Parlons lecture

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

Si vous avez déjà lu les quelques avis que j’ai posté sur mes lectures, le titre de celui-ci ne laisse place à aucun suspense. Une ode à Sophie Jomain se profile. On ne lutte pas contre l’amour !

Quand la nuit devient jour est le deuxième roman de Sophie Jomain que j’ai eu entre les mains. J’avais découvert sa plume peut avant, en janvier je crois, avec le tome 1 des Etoiles de Noss Head et quand j’ai croisé la route de ce livre là, je me savais que je le lirais peu après sa sortie. Le sujet m’intéressait fortement même si j’avais un peu peur car il est difficile à traiter : soit c’était une totale réussite et je tombais totalement en amour, soit … j’aimais moins et bon, ça aurait été dommage quand même.
Et comme il n’y a pas de suspense, vous savez que je ne suis pas loin de créer un culte au talent de Sophie Jomain. On parle de la maman de Stan quand même, pardonnez-moi mais … voilà quoi ! (oui, il fallait que je le ramène sur le tapis, un peu de légèreté ne fait pas de mal).
Si je vous parle de Quand la nuit devient jour aujourd’hui, c’est qu’un an environ après ma première lecture, je me suis replongée dans ce roman bouleversant.

Pas de Stan ou d’équivalent (quoique) dans ce roman. Nul besoin de ça pour faire battre notre cœur et rendre le récit attractif (c’est pas que Feli en a besoin hein, mais Feli sans Stan, c’est une glace au chocolat sans chocolat quand même). On est, pour moi, face à un roman audacieux qui traite d’un fait de société pas évident à aborder, un sujet tabou : l’euthanasie.
On va suivre Camille dans son parcours jusqu’au jour de sa mort par euthanasie volontaire assistée.

Les premières cinquante pages du roman plantent le décors, Camille nous raconte son enfance, son adolescence, le malaise qu’elle ressentait déjà à cette époque, ses prises et pertes de poids, ses premiers amours et surtout ses chagrins d’amour, et par dessus tout la haine qu’elle a d’elle même sans savoir l’expliquer mais qui loin de ne lui causer qu’un mal-être moral entraine des réactions physiques violentes. Camille nous plonge dans sa dépression.
Et ce prologue est déjà terriblement percutant. Je ne vais pas prétendre savoir ce que ressent Camille, mais comme beaucoup de personnes malheureusement, je ne m’aime pas beaucoup non plus. Alors quand elle nous explique son mal-être, je ne peux m’empêcher d’avoir beaucoup d’empathie pour elle. Le fait de ne pas s’estimer beaucoup, les proches probablement de bonne volonté mais terriblement maladroits, se sentir en décalage, avoir la certitude qu’être heureuse n’est pas possible, … Je la comprend.
Ici, le bases sont posées, Camille nous explique le parcours qui la mène à prendre la décision de mourir. Et ça soulève déjà pas mal de questionnements, ça remue pas mal de choses.

J’ai toujours été incapable de me trouver un quelconque intérêt. Le jugement que je portais sur moi depuis toujours était bien trop dur, sévère et intransigeant.

(Je ne choisis pas ce passage au hasard. Oui, il m’a touché. Oui, je peux le prendre à mon compte)

La premier chapitre s’ouvre sur le moment où Camille va devoir annoncer sa décision à ses parents. Comme elle s’y attend, les réactions seront violentes. Ses deux parents sont dans l’incompréhension, ce qui est normal. Le plus difficile à gérer sont leurs réactions : sa mère la rejette, refuse de lui parler. Et son père, et c’est pire que tout pour elle, garde espoir. Cette confrontation va la pousser à prendre la décision qui sera le cadre du reste du roman : Camille trouve refuge dans la clinique où elle sera euthanasiée et nous allons donc suivre ses dernières semaines à vivre dans ce lieu.

