Inclassable

Liseuse ou pas liseuse?

Rien ne peut remplacer un bon livre format papier. L’odeur, le touché, la sensation de tourner les pages, voir physiquement ce qu’il reste à lire, admirer l’objet livre en lui-même, sa couverture, le voir rangé sur son étagère et se remémorer les bons moments de lecture qu’on a partagé. Bref, le papier, c’est une expérience unique.

Mais je me posais déjà la question l’année dernière, savoir si posséder une liseuse ne pourrait pas avoir malgré tout quelques avantages. Visiblement, il y a un an, je n’étais pas prête. J’ai vieilli, affiné mon jugement et me suis trouvée dans des situations qui me font admettre que le format numérique n’a pas que des désavantages.

Du coup, depuis quelques semaines maintenant, je me renseigne sur les liseuses et j’ai utilisé un peu mon téléphone comme appareil de lecture (oui, je suis d’accord, c’est pas vraiment l’idéal, mais ça le fait malgré tout) histoire de voir la relation qu’on peut avoir avec un livre dématérialisé. Les conclusions ne sont pas que négatives.

Ce qui m’attire dans le format numérique, c’est avant tout le gain de place. Il y a certains livres que j’aimerais lire mais peut-être pas forcément posséder -physiquement- dans ma bibliothèque. Autre avantage assez lié, c’est la facilité de transport : se trainer un pavé, et même un livre de poche, dans son sac, ce n’est pas terrible. Pour un peu qu’on soit maniaque (moi ? Non pas du tout!) il y a le risque d’abimer le précieux objet. Avec la liseuse, ce soucis n’a plus lieu d’être. C’est tout petit, c’est moins fragile que le papier (j’espère) et encore mieux, on peut avoir plusieurs livres avec soi, histoire de ne pas tomber en rade de lecture si on reste bloqué dans un ascenseur.
J’ai pu voir aussi sur certaines boutiques numériques qu’il y a des promos, régulièrement. Ce qui peut rendre le prix du livre numérique assez attractif. Il y a aussi un catalogue de livres libres de droits (si j’ai tout compris) et donc gratuits, je ne suis pas sur qu’on y trouve absolument notre bonheur mais pourquoi pas.
J’ai acheté l’an dernier le tome 1 d’une saga. Ce tome m’a beaucoup plu mais trouver le tome 2 se révèle assez difficile en format papier. Par contre en format numérique, ça l’est beaucoup moins. Mais j’ai aussi lu la saga de Sophie Jomain, Les étoiles de Noss Head, en format poche chez J’ai lu (les couvertures sont à tomber, je ne cesse de le dire dès que je le peux) et le tome 5 (le dernier) ne sort qu’en janvier 2017. C’est long. Mais je n’allais pas acheter ce dernier tome en grand format chez Rebelle, ça n’aurait pas fait joli. Au début j’étais décidée à attendre la sortie poche pour connaître la fin. Et en fait, j’ai craqué pour la version numérique, qui doit être à environ 5€. J’achèterais malgré tout le format papier en janvier et je pourrais relire tout la saga d’une traite, mais pour un prix raisonnable j’ai assouvi ma curiosité et j’ai fini la saga.

Par contre, ça a mis en lumière un point négatif. C’est que lorsque j’aime un livre comme ça, j’aime pouvoir le ranger sur ma bibliothèque. Il m’a donc manqué ce geste, le plaisir de compléter physiquement la saga sur mes étagères.
Le prix des nouveautés qui est finalement assez proche entre le numérique et le papier. Avec si peu d’écart, j’avoue préférer le papier.
Ne pas pouvoir profiter de la beauté des couvertures, les liseuses n’étant pas dotées de la couleur, ça limite un peu l’attrait des images.
Et il y a toutes ces petites choses essentielles que j’ai cité en début d’article qui sont en faveur du papier.

