Mon dernier entretien en date

Il y a peu, j’ai eu un entretien. Ca faisait si longtemps que j’avais presque oublié ce que c’était. Rien de transcendant niveau poste, mais rien de rebutant non plus, une association qui recrutait pour de l’administratif. Vous connaissez le refrain : « c’est mieux que rien ».

J’ai eu un peu peur en préparant mon trajet, l’offre annonçait une ville et en fait c’est dans une commune proche. Rien d’insurmontable, il suffit d’apprendre le trajet. Ca m’interroge juste une nouvelle fois sur le sérieux avec lequel les offres sont rédigées. Ce n’est quand même pas difficile d’indiquer la bonne ville.

J’arrive le jour J devant les locaux, je me gare sur le parking après avoir galéré un peu à trouver la bonne adresse (une enseigne plus visible ne serait pas du luxe). Mais je suis à l’heure, un peu en avance même. Une personne se gare en même temps que moi, je pense à une autre candidate. Je suis en avance, j’ai 5 minutes, je reste donc dans la voiture et la laisse entrer avant moi.

Lorsque j’entre, il y a trois personnes dans l’espace dédié à l’accueil dont la personne arrivée en même temps que moi. Je ne saurais donner leurs statuts (salariés, bénévoles) sauf pour l’une d’elle qui doit être en contrat aidé, je pourrais le parier. C’est peut être la personne à remplacer ? C’est d’ailleurs cette personne qui m’accueille et m’invite à m’assoir. Je vais attendre de 5 à 10 minutes, dans cette pièce où il fait vraiment très très froid (ça doit être sympa d’y être 3 ou 4h d’affilées). L’entretien en cours se finit, ça va être à moi.Mais pas avant que tout se beau monde se soit fait un petit café (il n’est pas 10h du matin).

Je comprend que je vais avoir un entretien face à deux personnes. La première me fait entrer dans leurs bureaux. C’est plutôt sympa de parler à des personnes à moitié cachées par des écrans d’ordi. Mon interlocuteur 1 cherche mon CV (c’est temps hein), le regarde et me demande si ça ne fait pas un peu loin, ça semble le gêner vraiment. Question con numéro 1 donc. Mais n’étant pas d’humeur mordante aujourd’hui, je répond gentiment que ça ne fait pas si loin, la route est bonne et que pour trouver un emploi c’est un trajet raisonnable à faire. Intérieurement je commence à me dire que le gus, il aurait pu regarder mon CV avant si avoir quelqu’un qui doit faire du trajet le dérange. Je suis d’accord avec lui que faire ce trajet pour un temps partiel m’agace un peu, j’aurais pas plus de frais pour un temps plein, mais bon, c’est comme ça.

Une deuxième personne arrive, la pause est finie. On me présente le poste, assez bien d’ailleurs. On parle salaire, compétences informatiques, un des deux s’arrête sur un de mes loisirs (allez savoir pourquoi, rien à voir mais bon). J’ai globalement l’impression que ça ne se passe pas trop mal, voilà un poste administratif, je devrais pouvoir gérer. Et pourtant, ils semblent tout deux (mais particulièrement l’interlocuteur 1) chercher une question qui me fera tiquer.
Vous voyez, ça m’a fait penser au BTS, lorsqu’on préparait les oraux. Le prof nous disait que lorsque l’examinateur cherchait la petite bête lors de ses questions, c’est que le développement était bon, et qu’il cherchait juste à faire gagner des points sur des détails. C’était donc plutôt bon signe.
Ben là, c’était le même procédé mais en négatif.

Ils reviennent sur l’informatique, voir si faire des tableaux basiques sur Excel me dérange, si je saurais faire. Ne doutant pas de mes compétences, pour une fois, je dis que ça ne pose pas de soucis. Et si je peux gérer des mails. A priori, oui. Si je peux saisir des courriers. Ben heu, je fais quoi pour mes lettres monsieur, j’engage une secrétaire pro ? Ils cherchent, ils cherchent. Et ils en reviennent au logiciel interne à l’asso. Qu’il est spécifique et ci et ça, mais que je serais formée tout ça. Oui, ben pas de soucis, on ne va pas se laisser intimider par un logiciel quand même. Mais que je peux être amenée à aller en formation à cent kilomètre ou plus d’ici. Ben s’il le faut. Ce sera bien sur pris en charge, tout, mais bon ça peut être très loin quand même.

Et je sais pas si c’est qu’ils jouaient leur dernière cartouche, mais ils ont insisté sur ce logiciel et sa formation super loin. J’ai abdiqué, on n’allait pas y passer la matinée hein. J’ai dit qu’effectivement, ça ne m’enchantait pas plus que ça mais si il le fallait, je le ferais. L’expression de joie d’un des types à ce moment, punaise, je l’aurais baffé. Tout content le bougre. Et là, de me vendre sa super formation de 2 jours comme LA formation à mettre en suite sur mon CV (heu, ça me sert à quoi si on trouve son fichu logiciel que dans son asso), que durant mon CUI je suis censée me former (oui pour retrouver un emploi ensuite, pas pour dire que je peux bosser éternellement en contrat aidé dans cette asso là partout en France). Bref, ils ont trouvé ma faille.

Je ne sais pas ce que ça va donner. Ils doivent donner la réponse demain il me semble. J’ai globalement l’impression que ça ne s’est pas si mal passé que ça, si ce n’est sur les questions de distances (domicile/boulot et pour la formation). On verra.

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2 Commentaires

  1. Cinderella

     /  01/11/2015

    Franchement je les trouve trop cons d’avoir voulu te piéger sur la distance pour la formation : sachant qu’ils prennent tous les frais inhérents à cette formation en charge et que tu n’as pas d’obligations familiales qui pourraient t’empêcher de partir de chez toi plusieurs jours de suite, qu’est-ce que ça peut leur faire ensuite que ce soit loin ? De toute façon, ça fera aussi loin pour les autres candidats ! Non franchement les recruteurs des fois, on se demande ce qui leur passe par la tête…

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    • Honnêtement, j’ai su que c’était rapé dès le début quand le type m’a dit que j’habitais loin, que ça faisait beaucoup de distance pour un contrat aidé. C’est assez marrant de constater que j’ai souvent cette remarque sur des postes en ville. La route est bonne, c’est une 2×2, franchement en 20 minutes, même pour leur zone d’activité un peu reculée, c’est fait. Par contre, pour des postes en pleine cambrousse, jamais de soucis de distance, je met pourtant plus de temps à y aller, les petites routes sont bien chiantes et on peut se taper un tracteur qu’on ne peut pas doubler à chaque trajet. Mais jamais on me demande si ça me gène pour ces postes là.
      En plus bosser en ville j’aimerais bien, tant pis pour le trajet (j’ai une voiture faut bien qu’elle serve en même temps). Je serais sur place pour faire mes courses moins chères par exemple, je verrais d’autres gens.

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