Etats d'âme

« C’est mieux que rien »

Ca fait plusieurs jours que l’envie d’écrire ne me quitte pas. Alors, je me lance. Je ne sais pas trop où je vais, mais tant pis, je me lance.

« C’est mieux que rien »! Quel chercheur d’emploi n’a jamais écouté cette phrase ? Qu’il se dénonce le veinard ? On peut être confronté à ses affiliés : « en attendant mieux », « prend ce qu’il y a », … ou je ne sais trop quelle autre phrase fort motivante et valorisante (les commentaires vous sont ouvert, faites nous part de l’imagination sans borne de vos proches). Oui, c’est le meilleur moyen de booster la confiance en soi les discours façon « on ne fait pas toujours ce qu’on veut ». Un peu comme une super « copine » qui vous trouve déprimée à cause de votre recherche d’emploi et qui pour vous remonter le moral vous envoie des offres pourries (plus accessible d’ailleurs au passage) à 150 km de chez vous. Un tuyaux : un ciné, une balade, un repas, ça marche mieux (sauf si c’est pour parler taf, of course).

Je n’ai jamais aimé ces mots souvent utilisés avec une fausse compassion ou bien souvent avec un ton moralisateur voire une arrière pensée culpabilisatrice. Et pas de chance pour moi, les « on ne fait pas toujours ce qu’on veut », j’y ai droit depuis l’enfance. Du coup, j’ai une belle croyance limitante qui me pousse à me dire qu’on ne fait jamais ce qu’on veut. Ma vie est plutôt sur cette tendance là d’ailleurs, c’est le cas de beaucoup de monde. Et on maintient cette croyance, on l’alimente avec des « c’est mieux que rien », « faut prendre ce qu’il y a, le boulot ça se refuse pas ».

Au point qu’avoir quelques aspirations personnelles de bien-être et de bonheur deviendrait presque une tare ! Si je vous assure, dès qu’on commence à faire comprendre qu’on a envie d’un boulot dans lequel on se sent un minimum bien, pas le truc de fou de nos rêves hein, juste un truc un peu sympa, on a l’impression d’avoir appuyer sur le bouton de lancement de l’arme atomique. Ou d’avoir dit une grossièreté, pour les cas les moins tragiques. Zut quoi, on a rendu le bonheur illégal sans me le dire ?

J’essaie de ne pas utiliser ses termes, même si c’est assez difficile tant ces phrases toutes faites font partis de notre langage. Un peu comme le fameux « Bon courage », qu’on lance comme si notre interlocuteur allait à une séance de torture. C’es plus fort que nous. Mais j’essaie et je pense y arriver la plupart du temps. Le soucis c’est que même en ayant une écoute attentive de notre interlocuteur, on ne sait plus si on doit le ranger dans la case des personnes qui veulent être encourager à chercher un métier qui correspond à sa personnalité ou si il cherche plutôt une approbation à un « c’est mieux que rien, je cherche n’importe quoi ».Le soucis est que la réciproque n’est pas vrai et que dès que je parle (ou plutôt parlais) de mes recherches, j’y avais droit à tous les coup au « prend ce qui vient », « faut pas faire la difficile », « tu chercheras mieux après ». Donc je suis plus trop motivée à être une oreille attentive voire attentionnée, parce que j’ai l’impression qu’on sait me trouver quand on a besoin d’être dorlotée mais que lorsque c’est moi qui en aie besoin, on utilise plutôt la méthode coup de pied dans le cul pour éviter d’avoir à trop réfléchir à mon cas (désespéré certes mais bon).

En belle idéaliste que je suis, je veux que les gens soient bien, qu’ils améliorent leurs vies. Ce que je veux pour moi, je le veux pour tous. Je le dis souvent dans mes articles, je suis persuadée qu’il y a un place pour chacun, le compromis idéal entre l’envie et le réalisable. Encore faut il qu’on nous laisse découvrir notre propre chemin sans y apposer des barrières et les fossés pour entraver notre cheminement. J’écoutais une conférence il y a quelque temps durant laquelle une question sur le boulot fut posée. Savoir quoi faire, trouver sa place. On répondit que lors d’une de ses émissions, Nagui (apparemment) aurait demandé à une participante ce qu’elle ferait dans la vie, son gros rêve qui serait réalisable avec une baguette magique, là, maintenant. Et bien j’ai tenté de répondre à la question mais je suis tellement construite sur des « on ne fait pas ce qu’on veut », des barrières, des envies qu’on m’a dit impossible (et que la société rend peu possible, il faut du fric pour tout) que j’ai juste un gros trop noir à la place de mes envies. Et quand on a plus d’envie, c’est difficile d’avoir de la motivation et de se projeter dans l’avenir.