Je pense cependant passer le cap de l’achat prochainement. Parce que si l’an dernier j’avais rejeté l’idée de posséder une liseuse, je conçois désormais qu’elle peut être un complément agréable au papier, qui restera cependant mon support favori, le seul, le vrai, celui donne l’impression d’avoir un livre sous les yeux.
L’idéal serait de pouvoir acquérir gratuitement ou à prix modique une version numérique lorsque l’on a la version papier. Après tout, c’est ce que je fais pour mes CD. Je reste très attaché au format physique lors de l’achat mais je m’empresse de passer au numérique  pour mettre l’album sur mon MP3 et mon téléphone. Ca ne me coute pas plus cher, Amazon propose même sur certains albums la version numérique gratuitement, on a rien à faire.

Mon choix oscille entre la Kobo Glo HD et la Touch Lux 3. Et vous, avez vous une liseuse ?

Etats d'âme

Qu’est ce que je vais pouvoir faire de ma vie?

Buddha Doodle
Buddha Doodle

Find a wishing well or a shooting star
Find a fairytale that takes me so far
Away from here I just want to feel more

La question n’est pas nouvelle et j’ai conscience qu’elle revient cycliquement sur le blog tout autant qu’elle revient cycliquement dans la vie des privés d’emploi/d’avenir. Où j’en suis ? Quelles options il me reste ? Qu’est ce que je vais pouvoir faire de ma carcasse !? Les réponses se réduisent avec le temps et proportionnellement, l’angoisse qu’elles engendrent grandi.
Je suis de nouveau dans une période bilan/questionnement/pseudo remise en question et ça fait mal à la tête comme au cœur.

Mon angle de questionnement en ce moment est : pourquoi tout doit il être toujours si compliqué ? Je sais bien qu’il faut faire preuve de combattivité dans la vie, qu’il faut se battre et tout ça. Mais juste de temps à autre, est ce que les choses ne peuvent pas être ultra simple et s’enchainer naturellement ? Est ce que ça ne peut pas être plus simple de suivre son cœur ?

Ah ! Je vous vois lever les yeux au ciel ! Oui, suivre son cœur, ce n’est pas la philosophie qui prévaut actuellement. Il faut être compétitif, adaptable au marché, bref, être un produit marketing que l’on vend au grès des modes. Triste destin pour l’être humain que de se couper de lui-même pour répondre à une économie de marché qui ne demande qu’à le broyer pour le profit de quelques individus déjà ultra riches.
Mais je suis une indécrottable idéaliste, pour moi, on devrait pouvoir suivre son cœur, pouvoir s’épanouir dans ce qui nous anime au fond de nous et je suis sure qu’une société équilibrée saurait tirer profit (pour le bien de tous) de nos différents talents.

Et pourtant, on ne peut pas dire que dès l’enfance j’ai eu des facilités à faire ce que j’aime. Je me suis toujours sentie extra-terrestre autant au niveau familiale qu’amicale. Dans une famille pas très portée sur la culture, moi je rêvais de livres et de musique, je me voyais chanteuse ou écrivain. Je sais, ça fait sourire quand on est adulte mais la petite fille que j’étais avait envie de s’exprimer et le chant a été une raison de vivre jusqu’à au moins mes 20 ans. N’allez pas croire que j’y connais quoi que ce soit, je me contentais de chanter par dessus les disques que j’aimais. J’ai bien fait environ un an de piano quand j’étais ado (au déplaisir de mes parents je pense) mais ce n’est pas assez pour avoir acquis une culture musicale solide (niveau bancale d’ailleurs).
Coté lecture, c’est un peu pareil, j’ai plus souvent entendu des « encore un livre à la main » que des « c’est bien d’aimer la lecture ». On ne peut pas dire que là aussi j’ai acquis une culture très intéressantes, n’ayant personne pour me guider.
Pire, le fait qu’autour de moi ces passions semblent être anormales a surement nourri le manque de confiance en moi que je ressens et le manque de confiance en mes gouts (qui sont sujets à discussion mais ce sont mes gouts). Parce que pas les bonnes lectures, pas les bonnes musiques, pas assez ci ou trop ça.