Du reste, il a raison, j’ai eu l’enfance qu’il soupçonne : idéale au yeux des hommes. De l’amour, de la tendresse, des jeux… Mais le vide en moi s’étirait chaque jour davantage. J’étais comme étrangère à ce monde, à ce qui m’entourait, perdue quelque part, cachée dans un corps qui ne me semblait pas être le mien. Aux questions innocentes sur l’existence, sont venues se greffer de véritables réflexions. Pourquoi étais-je née, à quoi servais-je? Quel était le but de la vie si tout avait une fin? Se lever, manger, travailler, dormir, cent fois, mille fois, dix mille fois, et mourir un jour. A quoi bon? Il m’arrivait d’espérer que la terre disparaisse. Qu’il ne reste plus rien. Parce que je n’étais rien. Je détestais vivre.

L’équipe qui va la suivre n’aura pas pour but de la faire changer d’avis (contrairement à ce que son père avait pu espérer). Mais son interlocuteur principal sera le docteur Peeters. Elle sera déroutée par ce jeune médecin aux méthodes peu communes, qui saura même plaisanter avec elle. Il l’aidera à renouer avec ses parents, à gérer ses crises. Sans chercher à la faire changer d’avis, toujours avec bienveillance et dans une relation un peu ambiguë qui va au-delà de celle patient/médecin. Parce que oui, c’est aussi ça Quand la nuit devient jour, un petit brin de romance qui ne vient pas écraser le sujet principal du livre. Au fil des chapitre, l’attirance entre Camille et Marc sera de plus en plus palpable, le jeune médecin, bien que troublé par la jeune femme, ne tentera jamais d’influencer son choix. Il y a un grand respect et une grande bienveillance dans leur relation.
Camille a peut-être trouvé dans ce centre ce qu’elle a cherché durant de longues années de suivi médical. Des médecins qui ne cherchent pas forcément à comprendre mais qui sont là en soutien. Elle est finalement entourée de gens qui ne lui servent pas les lieux communs sur la dépression : c’est une question de volonté, c’est dans ta tête, … Des gens qui acceptent sa souffrance, la respecte, et qui veulent juste être présent pour facilité la vie, pas pour guérir.

Le livre amène a s’interroger sur la manière dont notre société perçoit les maladies psychologiques, on peut même étendre aux maladies invisibles en général. Si ça ne se voit pas, pour beaucoup, c’est dans la tête. Et là, vous avez droit à ce que j’évoquais plus haut : des sermons sur le fait qu’il ne faut pas se laisser aller, qu’il faut de la volonté pour s’en sortir, qu’on a tout pour être heureux, que c’est dans la tête, c’est une souffrance imaginée, il ne faut pas être si sensible, …
Alors que parfois dans la vie, on a juste besoin d’un ami qui vous fait un gros câlin et qui ne cherche pas à comprendre, à verbaliser, qui n’a pas besoin d’explications mais qui est là, tout simplement avec bienveillance. Et c’est ce que je ressens à l’égard du personnel du centre qui entoure Camille. On est surtout confronté au Dr Peeters bien sur, mais le reste des personnages croisés est tout aussi respectueux du choix de Camille. Et ce simple respect lui permet de vivre sereinement ces dernières semaines sur terre.

La fin est un déchirement. Ou pas. Ca dépend des jours. C’est une fin ouverte, très ouverte. On ne sait pas ce qui se passe. On laisse Camille avec les médecins qui vont procéder à son euthanasie. Mais la porte est ouverte, un élément nous donne espoir que peut-être … Mais ça c’est au lecteur de se l’imaginer.

