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Travail le dimanche, indispensable

Alors que le Séphora des Champs-Élysées vient de se voir obliger de fermer à 21h, voilà que les enseignes de bricolage sont contraintes de fermer leurs rideaux le dimanche. Se pose donc la question cruciale du travail aux horaires décalées dans le commerce. Est ce vraiment indispensable ?

A-t-on le besoin impérieux d’acheter son pot de peinture le dimanche ? Personnellement, j’ai envie de dire non. En fait, j’ai même envie de dire que si je travaillais, j’irais plutôt acheter mon pot de peinture en semaine, après le travail par exemple, pour pouvoir libérer mon dimanche à la tache sympathique mais prenante d’appliquer le produit sur mes murs.

A cela on m’opposera bien des choses, que je peux aller acheter mon paquet de jambon le dimanche matin et même les jours fériés, que je peux aller au cinéma ou encore au restaurant ces mêmes jours. Mieux, je peux me faire soigner, secourir n’importe quand !

Remettons les choses dans leur contexte quand même. Il y a en effet des professions desquelles on ne dissociera pas le travail le dimanche et/ou de nuit : l’hôtellerie-restauration, le tourisme, le secteur de la santé et des secours, j’en oublie surement.

Mais acheter son parfum à 23h, sa barquette de beurre ou son tournevis le dimanche, est-ce bien utile ? D’un point de vu consommateur, on s’en passe facilement non ? Le dimanche, on peut se balader dans la nature par exemple. Ah ! Oui, ça ne fait pas fonctionner l’économie mais ça fait beaucoup de bien au moral, la lumière naturelle est tellement plus belle que celle des néons.

Mais d’un point de vu salarié, j’admet que travailler ces jours là présente un avantage pour beaucoup. Les étudiants, déjà, qui peuvent ainsi consacrer la semaine à leurs cours et remplir le compte en banque le week-end. Et les personnes n’ayant aucun impératif le week-end sont tout aussi contente d’avoir repos un jour de semaine.

Parfait, chacun son point de vu. Et c’est sur cela que jouent les « pours », on nous dit que les salariés qu’on croiserait dans les rayons le dimanche sont bénévoles. Soit, dans une société idéale surement que ça se passerait ainsi. Dans les faits, on sait (à moins d’être naïfs) que lorsqu’on postule dans ces enseignes on va devoir accepter le travail jours fériés et dimanche pour ne pas voir sa candidature écartée gentiment ‘sous d’autres raisons bien sur). La liberté est donc déjà compromise. Et si le patron manque de volontaire pour ouvrir son magasin, on sait très bien qu’il en désignera lui des volontaires.

Et si les salariés avaient un salaire convenable en travaillant en horaires « normales », seraient ils encore volontaire pour travailler le dimanche ou préféreraient ils profiter, eux-aussi, de leurs familles, de leurs temps libre ?

Si vous qui passez par là avait travaillé le dimanche, dites nous comment ça s’est passé : volontariat ou non?

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/27/fermeture-dominicale-castorama-et-leroy-merlin-font-appel-soutenus-par-des-salaries_3486110_3234.html

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