Playlist du week-end




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Reconstruire après la tempête

Dire que tout va bien serait un mensonge. Cependant, il y a du mieux. Pas tous les jours, pas toutes les heures, parfois même d’une minute à l’autre c’est très changeant, mais les choses s’apaisent. Il en reste que ma vie est un bordel pas possible, que mes journées sont désorganisées, encore plus qu’avant j’entends. Je ne tiens plus le rythme, j’ai milles choses à faire mais n’en fais pas la moitié (oui, oui, même au chômage, on peut être débordé, ça étonne les gens en général). Il faut que je me réorganise, que je me réadapte ou quelque chose dans ce genre.

Le principal point noir reste que j’ai du mal à sortir du lit chaque matin. Même quand je me fais la liste des choses à faire, je n’y arrive pas, c’est impossible. Et pourtant, et pourtant. C’est un temps dont j’aurais bien besoin, je sais déjà ce que je ferais si j’arrivais à bouger mes fesses. Mais non, c’est plus fort que moi, je traîne. Et je perd un temps précieux à rêvasser. C’est beau de rêvasser mais ça ne fait pas avancer les choses. Alors que j’ai un gros projet à réaliser et que j’ai besoin de ce temps. Ce qui me freine encore plus que la paresse : la peur de ne pas y arriver. Du coup, ne pas se lancer, c’est rester dans l’incertitude : capable ou pas capable de le faire ?

Il faut que je reconstruire mais pas comme avant. Sur de nombreux plans de ma vie, de ma façon d’être, d’aborder les choses. J’expérimente en ce moment, j’apprends à garder de la distance, à voir les choses autrement. Ce n’est pas ce que j’attendais de la vie, ce n’est pas ce que j’avais espéré mais ce que j’avais espéré n’est pas pour moi alors je vis l’expérience qui m’est proposée en tentant d’en tirer avantage, le temps que ça durera. De me découvrir autrement, de me ré-apprivoiser, de grandir. De dépasser mes limites.

Il faut que je mette de l’ordre dans ma tête, que je définisse comment avancer, ce que je veux, ce que je peux avoir, comment l’obtenir. C’est une histoire de confiance tout ça, on y revient éternellement. En soi, aux autres, la vie, tout ça. En soi surtout. Je tente d’en avoir un peu plus mais ce n’est pas naturel pour moi. Je doute de moi depuis toujours, de mes capacités, de mes compétences, j’ai du mal d’un coup à me dire que je suis capable, que je ne me trompe pas, que je fais les bons choix, que la confiance en soi n’est pas une quête vaine, comme de nombreuses autres.

J’ai un peu plus de mal à écrire en ce moment. Deux options :
-je me reconstruis, je suis entre deux phases de ma vie et j’ai besoin d’y voir plus clair pour retrouver l’inspiration. J’écris depuis des mois sur ce qui me fait mal depuis toujours ou plus récemment, et je tente de dépasser ces douleurs là donc elles « m’inspirent » moins, sont moins présentes. D’autres choses viendront, mais je suis en phase d’accalmie.
-cet autre projet occupe ma tête. Surtout qu’on me pousse un peu (mais gentiment) aux fesses pour que je me lance.
Mais écrire reste essentiel, il faut peut-être simplement que je retrouve un rythme moins soutenu pour le blog. Que ce n’est plus ce dont j’ai besoin parce qu’il me faut du temps pour autre chose.

2017 aura été dans sa grande majorité une année de douleur, de chamboulement, volontaires ou non. J’ai repoussé certaines limites, d’autres vont l’être à court ou moyen terme je pense. J’ai juste besoin de repenser les bases de ma vie pour qu’elles soient en accord avec celle que je veux être. Je ne veux pas revenir sur les bases qui étaient les miennes avant. Même si sans changer d’environnement ça ne va pas être simple, je veux du neuf.

Et toi, t’écoutes quoi n°4!

Mi décembre et je crois bien qu’il est temps de faire le ETTQ du mois! Lancé par A blue feather, le but, c’est de parler musique, d’en découvrir, bref,voilà.

Décembre, qu’est ce qu’on écoute en décembre comme musique? Vous me voyez venir hein ^^ Il est temps (ou il faudra se taire pour un an) de parler musique de Noël! De redevenir des gosses et de chanter Mon beau sapin! Mais si enfin! Bon, on peut aussi se tourner vers les albums de nos artistes préférés qui se plient souvent au passage obligé de l’album de chansons de fête. Alors, j’ai hésité et finalement, je vais vous faire un mix entre mes deux albums préférés (en même temps, j’en ai trois, donc je n’ai pas un choix immense).

En 1994, Mariah Carey sortait Merry Christmas et le désormais cultissime All I want for Christmas is you

Si l’album est porté par ce tube, j’apprécie énormément God rest ye merry gentlemen

mais aussi Joy to the world :

Je m’arrête là parce qu’en fait j’adore tout l’album, c’est la Mariah que j’aime.

