Evolution

Petite expérience

J’ai dit dans un précédent article que j’avais supprimé mes comptes sur les sites de rencontres. Et c’est vrai. Mais dimanche, je me suis dit qu’il fallait que je trouve de quoi m’occuper. En plus, discuter avec d’autres, ça m’évite d’avoir trop de temps à cogiter et d’avoir envie de lui écrire à lui. Et comme on me dit que je cherche du plan cul, ben chiche, je vous prend au mot. Je me suis dit, pas un site de rencontre, un site de plans cul. N’ayons peur de rien ! Enfin …

Donc je crée mon compte dimanche fin d’après midi je crois. Et bien sur comme sur tout site, je ne peux parler du coté masculin, mais quand vous êtes une nana, ça clignote dans tous les sens. Les chacals ont faim ! On ne vous laisse pas découvrir le site, ni compléter vraiment votre profil, c’est direct à l’attaque ! De la chair fraîche, c’est attirant !
Et il faut dire que s’attarder sur le chat est assez tentant et on se laisse prendre au jeu. C’est addictif et chronophage. Le temps passe sans qu’on le voit défiler. Assez difficile de retenir tout sur tout le monde, même en triant (trop loin, trop jeune, trop ci ou ça), y’a du monde pour prendre la place d’un soir.

Certains avancent leurs pions subtilement. Discussion cordiale, sage, petit jeu de questions/réponses pour apprendre à se connaître sans en avoir l’air, … bref, amusant et sympathique.
D’autre … comment dire ? Je pense que lorsqu’ils vont chez le boucher, ils ont plus de considération pour une pièce de bœuf. Je passe rapidos sur ceux qui s’arrangent pour vous coller leurs services trois pièces sous les yeux (photo, pas webcams, j’en suis pas là), avec une élégance digne d’un crapaud (et j’insulte les crapauds là), qui veulent absolument qu’on les rassure sur leurs jolis physiques (mais si t’as la cervelle vide, ça m’attire pas en fait tu sais), qui vous file leur 06 plus vite que Lucky Luke ne dégaine son flingue. Je passe sur les demandes de rendez-vous (et pas que autour d’un verre, quand même, plan cul quoi), j’aurais pu baiser non stop depuis dimanche soir si j’avais vraiment voulu (et j’aurais sûrement attrapé trois tonnes de saloperies avec des types aussi respectueux que ça de l’être humain).

J’avoue que certains profils se détachent. Honnêtes ou sachant juste s’adapter à la personne en face (prendre le temps si on est dans cette optique, baiser rapidos si on est ok direct) et que si j’avais plus de facilité pour sortir sans avoir à rendre de compte, j’aurais bien filer quelques rdv autour d’un verre au V&B (ou un autre bar, mais j’aime bien le v&b, facile d’accès, facile de se sauver si besoin ^^). Pas mal de types sur C**** bien sur. Des types en couple, mariés. J’ai parlé avec des couples aussi, qui partagent une sexualité libérée, très libérée mais en concertation (j’ai parlé avec madame et Monsieur, on sent dans l’écrit que ce n’est pas la même personne. Je sais, je sais, il y a des rusés). Donc pourquoi pas, moi je trouve ça sympa d’explorer à deux.

J’ai eu une bonne tranche de rire surtout. Dès le dimanche, un type sur de lui (je sais pas, je crois que lorsqu’ils voient soumise sur une fiche, les gars pensent qu’on obéie sans réfléchir), me dit de le retrouver à tel café le lendemain à 14h. Il insiste. Je refuse de nouveau, il fait mine de comprendre. Lundi, il refait la même avec un rdv le lendemain (mardi donc), 14h.
Mardi, je me connecte vers 14h, voir les courriers tout ça, sinon on gère plus tant ça arrive, et je vois qu’il m’en a envoyé un (ou deux je sais plus) vers 13h30 pour me dire qu’il m’attendait bien à 14h au café.
Je ne sais pas si il y était effectivement mais moi non. J’ai bien ri mais en même temps, c’est assez flippant. Le type, tu lui dis non, il ne comprend pas, il insiste jusqu’à la dernière minute quand même. Je n’ose imaginer me retrouver en face à face avec lui. Ca donne quoi un non en face à face ? Ca vaut un oui pour lui ?

