La fin des contrats aidés?

Je ne sais pas si vous avez vu l’info, mais notre charmant gouvernement a décidé de stopper net les contrats aidés parce qu’ils ont découvert, comme ça, que c’était une mesure inefficace en terme d’emploi.

Alors, une fois n’est pas coutume, j’approuve le diagnostic (inefficacité) mais je trouve le remède un peu hâtif et idiot. Ces contrats sont en effet inefficaces, on reste englué dans la spirale des contrats précaires (ce sont des contrats généralement de 20h/semaine, sur un an, deux max je crois. J’ai du mal à suivre les évolutions des gouvernements successifs), les postes proposés ne sont pas toujours un tremplin pour le CV, bref, c’est pas très motivant.

On peut prendre par exemple les contrats aidés dans l’éducation nationale par exemple. C’est typiquement le type de poste qui ne se trouve que dans l’éducation nationale (EVS) et qui permet difficilement de rebondir. Quand aux employés en CUI qui viennent en aide à la scolarisation des enfants handicapés, la formation est souvent inexistante et vu que l’agent n’est aps pérenne sur le poste, le petit doit faire face au changement d’assistant(e) régulièrement (alors qu’à un moment, un lien se tisse, forcément) et le bénéficiaire du CUI peut retourner pointer à Pole Emploi sans formation dans le domaine de l’aide aux personnes handicapées qui lui permettrait de rebondir.

Dans un monde de bisounours, la fin de ces contrats me réjouirait sans aucune retenu. Si on avait assez de taf pour tous (ou le revenu de base), si il ne fallait pas rendre certains publics de demandeurs d’emploi (dont moi) attractifs aux yeux d’un éventuel employeur, … bref, je suis tout à fait contre ces contrats. Mais, on n’est pas dans le monde des bisounours et les demandeurs d’emploi longue durée pouvaient espérer trouver dans ces contrats une manière de « réactualiser » leur CV (en priant que ce soit sur un poste un minimum intéressant et pas trop casse gueule pour rebondir).

Cela fait au moins trente ans que ce type de contrats existent. Il y a eu les TUC, les contrats d’avenir, les CAE, puis on a collé CUI devant, il y en a pour le privé, pour le public, pour les jeunes ou les moins jeunes, … c’est la foire aux contrats en fait. Ces derniers temps, les contrats pour les jeunes faisaient pas mal d’ombre aux autres d’ailleurs, au passage.
On ne peut que constater une augmentation du chomage, y compris de longue durée, malgré ces aides, malgré ces contrats. On est donc bien d’accord sur leur inefficacité.

Ce qu’il aurait fallu, avant de tout supprimer d’un coup comme ça, c’était évaluer concrètement là où ça a foiré. Parce que que perso, j’ai deux trois pistes.

– Comme je disais plus haut, c’est bien beau de remettre les gens au travail, mais il ne faut pas que ce soit dans n’importe quel emploi. Il faut que le poste occupé permette de rebondir. Il ne faut donc pas un poste imaginé en trois secondes pour dire « moi, j’ai embauché un cas soc en contrat aidé ».
– Il faut, puisque ce sont des contrats pour favoriser l’insertion, un vrai suivi durant le contrat, mais un vrai de vrai, durant lequel on permet au bénéficiaire de construire un vrai projet professionnel, en lien (c’est toujours mieux) ou pas avec le poste occupé. Mais pas un truc au rabais genre accompagnement PE où on te fait deux trois tests et on te largue dans la nature avec un sourire qui dit « vas y, démerde toi maintenant ! ». Non, aider la personne à faire un projet de A à Z ou presque.
– Pour finir, les contrats aidés étaient là pour aider les personnes les plus éloignées de l’emploi. Pour avoir fait quelques entretiens sur des postes en CUI, on voit clairement que l’employeur veut le candidat qui a tout bon niveau CV, débarqué il n’y a pas trop longtemps de son ancien taf (il y a généralement des durées d’inscription à PE à respecter pour être éligible aux CUI mais rien n’empêche d’avoir occupé des CDD durant ce temps et d’avoir donc une expérience récente). Tant pis pour le chomeur longue durée plein de bonne volonté mais qui n’a rien trouvé depuis des lustres. Il continuera de pointer à PE, toucher son chomage, son ASS ou son RSA, permettant à tout politique qui se respecte de le pointer du doigt comme parasite de la société qui ne fait rien pour s’en sortir.