Je ne ferais pas l’impasse sur Wrapped in red de Kelly Clarkson. Mes préférés sont :



Et ma préférée de mes préférées ( ce qu’elle est douce cette chanson) :

Et pour ceux qui auront été jusqu’à la fin de l’article, je vous dis :

Le renoncement

Une fois de plus, c’est sur Facebook que je trouve l’inspiration pour écrire. Emilie de Soin et guérison a partagé un de ses articles ayant pour sujet le renoncement. La notion m’a intéressée et j’ai compris que je n’étais pas en phase de lâcher prise (quoique, y’a bien une certaine perte de contrôle). Mais de renoncement. Je renonce à une chose essentielle, mais c’est nécessaire.

Dans son article, Emilie écrit :
« En effet, lâcher prise c’est « être » alors que renoncer c’est « agir » ».
« Car renoncer c’est perdre, et notre ego n’aime pas cela du tout. Pourtant, « perdre » ce qui nous retient n’est rien d’autre qu’une libération. »

Alors j’ai renoncé. A l’amour. Je n’attend plus rien en fait, je reprend conscience que ce n’est pas pour moi. C’est peut-être ce que je dois expérimenter, le non amour. Ca parait triste dit comme ça. Peut-être. Ce n’est pas aussi facile que de l’écrire en tout cas. C’est douloureux, il y a encore des larmes. Mais je renonce. Et si renoncer c’est agir, disons que ce truc un peu bizarre que j’expérimente est mon action de renoncement. Pour avancer, pour changer, pour évoluer. Pas sur la voie que j’aurais voulu, pas sur ce que j’avais espéré. Mais j’espère qu’il y a du bon à en tirer.

Qu’est ce que j’avais espéré ? Etre aimée probablement. On le veut tous je crois. 2017 ne m’aura pas apporté ça. Ca ne m’aura pas apporter la certitude de pouvoir être aimé non plus en fait. Ca restera un doute (ou une certitude?) pour 2018 : qui peut m’aimer ? Je renonce donc à être aimée. Pas comme je l’avais souhaité en tout cas. Il paraît qu’il y a de nombreuses façons d’aimer. Sûrement. On verra.

J’accepte de perdre. Comme souvent. Je suis celle qui perd. Qui n’a pas ce qu’elle désire. Alors j’ai décidé d’accepter simplement ce qui se présente même si ce n’est pas ce que j’espérais. Ou peut-être que ça l’est. Je ne sais pas, je suis un peu perdue. Je bouscule mes repères, je bouscule mes attentes. Je bouscule ma vision des choses pour vivre mieux, oublier ce que je ne peux pas avoir, oublier ce qui me fait mal depuis des mois et des mois.

Je renonce à ce que je ne peux pas contrôler pour me concentrer sur ce qui est contrôlable, je crois. Ca implique de renoncer, ne serait-ce qu’en partie, à ce que je ressens. Mourir à nouveau un peu pour vivre avec ce qui reste. Laisser la terre en jachère quelque temps pour replanter un jour. On est d’accord, on oublie pas ce que l’on ressent en claquant des doigts. Mais on arrive à le mettre en arrière plan parfois, que ça n’occupe pas tout notre être, tout notre corps, notre cœur. Notre tête.
Pour profiter des instants plus « doux » qui se présentent.

J’aime beaucoup cette notion du renoncement. Ca fout un coup à l’égo, ça fait mal. Mais c’est renoncer ou chuter indéfiniment. Il y a bien des parts de moi qui vont s’accrocher encore, je ne me fais pas d’illusion mais il faut du temps, ça je l’avais déjà compris. Ca m’aura pris une grosse partie de l’année, il est temps de faire un pas vers autre chose.

Journal créatif

En 2015 je crois, j’avais découvert au fil de mes lectures sur les blogs et forums de développement personnel, l’exercice du journal créatif. On verse un peu dans les technique de l’art thérapie avec ce journal un peu particulier où finalement tout est permis : dessin, écriture, collage, … C’est à chacun de concevoir son journal comme il le souhaite, c’est en tout cas ce que j’ai ressenti durant mes recherches à l’époque.
Ca m’a aidé à une époque mine de rien et j’ai laissé tomber. Je le remplis moins souvent en tout cas, beaucoup moins. Je me suis mise à suivre moins de comptes de développement personnel, de pensées positives et tout ça.Mais si j’en parle, c’est que l’envie de reprendre n’est pas loin.