Puis le chômage, puis l’age qui avance. Il a bien fallu oublier les vieux rêves qui ont laissé un trou énorme en moi. Qui j’étais sans ça ? A 15 ans, on peut s’imaginer une bonne étoile qui se penche un jour sur notre vie pour la transformer, en mieux, mais à 25, 30, 35 ans, ce fantasme devient une hérésie. Il faut se réinventer ou s’oublier, faire taire la petite voix, faire taire les espoirs. Mais ça revient à être presque morte. Et je pense honnêtement que c’est ce que j’étais durant les dernières années. Sauf qu’être « morte », ça ne prépare pas pour l’avenir, ça ne nourrit pas les projets. Alors, aujourd’hui que faire ? Que j’ai avec ce que je n’ai jamais été, ce que je ne serais jamais, qu’est ce qu’il me reste à être ?

Ca aurait été plus facile d’avoir envie d’être aide soignante, puéricultrice ou autre choses. Ce sont de beaux métiers, aucun dénigrement ici. Ce n’est juste pas moi. Le soucis est que je ne sais plus ce que je suis et que dans notre société, c’est une question qui ne semble pas avoir d’intérêt. Il faut trouver un emploi, n’importe lequel et il déterminera qui ont est. Ca fonctionne surement pour certains. Ca fait peut être sens pour eux. Je ne pense pas que ça en fasse pour moi. Mais qu’est ce qui fait sens pour moi en fait ?

Someday I’ll look in the mirror
And staring at me
Will be the person I am
And the person that I always thought I could be

Paroles de Love in these eyes de Kelly Clarkson

Image : https://www.facebook.com/BuddhaDoodles/?hc_ref=NEWSFEED

Ma vie de chomeuse

Pole Emploi, repère de marchands de tapis?

J’ai eu récemment rendez-vous avec mon conseiller Pole Emploi. Oui, après de longs mois (années?) à ne pas avoir de nouvelles d’eux et d’être laisser à ma délicieuse autonomie, voilà qu’ils se sont sentis obligés de me remettre un suivi régulier. En soi, c’est pas si grave. Si, et seulement si, on a en face de soi une personne compétente qui n’est pas uniquement là pour faire du chiffre.

Et du chiffre, mon charmant conseiller semble avoir envie d’en faire. Le placement en ateliers/prestations diverses semble être sa spécialité sans même prendre en compte le profil de la personne qu’il a face à lui.
Je m’étais ainsi retrouvée le mois dernier à devoir suivre un atelier accès sur le plan formation de Hollande alors que je n’ai aucun projet de formation. Quasi 4h assise à écouter en première partie parler de dispositifs que je connaissais déjà et en deuxième partie à subir un tour de table, exercice que je trouve proche du voyeurisme, à déballer sa vie de chômeur devant un parterre de compagnons de galère dont certains ne taisent pas l’amertume qu’ils ont face à l’administration, quitte à monopoliser un peu le temps de parole.

Lors de ce dernier rendez vous, j’ai donc fait savoir toute l’inutilité que j’avais trouvé à cet atelier. Dont certaines choses que je n’ai pas couché sur papier (parano, moi ? Peut être) lors du questionnaire de fin d’atelier. Lui n’en démord pas, il est sur que ce fut utile. Je vous assure que la main m’a démangé fortement. Monsieur le conseiller, fort de son petit pouvoir, décide de savoir à ma place ce qui m’est utile ou pas donc.

Et il me fait déjà peser la menace d’une prestation, Activ’ Emploi il me semble, sur la tête si rien ne bouge d’ici la fin de l’année. J’ai tenté d’argumenter sur le fait que les prestations, je connais, ça ne sert à rien, ça fait perdre du temps et que limite en ayant tellement fait par le passé, je pourrais presque les animer moi-même. Mais non, parce que il faut que je comprenne que ce n’est pas pareil, ça a changé (comme Sarkozy).

Je suis vraiment tombée sur le spécimen qui prend les gens pour des débiles. La seule chose qui change dans ces accompagnements, c’est le nom. C’est un peu comme les contrats aidés, ce sont grosso modo les mêmes contrats depuis des décennies mais on change le nom régulièrement histoire que le petit ministre du travail puisse dire « z’avez vu, on fait quelque chose ! ».