Je ne vais pas pleurer la mort des contrats aidés (mais j’attends de voir quelle mesure révolutionnaire le gouvernement Macron va nous sortir dans peu de temps pour les remplacer. Et laisser sa petite marque dans la politique de l’emploi), mais ils pouvaient avoir un rôle positif pour certains. Mais comme toujours la mesure a été détourner de son but premier (l’insertion de personnes éloignées de l’emploi) pour remplacer des CDD (et peut être des CDI) en bénéficiant des aides de l’état. Et ça restait du précaire pour le bénéficiaire qui avait un temps partiel (le plus souvent) au SMIC et pour un ou deux ans.

« And everybody wants to be loved »

J’avais commencé à écrire quelque chose sous ce titre hier et je n’ai pas fini parce que je crois que l’émotion n’était plus assez vivace pour être exprimée. Mais il y a eu cette nuit. Courte nuit. Encore. Ca devient une habitude. Ce qui l’est moins, ce sont les larmes qui coulent, à la fois libératrices et dévastatrices. Laisser couler la peine, se délester d’une partie, mais la rendre bien réelle, palpable sur un oreiller mouillé. Ce sont juste les émotions de ces derniers temps qui ont débordé, ces émotions qui ont entrainé les derniers articles où je m’apitoie sur moi, encore et toujours. Ce que je fais à nouveau finalement. Tant pis, je l’écris quand même.

Source : Kinesiologie Marseille

Cette nuit, c’est le vide et le manque qui sont venus me submerger. D’un coup, comme ça. Après la tempête que j’avais dans la tête et dans le cœur ces derniers temps, les choses, une fois calmées, paraissent plus claires. Le vide, le néant, l’incapacité à remplir ma vie de choses positives, ne plus savoir où on est, se sentir perdue et sans appuie pour rebondir.

Le titre (tiré de If I ain’t got you de Kelly Clarkson) fait référence à l’amour. Il y a l’amour romantique, mais on peut voir les choses de façon plus universelles. Il y a des milliers de façons d’aimer et d’être aimé. Si ce n’est pas plus. Quand on se sent à sa place, je pense qu’on a se sentiment d’être aimé. Quand on est entouré d’amis qui nous apprécie pour ce que nous sommes et pas ce qu’on peut leur apporter ou pour la façon dont ils veulent que l’on soit. Quand ils nous permettent d’être nous, vraiment. Et bien sur, quand on aime quelqu’un et qu’il nous aime aussi en retour. Quand on partage des moments complices et l’envie de construire une vie à deux.

Cette nuit, le manque de tout ça m’a rattrapé. Ca allait pourtant pas si mal dans la journée. D’ailleurs le premier jet que j’avais fait de cet billet était plutôt sur une ligne rigolote et même plus généraliste que centré sur ma petite personne. Mais voilà, hier, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout, il y avait bien une raison.

Je ne me sens pas à ma place et, le pire est je ne sais pas où se trouve ma place. Je parlais de faire taire son cœur pour entrer dans le moule. Mais, on est d’accord que ce n’est pas ma place non plus. Je suis trop sensible (et je ne sais pas si je dois le prendre positivement ou négativement) pour me couler tranquillou dans le moule. Pas dans le moule qu’on semble me réserver en tout cas.
Si je savais où aller, ce serait moins terrifiant parce que je saurais quelles actions poser pour paver mon chemin. Mais je navigue dans un grand flou et je suis lasse de chercher des solutions. Parce que ça ne paraît pas, mais longtemps j’ai cherché des solutions quand même.

Je n’ai pas d’amis. Je n’ai pas su cultiver les amitiés que j’avais et elles se sont fanées. Finalement, les gens que je croise sur internet sont ce qui ressemblent le plus à des amis dans ma vie. C’est peut-être ce qui me convient. L’écran sert de protection, il permet de retrouver sa solitude quand on en a envie, de s’éloigner pour prendre du recul sur une situation quand on est perdu. Ca ne remplace pas une présence physique, des amis avec qui aller boire un verre, aller à un concert ou autre mais vu que je n’ai pas su cultiver les amitiés dans la vie réelle, ben, c’est de ma faute. C’est à la fois plus facile de se passer, tout en maintenant, cette protection dans des relations virtuelles.

