Je ne vous en avais pas parlé depuis longtemps…

Et ça vous manque j’en suis sure. Alors, à l’occasion de son arrivée sur les étagères de ma bibliothèque (enfin pour le moment, je le garde sorti, je le regarde, je le savoure), reparlons un peu de Flammes.

Flammes, ça restera un de mes livres phare de 2017. Un bouleversement, un chamboulement, une émotion intense. Et il était inconcevable que je ne l’ai pas au format papier. Je rêve de le relire, de glisser des post-it à l’intérieur (je pense au moins égaler le nombre de post-it que j’ai glissé dans Tu verras les âmes se retrouvent toujours quelque part), de le regarder comme on regarde un souvenir de voyage. Et quel voyage.

Alors quand D’Elfe a indiqué sur Facebook qu’elle allait mettre de coté, arrêter, son activité artistique pour des raisons qui lui sont propres (mais que je ne lise plus que tu manques de talent ma jolie, je pourrais me facher), je me suis dit qu’il était temps d’acquérir ce livre cher à mon coeur.

Mardi soir, j’ai sauté le cap. Plus que 3 en stock, je ne pouvais pas courir le risque qu’il n’en reste plus. D’une efficacité redouble, D’Elfe l’expédie le lendemain et je l’ai reçu ce matin.

J’ai donc mon exemplaire de Flammes, je suis vraiment très heureuse. Il est dédicacé bien sur et la dédicace est datée du 14 février. Un vrai symbole pour ce livre qui parle de l’Amour au sens large. Et c’est vraiment un petit colis de bonheur que j’ai reçu ce matin. Ce livre déjà, cette dédicace et une petite surprise tout en harmonie avec cela, un joli marque page.

Merci D’Elfe pour cette découverte encore une fois. Je suis ravie de le posséder enfin, le toucher, le sentir (Quoi? Aller, vous sentez vos livres vous aussi non?), le regarder avec l’envie de me replonger dans ce voyage, d’en avoir un souvenir comme un petit coquillage qu’on ramasse lorsqu’on va à la plage.

Mon seul regret? J’aurais aimé l’acheter lors d’une séance de dédicace et te dire de vive voix combien l’histoire de Lou-Anne m’a touché.

Et que votre chemin soit parsemé de cailloux coeur ^^ (bien fait, il fallait lire le livre pour comprendre la référence!)

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Dire trop de soi. Ou pas assez.

C’est quelque chose que j’ai déjà abordé sur le blog. La peur d’en dire trop, d’être reconnu, d’être impudique d’être je ne sais quoi. C’est toujours délicat d’exprimer ce qu’on ressent sans trop en dire. Mais en dire trop l’est aussi. Pour l’auteur mais pour le lecteur aussi. Parce que finalement on ne sait que ce que la personne qui se livre ne veut bien dévoiler. Et ce qui reste caché peut totalement éclairer une situation sous un autre angle. Tout comme entrer un peu trop dans la vie des gens peut être génant.

Longtemps, j’ai très peu dit ce qui se passait dans ma vie sur le blog. Ma vie intime j’entends. Bon, je n’avais pas vraiment de vie intime donc ça réglait le soucis rapidement mais souvent j’ai pris des moyens détournés pour parler des choses que je ressentais, j’ai fait en sorte de ne pas dire les choses de façon explicite. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas.
Je pense avoir franchi un cap quand j’ai commencé à parler des sites de rencontre. J’avais envie de partager ça sur le blog. J’en avais besoin. Il fallait que j’exprime les choses, ces envies qui devenaient de plus en plus pressantes, l’envie de rencontrer quelqu’un avec qui ça pourrait enfin fonctionner. Je n’ose encore dire quelqu’un qui m’aime, j’ai du mal à croire que ce soit possible.
C’était déjà un sacré pas de parler de ça ici, en public, avec vous, d’avoir vos avis sur cela. Et pourtant c’était pas grand chose, des papotages sur un site de rencontre. Des désillusions (le mot est surement un peu fort), des incompréhension face à certains comportements. Je suis naive, je sais.