Je me demande donc si Pole Emploi engage des agents aptes à accompagner REELLEMENT des personnes vers l’emploi, dans un projet professionnel ou si en fait l’organisme ne recrute que des marchands de tapis, des commerciaux, qui sont là pour vous faire passer des vessies pour des lanternes (vous prenant pour des cons au passage, ce qui est fort insultant) afin de venter les mérites de toutes la panoplie d’ateliers, d’accompagnements, de prestations et autres Emploi Store dont on sait tous qu’ils n’ont qu’un intérêt moindre pour la plupart des demandeurs d’emploi pour qui le réel problème n’est pas la méthode ou la motivation mais simplement un marché de l’emploi morose depuis des décennies qui laissent un nombre croissant de personnes sur le bord de la route.

Je regrette d’autant plus vivement mon ancienne-ancienne conseillère qui était (et est toujours je l’espère) une personne avec qui la discussion était possible et ne prenait pas la personne face à elle pour une incapable. Qui savait écouter un argument sans avoir pour seule réponse un « j’ai raison vous avez tort » et qui du coup savait proposer des options en fonction de ce que la personne suivie lui confiait. Bref, j’avais affaire à l’époque à une conseillère qui savait instaurer une relation de confiance (toute proportion gardée bien sur) et un vrai échange pour mener à bien son action.

En attendant, je dois me coltiner un incompétent arrogant dont j’aurais du mal à me débarrasser.

Ma vie de chomeuse

J’ai eu un rendez vous à Pole Emploi

Après presque 2 ans sans se voir, PE s’est ennuyé de moi. Je me dois d’avouer que ce n’était absolument pas réciproque mais tant pis, vu qu’on a pas le choix, on se plie à la convocation. Je n’avais jamais vu ce conseiller, donc j’avais un peu peur. Il m’a gardé une heure ou preque, pour pas grand chose vous verrez mais bref.

Je suis arrivée avec tout mon bardât de preuve de recherches d’emploi (tableau récapitulatif, lettre de refus, …), mais on ne m’a rien demandé. Il m’a demandé comment je faisais pour rechercher un emploi (là, tu es tenté de dire que tu fais simplement bruler des cierges en implorant la pleine lune, bref), tenté de voir ce qui pouvait bloquer. Il m’a trouvé négative parce que je n’ai pas caché que le plus gros frein c’est l’expérience et que je pouvais faire à peu près tout ce que je veux (formation entre autre, on y reviendra) je passerais toujours après une candidate plus expérimentée. Pour moi ce n’est pas de la négativité mais de la lucidité.

Il m’a dit de mettre mon CV à jour sur leur site, m’a parlé des abonnement aux offres (oui Monsieur, le truc que je reçois tous les jours dans la nuit. C’est bon, j’y ai pensé toute seule), m’a dit que l’espace emploi de PE était très utile et plein de bons outils, re-bref.

Il m’a parlé de l’emploi store, que c’était un super outil aussi. Et là, j’ai pas pu m’empêcher de dire que j’y avais déjà un compte et que franchement le contenu est vraiment pas terrible. Mais si, faut que j’y retourne, ça a changé, évolué, c’est vraiment bien. Re-re-bref.

Il m’a dit que je devais élargir mes compétences pour ma recherche d’emploi, qu’on ne pouvait plus être juste secrétaire (en même temps pour le moment je ne me considère pas plus secrétaire que star internationale vu mon CV donc voilà). Là encore, re-re-re-bref, je n’avais pas besoin d’un rabachage d’une heure pour le savoir. C’est bien pour cela qu’en 2013 j’avais fait une formation au Greta.
Mais lui, ça lui suffit pas, donc il s’imagine que je vais de nouveau penser à me former, donc j’ai un atelier dans la semaine qui vient. « Vous former, un atout pour votre recherche d’emploi », ou quelque chose dans ce gout. Ouais, enfin, je me suis formée, ça n’a rien changé à ma life. Si ce n’est que remarquer que formée ou pas, je n’avais assez qu’aux mêmes jobs pas terrible sur le CV.
Du coup on a parlé du compte personnel de formation, je lui ai dit que je connaissais déjà, que c’est pas avec mes 4 pauvres heures que je vais faire quoi que ce soit. Mais bref, atelier quand même. Faut bien que eux aient du boulot.