Je n’ai pas d’amoureux. A une époque de ma vie, c’était un souhait (et putain, celui-ci, l’Univers l’a bien reçu alors que celui de gagner gros au Loto s’est perdu dans le cosmos!). Il y a donc eu un vidage de spécimens masculins autour de moi. Je vous assure, j’ai beau faire une activité, elle sera quasi exclusivement féminine (quasi parce qu’il y a bien quelques retraités qui ont besoin de s’occuper), c’est assez impressionnant. Je devrais me mettre à la boxe peut-être ?
Je n’ai jamais été une grande séductrice. Je ne sais pas faire. C’est assez logique me direz vous vu l’image assez pitoyable que j’ai de moi, aussi bien physiquement que niveau caractère, intelligence, psychologique, … bref, vous avez saisi l’idée. J’ai attiré à une époque, quand j’étais jeune et moins grosse, comment je ne sais pas mais si je regarde objectivement le passé, des hommes ont eu envie d’être avec. L’ont été. Bref.

Entre temps, j’ai donc souhaité qu’il n’y ait plus d’homme dans ma vie (pour des raisons que je n’évoquerais pas ici), j’ai souhaité être transparente, j’ai souhaité qu’on ne m’emmerde pas. Mission accomplie ! Notez que tout ça, ça peut aussi être appliqué au niveau amical finalement.
Et aujourd’hui, je me retrouve seule comme la gourdasse que je suis et sans aucune idée de comment m’y prendre pour renouer avec les autres puisque ça implique de se faire une place parmi un/des groupe(s) qui existe(nt) déjà. Et je ne suis pas douée pour me faire une place, pour dire « Oh ! Je suis là, ne m’oubliez pas ». Non, moi je suis douée pour faire oublier que j’existe. Je n’attire pas par ma beauté, ni par mon éloquence, ni par … je ne sais pas, peu importe. Je ne sais pas faire.

Et c’est ça qui m’a terrassé cette nuit, parce que même si je ne sais pas faire, même si je suis une solitaire, même si je reste dans mon coin, comme tout le monde j’ai besoin d’être aimé. Comme tout le monde j’ai envie d’aimer. Profondément. Sans fard, sans me forcer. Aimer des amis, aimer un chéri, aimer la vie. J’ai l’impression qu’on a oublié de me fournir le manuel pour savoir faire ça. Qu’il me manque un programme qui n’a pas été chargé à la naissance. Et je me demande si c’est possible de réparer cette erreur.

(suis désolée de faire encore ma pleureuse)

Se laisser aller à écrire

Quand j’étais ado, il y a une chose que je faisais peut-être autant que chanter. Écrire. Des poèmes, des textes qui (si j’avais su composer) auraient pu être des chansons, des petites histoires, … Tout était source d’inspiration et en premier lieu mes états d’âme déjà bien tourmentés et psychotiques à l’époque. Je mettais ça au propre dans des cahiers et au final, n’importe qui pouvait y avoir accès. Même pas peur.

Aujourd’hui, la plupart de ces supers œuvres d’une qualité incomparable sont retournées à la terre depuis longtemps. Il me reste quelques poèmes, des bricoles, auxquelles je repensais il y a peu et dont je mettais le sort en jugement : les laisser tel quel, les reporter dans des cahiers (parce que je crois que c’est un peu le bazar là) ou tout balancer. En attendant le verdict, ça occupe un tiroir de ma table de chevet.

Et, un jour, j’ai du mourir un petit peu, en tout cas la partie de moi qui avait espoir en l’avenir et qui pensait naïvement que tout irait bien, et j’ai arrêté d’écrire. Comme j’ai arrêté de chanter et d’écouter de la musique à longueur de journée. Oui, c’était bien mourir tellement tout ça faisait ce que j’étais. J’ai dit adieu aux rêves d’enfant, à l’espoir, à tout ce qui rendait la vie un peu plus douce. J’ai dit adieu à mon imagination aussi.

Aujourd’hui, ma principale activité concernant l’écriture concerne ce blog. Mon unique activité en fait. Parce que là haut, dans ma caboche, ça ne se libère pas du tout niveau imagination. Des brides de choses me viennent parfois. J’ai toujours ce rêve de gosse de pouvoir dire un jour « je suis auteur », mais force est de constater qu’à part vous enquiquiner avec mes réflexions à la noix, je n’écris pas grand chose. Je débute un truc mais comme tout semble éparpiller dans mon esprit, les connexions ne se font pas et j’abandonne.

Je devrais mettre ces ébauches par écrit sur papier et non pas sur un fichier texte planqué dans l’ordi. Ca me donnerait une meilleure vision, c’est certain. Mais comme on en blaguait avec Lampy en commentaire ici j’ai peur de qui pourrait lire ce que j’écris et du jugement qui pourrait être porté à ce que j’ai écrit. Alors, je sais, ça paraît un brin bizarre de dire ça alors que je n’ai aucun soucis à ce que des inconnus (en tout cas, inconnus, pour ce que je sais) lisent ce que je publie sur un blog public mais je ne suis pas à un paradoxe près.

