Etats d'âme

S’en sortir avec les petits taf

Les petits boulots précaires, on y passe forcément quand on est au chômage. Votre entourage vous y encourage d’ailleurs avec des phrases toutes faites du style « quand on cherche du travail, on prend ce qui vient ». En soi, ce n’est pas un souci de devoir faire des petits tafs, c’est une manière de rester actif, d’avoir un pied dans le monde du travail.

Ils comportent cependant un risque non négligeable : ne trouver que ce genre d’emploi. Et là votre parcours fera surement la différence. Si vous avez eu une vraie vie professionnelle avant de devoir « payer le loyer » en allant faire tout et n’importe quoi (n’importe quoi surtout), vous avez peut être une chance de vous en sortir en valorisant vos années d’expérience.

Je fais partie de l’autre catégorie de personne : celles qui n’ont jamais fait que des petits jobs. Sortie du système scolaire sans diplôme, j’ai eu la joie et le bonheur d’être tour à tour agent de relevage, agent d’entretien, agent recenseur. C’est bien peu mais bien suffisant pour se rendre compte que ça ne mène nul part.
Et suite à ma reprise d’étude (et l’obtention d’un diplôme qui si inutile qu’il soit reste un bac+2), je me retrouve à n’être sélectionnée, encore, que pour ces petits jobs qui ne permettent ni de devenir indépendante ni de faire valoir une expérience quelconque.

On vous dit que les employeurs préfèrent les gens actifs, les CV sans trop de périodes de chômage,… bla bla bla. Oui, sauf que ce qu’ils aiment surtout quand ils recherchent un agent d’accueil touristique par exemple, c’est une personne qui a une expérience qui va dans le même sens que le poste à pouvoir ! Contrairement à ce qu’on peut lire et entendre un peu partout, les expériences diverses et variées sont plutôt vu comme un signe d’instabilité, l’impossibilité de conserver un emploi voir la preuve d’une incompétence totale à exercer le métier pour lequel on a été formé.

Ce qui est bien sur un comble quand personne ne vous donne la moindre chance de faire vos preuves. On tombe dans un cercle vicieux et on commence à se demander si il est possible de sortir de la galère des petits jobs.

Certain y verront un refus de travailler mais je vais dès maintenant éviter ces plans foireux qui ne font qu’enfoncer dans la précarité. Je cherche un emploi, un vrai et je le mérite autant que bien d’autres qui sont actuellement dans un emploi stable.

Et je revendique ce droit à la stabilité pour tous mes compagnons de chômage.

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