Il est celui qui est parti le plus loin dans le délire, mais le nombre qui au bout de deux ou trois messages propose un rendez-vous « autour d’un verre » c’est assez fou. C’est vraiment pas mon mode de fonctionnement. Alors, vous allez me dire que mon mode de fonctionnement jusque là, ça ne m’a rien apporté de bon. Finalement, suis-je faite pour les plan cul ? Je suis pas sure lol Mais certains m’ont donné quand même envie d’une rencontre en moins d’une semaine. De là à dire que ça va finir à l’arrière d’une voiture, n’exagérons pas.

Inclassable

Fatiguée

C’est mon état général depuis début août. Et la réponse négative pour la formation de dev informatique (et toutes celles pour la formation de la CCI). Le moment où les espoirs ont commencé à se disloquer, où les efforts se sont avérés vains. Où je me suis dit que je n’avais pas agit de la bonne manière, que j’aurais du prendre un appart dès le mois de juin pour balancer toutes mes candidatures spontanées avec une adresse qui ne constitue pas un frein supplémentaire.
Et il va sans dire que la fin août et son « on ne peut plus se voir j’ai rencontré quelqu’un » n’a pas arrangé les choses.

Je dors mieux mais je ne me repose pas. J’avais cru ce matin, je me sentais plus en forme. Puis là, il est 13h et je suis fatiguée. Je devrais peut-être tenter une cure de vitamines ou je ne sais pas quoi. J’ai du dormir 7 bonnes heures, si si, un record. Ben non, milieu de journée, je suis crevée. J’ai plein de choses à faire, je n’en ferais pas la moitié.
Je regarde les offres (c’est quoi cette pénurie d’un coup?), j’ai à peine le courage de regarder pour les appart vu que ces derniers temps c’est un peu la dèche aussi. J’ai la flemme de me dire qu’il faudrait que je fasse le trajet pour aller en visiter en fait. Faudrait pouvoir tout faire d’un claquement de doigt, sans effort. Parce que la j’ai plus l’énergie. J’en ai trop mis durant les derniers moi pour rien.

Je ne sais pas trop ce qu’il me faudrait pour me rebooster. Retrouver l’envie, l’énergie. Je rêve de retrouver mon état du mois mai/juin. C’était cool, j’étais bien. J’étais pleine d’espoir.
Tout est tombé comme un soufflé. Et j’ai du mal à me dire qu’il faut recommencer une nouvelle préparation (faut vraiment que j’arrête de parler bouffe moi, j’ai repris 1kg).

Les vrais comprendront!

Coté coeur

Culpabilité

De façon tout à fait absurde, c’est moi qui vais ressentir de la culpabilité. Culpabilité de l’aimer encore mais de vouloir essayer d’aller de l’avant.
Enfin je suppose que c’est de la culpabilité qui me fait pleurer comme une conne devant mon écran depuis 30 minutes alors que je combattais plutôt pas mal les larmes depuis quelques jours (sauf sous la douche). Qui me le fout en tête, qui me donne envie de lui parler, de le vouloir lui et pas un autre.
Culpabilité de le trahir. La blague. Il n’a pas du en ressentir une once, de culpabilité, ni envers elle ni envers moi. Il a juste fait sa petite vie sans penser aux autres.

Et là d’un coup, alors que j’ai passé un bon après midi, j’ai la sensation d’avoir fait une faute, de le trahir, de le tromper. Absurde. En plus je n’ai rien fait (non, qu’on aille pas croire que j’ai été violer le premier type qui passait quoi).
J’ai envie de ses bras, de le retrouver, oublier les trois dernières semaines. Zappées, reprise de l’histoire (ou de la non histoire selon les points de vue) là où elle s’est arrêtée.

Pourquoi en plus de tout le reste(tristesse, colère, peur) faut il ressentir de la culpabilité ?

(Trois semaines, pile aujourd’hui)

Ma vie de chomeuse

Mais où sont ces aides?

En ce début d’après midi, je vais sur le groupe de recherche d’emploi auquel je suis abonnée sur Facebook. Je parcours un peu les publications à la recherche d’offres d’emplois. Beaucoup de demandes, mais je tombe sur un message faisant référence à Michelin. A priori pas trop dans mes compétences. Mais pour une raison obscure qui font le piquant de la vie, je regarde les commentaires et en lis un qui me pousse à réagir. En général, je laisse couler, mais ça m’a fait tellement rire et en même temps ça me désole tellement ce genre d’idées reçues.