J’ai quelques carnets qui ne demandent que ça pourtant, que je me laisse aller à écrire ce qui me passe par la tête pour peut-être écrire ce roman dont je rêve. Donner un sens à ces scènes qui me viennent parfois, qui semblent n’avoir aucun lien mais qui pourrait en avoir avec un peu de travail et de talent. Et si je me rend compte que je ne peux pas, que je n’y arrive pas ? Que je ne sais faire que ce qui a été fait, que je n’ai rien d’original à proposer ? Que je ne sais imaginer que des situations indépendantes les unes des autres ?

Et cette peur que quelqu’un lise alors que je ne suis pas prête à ce que ce soit lu ? C’est un risque quand on est pas seule chez soi. Pourtant, ce n’est pas trop dans les habitudes de fouiller dans mes affaires. Pas du tout même, autant que je sache. Donc si rien ne traine, rien n’attire l’attention. Et puis de toute façon, pourquoi avoir honte de ce que je pourrais écrire ? Au pire j’écrirais une romance insipide et sans saveur mais si ça débloque le processus d’écrire, le coup de génie viendra peut être après.

J’aimerais retrouver la confiance que j’avais ado. Non, pas la confiance parce que j’en avais déjà peu à l’époque. C’est surtout que ça venait tout seul et qu’il fallait que ça sorte. Je ne me posais pas de question sur comment serait perçu ce que j’écrivais. Mes amies lisaient bien souvent ce que j’écrivais durant la journée de cour alors que le papier était encore tout chaud, je n’avais rien revu, relu, remanié et je n’avais pas peur. Je n’avais pas peur du jugement parce que je faisais juste ce que j’aimais. Ce que j’étais. Je crois que je me manque un peu parfois, cette moi-là, qui faisait ce qu’elle aimait et qui y croyait quand même un peu.

Mais c’est un peu plus compliqué de se laisser aller à être ainsi à 30 ans passé que ça ne l’était à 15. Passé un age, on n’a plus l’excuse de l’insouciance de l’enfance, ce droit à rêver qui nous est accordé. Il faut devenir sérieux, adulte, trouver un vrai métier (dans la conception la plus répandue en tout cas). Je sais que l’art ne paie pas mais et si c’était ça mon vrai métier ? Là, comme ça, en panne d’imagination et tout, ça paraît absurde et pas évident du tout mais, si c’était la voie qu’il fallait que je retrouve ?

La vraie question est : comment ?

Tout n’est pas pourri!

J’ai été particulièrement chiante, déprimée et complètement à l’ouest ces derniers temps. Je vous ai inondé de babillages plus déprimants les uns que les autres, de questions existentielles à la con (dont je n’ai toujours pas trouvé les réponses). Je suis désolée pour tout ça et comme là, ça va un peu mieux, j’ai envie de faire un petit billet plus positif. Parce que tout n’est pas pourri dans la vie. Instant gratitude.

Et comme c’est un peu l’objet principal de cette petite liste, en tout premier, je tiens vraiment à remercier les personnes qui m’ont apporté du soutien avec leurs paroles bienveillantes, sans jugement et avec beaucoup de patience. Je ne vous remercie pas juste pour ces derniers temps d’ailleurs, mais pour toutes ces fois où vous avez posé un petit commentaire ici (ou ailleurs) pour m’aider à y voir plus clair, me remonter le moral ou même me botter les fesses. C’est compliqué de vous faire un gros câlin de derrière un écran, mais le cœur y est.
Et je m’excuse par avance pour les futurs moments de doute, de déprime, de mal-être qui viendront très surement.

Je crois que je suis en train de dompter ce fichu accord de Ré mineur. J’étais prête à lancer une pétition pour qu’on supprime Ré et ses dérivés de toutes les partitions mais ça va peut-être le faire finalement. Du coup, je m’excuse par avance auprès de Gauvain Sers d’avoir pour projet de massacrer Mon rameau.

Ma pile à lire est ravie que je l’ai délesté de Outlander 1, Qui es tu Alaska ? et que je me sois lancée dans Dôme (deux tomes quand même, ça va faire de la place. Enfin, si j’en viens à bout parce que j’ai l’impression que ça va me prendre autant de temps que Le noeud de la sorcière à lire). Sachant que j’ai prévu d’aller en ville dans la semaine, on sait pertinemment, ma PAL adorée et moi, qu’elle va plus que surement accueillir de nouveaux orphelins mais ce n’est pas grave (lire un livre, en acheter deux. Easy cash me perdra). Il faut bien que je me fasse un stock, pour mon ile déserte.