Et il y a eu Lui. Je ne vais pas dire que vous savez tout. Non, loin de là. Il y a des éléments qui vous manquent pour comprendre notre « relation ». De sacrés éléments en fait. Même si j’ai souvent précisé qu’une histoire d’amour ne serait pas possible (et pour cause vu que je pense qu’il en aime une autre), ça vous aiguille sur le fait que ce soit une simple histoire de cul sans tout vous dire non plus.
Mais vous suivez l’évolution des choses depuis le début. Partiellement, avec ce que je veux bien dévoiler mais quand même, je ne me suis jamais autant livrée je crois. Et pourtant, je ne publie plus un texte par jour.
Ce n’est pas une situation abstraite, je ne me cache plus par diverses ruses. Je dis les choses, ce que je peux publier en tout cas. Ce que je veux publier.
Est ce que je vous en dis trop ou pas ? Surement pas assez, quand je lis certains de vos commentaires. Ca peut tomber un peu à coté parfois. Ou peut-être trop. Je ne sais pas.

C’est un peu comme ces éléments dont je dispose sur une autre femme. J’en ai à la fois beaucoup et en même temps tout est réfutable. Elle en dit trop et pas assez à la fois. Je sais que je me suis lancée dans cette aventure en me disant que si il y avait bien une autre nana, ce n’était pas mon histoire. Que j’allais juste vivre mon histoire à moi et le reste on verra. Mais c’est dur. Parce que je l’aime bien moi, Lui. Je ne l’aime pas tout court, c’est certain mais je l’aime bien. C’est bien ce qui rend cela si compliqué. Parce que si je ne l’aimais pas ainsi, j’aurais stoppé depuis longtemps. Ou peut-être pas. Je ne sais même plus en fait.

En dire trop ou pas assez. En lire trop ou pas assez. Ca rend les situations confuses, parfois malsaines, ça soulève trop de questions aussi parfois. Et les questions c’est pervers, elles en appellent d’autres, elles restent en tête. Et oui, comme je suis parano, jalouse, inquiète, méfiante, suspicieuse (oui bon j’ai dit que j’avais évoluer, pas que j’étais d’un coup devenue parfaite), ces questions, ces doutes, me restent en tête et me pourrissent la vie. Alors que je n’ai aucun droit de ressentir tout cela.

Parfois, je me demande comment sont perçus les textes que je publie, ce que vous imaginez derrière les mots. Si je donne assez d’éléments pour que vous compreniez mes émotions ou si au contraire je vous prive d’éléments essentiels mais peut être trop intimes pour être dévoilés. En dire trop, pas assez, trouver le juste milieu est compliqué.

L’élégance masculine

Parlons de l’élégance masculine. Vous savez, ces petites choses qui font qu’un mec est … détestable en fait. Et oui, et oui. C’est chouette de faire 350km pour aller baiser et permettre à un con de se vider les couilles mais se rendre compte qu’on été que ça, un moyen de se vider ben c’est jamais agréable.
Donc après deux mois de discussions forts agréables, de sms échangés tout au long de la journée, d’appel de plusieurs heures parfois, le rythme c’était ralenti, j’en parlais ici déjà. J’avais mis ça sur la nouvelle de ses nouvelles séances de chimio, tout ça. Je lui ai trouvé des excuses. Trop.

Si mercredi matin alors que j’étais sur la route pour aller satisfaire ses envies, Monsieur s’était inquiété de ma progression sur la route et m’avait appelé, au retour, que dalle. C’était déjà mauvais signe me direz vous. Mais le peu de sommeil qu’on a eu, je lui ai de nouveau trouvé une excuse : il se reposait. Ca c’est l’excuse ultime qui explique tout.
On a eu quelques conversations mignonnettes par sms, l’évocation d’une nouvelle future rencontre, tout ça. Mais pas d’appel. Moi qui aime tant sa voix, pas d’appel. Et coté sms, si je ne lance pas la machine, je peux me brosser.

Je lui ai fait confiance, j’ai pris le risque, des risques. Et voilà. Il ne va que confirmer que les mecs sont simplement des salauds. J’ai fait des km malgré ma peur, j’ai été le voir malgré ma peur. Mais il s’en fiche visiblement, ça ne compte pas. Et maintenant que je suis à son tableau de chasse, il semble doucement vouloir couper les ponts.

Je hais les hommes.