Voilà, c’est un livre dur. Honnêtement, je ne suis pas sure d’avoir été aussi touché lors de ma première lecture. J’ai du arrêter de lire souvent, j’étais en larmes, ébranlée, remuée à l’intérieur. C’est un peu excessif mais comme si la souffrance de Camille venait me frapper de plein fouet. J’avais souvenir d’un livre qui interroge, qui malmène, mais pas à ce point. On se fait l’opinion que l’on veut sur l’euthanasie, c’est à la discrétion de chacun. Mais on ne peut pas nier les souffrances de Camille et quand on prend conscience qu’elles sont vécues par des personnes bien réelles, que ce n’est pas juste un fiction, je sais pas, je pense qu’on réalise à quel point à l’intérieur une personne peut souffrir. Et que ce n’est pas parce que la maladie ne se voit pas qu’elle n’existe pas.

Inclassable

J’implore votre indulgence

Ok, voilà un petit moment que je voulais faire ça. Je m’étais dit que pour mes un an de guitare ça aurait été cool, puis c’est l’époque où j’ai eu des entretiens, où je me suis perdue, j’étais pas bien du tout. Bref. J’ai pas vraiment trouvé le courage de le faire depuis même si l’idée ne m’a jamais quitté.

Je vais faire appel à toute votre indulgence et à votre bienveillance. Je me livre un peu plus ici. Toujours pas de photos en vue, juste ma guitare et ma voix. J’espère que ça va fonctionner, j’ai uploader sur Soundcloud et je connais pas vraiment le site.

Je ne joue pas très bien, je ne chante pas (plus) très bien. Mon anglais est ignoble. Mais j’adore ce titre de Kelly Clarkson.
Je m’entraine mais je n’arrive pas à retrouver l’assurance que j’avais ado dans la voix. Je suis punie pour avoir laissé le chant de coté trop longtemps.

Aller, je poste avant de changer d’avis!

Etats d'âme·Ma vie de chomeuse

Bilan suite mes derniers entretiens

Ces dernières semaines, j’ai eu quelques entretiens. Il y avait des offres en administratif, du coup, j’ai eu quelques retours. Voilà, plutôt positif au final. Mais, comme je l’exprime ces derniers temps sur ce blog, j’ai changé, j’ai évolué, même si c’est imperceptible pour beaucoup, moi je le ressens. Et cette évolution a forcément un impact sur ma manière d’aborder les entretiens. J’en avais déjà un peu parlé je crois.

J’avais déjà du mal à jouer un rôle avant. Vous savez le rôle de la candidate supra motivée pour le poste, qui en a rêvé limite toute ça vie et tout ça. J’y arrivais déjà peu avant, c’est pas dans ma nature de base mais depuis quelques mois ça n’est encore plus difficile. Dire que ci ou ça ne me dérange pas sur un poste, je ne peux plus. Alors forcément, ça me grille d’office, mais j’arrive pas à être juste la gentille candidate toute lisse que l’on veut. Oh ! Lisse, je le parais surement de l’extérieur. Comme pour beaucoup, c’est dedans que ça s’agite. Mais j’arrive plus à donner l’apparence que justement ça ne s’agite pas trop dedans.

Vu mon CV, les postes auxquels je peux postuler sont des postes de bases dans lesquels il y a très souvent de l’accueil à réaliser. Avant, j’arrivais à me la jouer que ça ne me dérange pas. Maintenant je n’y arrive plus. C’est un fait, faire l’accueil me ferait chier. Je l’ai fait un mois en cabinet dentaire et c’était déjà chiant alors accueillir des personnes en difficulté, peut être souvent énervées, agressives dans un Pole Emploi ou un centre social, ben je sais que je ne pourrais pas. Sauf que des postes où on ne fait plus que du back office, ben, c’est rare. Surtout à mon niveau. Donc quoi ?

Lors de mon dernier entretien, la recruteuse m’a parlé formation. On peut se former à l’accueil. Oui, on peut apprendre des techniques en effet. M’enfin, si de nature on est pas trop à l’aise avec les gens (et les gens bourrés puisqu’il était question de ça ici), ben on peut se former, ça ne changera pas grand chose.
J’ai changé, j’ai évolué, mais j’ai pas changé ce que je suis : une nana plutôt réservée, qui observe plus qu’elle n’agit, qui a du mal à avoir de la répartie et qui est terriblement peureuse. J’aimerais être autrement, ma vie serait surement plus facile, ça cogiterait surement moins là haut dans ma caboche mais voilà, je suis comme je suis.

