qui a du se battre pour m’élever seule.
    Pendant mon année de terminale, ma mère a eu de gros soucis financier, avec d’énormes retard de loyers et tout ce qui s’en suit. ça a été un vrai supplice pour moi, je ne dormais plus la nuit en pensant que j’allais finir à la rue.

    Même si dans le fond je n’ai jamais manquer de rien, je pense que j’en suis sortie traumatisée de cette période. Je fais encore régulièrement le rêve que je suis à la rue…J’ai comme toi cette peur permanente qui m’habite. Je pense que l’insouciance propre à la jeunesse en a pris un sacré coup. Lors du choix post bac, je me suis dirigée vers la compta, pas parce que j’avais envie mais plutôt par sécurité, parce que c’était une voie qui menait vers un emploi. 6 ans après, j’en souffre à en hurler. Quand je repense à cette période post bac, j’envie certaine des mes amies qui ont eu la liberté de choisir ce qui leur plaisait, ce qu’elles avaient envie de découvrir. J’aurais aimé avoir l’insouciance d’éssayer, de découvrir et qu’importe les conséquences…

    Mais le problème c’est que je me sens enchaîné à ma vie, et que je me sens démunie sur les outils pour en changer…

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