Mais qu’est ce qui occupe mes journées?

Un article en hommage à toutes les personnes qui pensent que lorsqu’on est au chômage, on s’ennuie et qu’on a rien d’autre à faire que se plier à leurs emplois du temps. Mais qu’est ce qui rempli la journée d’un chômeur ? Cédons nous à la croyance populaire qui veut qu’on s’installe toute la journée devant la télé avec un pack de bière et un paquet de chips en s’abrutissant de télé-réalité ? Ou qu’on passe nos allocations au PMU ? Séquence témoignage !

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Pour ma part, j’ai des journées assez remplies, souvent je ne fais pas tout ce que je voudrais (bon, le rangement du placard qui traine, c’est de la paresse, ok. Chut!). J’ai eu l’idée de cet article vers 12h30, je ne l’écris qu’à 23h45, je n’étais pas chez moi, ça arrive. Ce n’est pas souvent pourtant, donc aux yeux des autres, je passe donc mon temps à « m’emmerder » chez moi. C’est que je sors peu, je n’ai pas d’amis, des connaissances au plus (suis une asociale moi). Bon je sors de ma grotte parfois quand même hein, je ne fuis pas totalement la civilisation. Bref, oui, même en étant chez moi la majeure partie du temps, je sais m’occuper. Je m’ennuie parfois mais (scoop), ce n’est pas très grave.

Occupation numéro 1 : ben, chercher un emploi. Même si au bout de quelques années, l’ardeur n’est plus celle des premiers jours/semaines/mois, je cherche moins de nouvelles pistes mais je cherche encore un emploi, oui. Donc plusieurs fois par jour, je consulte les sites d’offres, je fais moins de candidatures spontanées actuellement, je pense reprendre en septembre. J’avais besoin d’un gros break et de toute façon, les entreprises du coin pouvaient surement retapisser au moins un mur avec les candidatures que j’ai envoyé ces dernières années.
Réfléchir à son (non) avenir, ça prend du temps. Ca ne paraît pas comme ça, mais pourtant ça occupe.

Occupation numéro 2 : je surfe ! Misère, oui, Internet est une activité chronophage et elle doit à elle seule occuper une bonne partie de mes journées. J’ai du mal à lâcher mon clavier, je passe d’un site à l’autre : mes sites chouchou, papoter sur les forum, consulter les réseaux sociaux, aller faire un tour du coté des infos (une infos entrainant vers une autre), … La toile, c’est le mal !!!!

Occupation numéro 3 : Lire. Au moment où je rédige cet article, la chute des géants m’attend sur ma table de chevet d’ailleurs. Mon rythme de lecture a chuté ces derniers temps (j’ai eu quelques mois où je pouvais m’enfiler 500 pages ou presque dans une journée) et je me demande si ce pavé écrit tout minuscule aura raison de moi ou si j’aurais le dessus (je suis en train de gagner, avec patience et obstination lol) mais j’aime toujours lire. J’ai quelques livres non lu qui attendent sur mes étagères et une wishlist que je tente de ne plus trop alimenter car une vie n’y suffirait pas sinon.
Lire est un moment d’évasion, je peux me laisser totalement emporter ailleurs par un bon livre, j’ai quasiment l’impression d’être dans l’histoire ( ça ce sont pour les livre qui font pas deux jours).

Occupation numéro 4 : La musique. Ah ! Ca c’est une grande revenante dans ma vie. On s’était un peu perdu de vu elle et moi, dépitée que nos destins ne puissent pas être plus liée que par une passion d’enfance. Mais elle a fait un grand retour dans ma vie et je me rend compte qu’elle est essentielle. J’ai pas une grande culture musicale (j’ai pas une grande culture tout court, c’est pas ce qu’on développe dans ma famille, malheureusement) mais j’aime écouter de la musique, j’aime chanter (moins qu’avant, par peur plus je pense) et faire le ménage en écoutant de la musique c’est quand même mieux. Du coup, j’écoute moins les infos. Pas grave.