Je flotte de plus en plus dans mes pantalons. Je ne les perds pas encore mais bon, faut pas trop en demander. Si je pouvais perdre autant du bide que des fesses et des cuisses, ce serait cool par contre. Mais, ça va venir. Y’a quand même du boulot encore. Le mode bombasse pour 2025, au moins.
Dommage pour le dernier pantalon que j’ai acheté du coup, il m’est déjà un peu grand. Pourvu que ça continue!

La visite du château était bien sympa. Les tapisseries d’Aubusson, les différents objets que les proprios ont réuni pour meubler le château, c’était tout intéressant. Ils en avaient quand même dans la tête au XVIIème siècle. Mention spéciale aux équipes chargées de l’entretien, aussi bien intérieur qu’extérieur, y’avait pas un grain de poussière ni un brin d’herbe qui dépassait.
J’ai relevé un autre défit avec cette visite puisque c’était avec OVS. C’était un peu bizarre de rencontrer des gens comme ça mais agréable d’avoir quelqu’un pour discuter de ce que la visite nous faisait découvrir.
Par contre, avec ou sans appli pour me guider, je me perd. Je suis un cas désespéré.

Merci aux trois nains (rooooh! Pardon, enfants) présents lors de cette fameuse visite d’avoir su se tenir tranquille. Ils n’ont pas fait un bruit de plus que ceux nécessaires pour montrer qu’ils étaient bien vivants. Pas un cri, pas de gesticulations. Et attentifs en plus. Bravo les mômes !

Voilà voilà!

Qui es tu Alaska? de John Green

Je ne présente plus John Green, Nos étoiles contraires, tout ça, on est d’accord ? Bon vendredi soir (pardon, samedi matin très tôt), j’ai terminé Qui es tu Alaska ? Deuxième roman que j’ai la chance de lire de cet auteur. J’ai encore plus de chance (ça m’arrive) puisque j’ai gagné à Cultura une très belle édition en hard back lors du jeu « John Green week » (oui, je fais 30 km pour faire un jeu où je gagnerais peut-être un livre), j’ai même eu la totale puisque la vendeuse m’a aussi filé un lot de marque page et le petit pin’s tout mignon de la marguerite. Dans cette édition limitée, il y a bien sur le roman tel qu’il a été publié mais aussi des bonus : les scènes supprimées/réécrites et une interview de John Green.

De quoi parle ce livre :
Miles Halter a seize ans mais n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l’insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante.

Miles, surnommé le Gros, n’a pas d’ami dans son lycée, il décide donc de partir en quête d’aventures, de son Grand peut-être, en intégrant le campus que son père a fréquenté. Il s’y fait des amis, il y tombe amoureux, bref, une vie d’ado quoi.
Mais être amoureux d’Alaska, ce n’est pas si simple que ça. Déjà, elle est en couple. Elle se dévoile peu. Elle ne parle pas ce qui la fait souffrir.

Le roman se divise en deux parties. Il y a un avant et un après. Et donc un évènement en plein milieu qui vient bouleverser la vie de tout ce petit monde.
L’avant est une découverte de l’univers, des personnages, des codes de l’internat. L’après est une grande quête et un grand questionnement sur le : que sait on des gens ?

C’est un Youg adult, si vous décidez de le lire, ne vous attendez pas à des retournements de folie, tout est prévisible. Mais les questionnements restent intéressants, un brin teinté de religion puisque le cours dans lequel on voit le plus nos lycéens est celui de religion. Celui de la deuxième partie est : comment sortir de ce labyrinthe ? Question que se pose Alaska et que le Vieux (surnom du prof de religion) reprend.

Un chouette petit roman. Moins abouti que Nos étoiles contraires je trouve, mais c’était le premier de John Green je crois. Ca se lit bien, pas trop prise de tête. Par contre, évitez de vous plonger dedans quand vos propres états d’âme vous remuent un peu. Perso, ça ne m’a pas réussi.

Faire taire son coeur

C’est le questionnement du jour : finalement, ne faut-il pas faire taire son cœur ? Oublier ses envies, ses espoirs, ses rêves et se contenter de ce que la vie nous offre même si ça ne nous comble pas, même si c’est douloureux ? Est-ce là finalement le secret du bonheur ? Est ce que c’est comme ça que les gens autour de nous réussissent à faire quelque chose de leurs vies ? Oublient ils de réaliser leurs rêves, de trouver un bon équilibre dans leur vie en se contentant de ce qu’ils peuvent avoir ?