J’en suis donc là aujourd’hui. Merci à tous les « c’est mieux que rien » et tous les « ça coute trop cher, c’est trop loin ». Je suis une fille sans envie, un coquille vide, une personne sans talent et sans avenir.

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15 réflexions au sujet de « « C’est mieux que rien » »

  1. Par hasard je tombe sur votre post, mais ce ne doit pas être le hasard. J’aurais pu écrire mot pour mot. L’éducation qui enferme, le discours de l’impossible qu’on entend surtout de la part de ceux chez qui tout va bien et qui sont pourtant souvent plus amers que nous. Je suis comme vous celle qui rencontre des difficultés, qui est pourtant toujours là pour les potes, souriantes pour rassurer les collègues qui ralent d’avoir un chef trop ou pas assez, et parfois j’ai cette impression d’être transparente, invisible parce que ça arrange les autres. Aujourd’hui je SUIS, je ne revendique pas, je ne m’affiche pas mais je refuse de disparaitre, de minimiser. Je dis haut et fort quand ça ne va pas, sans faire de scène mais sans atténuer pour ne pas blesser. Je vous connais peu, je ne sais pas dans quelle branche vous bossez, où vous habitez mais ca serait sympa de se rencontrer autours d’un café ? Bridget

  2. Ton article et ta réflexion me touchent beaucoup… Je te souhaite de vite retrouver la clé de tes envies… Je suis certaine que tu n’es pas une coquille vide et que tu retrouveras le chemin.
    En tout cas, n’écoutes pas toutes ces personnes démoralisantes, elles brisent les rêves des autres à défaut de tenter de vivre les leurs… Crois-en toi, fais-toi confiance, et vas-y…

  3. Tes mots tombent pile dans ce que je ressens, découragée, plus motivée et cette sensation de servir à rien.
    Au fil d une conversation avec des connaissances, j ai eu droit au fameux « c est mieux que rien » pour la énième fois, mais cette fois ci fut celle de trop. Quand j ai « oser » demander qui accepterait toute sorte de boulot, je sais pas pourquoi mais j ai eu du mal à etre convaincue par leur réponse.
    Sympa les changements sur ton blog.

    1. Tant qu’ils n’y sont pas confrontés, les gens adorent la théorie du « ça vaut mieux que rien ». Si ils devaient s’y confronter un peu, je pense qu’ils auraient vite déduit qu’un taf à mi-temps sur 5 voire 6 jours à 20 km mini de chez eux, finalement, c’est pas ultra rentable avec les frais de transport.
      Merci pour les changements. Je voulais trouver un design printanier mais celui ci m’a plu.

  4. Justement, je trouve que les personnes qui sont passées par là oublient un peu trop facilement leur galère quand ils sont bien au chaud dans les bras de leur boulot. Et je crois que ça, c’est encore plus rageant, car ce sont les personnes vers qui tu te tournent lorsque ça ne va pas, ces personnes qui justement, te donnent les « supers conseils » que elles mêmes étaient écoeurées d’entendre à l’époque…
    Une  »copine » m’a demandé si j’accepterai d’être caissière à mi-temps. Ou en usine. Je n’ai rien contre ces boulots, au contraire, je les ai déjà pratiqués et il faut du mérite. Simplement, j’ai répondu que j’aimerai avoir enfin un travail qui me convienne, un travail où je pourrai m’épanouir, mettre à profit mes connaissances! Et tant qu’à faire, pourquoi pas aussi « oser » envisager un avenir? Tu sais « copine », un peu comme toi avec ton cdi à 35h… Elle me répond, oui mais pour dépanner, tu prendrais? Dépanner… J’ai trente ans, et ça fait exactement 12 ans que je fais du « dépannage »!
    Dans des coups de nerfs, je voudrai avoir une baguette magique, inverser les rôles, et regarder comment la personne s’en sort. J’arriverai alors avec ces phrases qui boostent le moral à son plus haut niveau en disant, « Alors je t’ai trouvé un super boulot de 4h/semaine à 30 minutes de chez toi ça te parle? Comment ça non? Tu peux commencer par là et après, qui sait? Oh allez… pour « dépanner »?… » Ok faut que j’arrête les jeux de rôles dans ma tête 😉