On a parlé du concours. Faudrait que je le repasse. Oui, bien sur. Mais là, je me suis abstenue de lui dire qu’il était hors de question de faire plus de 60 km pour faire aller aux épreuves et que donc, vu qu’on est surement pas prêt de revoir un concours administratif organisé dans mon département, ben on a le temps d’avoir pas mal de réformes territoriales avant que j’en repasse un. Bref (je compte plus les « re »).

Il a re-insisté sur cette histoire d’élargir pour trouver un emploi. Et il a enfin gentiment, mine de rien comme ça, donner un indice sur ce que lui il envisageait plutôt par élargir : il a tenté de me vendre un emploi de caissière, que ce serait vachement bien pour bifurquer sur secrétaire après. Oui, oui, il a plein de secrétaire qui font caissière, ça prouve qu’elles sont rapides. Ouais, c’est surtout parce qu’elles ne trouvent pas de poste dans leur domaine, qu’elles ont un crédit ou deux sur le dos et quelques bouches à nourrir en plus de la leur. Parce que je ne suis pas sur que la rapidité à scanner les produits soit facilement transposable à la rapidité de frappe sur un clavier.

Bref, j’ai vu Pole Emploi, ça a servi à rien, je suis ressortie avec tant de papiers que ça doit représenter un arbres entier. Et en prime je me retrouve à devoir aller à un atelier à la con qui sera surement aussi inutile que cet entretien. Gaspillage de temps, d’essence et d’énergie.

Ma vie de chomeuse

Le concours, c’est loupé!

1540-1 Voilà voilà, je le savais depuis le 28 juin vu que la liste des admis était sur le site du CDG mais j’attendais mes notes qui sont arrivées hier.

Avec une moyenne de 12,98 je ne suis pas admise au concours de peu puisqu’il fallait une moyenne de 13,28.

J’ai sans surprise foiré à l’oral avec un petit 9, coeff 3 ça fait mal.
Ce qui fait mal aussi et qui est honteux, c’est mon 9,25 en français, toujours coeff 3. J’ai honte de moi! J’ai très peu révisé donc j’aurais pu gagner des points assez facilement ici. J’ai surtout fait des exos sur le tableau numérique en fait et j’ai totalement délaissé le français (d’autant plus que les questions sur le complément d’objet direct ou conneries du genre ça m’a toujours fait royalement chier en fait).
J’ai eu 12 en bureautique ce qui me parait correct puisque, comme beaucoup de mes concurrentes, je n’ai pas pu finir l’épreuve en fait. Il m’a manqué 2 ou 3 questions pour tout faire. Et donc 6 ou 7 minutes de plus.
Ce fameux tableau numérique qui me faisait si peur n’était finalement pas si terrible, j’ai eu 17,75.
J’avais pris l’épreuve facultative d’anglais pour tenter de gagner quelques points. Donc si je pige tout, j’ai du avoir 19,75. On nous indique « point au dessus de 10 : 9,75 ».

J’ai tenté j’ai loupé, j’ai été soit très bonne soit très mauvaise selon les épreuves. C’était dans mon département, donc pas de frais de déplacements indécents, donc ça va.

Ma vie de chomeuse

Mais qu’est ce qui occupe mes journées?

Un article en hommage à toutes les personnes qui pensent que lorsqu’on est au chômage, on s’ennuie et qu’on a rien d’autre à faire que se plier à leurs emplois du temps. Mais qu’est ce qui rempli la journée d’un chômeur ? Cédons nous à la croyance populaire qui veut qu’on s’installe toute la journée devant la télé avec un pack de bière et un paquet de chips en s’abrutissant de télé-réalité ? Ou qu’on passe nos allocations au PMU ? Séquence témoignage !