Occupation numéro 5 : Apprendre. Et ça, ça devrait être au centre de nos vie selon moi car il y a tellement de choses à apprendre que je ne comprend même pas comment on peut ne rien trouver à faire. Et il y en a pour tous les gouts : manuels ou intellectuels, sportifs, artistes, ceux qui aiment le grand air, qui veulent bouger ou pas, qui veulent que ce soit utile au quotidien (jardiner, bricoler, coudre, …) ou purement récréatif.
J’ai eu ma période développement personnel. J’ai lu des livres, des sites et si je recherche moins de nouvelles infos, c’est parce que je pense que j’ai trouvé déjà de quoi bosser sur moi-même et qu’avant d’aller plus loin il faut évoluer. D’ailleurs cette phase de développement personnel, d’introspection a précédé le retour de la musique dans ma vie (ben à force de lire qu’il faut écouter l’enfant en soi, voilà ce qui arrive hein!) et probablement a engendré cette nouvelle envie : apprendre à jouer d’un instrument.
J’ai donc ressorti la guitare que j’ai eu en cadeau de Noël il y a bien 20 ans (bon, guitare, c’est pas un super truc hein, une Mundia en bois de cagette, une classique de taille ¾. Mais elle fait le job), j’ai rechercher des cours sur Internet et voilà j’apprend à gratouiller. C’est une calamité pour le moment mais je ne désespère pas.

Occupation numéro 6 : Les petits trucs du quotidien : le ménage, les courses, s’occuper des plantes, du chien, … Ca prend du temps mine de rien. J’ai repeint une fenêtre, ça a occupé une partie de mes deux journées de dimanche et lundi.
Bref, je détaille pas, on a presque le même genre de corvées à accomplir, vous savez que ça prend du temps, d’autant plus que c’est rarement super agréable à faire mais satisfaisant une fois fini.

Je crois avoir fait un tour de ce qui occupe majoritairement mes journées. Ca ne parait pas mais du coup, je ne m’ennuie pas trop (du tout). Et si jamais ça arrive quand même un peu, c’est qu’il me reste du temps pour rêver !

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5 réflexions sur “Mais qu’est ce qui occupe mes journées?

  1. Idem: apprendre des trucs, lire, faire du sport, faire des démarches administratives, écrire … On s’occupe au chômage sans être de potentielles futures vedettes de « Confessions intimes »

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  2. Il est difficile de vivre sans activité libre(lecture, sport, etc.) par contre on fuit un travail subi dès qu’on le peut(week end, vacances,etc.).Mais le temps libre du chômage c’est autre chose puisque durant ce temps on ne peut faire des activités sociales.

    Nous vivons socialement, c’est à dire nous vivons dans une division du travail.Et le lien social entre les différents métiers est l’argent.Je fais l’informatique pour tant d’argent qui me permet d’avoir du pain.C’est à dire que l’argent permet l’échange de mon activité d’informatique avec l’activité du boulanger.Tout le monde est satisfait.

    Mais avec le chômage, on ne peut plus participer à la division du travail = on ne peut plus se faire de l’argent en vendant ses compétences = on est exclu de la société.

    Que faire ? Le gouvernement ne peut rien faire.Cela fait combien de temps que le chômage existe ? 40 ans ? 50 ans ? Et ça ne fait que s’empirer.

    Il faut en tout cas s’organiser en parti politique pour grouper touts les chômeurs(le chômage ne sera supprimé que par les chômeurs eux-mêmes à cause des intérêts économiques des autres classes salariés stables et patrons) afin de s’emparer des moyens de production et de produire en commun.

    Une fois que les moyens de production deviennent propriété de l’Etat des chômeurs et précaires, on supprime la spécialisation à vie qu’on nous impose à la sortie des études, on remplace ainsi l’individu morcelé par l’homme complet qui pourra travailler dans n’importe quel branche.C’est la seule solution contre le chômage.

    Après la suppression du chômage, au lieu que l’activité libre s’arrête seulement aux lectures, sport,etc. elle s’étendra aussi aux travaux professionnels ! Si je veux le matin je ferrai l’informatique, à midi le médecin, l’ après-midi du journalisme et le soir de l’astronomie sans jamais devenir informaticien, médecin, journaliste ou astronaute.

    La vraie liberté, notre vraie humanité ne peut se manifester que lorsque la subordination de l’individu à la division du travail est supprimée.Remarque: la division du travail n’est pas supprimé mais c’est la dépendance(être dépendant à une spécialité) qui est supprimé.