Du coup, il faudrait vraiment que j’arrive à me repositionner en terme de recherche d’emploi, savoir où je peux aller et où je veux aller (même si le but ultime est de devenir riche sans rien faire, s’exiler dans un coin quasi désertique avec une bonne pile de livres, une guitare, un ukulélé et de vivre sans emmerdes. Si le prince charmant veut me rejoindre, il est le bienvenu). Parce qu’au final, on va finir par me dire que je ne cherche pas vraiment de taf à être si peu encline à défendre ma place en entretien. Mais je n’ai jamais su. Et comme je suis en phase de recherche de moi-même, faut que je me trouve aussi sur le plan professionnel (tout en sachant que je ne pourrais jamais exercer les métiers qui m’auraient profondément motivés).

Je ne sais pas trop comment y parvenir. Je pourrais demander une prestation à mon conseiller PE, qui serait ravi, j’en suis sure, de me caler chez un de leur partenaire pour un petit Activ’emploi ou Activ’projet ou une merde du genre. Mais j’ai peu fois en ces prestations.
Seule, je tourne en rond. Je suis perdue, je ne sais plus comment faire pour avancer un peu sur le plan professionnel. Sur le plan perso, c’est pas ça non plus, mais bref ça le monde s’en fout. Ce qui les intéresse tous, c’est qu’on trouve un foutu job, pas qu’on soit bien dans nos baskets.

Etats d'âme

Encore un petit pas de fait?

Je vais vous parler de ce que j’ai fait ce week-end. Et le week-end dernier aussi en fait, parce que j’ai cassé mes habitudes. C’était peut-être les deux seules fois de l’année alors ça mérite bien qu’on s’y attarde. C’était surtout les premières fois depuis longtemps. C’est tout à fait anodin pour beaucoup, et vous aurez raison de trouver ça anodin parce que ça devrait l’être pour moi aussi.

Je suis sortie. Oui, j’ai quitté le cocon de mon chez moi pour me mêler au monde. Ou presque. Parce qu’il n’y a pas eu d’échange avec d’autres. Je devais même avoir l’air un peu gourde à être seule. On ne profite pas pareil quand on est seule, du coup j’avoue qu’il m’a manqué un peu quelqu’un chose, quelqu’un avec qui partager l’instant. Mais tant pis, c’est comme ça et même si j’étais seule, j’ai profité quand même.

Je suis allée au cinéma voir La Belle et la Bête avec Emma Watson. J’avais vraiment envie de voir ce film et il passait au ciné de mon village. Alors j’ai sauté le pas, j’ai bougé mon cul jusqu’à la salle. Et j’ai bien fait parce que c’était un moment magique. Ce film est magnifique. Il y aurait une autre séance ici, j’y serais allée. J’avoue avoir la flemme de me trainer jusqu’en ville pour voir un film. Les cinés sont en centre ville et c’est chiant de se garer. Rien que ça m’angoisse.

Mais hier, j’ai aussi passé outre (ou presque) cette angoisse. Et j’ai fait quelque chose qui me tient encore plus à cœur que voir un film au ciné. Quand il y a quelques semaines, j’ai vu qu’un artiste que j’ai découvert il y a peu, originaire de mon département, devait jouer dans notre « Zénith » comme il le dit pour plaisanter (c’est une salle de spectacle tout à fait modeste, à l’image du département), j’ai sauté sur l’occasion. J’avais tellement regretté de ne pas être aller le voir quand il avait fait la première partie d’un célèbre artiste français lors d’un concert pas loin de chez moi, que je m’étais dit que si il passait à nouveau pas loin, j’irais. L’Univers m’a entendu et en guise de défit, il y avait ce concert. Je crois que j’ai relevé le défit, Monsieur l’Univers.