« Tu as changé et tu ne t’en rends pas compte »

Ca, c’est le constat fait par celui dont je tairais le nom lors de notre déjeuner avant que je ne parte . Déjà, j’ai apprécié qu’il ne me serve pas le même plat que lui, dans lequel il y avait de la viande. J’ai eu droit à du poisson. Rien que pour moi. (je note qu’en 2 mois, il a compris que moi et la viande, bof).
Et au cours de la discussion, cette phrase. « Tu as déjà changé et tu ne t’en rends pas compte ». Oui, peut-être. Non je ne me rend pas compte c’est certain. Encore moins revenue dans le train train quotidien, et ma mère qui se fait un plaisir de me dire avec le sourire que je vais lui servir de chauffeur pour ses rendez-vous médicaux (genre, ma fille, j’ai trouvé une laisse).

J’ai changé. Est ce que ça dérange autour de moi ? Est ce que ma mère serait choquée de savoir que j’ai fait tous ces kilomètres non pas pour voir une amie mais un ami. Et un ami un peu particulier.
Est ce que se mettre en arrêt alors que je tente de gagner en liberté, monopolisant de fait certains de mes instants, c’est pour me ramener plus de 15 ans en arrière quand j’étais déjà chauffeur (pour elle, ma grand mère, bref, j’étais dispo pour elles).
Comme ce samedi matin où j’ai eu un reproche dès le réveil parce que je me levais tard, lui interdisant donc l’accès à mon imprimante pour lui faire une photocopie urgente (y penser la veille, non?)

J’ai changé, peut-être, mais pas ma vie. Je me sens toujours engluée dans cette situation où je dois ménager l’autre, où je dois me cacher pour certaines choses, où je dois donner le change et être la même. Je me sens en manque d’espace, sous le feu du jugement sans arrêt. C’est épuisant et frustrant. Et vu qu’elle est en arrêt, je n’ai plus mes petites matinées de liberté, de tranquillité.
J’ai besoin des moments de solitude. J’ai besoin de compagnie aussi mais je reste profondément dépendante de ces instants où je vais être seule à la maison, sans bruit, sans avoir peur d’être dérangée même si je ne suis qu’en train de lire ou de jouer de la guitare.

J’ai changé donc. Je suis aussi plus forte que je ne le crois. Que je ne le dis. Je me suis un peu effrayée moi-même à faire ce trajet presque sur un coup de tête et par ce temps. Pour aller voir un quasi inconnu. Mais je l’ai fait alors qu’il y peu j’aurais eu du mal à faire un trajet inconnu de 30 km sans paniquer et sans pleurer.
J’ai largement dépassé les limites de ma zone de confort cette semaine je crois. Y revenir a été assez dur en fait. Hier j’ai nagé dans un brouillard à la fois grisant et frustrant. Grisant des instants partagés, frustrant du retour à la « normalité ».

Je voudrais trouvé un moyen de changer le quotidien. De le rendre aussi bon que ces deux jours de prises de risque. Pas que j’ai envie de prendre des risques tous les jours, il ne faut pas abuser. Je veux la liberté, vivre, ne plus me restreindre non stop. Ne plus être celle qui n’a rien d’autre à faire donc va être le chauffeur. Je veux une vie à moi, une vie que j’aime.

Breakaway

J’hésite depuis que je suis rentrée. En parle, en parle pas. En parle, en parle pas. Mais je sais que certains (je ne vise personne, du tout) se trouvent fort préoccupés de la situation. Du coup, je vais vous dire un petit mot. Rapide.

J’en reviens. J’ai passé « deux » jours avec lui. Oui, genre en mode fracassée, avec la neige (ça roule super bien au passage, et c’est moi qui le dit), pouf. Voilà, la rencontre a eu lieu. Ce que ça donnera, probablement rien de plus que ce qu’il y a déjà.
Est ce que ça a été facile aussi en face à face, comme par téléphone. Assez oui. J’étais peut-être un peu timide (bon, la route aussi, fatigue tout ça) mais pas figée.

Le reste, c’est entre lui et moi.

En manque

C’est assez drole quand on pense qu’il y a à peine plus de 2 mois, j’étais terrifiée par le téléphone. Là, je suis en manque. Je n’ai pas ma dose. Que ce soit de SMS ou d’appel. Mes journées ne sont plus ponctuées par nos échanges, par ses défis. Et je ressens un vide assez terrible. Je le vis mal et en même temps je me raisonne. Il lutte contre la maladie, il a autre chose à faire que de satisfaire les besoin d’une enfant gatée. Ou je lui cherche des excuses ? Je ne sais plus, je suis perdue.