    Personnellement je lis surtout les auteurs marxistes(touts les documents importants sont sur le internet notamment marxists.org et classiques.uqac.ca) .Je suis parvenu à les connaitre tous et 99,99% sont de mauvaise foi, des imposteurs.Ils se disent tous communistes mais se sont les pires anti-communistes.Et cela fait l’affaire des médias capitalistes qui les prennent pour des communistes pour qu’on ne puisse jamais découvrir le vrai communisme

    Les seuls honnêtes intellectuellement sont Karl Marx et Engels.Même ces derniers ont fait des erreurs…Je suis le seul à faire ces découvertes pour l’instant.J’espère que d’autres les verront.

    Leur erreur principale a été de croire que la classe salariée pourra s’émanciper d’elle-même.Historiquement cela ne s’est pas vérifié.Et Lorsqu’on applique la dialectique à l’évolution des classes sociales, on voit clairement que se sont les chômeurs qui feront la révolution.

    Pourquoi ? Parce que dans l’avenir, ils seront majoritaires dans la société tandis que les salariés seront minoritaires et leur condition d’existence dans le chômage les poussera à supprimer le salariat et le remplacer par l’activité libre.

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    1. Réduire les rapports humains au travail est extrêmement … réducteur. Et c’est le mal de notre société dans laquelle on n’existe pas si on n’a pas d’emploi (salarié, indépendant, … peu importe). Réduire l’individu à un travailleur qui n’a des relations sociales que dans le travail ou dans les relations commerciales (votre exemple du boulanger), c’est déprimant.
      Et totalement à l’opposé de ce que j’ai écrit dans ce billet que vous commentez puisque je voulez au contraire montrer qu’au chômage, on sait s’occuper aussi.
      Au passage un personne en recherche d’emploi (donc qui n’a pas de travail en général), à des relations commerciales aussi. Elle permet à l’économie de tourner lorsqu’elle achète son pain, fait ses courses, et autre. Y’a pas une caisse spécial pour les gens qui bossent et les gens au chomage. Le commerçant il s’en tape le coquillard.

      Je pense que nous sommes sur terre pour nous accomplir (c’est pas gagné avec la société d’aujourd’hui) pas pour bosser et consommer à outrance.

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      1. Admettons qu’une personne est au chômage.Comment peut-il avoir des relations commerciales sans les économies de son travail passé ou sans l’assistance de l’Etat ? En plus si son chômage dure longtemps, ces économies s’évaporent et il ne lui reste que ce qui lui provient de ces droits à l’assistance d’Etat.

        Donc lorsqu’on est chômeur, les relations commerciales qu’on peut avoir ne sont pas des relations en tant que chômeur mais en tant que représentant de son activité rémunératrice passé.En dernière instance, c’est la relation zéro si le chômeur n’arrive pas à trouver une nouvelle activité rémunératrice parce que même l’assistanat d’Etat sera de plus en plus difficile.

        Pour s’accomplir dans la vie, il faut manger, s’habiller, avoir un toit, la santé,etc.Donc sans argent impossible déjà d’exister avant de penser à s’accomplir.Et qui dit argent dit …relations commerciales.

        Voilà c’est hyper déprimant mais dans notre société toutes les relations sont déterminés par les relations commerciales.

        Quelle relation existe et qui ne dépend pas de l’argent(relations commerciales) ? Discuter entre amis ? le bénévolat ? faire du sport ? Mais peut-on discuter, faire le bénévolat, du sport sans exister(manger, logement, santé,etc.etc.) qui suppose de l’argent frais et donc……..des relations rémunérés.

        Je vous défie de me citer une seule humaine relation qui ne dépend pas de relations commerciales.Et vous verrez que la société actuelle est, en réalité, et au contraire de l’apparence et de ce que les gens disent sans penser, vraiment…réducteur.

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        1. Honnêtement, votre vision des choses est tout ce que je déteste. Voir les gens uniquement à travers le travail qu’ils exercent ou ont exercé et non pas pour les individus qu’ils sont. Certes très représentative de ce que veut la société qui a été batie mais tellement limitante pour l’humain.
          Je souhaite autre chose personnellement. Mais je sais que ce n’est pas près d’arriver. Je veux des gens qui me parlent des choses qu’ils aiment (y compris leur travail d’ailleurs, si ils l’aiment et qu’ils s’accomplissent à travers lui), des choses qui les font évoluer et pas de la place que machin et machine ont dans la société parce qu’ils ont ou non un emploi. Je veux moins de superficiel et plus de vrai, moins de masques et plus de partage.

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