Je suis donc allée à un concert. Et ça s’est super bien passé. J’avais peur de ne pas trouver de place pour me garer, mais j’ai pas galéré. J’avais peur de me sentir pas super bien dans la foule mais j’ai géré. J’avais peur de ne pas savoir apprécier pour ci ou ça (allez savoir ce qui peut me passer par la tête), mais j’ai adoré. J’avais peur qu’une galère m’empêche de profiter de ma soirée, mais y’en a pas eu. Même pour repartir, j’ai pas galéré. Je suis partie assez vite à la fin du concert, et vu qu’il n’y avait personne sur le parking (ou presque), on a été quelques uns à en profiter avant que ce soit la cohue.

J’ai adoré voir un artiste que j’apprécie en live. C’était géant. J’avais des frissons, j’aurais été seule j’aurais pu pleurer de joie je crois. C’était bon et mes rêves de gosses me sont revenus mais n’ont pas gâché mon plaisir. Même la première partie était bien. Une soirée à écouter des artistes en live, guitare à la main, les plaisanteries entre deux morceaux, … Mon corps réagissait (tout en discrétion, j’étais pas seule dans la salle) aux notes, aux sons, à la voix. Il s’en nourrissait. C’était délicieux ! C’était trop court !

Alors ça paraît banal comme ça pour ceux qui ont une vie sociale « normale », mais pour moi c’était un méga pas de géant d’oser. En fait, je ne me suis pas trop laissée le temps de réfléchir. Quand j’ai appris qu’il y avait ce concert, mon cœur (oui parce que pour être aussi spontané, c’était le cœur qui s’exprimait) a dit : « il faut y aller, achète une place !!!! ». Je l’ai fait dans la soirée. Donc une fois la place achetée, la machine était lancée. Plus de dérobade ! Et dès que j’ai eu la place dans les mains, j’ai attendu le jour J avec impatience. Et angoisse : pour la route à faire, pour me garer (oui c’est un vraie phobie chez moi), pour repartir, …

J’espère avoir une ou deux autres occasions d’ici la fin de l’année. D’aussi bonnes occasions et d’aussi bonnes soirées. C’est un nouveau petit pas de fait. Ca ne paraît rien mais c’est beaucoup. Ca ne va pas changer ma vie mais ça met du baume au cœur.

Etats d'âme

Le burn-out du demandeur d’emploi

Le titre est un peu provocateur car beaucoup vont se dire : comment un chômeur peut il être en burn-out ? Soit, je conçois. Je reformule donc : a-t-on le droit, lorsque l’on est demandeur d’emploi, d’en avoir tout simplement marre, d’être à bout, de trouver que tout cette connerie de recherche d’emploi est absurde, inutile, vaine et peu satisfaisante ? A-t-on le droit de dire stop ?

Je pense qu’on en a le droit, on a le droit de le ressentir mais pas forcément de l’exprimer dans la société actuelle qui ne voit les individus que par leurs statuts sociaux, leurs emplois. Et pourtant, comme un salarié qui en aurait marre de son emploi parce que les taches sont répétitives, peu valorisantes, qu’il n’y a aucun épanouissement dans son travail, le demandeur d’emploi peut trouver sa recherche répétitive, peut encourageante, se lasser de consulter les mêmes sites, recevoir les mêmes réponses, … bref, on est presque plus dans du bore out que du burn out en fait.

Le sentiment n’est pas nouveau, je l’ai déjà éprouvé, comme toute personne. Je ne me prend pas pour un cas unique. Mais j’avoue que depuis environ un mois, il s’intensifie. Je vais de stress en stress, des petites fatigues que je n’arrive pas à vraiment calmer, l’envie de pouvoir faire autre chose, de me dessiner un vrai avenir avec une recherche d’emploi qui me correspond plus sans parvenir à savoir quel chemin prendre. J’ai envie de faire une pause mais ne sais pas comme la rendre productive pour repartir du bon pied. Ou alors j’ai envie d’hiberner carrément.