Pour la rêveuse que je suis ça va demander des efforts considérables. Douloureux même, mais on doit s’habituer non ? C’est douloureux de toute façon déjà maintenant, alors pourquoi lutter ? Pourquoi se chercher, pourquoi vouloir comprendre qui on est, ce que l’on peut/veut faire ? Pourquoi se battre contre ce qui semble être ce qui sera notre vie ?

Je suis fatiguée en ce moment. Fatiguée de chercher des solutions, de me questionner sur des choses sans intérêt, fatiguée de tout. Il doit bien y avoir une place dans ce monde pour moi et elle se trouve peut-être dans tout ce que je refuse parce que ça ne me convient pas. C’est peut-être là que je dois être. Et non pas partir à la recherche d’un pseudo idéal.

Je me fais mal avec des choses impossibles (que je n’ai même pas vraiment identifiées mais qui se résument à des idées abstraites comme l’épanouissement, la réalisation de soi, être bien dans sa vie, …). Alors, les pseudos gourous du développement perso ont peut-être raison, c’est notre vision sur les choses qu’il faut changer. Voir avec bienveillance ce que l’on n’aime pas et s’écarte du reste.

Quitte à s’enfoncer dans le mal-être, autant entrer dans le moule, faire plaisir à la société et on en parle plus. Au moins, plus personne ne fera chier avec des questions à la con. Ils sauront qui on est : un travailleur. C’est bien plus rassurant qu’un chomeur, un rêveur, un idéaliste, un chercheur de sens.

Il est peut-être temps d’abdiquer ?

TAG : La Chanson qui …

Je change un peu de registre, les questionnaires livresques c’est cool mais je vais étaler mon inculture musicale aujourd’hui. J’ai donc cherché un peu ce qui se faisait en la matière et je suis arrivée sur ce tag sur le blog de Mélie musique et il m’a semblé intéressant.

1- La chanson qui vous fait rire : One way or another de Blondie

2- La chanson qui vous donne la pêche : Ces derniers temps, You can’t hurry love, The Supreme

3- La chanson qui vous rappelle celui que vous aimez : Je ne suis pas amoureuse mais Hearts don’t break around here me donne envie de l’être.

(Dans un monde idéal, où les personnages de roman seraient de vraies personnes, je répondrais Heart of glass de Blondie. Il faut avoir lu un certain livre pour comprendre).

4- La chanson que vous auriez aimé écrire : Il y en a un paquet mais je vais dire Looking in de Mariah Carey.

5- La chanson qui vous rend nostalgique : Somewhere only we know par Lily Allen (j’aime la version de Keane aussi mais ça ne donne pas la même ambiance)

6- La chanson qui vous rappelle votre adolescence : En toute logique, un titre de Mariah Carey donc. Always be my baby.

7- La chanson que vous aimez d’un artiste que vous détestez : Irreplaceable de Beyoncé

8- La chanson que vous admettez aimer honteusement : Les quelques titres de Britney Spears que j’aime écouter.

9- La chanson dont vous aimez les paroles : Il y en a trop pour n’en citer qu’une.

10- La chanson avec laquelle vous aimez vous réveiller : A une époque, je me réveillais avec Make your own kind of music de Mama Cass Elliot. C’était un poil violent dès le réveil.

11- La chanson qui vous rappelle votre enfance : le générique de Creamy, merveilleuse Creamy, ça compte?

12- La chanson qui vous fait pensez aux vacances : OOC de Mariah Carey

13- La chanson qui vous rappelle votre meilleure amie : «Je serais là, toujours pour toi, …» Pardon. Je n’ai pas de meilleure amie (c’est une arnaque, comme le prince charmant).

14- La chanson qui vous fait pleurer : Because of you de Kelly Clarkson.

15- La chanson qui vous fait penser à votre solitude : Big girls cry de Sia.

16- La chanson que vous aimez chanter : Ces derniers temps, Mon rameau de Gauvain Sers et Clio.

17- La chanson qui reflète votre état d’esprit du moment : Nobody not really de Alicia Keys

18- La chanson qui vous rappelle votre ex : Il n’y en a pas mais quand j’ai envie d’une chanson qui me rappelle que l’amour est dégueulasse, Behind these hazel eyes de Kelly Clarkson me convient assez.
En mode paquet de mouchoirs et pot de glace (ou paquet de Schoko-Bons), Goodbye to you de Michelle Branch.