Tout était parfait jusqu’à mercredi. Le week-end précédent, il avait fait son séjour à l’hôpital. Jeudi, peu de SMS, pas d’appel bien sur. Et c’est ainsi depuis. Il se repose, je peux le concevoir. Et en même temps ça me rend folle. Je suis assez peu douée avec tout ce qui est médical et j’imagine bien que la chimio n’est pas un parcours de santé. Il n’est pas responsable. C’est moi qui ait du mal à vivre ce changement. Parce que, même si j’ai refusé de l’admettre durant un bon moment, j’aimais qu’il me dérange quand je joue de la guitare, ou n’importe quand dans la journée, j’aimais voir son nom apparaître sur l’écran, j’aimais qu’il me demande ce que je faisais. J’aimais ces longs échanges que nous avions. Et je voudrais que cette saloperie de maladie n’ait pas repointé le bout de son nez et que tout soit pareil.

Moi je suis en manque. De sa voix, de nos discussions, de ses coups de folies, de tout. Je sais, on va encore me dire : vas le voir. Mais lui, veut il encore me voir ? Jusqu’à mercredi, je vous aurais dit oui. Là, je crois qu’il a autre chose à faire. Je serais d’une inutilité totale.
Ce qui me rend folle, c’est de ne pas savoir. D’être prisonnière de ses réponses pour avoir quelques nouvelles. De ne pas avoir d’autres moyens de savoir comment il va.
Je conçois aussi que mon état d’anxiété n’est pas arrangé par le fait que ma mère soit en arrêt en ce moment et donc non stop à la maison. J’avoue que nos petits moments seraient les bienvenue pour décompresser.

Je l’ai déjà dit mais voilà, je suis perdue, je ne sais plus quoi penser. Mes réflexions partent dans tous les sens. Je suis tout simplement triste que ça se passe comme ça. Que ce poison refasse surface. Que je ne puisse pas avoir plus de nouvelles de lui.
Il me manque.

Aeternia – La marche du Prophète – Gabriel Katz

Ca faisait longtemps. Un petit avis lecture, vite fait.

Aeternia, ça faisait longtemps que j’avais envie de lire au moins ce premier tome. Il n’y en a que deux, pas de panique, la saga est vite terminée. Je crois que c’est sur la chaine de Cassandra, Croque les mots, que j’en ai entendu parlé la première fois et avec un avis très positif. Ca m’a intrigué. Il est longtemps resté en wishlist et cette année, je l’ai mis dans ma liste pour le père Noel. Bon, je l’ai eu pour mon anniversaire mais c’est presque pareil.

La marche du Prophète, ce premier tome, raconte l’histoire de Leth Marek, un gladiateur qui prend sa retraite et qui part élever ces fils à Kyrenia afin de leur offrir un avenir loin des arènes. Bine sur rien ne se passe comme prévu et sa route croise celle du culte d’Ochin. On va naviguer entre manœuvres politiques et guerre de religion.

Ce qui me faisait peur dans un premier temps, c’est que la fantasy n’est pas forcément mon genre de prédilection. Je n’ai rien contre, mais voilà. Ben ça passe tout seul. L’histoire est prenante, la plume de Gabriel Katz très agréable. On s’attache aux personnages, on se prend à vouloir en savoir plus sur les manœuvres qui vont sceller les destins des uns et des autres.
Je m’attendais peut-être à un vocabulaire plus cru, plus violent mais ça reste très soft dans l’ensemble. Peut être un peu trop vu l’univers dans lequel on évolue. Mais du coup ça rend la lecture assez douce malgré les scènes de violence.

Bon, j’arrive au bout de ce que j’avais à dire, j’avais prévenu, petit avis. Il m’a fallu 5 jours pour en venir à bout ce qui est assez exceptionnel vu ma vitesse de lecture actuellement. J’ai eu de nouveau envie de lire en journée, j’ai tourné les pages sans m’en rendre compte.
Je vais attendre un peu pour me procurer le tome 2, j’ai une PAL qui m’interdit tout achat de livre, mais j’ai vraiment hate de connaître la suite et fin. Parce que le tome 1 s’arrête à u moment qui donne envie de hurler !