    NON tu n’es pas une coquille vide! Tu as des envies (la preuve, l’envie d’écrire déjà!), tu as du talent (rien que pour l’écriture!), tu as de l’esprit, de la répartie, tu te bats pour t’en sortir malgré la démotivation et tu as le courage de tes opinions! Ne t’en tiens aux piteux conseils des autres. Fixe tes propres croyances, et accroche toi à elles du mieux que tu peux.
    On est là nous! Même à distance. Ou sinon on crée un club de coquilles vides tous ensemble, à but lucratif forcément! 😉

    1. Merci Nathi pour tes commentaires, tes encouragements et tes paroles réconfortantes. J’espère que tous les galériens vont trouver la solution idéale pour eux très rapidement, que nous ayons la possibilité de prouver notre valeur à tous les médisants. Que la roue tourne dans le bon sens, enfin!

  5. J’ai souvent lu ton blog pendant une période de chômage qui a été vraiment très difficile à vivre avec ce sentiment permanent d’être sans avenir. Je comprends aussi ce ras-le-bol des boulots précaires qui marginalisent autant que le chômage même.
    J’ai entendu beaucoup de réflexions qui m’ont fait mal, beaucoup de personnes ne se rendent pas compte du désarroi dans lequel on peut être à galérer professionnellement.
    J’ai choisi de retravailler dans un emploi qui ne convient pas à ma personnalité (en centre d’appels…alors que je suis allergique au téléphone). Cependant, ça m’a permis de me sociabiliser et surtout de me remettre en selle, j’ai retrouvé des envies et une confiance en avenir que j’avais réellement perdu…
    Bref, tout ce que je conseillerais à un ami au chômage c’est d’en faire une période enrichissante et créative. A l’inverse, la culpabilité ne sert qu’à nous tirer vers le bas et nous fragiliser davantage.
    Merci pour tes articles!

    1. Les peu de fois où j’ai décroché un emploi qui ne me convenait pas (donc à chaque fois que j’ai bossé en fait), je ne me suis sentie nullement sociabilisée, ça ne m’a pas remis en selle, j’avais encore moins d’envie et de confiance en l’avenir qu’avant. Au mieux, tu peux dire aux gens qui adorent s’occuper de ta vie à ta place que tu bosses et ils sont contents que tu rentres enfin dans leurs petits moules étriqués.

  6. Les conseils à la mords-moi-le-noeud, quel chômeur n’y a pas eu droit en effet ? Et c’est encore pire quand c’est le conseiller pôle emploi qui ose vous sortir ça, alors que lui a un boulot et que c’est sûrement pas un taf « pour dépanner » ! « Par les temps qui courent, faut prendre ce qui se présente… » Grrr, je sens qu’une tarte dans ta tronche se présente, tu la prends ???

    De plus, il ne faut pas oublier que choisir un ptit job « pour dépanner » ou « en attendant mieux » est risqué, car ça vous enferme dans une spirale dont il est difficile de sortir : une fois qu’on a exercé un taf, on est fiché dans ce taf… Exemple : t’as été caissière ou ELS une fois, on ne te propose plus que des jobs dans la grande distrib, alors que ce que tu veux réellement, c’est bosser dans un tout autre domaine…

    Maintenant que j’ai un CDI, j’espère ne jamais devenir comme ces donneurs de leçons qui oublient bien vite leur passé de chômeurs…

    Et comme on te l’a déjà dit Angie, non tu n’es pas une coquille vide, tu as des qualités, des savoir-faire, des principes auxquels tu as raison de t’accrocher, ce n’est pas toi qui est vide, c’est ces « amis » qui t’entourent et te donnent des conseils qu’ils n’appliqueraient pas eux-mêmes…

    1. Les qualités et savoir-faire, je ne les vois pas, je me considère sans qualités et sans savoir-faire (c’est dire comme faire une lettre de motiv’ m’est difficile) et les principes, ça ne remplit pas la marmite, ça ne permet pas de faire de projets. Donc la situation me pèse beaucoup, bien plus que beaucoup ne peuvent l’imaginer.

      En effet, prendre un petit job c’est prendre le risque de rester enfermé dedans. Changer de cap est bien difficile ensuite.