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Pour ma part, j’ai des journées assez remplies, souvent je ne fais pas tout ce que je voudrais (bon, le rangement du placard qui traine, c’est de la paresse, ok. Chut!). J’ai eu l’idée de cet article vers 12h30, je ne l’écris qu’à 23h45, je n’étais pas chez moi, ça arrive. Ce n’est pas souvent pourtant, donc aux yeux des autres, je passe donc mon temps à « m’emmerder » chez moi. C’est que je sors peu, je n’ai pas d’amis, des connaissances au plus (suis une asociale moi). Bon je sors de ma grotte parfois quand même hein, je ne fuis pas totalement la civilisation. Bref, oui, même en étant chez moi la majeure partie du temps, je sais m’occuper. Je m’ennuie parfois mais (scoop), ce n’est pas très grave.

Occupation numéro 1 : ben, chercher un emploi. Même si au bout de quelques années, l’ardeur n’est plus celle des premiers jours/semaines/mois, je cherche moins de nouvelles pistes mais je cherche encore un emploi, oui. Donc plusieurs fois par jour, je consulte les sites d’offres, je fais moins de candidatures spontanées actuellement, je pense reprendre en septembre. J’avais besoin d’un gros break et de toute façon, les entreprises du coin pouvaient surement retapisser au moins un mur avec les candidatures que j’ai envoyé ces dernières années.
Réfléchir à son (non) avenir, ça prend du temps. Ca ne paraît pas comme ça, mais pourtant ça occupe.

Occupation numéro 2 : je surfe ! Misère, oui, Internet est une activité chronophage et elle doit à elle seule occuper une bonne partie de mes journées. J’ai du mal à lâcher mon clavier, je passe d’un site à l’autre : mes sites chouchou, papoter sur les forum, consulter les réseaux sociaux, aller faire un tour du coté des infos (une infos entrainant vers une autre), … La toile, c’est le mal !!!!

Occupation numéro 3 : Lire. Au moment où je rédige cet article, la chute des géants m’attend sur ma table de chevet d’ailleurs. Mon rythme de lecture a chuté ces derniers temps (j’ai eu quelques mois où je pouvais m’enfiler 500 pages ou presque dans une journée) et je me demande si ce pavé écrit tout minuscule aura raison de moi ou si j’aurais le dessus (je suis en train de gagner, avec patience et obstination lol) mais j’aime toujours lire. J’ai quelques livres non lu qui attendent sur mes étagères et une wishlist que je tente de ne plus trop alimenter car une vie n’y suffirait pas sinon.
Lire est un moment d’évasion, je peux me laisser totalement emporter ailleurs par un bon livre, j’ai quasiment l’impression d’être dans l’histoire ( ça ce sont pour les livre qui font pas deux jours).

Occupation numéro 4 : La musique. Ah ! Ca c’est une grande revenante dans ma vie. On s’était un peu perdu de vu elle et moi, dépitée que nos destins ne puissent pas être plus liée que par une passion d’enfance. Mais elle a fait un grand retour dans ma vie et je me rend compte qu’elle est essentielle. J’ai pas une grande culture musicale (j’ai pas une grande culture tout court, c’est pas ce qu’on développe dans ma famille, malheureusement) mais j’aime écouter de la musique, j’aime chanter (moins qu’avant, par peur plus je pense) et faire le ménage en écoutant de la musique c’est quand même mieux. Du coup, j’écoute moins les infos. Pas grave.