Je ressens tout ça parce que mon corps réagit à ces stress successifs, ces « angoisses », cette mini pression que je me met, ces hésitations, ces peurs et ces questionnements qui me traversent. Ca c’était calmé mais ça revient en force (c’est là que je me dis que l’époque où je faisais un peu de relaxation m’a quand même apporté pas mal mais que les effets s’estompent peu à peu). Les rougeurs reviennent plus facilement (puis c’est tellement sexy d’avoir le visage plein de plaques rouges que ça aide à la détente), une certaine fatigue morale qui pèse u peu physiquement, bref, des petites choses sans importance (je l’espère) que je n’avais plus ou moins ces dernières années et qui se repointent plus régulièrement.

Mais a-t-on le droit de dire stop quand on est au chômage ? A-t-on le droit d’avoir des états d’âme ? Je parle des personnes en recherche d’emploi mais en fait pour les personnes en poste, ce n’est pas vraiment mieux. On pourrait élargir le débat sur toute la population. A-t-on aujourd’hui le droit de dire stop quand on se sent mal dans sa vie, quand on veut réfléchir calmement à la direction qu’on veut lui donner ou faut il subir sans ronchonner le quotidien parce que si tu n’as pas d’emploi, tu n’as pas le droit au repos tant que tu n’en as pas trouvé un et si tu as un emploi, tu n’as pas à te plaindre et il faut tout faire pour le garder ?

Sommes nous condamné à nous sentir bloqué dans nos vies ?

Parlons lecture

Récap lecture du mois d’avril

Comme le mois dernier, je me lance dans un petit bilan lecture.

Le mois a débuté avec Eleanor & Park de Rainbow Rowell. Une vrai bonne surprise. Pas parfait mais vraiment prenant. J’en dis aps plus, j’avais fait un billet suite à la lecture.

J’ai ensuite rempilé pour une re re re lecture de la saga Felicity Atcock de Sophie Jomain et j’ai bien sur commencé par le début (sans blague), Les anges mordent aussi. Je ne m’attarde pas non plus, j’ai déjà dit ici mon amour pour cette saga.

Il trainait dans ma PAL depuis juillet 2016, je me suis dit que c’était suffisant, j’ai donc lu Les Noels blancs de Christian Signol, tome 1 de Ce que vivent les hommes. Je n’ai pas le tome 2 en ma possession mais j’aimerais bien. Ce n’est pas ce que je lis en général mais j’avais déjà lu un livre cet auteur (Les menthes sauvages) et j’avais adoré cet univers si différent de mes choix livresques habituels, cette littérature du terroir qui me ramènerait presque en enfance au temps où la campagne, c’était la campagne quoi.

On passe vite sur le tome 2 de cette brave Feli, Les anges ont la dent dure. Juste entre nous comme ça, moi c’est avec ce tome que j’ai succombé … à la saga bien sur.

J’ai découvert une auteur ensuite, et la plume de Angélique Barbérat m’a plu. L’instant précis où les destins s’entremêlent ne m’a pas déçu. C’était agréable, un brin poétique, malgré le thème de la violence conjugale, on suit des personnages sympathiques (d’autres moins) et on ne peut que se laisser guider au fil des pages vers la fin du livre.
Par contre, le grand format m’a dérangé. Ca fait classe dans la biblio mais au moment de la lecture mes poignets ont cru que je leur en voulais personnellement. Vive les poches!

Moment philosophique du mois avec Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle. J’ai moins aimé que L’homme qui voulait être heureux mais c’est une lecture très agréable malgré tout.