Mon journal créatif m’a principalement servi de recueil pour toutes les images, citations, textes que je trouvais inspirant. Les Buddha Doodles de Molly par exemple. J’adore ces petits dessins qu’elle partage sur les réseaux sociaux. Du coup, mon carnet qui me sert de journal créatif (j’en ai deux, je suis arrivée au bout du premier en fait)est un vrai support pour conserver ces petites choses glanées sur le Net et qui me touchent. Parfois, j’imprime, parfois je recopie. Ca dépend.

J’avais mis en place des outils mettent en œuvre la loi de l’attraction aussi.
Les chèques d’abondances. Je n’explique pas, ils portent bien leur nom. Mais sont inefficace.
Et les tableaux de visions. C’est plutôt sympa à faire, ça permet de visualiser ses objectifs de façon assez concrète. Je devrais en refaire un d’ici peu (peut-être que ce sera fait au moment où vous lirez ces lignes). C’est tout bête, sur le support de votre choix, vous collez ce que vous aimeriez voir arriver dans votre vie.

J’y avais mis aussi quelques textes de « prières » données par des personnes que je suivais à une époque, que je suis toujours pour certaines. Il faudra que je rajoute la Prière du Pardon à l’occasion.
J’ai aussi recopier des textes de chansons, dans leur intégralité ou pas, des textes qui me plaisent et me motivent. Comme Invincible de Kelly Clarkson par exemple (monomaniaque je vous dis!). Je crois avoir mis un bout de Save myself de Ed Sheeran.

Une des dernières choses que j’y ai ajouté, c’est assez récent d’ailleurs, sur une double page, j’ai d’un coté indiqué Ce que je veux et de l’autre coté Ce que je fais. En gros :
Ce que je veux : sortir plus
Ce que je fais : concerts
Ca ne correspond pas forcément, il y a des choses que je veux et qui ne sont pas réalisées, elles ne dépendent pas que de moi.

Je crois que j’ai fait le tour. Il faut vraiment que je reprenne l’habitude de remplir et de consulter ces carnets. Au moins pour remplir le deuxième.

Toujours le même problème!

Vous l’aviez plus ou moins compris, depuis deux semaines environ, je discute avec quelqu’un. C’est un peu particulier, un peu bizarre, de base on sait que l’objectif n’est pas de former un couple, c’est juste de passer de bons moments.C’est peut-être pour ça que le premier pas a été aussi facile à faire. Ou c’est parce que je l’aime bien ? Bref ! Je sais que rien de sérieux ne découlera de ça, rien de plus qu’une chouette amitié. Mais je voulais tenter, dépasser mes limites. Un seul problème revient sans cesse me bloquer : la confiance.

Ca va devenir le point essentiel qu’il va falloir travailler. Mais comment ? Comment travaille-t-on la confiance ? En soi, en l’autre. Les deux sont sûrement liées mais faire confiance en l’autre quand on se confie, quand on se laisse aller plus qu’on ne l’a fait depuis longtemps, ce n’est pas naturel chez moi. Comment faire taire les doutes, les questions qui viennent d’un coup saper les petits progrès que j’ai pu faire en me laissant aller. Comment en pas tout gâcher par manque de confiance.

Je me suis lancée dans l’échange sans attente. Pour oser, pour repousser une barrière ou deux. Le soir où il m’a donné son numéro de téléphone, après quelques jours d’échanges à l’écrit, je n’ai pas trop réfléchi et j’ai appelé. Bien sur, j’ai été timide au début (je n’ai pas fait de crise de panique, y’a du mieux!), Mais j’ai réussi à aller au-delà. Je ne m’explique toujours pas pourquoi, comment d’ailleurs. On a parlé un peu de tout au fil des appels (oui, des, il m’a fait battre mon record de temps resté au téléphone). Musique, livres et adaptations ciné, séries, de sexe bien sur. Et si je n’étais pas si craintive, si je n’avais pas à expliquer la situation à ma mère, je sais que je pourrais aller passer quelques jours chez lui. J’aimerais bien. Ca se fera peut-être.

Et pourtant, les doutes sont là. Est ce que j’ai raison de lui accorder ma confiance ? Est ce qu’il ne se fout pas de moi ? Est ce que je ne fais pas une connerie ? Non, parce que vu comme ça me parait facile d’échanger avec lui, je me demande si c’est pas un mauvais coup que me prépare la vie, avec une peau de banane à court/moyen terme. Je ne le saurais qu’en prenant le risque je sais. Mais si c’est ça, si je tombe, combien de temps je vais mettre à m’en relever ?

J’aimerais réussir à vivre l’expérience sans me poser de question, sans remettre l’autre en question sans cesse, sur ses intentions, son honnêteté. On a eu de super bons moments jusque là. On a rit ensemble, il m’a consolé, il m’a fait réfléchir (vous vous rappelez, le mot amour;-) , ce n’est qu’un exemple), il est gentil, un brin bizarre mais ça fait son charme.
Mais mon foutu cerveau ne peut s’empêcher de se poser des questions, de remettre tout en question, de me dire : ne te fais pas prendre pour une conne, ne te fais pas avoir. Oui, ne pas se faire avoir. Et si c’est pas le cas. Sans attendre une « histoire d’amour » si il y avait un chouette truc à vivre malgré tout. Pour casser quelques barrières et ne pas simplement les repousser.