Occupation numéro 5 : Apprendre. Et ça, ça devrait être au centre de nos vie selon moi car il y a tellement de choses à apprendre que je ne comprend même pas comment on peut ne rien trouver à faire. Et il y en a pour tous les gouts : manuels ou intellectuels, sportifs, artistes, ceux qui aiment le grand air, qui veulent bouger ou pas, qui veulent que ce soit utile au quotidien (jardiner, bricoler, coudre, …) ou purement récréatif.
J’ai eu ma période développement personnel. J’ai lu des livres, des sites et si je recherche moins de nouvelles infos, c’est parce que je pense que j’ai trouvé déjà de quoi bosser sur moi-même et qu’avant d’aller plus loin il faut évoluer. D’ailleurs cette phase de développement personnel, d’introspection a précédé le retour de la musique dans ma vie (ben à force de lire qu’il faut écouter l’enfant en soi, voilà ce qui arrive hein!) et probablement a engendré cette nouvelle envie : apprendre à jouer d’un instrument.
J’ai donc ressorti la guitare que j’ai eu en cadeau de Noël il y a bien 20 ans (bon, guitare, c’est pas un super truc hein, une Mundia en bois de cagette, une classique de taille ¾. Mais elle fait le job), j’ai rechercher des cours sur Internet et voilà j’apprend à gratouiller. C’est une calamité pour le moment mais je ne désespère pas.

Occupation numéro 6 : Les petits trucs du quotidien : le ménage, les courses, s’occuper des plantes, du chien, … Ca prend du temps mine de rien. J’ai repeint une fenêtre, ça a occupé une partie de mes deux journées de dimanche et lundi.
Bref, je détaille pas, on a presque le même genre de corvées à accomplir, vous savez que ça prend du temps, d’autant plus que c’est rarement super agréable à faire mais satisfaisant une fois fini.

Je crois avoir fait un tour de ce qui occupe majoritairement mes journées. Ca ne parait pas mais du coup, je ne m’ennuie pas trop (du tout). Et si jamais ça arrive quand même un peu, c’est qu’il me reste du temps pour rêver !

Etats d'âme·Ma vie de chomeuse

Je pourrais dire que j’ai tenté un concours

Je crois l’avoir mentionné, même vaguement, je m’étais inscrite au concours d’adjoint administratif 1ère classe. Après les épreuves d’admissibilité en mars, que j’ai réussi visiblement, j’ai passé les épreuves de bureautique et l’épreuve facultative d’anglais il y a peu. Mercredi dernier, avait lieu le grand final : l’oral. C’est donc maintenant fini, ouf, et j’attend les résultats avec curiosité mais sans impatience. Pour le moment en tout cas.

Je suis soulagée que ce soit fini. Parce que si les épreuves écrites m’ont plutôt laissé sereine, il n’en fut pas de même pour l’oral. Ca reste un gros point faible pour moi de me présenter devant un jury, de parler de moi et d’avoir les idées assez claires pour répondre à des questions. Je dois avouer que j’étais en panique complète, les mains moites, le cerveau en compote et complètement incapable de fonctionner correctement. Cet oral fut une catastrophe. Le jury était sympa pourtant, assez distant mais pas méchant.

J’ai mal partout depuis quelques jours. Jeudi j’étais encore dans le stress de l’épreuve. Mais maintenant que la pression se relâche, je sens bien que les tensions ont laissé des traces. J’ai mal au dos particulièrement. J’ai mis au moins deux jours à revenir à un état plutôt normal mentalement, à me sortir de la purée de poids dans laquelle m’avait plongé le stress. Je vous raconte pas mon état mercredi matin, je ne suis pas sure que c’était ultra prudent de conduire dans cet état de stress.

Mais je l’ai fait. C’est pas le concours le plus dur qu’il existe, c’est pas un cat A, mais voilà, j’ai passé les épreuves d’admissibilité et j’ai fait de mon mieux pour le reste. Je pense que cette épreuve orale va m’avoir bien pénalisé, j’étais vraiment dans le flou (pour tout vous dire, j’ai eu du mal à répondre à des questions basiques sur le CCAS alors que c’est la structure qui m’intéresse le plus et que je connais les réponses mais bref, merci l’état de panique dans lequel j’étais). Mais je pourrais dire que j’ai tenté. J’en suis plutôt contente en fait. J’aurais pu être mieux préparée c’est sur, mais j’ai fait ce que j’ai pu.

Les résultats sont le 28 juin je crois, peut être le lendemain. J’espère qu’on aura nos notes, ça m’intéresse de savoir sur quelles épreuves j’ai pu avoir le plus de difficultés (en dehors de l’oral lol).