J’ai fini le mois en compagnie de Rick Yancey et le tome 2 et 3 de La 5e Vague. Je triche un peu, j’ai terminé le tome 3 hier, en mai donc. Mais tant pis.
J’ai lu le tome 1 il y a quelques mois maintenant (octobre je crois) et j’avais très envie de finir cette saga. Pour une fois, pas de vampires, loups-garou et sorcières mais des extra-terrestres. L’univers développé est assez cool.
Le tome 2, La mer infinie, est un peu spécial, on se perd un peu dans les points de vue, l’auteur est un peu obscur parfois. Le tome 3, La dernière étoile, est génial, je l’ai trouvé dynamique, captivant. J’ai eu du mal à le lâcher en particulier à environ la moitié du livre. La fin ne m’a pas déçue, j’ai pleurer comme une madeleine. Une saga très très agréable.

Ma vie de chomeuse

Entretien d’embauche à Pole Emploi : opportunité ou traquenard ?

Il y a peu, j’ai eu un entretien à Pole Emploi pour un contrat aidé comme agent administratif. Le poste en lui même est pas désagréable, c’est pas super excitant non plus, des taches basiques (classement, archivage, un peu de téléphone, …). Bref, toujours pas le poste du siècle mais plus sympa que d’autres quad même, on ne va pas être de mauvaise fois.

Avant l’entretien, j’avais peur que mon conseiller soit présent. Je ne supporte pas ce type, il me sort par les trou de nez, c’est physique. Il est prétentieux, arrogant, il se croit supérieur. Je n’ai pas confiance en lui. Du coup, j’avis peur de sa présence à cet entretien. J’avais peur aussi que l’entretien ne tourne pas totalement autour du poste à pourvoir mais dévie sur la recherche de taf et tout. C’est mon agence après tout, donc pourquoi pas.

Si ma première crainte s’est avéré bien vite rassurée, le deuxième fut plus justifiée. Le début de l’entretien a été plutôt normal. Ils se sont présentés, je me suis présentée, on s’est attardé sur mon profil. On a parlé du poste, des taches à accomplir, de ce qu’est un contrat aidé, … bref, logique. Dans un ambiance pas trop dégueu, plutôt sympa. Alors que je suis plutôt stressée et réservée, le directeur m’a trouvé plutôt à l’aise au contraire, bref, j’ai bien joué mon rôle à ce niveau là (si il savait que c’est surtout à l’intérieur que ça balance!).

Mais bien sur, ils n’ont pas pu s’en empêcher. J’ai eu droit à un mini rendez vous de « contrôle ». qui est mon conseiller (choupinou, t’es directeur d’agence, tu dois pouvoir trouver ça dans ton ordi non?) ? Est ce que j’ai envisagé une reconversion (ben oui parce que depuis le temps que je cherche après la fin de ma reprise d’études, faudrait peut être envisager autre chose) ? Est ce que je suis abonnée aux offres ? Est ce que j’ai déjà postulé à tel, tel ou tel endroit ? Bref, j’avais deux conseiller pour moi toute seule. Autant dire que dans ma tête et mon corps, ça bouillonnait de plus en plus.

J’étais là pour un entretien d’embauche, pas pour qu’on me tende des « pièges » sur ma manière de rechercher du taf. J’ai un peu perdu mon sang froid sur la question de la reconversion. J’ai demandé dans quel secteur il fallait aller ? Evitant quand même de leur signaler que Pole emploi finançait pas facilement une formation et que j’avais pas encore gagner au Loto pour m’en payer une seule (ou me barrer en vacances à durée indéterminée autour du globe).

Je suis donc dans la crainte que, comme chez les flics, ce que j’ai dit puisse se retourner contre moi. Ca ferait fort plaisir à mon conseiller j’imagine, d’avoir des cartouches en plus (de ma longue période d’inactivité) pour m’envoyer en accompagnement bidon ou je ne sais quoi.

Bref, derrière un entretien à Pole emploi pour un poste chez eux se cache un entretien déguisé sur votre profil, votre recherche et toute votre vie de demandeur d’emploi.