La plupart des commentaires disaient qu’il fallait supprimer les aides, ça pousserait les gens à chercher du travail, bref, les conneries habituelles (du genre faut traverser la rue, tout ça, bref, ça pourrait faire un article ça aussi). Mais un se démarque et indique qu’on donne 5000€ à une personne au RSA pour se payer une voiture. WTF ? Mais pourquoi on ne me dit jamais rien à moi ? Hein ? Non vraiment ? Et y’a pas 5000€ pour déménager ? Non parce que 5000€ c’est quasi une année de RSA (480€x12=5760€ si on trouve pas à vous en enlever un peu de temps à autre), donc ça double mon budget annuel quoi !

Mais comment ce genre de légende nait ? Comment ça se fait que des gens arrivent à croire des choses aussi grosses ? Et les colportent en plus, les propagent, en font des vérités !
Vous vous souvenez que j’avais demandé une aide à la mobilité pour mon entretien du 25 juillet. Normalement elle était acceptée. J’ai envoyé tout ce qu’on me demandait, j’en ai pas vu la couleur encore.
Je ne reviens pas sur mon rendez-vous avec l’assistante sociale. Ni sur le refus de devis de formation puisque pas la bonne région.

Mais où sont donc toutes ces aides qui permettent de si bien vivre ? Partir en vacances même parfois je lis ! Se meubler, s’habiller, tout ! Où sont-elles bon sang ? Cet argent existe-t-il ? Est ce une fable ? Si il existe, qui en profite ? Chaque demande que je fais se fracasse devant un refus. Chaque projet est anéanti par l’absence d’aide justement. Alors quoi, c’est ma tête qui revient pas aux services sociaux ? A Pole Emploi ?

Le positif est que j’ai échangé un peu en privé avec une maman au RSA également. Une discussion agréable, la même réalité face à une recherche d’emploi infructueuse, des aides inexistantes pour avancer et faire des projets qui permettraient de se donner une nouvelle impulsion.
Et se dire que vivre avec 720€ et un enfant, ça doit pas être simple tous les jours.

Etats d'âme

Blues du lundi

J’aurais pu faire un « Nuit difficile » tant j’ai peu dormi. Je cogite, je réfléchis, je tente de faire des plans, je tente de faire des choses. Des choses qui ne me ressemblent pas. Mais quand je fais des choses qui me ressemblent, ça ne fonctionne pas. Alors, je tente autre chose.

Je tente de jouer avec lui sur le seul sujet qui pour le moment me donne un plus (enfin je crois) par rapport à elle. Le cul. Oui, oui, je sais.
Je trouve ça triste que lui si imaginatif, si plein d’envies d’expérimentation, se retrouve pour le moment avec une nana à qui il ne peut pas parler de ses envies. Ne peut pas explorer. Si le sexe est tabou, de quoi peut on parler ? Pour moi, ça prouve la confiance et la facilité de parole dans le couple (mais après tout si ils sont d’accord sur la couleur des murs, tout va bien). Alors, je sais, vous allez me dire que je ne suis pas avec eux. Que je dois lâcher, bla bla bla. Il n’était pas mécontent de se laisser aller un peu hier soir. Ca part assez vite coté scénarios. Diantre que ça me manque !

Pour le coup, je me suis inscrite sur un site où on ne cherche pas l’amour. Voilà, vu qu’on m’a dit que je cherchais les plans cul, ben je m’y lance. Et, non, je ne sais pas, ça le fait pas. J’ai besoin de plus. Ce petit truc qui donne envie de rencontrer l’autre. Qu’on sait qu’il va y avoir du sexe mais qu’on n’est pas un bout de viande.
C’est triste, j’ai besoin de plus que de l’attirance pour avoir envie. Puis les types qui font trois fautes dans un mot, ne savent pas faire de phrases et j’en passe, ça me coupe tout.
Le soucis, c’est que je ne veux pas m’attacher à nouveau et encore moins tomber amoureuse. Je ne suis pas prête, je ne veux pas, ça fait trop mal. Puis si je ne reste pas ici, à quoi bon une relation suivie ici. Mais tant que je ne suis pas installée sur C****, inutile non plus d’y faire des rencontres. On en revient au fait que je suis bloquée. Une vie en suspens.

Trois semaines et je suis toujours aussi perdue, en manque. Si seulement quelque chose bougeait dans ma vie, un taf, un logement. Quelque chose qui me permette d’avance, m’occupe l’esprit. Me permette de me dire que oui, enfin, les perches lancées ici et là commencent à apporter des résultats.
Mais même pas. Et j’en ai marre !