Comment faire confiance, comment être sure d’être assez intéressante pour qu’il ne joue pas avec moi ? Est ce en lui que je dois avoir confiance ou en moi ? Les deux ?

« Pourquoi as-tu un blog? »

Oui, toi qui es timide, as peur du jugement, as peur de t’exposer, pourquoi as tu un blog ? Tu pourrais écrire et simplement garder tout pour toi, pourquoi tout balancer comme ça à la vue de tous ? Pourquoi ce besoin, cette envie ?
Avouez que le questionnement n’est pas idiot ! C’est que je croise des gens pas idiots en fait. Du coup, pourquoi un blog en effet, parce que ces remarques sont vraies. Et quand on tient un blog, on s’expose forcément, même si on reste discret sur sa vie, on se livre malgré tout (même si c’est juste sur sa marque de lessive préférée, certains trouveront à redire). Alors pourquoi prendre ce risque ?

C’est vrai que je pourrais simplement tenir un journal intime que je planquerais sous mon matelas, honteuse, craignant que quelqu’un tombe dessus. Bon, dans les faits, je le tiendrais sur mon PC et donc il serait protégé. Mais je pourrais garder pour moi ce que j’écris. Sauf que parfois, on a envie de partager. On a envie d’un avis extérieur. On a envie éventuellement de conseils. Parfois, le processus pour lâcher ce qui nous mine passe par la publication .
C’était déjà vrai lorsque je ne parlais que chômage. Ça l’est encore plus maintenant.
Partager mes réflexions sur la vie, la société, mes questions existentielles à la con, mes chagrins, mes questions sur moi (très narcissique pour le coup), tout ça m’a apporté des réponses, des commentaires de votre part qui ont guidé mon cheminement, l’ont enrichi. Seule on tourne en boucle. Même en étant conseillée, on tourne en boucle en fait. Mais moins longtemps peut-être. Pas de la même manière.

On s’expose, on a peut-être pas toujours les réponses que l’on attend, qu’on est pas compris comme on le voudrait, c’est aussi la richesse des échanges. Je crois quand même avoir croisé principalement des personnes bienveillantes. Pour les autres, ben tant pis.
Il y a toujours une peur quand j’écris et que je publie quelque chose. Comment ça va être compris, accueilli ? Est-ce que je me suis bien exprimée ? Il y a la peur du jugement et pourtant il faut bien la dépasser quand on veut tenir un blog. Quel qu’il soit. On n’a pas toujours les commentaires qu’on attend, ce que l’on écrit n’est pas toujours perçu comme on s’y attendait.
C’est un peu le contrat qu’on accepte en ouvrant un blog, on ne contrôle pas qui y passe en général, qui commente, qui va réagir à ce que l’on écrit. C’est comme ça. Il y a toujours du bon à tirer de ce qu’on nous écrit, ça m’a aidé ces derniers mois. Ca ne se voit peut-être pas, ça ne se lit peut-être pas. Je suis en questionnement perpétuel, je donne l’impression de stagner. J’ai cette impression aussi et pourtant, si je n’ai pas avancé beaucoup sur le chemin, j’ai avancé. Et c’est déjà énorme pour moi. Parce que je partais de loin.

J’ai pris le risque de me livrer beaucoup ces derniers mois, trop peut-être. J’en avais besoin. C’était nécessaire. Le blog a totalement perdu sa fonction première qui était de parler de ma recherche d’emploi. C’était déjà délicat de parler boulot ou manque de boulot mais parler de soi plus intimement, même si j’ai tenté de rester assez pudique, c’est quand même autre chose. Ca surprend quand on constate ma timidité, ma réserve, ma difficulté à parler de moi de vive voix. Quand je dis que lire mon blog permet de mieux me connaître que mes proches, c’est la vérité.
Il est plus facile de se livrer à l’écrit. Et probablement à de parfait inconnu aussi. Le revers de la médaille, c’est que vous ne savez que ce que je veux bien partager. Vous n’avez qu’une part de moi. C’est toujours ce qu’on a au final. Une part de l’autre.

Voilà pourquoi un blog. Et pas une chaîne Youtube par exemple. L’écrit, le partage, garder une trace du chemin, avoir des avis, des conseils, des tranches de vos vies aussi. Se dépasser un peu aussi. Même si ça paraît peu. Oser faire face au jugement.Oser mettre des mots sur les émotions, sur ce qui fait mal. Oser s’exposer.