      Ah oui, j’ai zappé le fameux « Par les temps qui courent, faut prendre ce qui se présente… » , un classique en effet.

      edit : ah, j’ai modifié direct l’erreur dans on message ^^

  7. mes  » rares » jobs ont été pris  » faute de mieux » et malgré que cela restait dans mon domaine l’administratif, je suis coincée car ces jobs précaires étaient dans la fonction publique, je suis maintenant cataloguée  » agent administratif fonction publique » avec la mauvaise image que cela entraîne ( les fonctionnaires sont  » tranquilles », » feignants » etcc) donc évidemment pour trouver un taf dans le privé c’est le parcours du combattant pfff donc les commentaires du genre  » c’est mieux que rien  » de personnes bien au chaud dans un CDI cela m’énerve a fond!

  8. Un autre souci des jobs  » c’est mieux que rien », c’est qu’ils me bloquent dans ma recherche d’emploi. Je ne suis plus disponible le temps du contrat et je perds ainsi des occasions de trouver mieux.
    De plus, la recherche des jobs alimentaires prend du temps, de l’argent et de l’énergie. Et malgré les efforts fournis, quand je me retrouve sans entretien ou pas sélectionnée au final, je suis encore plus déprimée qu’avant.
    Pour Laura, ses recherches ont abouti et elle ressort avec une expérience positive. Mais ce n’est pas une généralité et surtout plus mon cas aujourd’hui.

  9. En fouinant un peu partout sur Internet, j’ai trouvé votre site. Il est une petite perle au milieu d’un brouhaha incompréhensible d’articles sur le chômage…car vous nous offrez des tranches de votre vie… Continuez à écrire, l’écriture soigne.
    Quant à moi, j’ai l’impression que je suis une de ces jeunes qui sont nés dans la mauvaise société… A 20 ans, j’ai décidé d’arrêter mes études pour me réorienter. Bien sûr, le droit à l’erreur est une utopie, un affront pour une société qui demande un parcours linéaire, lisse qui reste dans les normes bien établies. Je ne connais pas le chômage certes, mais je connais le désespoir, le regard très pesant des autres sur son avenir, parce qu’on a décidé de préserver sa santé mentale au lieu de travailler comme un forcené. Aujourd’hui je suis chez moi, ma chambre est devenue ma prison et la culpabilité mon amie. Quand il m’arrive de sortir, je sors mon masque du « tout va bien » mais au dedans je me sens tel une « coquille vide » qui a raté sa vie si elle en croit ce qu’en disent les « autres »…

    Voilà j’ai raconté moi aussi une tranche de ma vie et ça fait du bien. Je souhaite du bonheur à l’auteur du site et sa continuité.

  10. Bonsoir.

    Le commentaire d’un homme dans cet univers féminin, mais c’est mon côté féminin à moi aussi qui ressort et que j’ai toujours assumé.

    Je suis arrivé sur votre blog par l’intermédiaire de vos commentaires en cliquant sur votre lien sur le forum Doctissimo section Formation et emploi et cela ne m’a pas rassuré du tout personnellement .

    J’effectuais une recherche sur les formations AFPA pour savoir si on avait droit à un délai de rétractation ou de refuser de revenir sur son choix de suivre une formation sans subir de pénalité de la part de pôle emploi sur mes Assédic mais je n’ai pas trouver de réponse à ma question. En revanche j’y ai trouvé milles arguments qui me terrorise. Car en effet ce mardi je me suis rendu au centre ou je dois suivre ma formation pour une sois disant réunion d’information avant inscription et dés le début nous avons été reçus comme des portes- feuilles ambulants. Rien…. du vent, quelque blabla futiles et inutiles. Ils n’avaient pas le temps de nous expliquer, ils étaient débordés ont ils dit, le seul truc pour lequel ils voulaient nous voir c’était pour nous donner le devis à remplir par l’Anpe pour le financement de la formation et pour tout le reste on s’en fout, on verras ça à la rentrée!!! Bref du pognon! Avoir fait autant de bornes pour être reçus comme çà sa commence bien.

    Lire ensuite que tous ça ce ne sont que des formations parking avec des profs qui s’en tapent parce qu’ils sont déjà sûrs d’être payés ( aval de l’Anpe pour le financement ), des diplômes au rabais, et une incertitude totale quant à savoir si on réussira à trouver un job à la sortie ça fait vraiment flipper. J’aurais un pauvre stage de huit jours 6 semaines après mon entrée en formation et bien que je m’y mets dés à présent à courir comme un dingue partout à démarcher mon nouveau ( futur ??? ) univers de boulot je suis incapable de décrocher quoi que ce soit même en m’aplatissant autant que je peux pour rester poli, c’est l’angoisse, j’ai 50 balais c’est le panard, j’hésite moi aussi! Iras ? Iras pas ?