19- La chanson que vous détestez par dessus tout : Par dessus tout, je ne sais pas, mais Reuf de Nekfeu et Ed Sheeran me déplait assez. Ca doit tenir principalement au fait qu’il y a Nekfeu dessus.

20- Votre chanson du moment : Unkiss me de Maroon 5 (et je répare donc l’erreur de ne pas avoir encore cité Maroon 5, l’honneur est sauf!)

A chaque fois que je lance mon iPod, je me dis que j’aurais pu mettre des dizaines de réponses à chaque point. Je me suis limitée.

A vous!

Se protéger, c’est souffrir aussi

Attention, je m’engage dans un truc, je ne sais pas où ça va finir ! Bref, mon cerveau carbure toujours et, en tache de fond, il a décidé de se questionner sur ma solitude, le vide que j’ai fait autour de moi depuis des années et ma difficulté à nouer de nouvelles relations. Il a fini par conclure que c’était avant tout une manière de se protéger. Il aura fallu du temps pour le comprendre.

Finalement, ce n’est peut-être pas uniquement parce que les gens me font chier. Même si ça joue. Non, l’explication tient aussi de l’envie de ne plus se laisser avoir par les mauvaises personnes. Ces gens qui se disent vos amis mais qui profitent de vos petites et grandes faiblesses. Cette tendance à avoir été prise pour une bonne poire durant des années. A ne pas avoir su m’affirmer. Bref, à avoir fait confiance aux mauvaises personnes. Au final, l’isolement aura été une protection. Ne plus donner sa confiance à qui que ce soit pour ne plus être trahie, pour ne plus être un simple faire valoir ou ce genre de chose.

Ca a cultivé ma tendance à la solitude et durant des années, je crois que ça ne m’a pas fait souffrir tant que ça. J’ai même entretenu ce mur autour de moi. De toute façon, chaque nouvelle rencontre confirmait ce que je pensais : les gens sont là tant qu’ils ont besoin de vous mais se barrent dès que ce n’est plus le cas. Que vous passiez votre temps à les écouter, pas de soucis. Mais bizarrement, ça ne fonctionne pas en sens inverse. Au début, on se dit que c’est parce qu’on a pas de vrais problèmes, on a pas de soucis, on n’a pas à se plaindre. Puis, on comprend aussi qu’une personne qui tient un peu à nous, ben elle prend quand même le temps d’écouter, même si ce qu’on a sur le cœur paraît futile.

Alors, je n’ai surement pas rencontré les bonnes personnes. Ou c’est moi qui suis trop … asociale. Trop sensible, trop anormale. Ayant déjà une difficulté à me lier, à savoir comment être « sociale », le fait de m’isoler n’aide pas à travailler sur cela. Du coup, je me suis enfermée dans cet état. Et aujourd’hui, je ne sais pas comment rencontrer de nouvelles personnes. Je ne suis pas sure de pouvoir accorder ma confiance non plus. Je suis devenue méfiante, craintive. Je me protège encore et toujours.

Finalement, ça fait souffrir aussi. Surtout lorsqu’on souhaite en finir avec ce cycle de solitude. Ce n’est pas que je veuille déborder d’amis et d’activités. Je reste une solitaire avant tout avec le besoin de calme et d’espace qui va avec. Mais rencontrer des personnes avec qui échanger et partager, ça pourrait être sympa et ça pourrait m’aider à évoluer aussi. Mais j’ai peur et je sens que cette peur et un frein.

Ca m’a pris un peu de temps pour savoir le formuler ainsi. J’en avais surement conscience mais pas aussi clairement. Ca prendra du temps pour penser et agir autrement aussi. Je ne sais pas si c’est possible en fait. Je n’ai pas l’impression d’avoir le contrôle sur ça. Je me referme comme une huitre quand je me sens menacée. Menace fictive bien sur, mais menace quand même. Imaginez si quelqu’un perçait la carapace, il trouverait quoi derrière ? Je ne suis pas sure d’avoir envie de le découvrir. Ca pourrait être une déception pour cette personne comme pour moi.

C’est tellement plus facile et rassurant de se cacher dans les pages d’un livre.

Le coeur en vrac

J’aimerais dire qu’il y a une raison précise pour ça mais même pas. Ca fait des jours que je le sens arriver, ce coup de mou, le moral qui flanche, le cœur qui pèse. J’avais du mal à arrêter mes pensées et ça a conduit à ça. Ca doit être un effet de réaliser tout ce qui aurait pu être et qui n’est pas et de tout ce qui est et qui fait mal. De se sentir enfermer, sans issue, sans rien.

Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière. Ca n’empêche pas que ça fasse mal. On n’en prend pas l’habitude. Le poids du manque qui après une période de pas trop mal vient peser directement sur soi. Le manque de quoi ? D’une présence indéniablement. Le manque de sens dans la vie. De projets. D’envie. D’espoir.

Je vivrais seule, je pleurerais un bon coup, j’aurais peut-être même passer mon dimanche (ou une autre journée, peu importe) enroulée dans mes draps. Une bonne journée à ne pas se soucier de paraître bien, de sourire, à s’habiller, … Ma mauvaise humeur a bien causé un léger drame mais c’est bon, ça semble réglé.
Mais bon, voilà, faut faire bonne figure au max sinon il faudrait expliquer et je n’ai rien à expliquer. Je ne sais pas l’expliquer. Y’a trop de causes, définies ou non. C’est un ensemble de tout.

Ca va passer. Ca passe toujours. Et ça ira mieux jusqu’à la prochaine fois. Je me dis que ça ne peut pas faire de mal de mettre ça par écrit et de le publier, maintenant que c’est écrit de toute façon. Ca fait deux ou trois jours que ça veut sortir autant aller au bout.

Et demain, ça ira mieux.

Vivre en milieu rural, ce n’est pas toujours le calme assuré

Mon cerveau étant toujours en ébullition ce dimanche (voir ici ) mais de façon plus maitrisée (ou pas), je me lance dans la rédaction d’un autre article qui me titillait l’esprit. Et je le publierais quand je le publierais.

Comme vous le savez surement, j’habite en milieu rural. Un charmant (hum) village où il ne se passe rien de très intéressant mais qui est plutôt pas mal situé géographiquement puisque je suis proche du gros axe de communication du département.
J’ai la chance d’habiter dans une maison non mitoyenne bien que d’un coté on soit vraiment très proche du voisin (mais on y reviendra). Il n’y a pas gros de terrain mais ça fait moins à entretenir.

Ca devrait être parfait non? Ben, pas vraiment. Je comprend finalement les personnes qui choisissent de s’enterrer encore plus dans la campagne. Parce que, habiter dans une maison, ce n’est pas toujours le calme que l’on pourrait espérer quand la configuration n’est pas au top.

Ici, on est proche de tous les voisins finalement. Séparé juste par la route des voisins de devant, j’ai une vue quasi parfaite sur leurs jardins (bouchée simplement par un arbre). Et nous sommes en été. Donc, les gens profitent de leurs extérieurs, normal. Ce week-end, c’était barbecue à fond. Même ce dimanche midi. Et je pourrais presque participer à la discussion en mettant à ma fenêtre.

Sur l’arrière, c’est un peu plus calme. Les maisons n’ont pas de courettes sur l’avant, donc à part les gens qui passent sur la route pour se balader, ça va. Sur le coté par contre. Ils sont plutôt calme depuis un ou deux jours, mais en général c’est plutôt réunion de famille façon colo de vacances, barbecue même par temps de pluie et jeu dans la cour grande comme un mouchoir de poche: ballon ou boules de pétanque ou que sais-je. Tout ce que je sais, c’est que ça résonne et que ça me donne l’impression qu’ils abattent des murs. Alors, qu’ils évitent d’abattre celui de mon garage, y’a ma bagnole dedans, j’y tiens un peu quand même.

Ah! Et il faut que je parle de la boulangerie aussi! Oui, j’habite face à une boulangerie, l’atelier particulièrement mais je ne suis pas loin de l’entrée du magasin non plus. Ils sont très gentils et font de bons produits. Par contre, je garde encore quelques ressentiments pour la nuit où j’ai été réveillée à 2h du matin parce que je ne sais lequel tambourinait sur je ne sais quoi, fenêtre ouverte. J’ai trouvé ça charmant.
Ce matin, un qui gueulait. Bref, je vis chez mes voisins quoi.

Alors, on fait surement du bruit aussi, je ne sais pas si on les dérange autant mais il y a des jours où je sature. Je rêve de pouvoir déménager dans une maison isolée correctement avec assez de terrain autour pour ne pas être emmerdée par les voisins et ne pas les emmerder non plus. Juste pouvoir se sentir bien, chez soi, faire ce que l’on veut dans le respect des autres.

J’ai l’impression que ces «dérangements» de voisinage sont de plus en plus fréquents. Je n’ai pas souvenirs d’avoir ressenti autant d’exaspération face à des bruits de ce type les autres années. Ou c’est moi qui devient moins tolérante (si je l’ai déjà été), plus sensible, plus chiante.

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