    M’enfin tout ça pour m’amener au deuxième point : Le fait de ne plus avoir à rêver sa vie, mais pouvoir enfin vivre ses rêves, le bonheur, l’idéale!!!!

    Je vous le souhaite vraiment à vous même et à tous. Pour ma part c’est déjà trop tard, formaté depuis ma plus tendre enfance par une éducation de chiotte dans un métier dit  » De père en fils  » métier choisis uniquement par le  » père  » dans lequel je ne me suis jamais épanouis.
    Mon rêve à moi c’était de devenir Pâtissier chocolatier! Je me rêvais à faire des concours de sculpture sur chocolat, mais non… Mon père à décider pour moi que se serais le bâtiment.

    Après 30 ans d’exercices dans le bâtiment c’est le gadin, le licenciement économique et le conseiller pole emploi. Je me dit CHOUEEEETTE je vais enfin pouvoir me faire plaisir.

    Je le bassine des jours durant, je luis dit que je veut faire une formation de pâtissier chocolatier, avec toutes ses années que j’ai cotisé on ne peut pas me la refusé ???…..

    Il me répond NON trop chère de plus on ne finance pas les reconversions totale de métier il faut rester dans le bâtiment. Bah merde alors c’est bien ma veine!!!! BON tant pis puisque j’ai toujours admiré les métiers artistique je veux devenir Staffeur Ornemaniste ( fabuleux métier de bâtiment )!!!!! NON! NON! NON!!!! trop chère et il n’y a que 2 écoles en France pour les formations adultes, n’y comptez pas.

    Résultat je me retrouve à devoir suivre une formation de technicien métreur qui doit commencé ici en septembre, mais iras ? Iras pas ? D’autant plus que quand j’ai vu le montant du devis AFPA j’étais furax. Cette satané de formation coûte plus chère qu’une formation de pâtissier chocolatier, c’est quoi cette mafia ? Je lui ai dit 2 mots,il m’a vite rempli mes papiers de financement AFPA et m’a expédié dehors à coup de pompe. Donc malheureusement OUI dans la vie on ne fait rarement ce que l’on veux, mais ce que l’on PEUT.

    Enfin dernier point en essayant de faire court, le JUGEMENT DES AUTRES :

    Avant mon licenciement je partais au boulot à 6H20 du matin pour rentrer à 19 H00.
    Tous le monde dans la résidence me voyais comme le père tranquille, bosseur, un HÉROS pour sa famille. Depuis après seulement quatre mois de chômage tous le monde me traite comme une merde. Tous font semblant de tourner la tête quand ils me croisent pour ne pas avoir à me dire bonjour, et quand malgré tout ils passent à coté de moi et que je leur dit poliment bonjour, certains ne me répondent même plus n’y me regardes. Il faut dire que depuis c’est ma pauvre épouse qui à dû prendre le relais et enchaîner des heures dingues de boulot pour combler ma déficience. C’EST ELLE LA NOUVELLE HÉROÏNE DU FOYER.

    alors moi la feignasse maintenant on peut me cracher dessus, même le gardien de la résidence avec lequel j’ai toujours eu de bonne relation, ne m’esquisse plus qu’un petit sourire avec un signe de tête et s’en va vite faire semblant de vaquer à ces occupations.

    Et tous ça pourquoi ? Surement parce que comme vous, je suis roux et gaucher qui plus est ( la main du Diable comme il était dit avant, et roux qui plus est ) y’a pas c’est le mal incarné cette homme là, il faut le mettre au bûcher sans hésiter.

    Finalement, vous voyez, vous n’êtes pas seule, vous n’êtes pas une coquille vide, c’est le monde qui est devenu VIDE. Vide de sens et d’humanité, vide d’altruisme et de charité. Vide de joie et de bonheur. Vide, pour des gens vidés, lobotomisés, robotisés, qui vont doucement vers un esclavage moderne mondial, mais qui préfère faire semblant de ne rien voir et tout accepter tant qu’ils pourront garder leurs smartphone, leur télé ou internet.

    Bien qu’internet c’est bien, sans lui je n’aurais jamais eu le plaisir de pouvoir vous lire.
    Et continuez ainsi, j’adore votre répartie, votre forme d’écriture et croyiez nous tous ici quand on vous dit que vous avez un réel talent d’écriture.

    Voila merci à vous j’espère ne pas avoir trop pollué votre blog avec ma ( trop ) longue tranche de vie.

    Un fan anonyme.

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